Neige : comment conduire en sécurité ?

Sur la route, la neige augmente le risque d’accident. Pour conduire en toute sécurité, il faut adapter son comportement et connaître quelques règles.

Jusqu’à ce que le réchauffement climatique nous en prive, on risque de devoir conduire sur et sous la neige à un moment de sa vie. Et si les paysages sont plus jolis et poétiques, la route devient alors plus dangereuse. Quelles sont les consignes à appliquer pour une conduite sécurisée pour éviter de faire du hors-piste ? On vous dit tout.

Que faut-il faire avant de démarrer sur la neige ? 

Lorsque la météo présente un risque pour la conduite, plusieurs règles de base sont à mettre en place quand il faut prendre la voiture : être en bon état physique, à l’aise dans sa conduite et préparer à l’avance son itinéraire. En temps de neige, s’équiper de pneus neiges, de chaînes ou encore de chaussettes à neige est primordial. Avant de démarrer, le champ de vision doit être suffisamment dégagé, et avec de la neige, cela demande encore plus d’attention : dégivrer les essuie-glaces est la priorité. Si de la neige se trouve sur le toit, les vitres, les phares et les rétroviseurs, il faudra déneiger. La pression des pneus doit être vérifiée avant de démarrer pour une conduite sans danger pour le conducteur et les autres automobilistes. 

Que faut-il faire au moment de démarrer sur neige ? 

Pour éviter de patiner, il faudra enclencher la vitesse, lever le pied doucement au démarrage et stabiliser l’accélérateur à mi-régime. 

Quels sont les conseils une fois sur la route ? 

La règle principale : anticiper ! Regarder le plus loin possible, analyser le comportement des autres automobilistes, garder des grandes distances de sécurité et repérer à l’avance lorsqu’il faudra freiner pour avoir le temps de s’arrêter et éviter le blocage des roues. S’il faut s’arrêter sur le trajet, il faudra veiller à freiner doucement, pour éviter tout dérapage, qui peut être dangereux. De plus, c’est à l’approche des virages qu’il faut être le plus vigilant, le champ de vision peut y être réduit. Pour cela il faudra réduire la vitesse afin de limiter la perte d’adhérence et ainsi éviter un accident. 

Sécurité routière : un nouveau pare-soleil plus efficace

Parmi les lauréats du Prix innovation de la sécurité routière 2021, on trouve le pare-soleil intelligent de Bosch. 

Déjà vainqueur du “Best of Innovation” Award au CES de Las Vegas en 2020, le pare-soleil intelligent de Bosch a remporté cette semaine le Prix innovation de la sécurité routière 2021. On vous explique pourquoi.

Aveuglement au volant, mort au tournant

Rouler avec le soleil dans les yeux est dangereux, on le sait, c’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des pare-soleils. Mais ils ne sont pas toujours efficaces, on le constate malheureusement trop souvent, comme lors de cette triste histoire datant d’octobre 2019. Trop grands, trop petits, trop opaques, mal situés selon l’angle des rayons… les pare-soleils perturbent également l’attention du conducteur qui doit régulièrement les remettre en place. Et comme on ne peut pas atténuer la luminosité du soleil, la solution est à chercher du côté des pare-soleils.

Un pare-soleil intelligent

Le pare-soleil de Bosch est composé d’un écran intelligent suspendu devant le conducteur et d’une caméra qui scanne en permanence son visage pendant qu’il conduit et en identifie les différentes zones, telles que les yeux notamment. Grâce à une intelligence artificielle, l’écran s’obscurcit juste ce qu’il faut par endroits afin que les yeux soient toujours dans l’ombre et protégés du soleil, tout en assurant une visibilité optimale sur la route. 

Retrouvez plus d’informations sur le pare-soleil Bosch Virtual Visor ici

Retrouvez sur BornSafety.com toutes nos vidéos concernant la sécurité routière.

Sécurité routière : les bandes réfléchissantes intelligentes 3M

La société 3M est lauréate du Prix innovation sécurité routière 2021 pour ses bandes de signalisation très performantes.

