Andropause, la ménopause masculine ?

Si les femmes connaissent un changement brutal à la ménopause, les hommes peuvent aussi être soumis à des variations hormonales au-delà de la quarantaine. C’est ce qu’on appelle l’andropause. 

D’après une équipe de chercheurs de l’Université de Manchester et de l’Imperial College London, l’andropause toucherait 5 % à 10 % des hommes entre 50 et 60 ans, et plus de 20 % de ceux âgés de 60 à 70 ans. Mais qu’est-ce que l’andropause ? 

Qu’est-ce que l’andropause ? 

Appelé aussi déficit androgénique lié à l’âge (DALA), l’andropause est l’ensemble des symptômes physiologiques liés à la baisse de sécrétion de testostérone ainsi que d’autres hormones chez l’homme à partir d’un certain âge. Si cet état physiologique ressemble aux symptômes de la ménopause chez la femme, la différence entre les deux est que la reproduction reste possible chez l’homme. 

Quels sont les symptômes de l’andropause ? 

Les hommes atteints d’andropause peuvent témoigner d’une baisse de libido, d’une fatigabilité plus fréquente, de prise de poids, de sudation excessive, d’une baisse générale de tonus et parfois même d’insomnies. 

Comment soigner l’andropause ? 

Traiter l’andropause repose majoritairement sur l’administration de testostérone (injectable, en comprimé, en patch, en gel transdermique) et implique également un bilan prostatique préalable. Adopter une bonne hygiène de vie est vivement recommandé, en pratiquant une activité sportive régulière, en limitant la consommation d’alcool et, si possible, en arrêtant de fumer. 

Combien de temps dure l’andropause ? 

Cette diminution de la production hormonale dure en moyenne 7 ans, même si cela peut varier d’un homme à l’autre. C’est une durée semblable à celle de la ménopause pour les femmes. En adoptant un mode de vie sain et équilibré, le taux de testostérone sera susceptible de remonter et de revenir à la normale et finira par se stabiliser.

Le gilet qui ralentit la chute des vieux

Les chutes représentent 80% des accidents de la vie courante chez les personnes de plus de 65 ans, avec des conséquences souvent graves. Une entreprise chinoise a décidé d’y remédier.

La chute est l’accident le plus fréquent et dangereux pour les seniors. Les alarmes et autres dispositifs de télésurveillance permettent d’alerter l’entourage ou les secours, mais malheureusement il n’existe pas de dispositifs à même de protéger complètement nos aînés lors de la chute.

C’est chose faite grâce à une entreprise chinoise, S-airbag. Elle adapte la technologie des airbags à nos seniors, en créant un gilet airbag pour protéger des chutes. 

Un gilet airbag, c’est quoi ?

Les motards, les cavaliers et les cyclistes sont déjà rodés à ce type de protection. En effet, la technologie est déjà commercialisée pour ces usagers très vulnérables en cas de chute. 

Le fonctionnement est simple, le gilet airbag se déclenche en quelques millisecondes et absorbe l’impact du choc lors d’une chute. Il protège généralement la nuque, le dos, la colonne vertébrale, le thorax et parfois aussi le bassin et les hanches. L’airbag se porte au-dessus des vêtements, et assure une protection et une sécurité optimale à cheval, à vélo ou à moto. Les airbags sont déclenchés soit grâce à des capteurs qui analysent les mouvements et repèrent la chute, soit grâce à une attache entre le gilet et la monture qui, en se détachant dans la chute, déclenche les airbags. 

Le gilet airbag pour les personnes âgées est-il différent ? 

“Avec des années d’expérience dans l’industrie des airbags AUTO et la simple croyance que la plupart des fractures de la hanche pourraient être évitées, nous avons commencé ce programme en 2015 et enregistré notre marque S-AIRBAG en 2018.” Voilà comment l’entreprise S-Airbag explique la genèse de son gilet sur son site internet. Nul doute donc sur leur inspiration. 

Toutefois, l’entreprise a entrepris des modifications sur les gilets pour les adapter aux personnes âgées. Le but étant que la personne porte le gilet plusieurs heures, le poids a été considérablement réduit par rapport aux modèles conçus pour les motards.  L’ergonomie n’est pas non plus la même. Les modèles développés par S-Airbag assurent une protection complète du crâne au coccyx. C’est donc une plus grande partie du corps qui est protégée, le crâne en particulier. En effet, les motards, cavaliers ou cyclistes devant porter un casque, leur gilet ne protègent pas la tête. L’airbag qui protège la tête de la victime est très similaire au casque airbag disponible pour les cyclistes. La différence est que cet airbag pour la tête est directement intégré au gilet. 

Quelle est l’efficacité réelle de ces gilets ? 

Selon le site, le gilet de sécurité prévient les fractures et réduit l’impact des chutes dans 90% des cas. 