Parmi les lauréats du Prix innovation sécurité routière 2021, on retrouve la société 3M qui a conçu des bandes de signalisation au sol à la visibilité grandement améliorée.

Les limites du marquage au sol

Quand il pleut, le risque d’accident de la route est 2 fois plus élevé. La nuit, ce risque est 7 fois plus élevé que lorsqu’on conduit en journée par temps clair. Dans les 2 cas, le marquage au sol est moins visible et augmente le danger de la route. Changements de voies involontaires, possibilité de rouler à contresens sans s’en apercevoir, dépassements interdits… les erreurs conduisant à des drames se multiplient si l’on n’aperçoit plus la signalisation au sol.

L’innovation des bandes 3M

Les marquages au sol classiques sont composés de billes de verre qui assurent la rétroréflexion de la lumière. Seulement, ces billes sont surtout efficaces par temps sec. Pour pallier le manque de visibilité des marquages au sol par temps de pluie, de jour comme de nuit, le site AM nous apprend que la société 3M y intègre des éléments optiques maison à indice de réfraction élevé, qui assurent une bien meilleure visibilité. Eclairés par les feux des véhicules, les bandes 3M Stamark deviennent lumineuses et visibles dans toutes les conditions météorologiques.

Retrouvez nos vidéos sur la sécurité routière sur BornSafety.com.

Contrôle positif à l’alcool, informer son assureur ?

1 accident mortel sur 3 est dû à une alcoolémie positive. En cas de contrôle positif, le conducteur s’expose à des sanctions pénales et de son assureur.

Si vous faites l’objet d’un simple contrôle d’alcoolémie en dehors de tout accident, et que ce contrôle révèle un taux d’alcool supérieur aux limites autorisées par la loi, vous êtes bien sûr passible des peines prévues par le Code de la route.

Une personne contrôlée avec un taux compris entre 0,5 g/L et 0,8 g/L encourt une amende de 135 euros et un retrait de 6 points sur son permis. Au-delà de 0,8g/l, l’infraction devient un délit jugé par le Tribunal correctionnel, qui pourra vous infliger une amende pouvant aller jusqu’à 4500 euros, l’immobilisation du véhicule et une suspension de permis jusqu’à 3 ans, voire une annulation du permis. 

Dans les cas les plus graves, une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement peut être prononcée.

Dois-je informer mon assureur ?

Au titre de votre contrat, si vous subissez une sanction consistant en une suspension ou une annulation de permis, vous êtes tenu d’en informer votre assureur. Il y a en effet une aggravation du risque. Selon les cas, l’assureur pourra soit décider de ne rien faire, soit décider de majorer votre prime d’assurance.

Votre assureur pourra aussi purement et simplement résilier unilatéralement votre contrat, à condition toutefois que ce droit soit mentionné dans celui-ci.

Si vous ne remplissez pas votre obligation d’information à l’égard de votre assureur, et que celui-ci vient à apprendre les sanctions dont vous avez fait l’objet, il pourra alors dénoncer votre contrat de plein droit, sans préavis. Sa décision devra toutefois vous être notifiée par courrier recommandé, et deviendra effective 10 jours après son envoi.

Que prend en charge l’assureur ?

Dès lors qu’un automobiliste conduit en état d’ivresse, son assurance auto est en droit de refuser toute prise en charge et de suspendre les garanties souscrites. Mais la sanction la plus grave est la rupture du contrat d’assurance, réglementée par l’article 211-1-2 du Code des assurances.

L’assuré dispose d’un mois pour retrouver un nouvel assureur, bien que cette démarche soit rendue compliquée, voire impossible, du fait de l’inscription de l’assuré au registre des automobilistes résiliés. Par ailleurs, le conducteur doit s’attendre à payer une surprime importante au moment de signer son nouveau contrat : les compagnies d’assurance préfèrent se préserver de ces profils à risques en augmentant leurs tarifs.

Conduire sur la neige en toute sécurité, quel équipement?

Vous prenez la route cet hiver ? Consultez les prévisions météorologiques et vérifiez l’état du réseau routier afin d’équiper votre véhicule et d’adopter la bonne conduite.