Le gilet ultra high-tech est capable grâce à son algorithme de détecter les changements de position et donc les chutes en 0,1 seconde. Une fois la chute détectée, en moins d’un millième de seconde, précisément 0,08 seconde, les airbags se déclenchent. 

La couvrance très large assure un maximum de protection des organes vitaux et du corps. Toutefois, les chutes sur le côté sont moins bien prévenues. Bien que les airbags, en se gonflant, soulève la personne du sol, dans le cas d’une chute sur le coude le gilet n’assure pas une protection optimale. Fort heureusement, ces chutes sur le côté sont moins fréquentes que vers l’avant ou l’arrière. 

Où peut-on acheter ce gilet et à quel prix ? 

Sur son site, S-Airbag n’indique pas de prix. Mais pour se faire une idée, un gilet airbag pour la sécurité routière coûte au moins 500 euros en moyenne. Des modèles sont plus abordables et d’autres plus onéreux, regardez donc attentivement les capacités des gilets avant d’acheter. 

En Europe, il n’existe pas de gilet pour les seniors. En revanche une entreprise dijonnaise Helite spécialisée dans les gilets airbag pour sportifs, propose une ceinture airbag pour personnes âgées. Grâce à elle, ce sont toutes les fractures de la hanche et du coccyx qui sont évitées. La ceinture protège notamment le porteur de la fréquente fracture du col du fémur. Cette ceinture répondant à la certification européenne est disponible sur le site internet d’Helite aux prix de 690 €.

Les chutes sont également un fléau chez les enfants, regardez notre vidéo Comment protéger les enfants des accidents de la vie courante : Les chutes

L’ostéoporose, déjà un problème de santé publique ?

Aujourd’hui, mardi 20 octobre, c’est la journée mondiale de l’ostéoporose. Cette maladie de “l’os poreux” est très fréquente. Pourtant, il faut souvent attendre la fracture pour la diagnostiquer. 

En France, l’ostéoporose concerne 39% des femmes entre 65 et 80 ans et 70% de celles de 80 ans et plus, selon l’assurance maladie. Pour les hommes, entre 13% et 15% des plus de 65 ans en sont atteints. La fragilité des os concerne donc une grande partie de la population. 

Qu’est-ce que l’ostéoporose ? 

À ne pas confondre avec l’arthrose, l’ostéoporose se situe uniquement au niveau des os. L’os est plus fragile, moins résistant et le risque de fracture est par conséquent plus élevé (fractures du col du fémur, du poignet, des vertèbres). La densité osseuse, attaquée par l’ostéoporose, diminue plus vite. Quant à la micro-architecture de l’os, elle est modifiée, augmentant à nouveau sa fragilité.

La maladie est encore trop souvent diagnostiquée à la suite d’une fracture consécutive d’un traumatisme faible. Néanmoins, d’autres signes avant-coureurs peuvent alerter le patient ou le médecin. Une perte de taille osseuse de quelques centimètres, une scoliose ou cyphose, des douleurs vertébrales violentes, des difficultés à effectuer certains gestes de la vie quotidienne… sont autant de symptômes. Il faut y être attentif afin de prévenir et diagnostiquer la maladie le plus tôt possible. 

L’OMS a d’ailleurs changé sa définition, l’ostéoporose ne définit plus par une fracture, mais par une faible densité minérale osseuse (DMO). Cette densité se calcule grâce à un simple examen au rayon X. Le dépistage est d’autant plus important que de simples règles d’hygiène de vie peuvent faire la différence.

Comment prévenir avant la fracture ?

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’ostéoporose devient un véritable problème de santé publique. Le dépistage et la prévention sont donc primordiaux pour lutter contre cette maladie qui touche près de 250 millions de personnes dans le monde. 

Au quotidien, la prévention de la maladie passe grandement par l’assiette. Passé 50 ans, la consommation de calcium est essentielle pour conserver son capital osseux. Pour les intolérants aux produits laitiers, le calcium se trouve aussi dans certains légumes, fruits secs et eaux minérales. Dans votre assiette, vous devriez également avoir un apport en protéines à raison d’un gramme par kilo. Par exemple, si vous pesez 60 kilos, il est nécessaire de consommer 60g de protéines par jour. Pour en finir avec votre menu, on recommande aussi la consommation d’œufs ou de poissons gras pour leur apport en vitamine D. Une simple exposition au soleil de 15 minutes permet aussi de faire le plein de cette vitamine.

Enfin, le sport est l’allié de la prévention de l’ostéoporose. Le sport limite la perte osseuse et musculaire, la fracture a donc moins de chance de survenir. Mais attention tout de même, la pratique sportive doit s’adapter à l’avancement de la maladie, votre état de santé général et votre âge. Consulter un médecin avant de se lancer dans un sport peut être utile pour orienter votre choix.