Pour rouler sereinement sur la neige, préparer son trajet est essentiel. Consultez les prévisions de Météo France et connectez-vous sur le site d’informations routières mis en place par le ministère chargé des transports : Bison Futé. Ce site prévoit un bulletin spécial « routes en hiver » de mi-novembre à mi-mars avec une mise à jour en temps réel. Il vous donne un aperçu du trafic et de l’état du réseau routier national, des informations sur les routes bloquées ou interdites et des itinéraires conseillés selon l’état des routes en hiver. Une mine d’informations essentielles avant de prendre la route, surtout en cas de neige. 

Quel équipement neige spécifique pour votre voiture en hiver ?

Une première option est de monter des chaînes sur les pneus de votre véhicule. Elles doivent être installées au moins sur ses 2 roues motrices. 50 km/h : c’est la vitesse maximale autorisée si vous équipez vos pneus de chaînes.

Si vous habitez une région froide ou montagneuse, il est conseillé de s’équiper de pneus hiver dès que le thermomètre passe en moyenne au-dessous de 7 degrés.

Ces pneus présentent une meilleure adhérence que des modèles classiques. Dans ce cas, ce sont les 4 pneus de la voiture qui doivent être remplacés.

Les pneus cloutés ou à crampons sont une troisième alternative. Attention, ces pneus ne peuvent être utilisés que durant la période hivernale, entre la mi-octobre et la mi-mars en moyenne.

Quel « kit de survie » emporter si vous empruntez une route enneigée ?

Vous prendrez la route sereinement en ayant avec vous les bons équipements auto, mais aussi un « kit de survie » bien pensé en cas de conduite sur la neige. Il peut comprendre : le kit sécurité routière règlementaire comprenant le gilet haute visibilité et le triangle de signalisation ; les chaines à neige et/ou tout équipement spécifique pour vos pneus ; les produits dégivrants type lave-glace antigel, une raclette et un chiffon.

Complétez-le avec : des vêtements chauds et une couverture de survie au cas où vous seriez bloqués plusieurs heures ; une lampe de poche ; de l’eau en quantité suffisante et de la nourriture non périssable.

Accident avec une voiture pro : qui paie la casse?

Qui prend en charge les frais en cas d’accident sur une voiture de fonction conduite par un salarié ? L’employeur peut-il sanctionner le salarié responsable de l’accident ?

C’est à l’employeur d’assurer les voitures de fonction dont il est propriétaire. En cas d’accident et de dégâts sur le véhicule, c’est donc l’assurance de l’entreprise qui prendra en charge les frais. Et ce, même si le salarié est 100 % responsable de l’accident.

L’employeur peut-il obliger le salarié à payer les dégâts ?

Les contrats d’assurance auto prévoient souvent une franchise d’assurance en cas d’accident, c’est-à-dire une somme qui ne sera pas prise en charge par l’assureur et que l’entreprise devra donc payer.

Il est alors tentant, pour l’employeur, de demander au salarié responsable de l’accident de payer cette somme. Cet acte est pourtant interdit par le Code du travail.

Une telle demande de l’entreprise serait en effet analysée par les tribunaux comme une sanction pécuniaire, interdite par le Code du travail. Cette interdiction s’applique même lorsque le contrat de travail prévoit ce dédommagement : la clause concernée doit être considérée comme nulle. Si le salarié, de lui-même, propose la prise en charge à l’employeur, ce dernier doit alors refuser, car le salarié conservera toujours la possibilité d’agir aux prud’hommes par la suite pour faire valoir ses droits. Ce sera donc à l’entreprise de payer la franchise, à moins de prouver que le salarié a commis cet accident de la route volontairement afin de nuire à son employeur (faute lourde).

La responsabilité pécuniaire en cas de faute lourde

La faute lourde est la seule exception qui puisse amener le salarié à devoir payer des frais. Cette faute lourde est caractérisée par une intention de nuire à l’entreprise. C’est dans ce cas de figure uniquement que vous pourriez engager la responsabilité pécuniaire d’un salarié.