Protocole sanitaire : avez-vous bien suivi les règles ?

Après deux semaines de vacances de Noël, 12,5 millions d’écoliers ont fait leur rentrée scolaire aujourd’hui. Au programme cette année ? Le variant Omicron et sa très grande contagiosité, à laquelle l’école doit s’adapter.

Qui dit nouveau variant dit nouveau protocole sanitaire. Face aux 9 202 classes fermées à cause de l’épidémie, et plus de 47 453 cas confirmés déclarés d’élèves, des modifications au protocole sanitaire ont été apportées ce lundi 10 janvier 2022.

Combien d’autotests faudra-t-il faire ? 

Jusqu’à présent, les élèves en classe de primaire devaient réaliser un test PCR ou antigénique à chaque nouveau cas positif déclaré dans la classe, puis de faire un autotest à J+2 et J+4 pour pouvoir suivre les cours en présentiel. C’est également le cas pour les élèves âgés de 12 ans et plus, justifiant d’une vaccination complète. 

Désormais, les élèves n’auront plus à recommencer ce parcours des trois tests si un nouveau cas de Sars-Cov-2 est positif dans leur classe. Une décision prise par l’exécutif qui constate qu’au vu du nombre de nouvelles contaminations quotidiennes, la situation deviendrait intenable. Lorsqu’un cas sera déclaré dans une classe, les enfants contact n’auront plus à faire de test PCR ou antigénique comme le prévoyait l’exécutif dans ces récentes mesures du 3 janvier. “Trois autotest, qui seront gratuits, suffiront” a déclaré hier soir le premier ministre. Ils devront donc être effectués au jour de l’annonce de la positivité d’un élève, à J+2 et à J+4. Suite au dernier allègement, les élèves de primaires n’ont plus à réaliser un nouveau parcours complet si un nouveau cas positif apparaît dans leur classe dans un délai inférieur à sept jours. 

Vers une fermeture des classes ? 

Jean-Michel Blanquer est clair, les classes ne fermeront pas, à moins d’avoir trois cas positifs dans une même classe. “Nous faisons le choix de tester plus pour éviter de fermer des classes. C’est une politique personnalisée pour que chaque élève dont il est avéré qu’il n’est pas contaminé, puisse retourner à l’école” 

Quel est le rôle de l’école dans la vaccination des 5-11 ans ? 

Dès aujourd’hui, chaque école est couplée avec un centre de vaccination. C’est à la famille de l’enfant de prendre rendez-vous et de l’accompagner pour qu’il reçoive sa dose de vaccin, à condition bien-sûr d’avoir l’autorisation des parents. Il n’y a donc, pour l’instant, pas de vaccination dans les écoles primaires. 

Conseils de classe, réunions parents-enseignants… comment ça se passe ? 

Les interactions autres que les cours en classe devront être restreintes au maximum. Désormais, il faudra privilégier les réunions parents-professeurs à distance. Cette année, la traditionnelle galette des rois est par exemple annulée.

Des capteurs de CO2 dans les classes ? 

Face aux critiques sur le manque de capteurs de CO2 dans les salles de classe – seules 20% d’entres elles en sont équipées – le ministre de l’Education nationale rejette la faute sur les élus locaux et lance donc “un appel aux maires pour une montée en puissance en la matière dans les établissements, car cela reste totalement insuffisant”. Il précise que l’Etat a débloqué 20 millions d’euros pour que les collectivités locales équipent les établissements qui n’en auraient pas les moyens. 

Quelle solution pour les enfants de soignants ? 

Invité mardi 4 janvier sur France Inter, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a clarifié la situation des enfants des soignants qui continueront d’être accueillis à l’école, même en cas de fermeture de la classe pour contamination au Covid. “Nous avons prévu un accueil, partout en France, des enfants des soignants afin de faire en sorte que les soignants puissent continuer à travailler”. Dans la journée, une liste détaillée des professions de santé concernées sera communiquée selon Gabriel Attal. 

Pass sanitaire et pass vaccinal : quelle différence ?

Après trois jours de débats, le projet de loi concernant le pass vaccinal a été adopté par l’Assemblée nationale le 6 janvier 2022. Le texte a été validé par 214 voix pour, 93 voix contre et 27 abstentions. Il sera examiné par le Sénat mardi prochain.  

Comme attendu, L’exécutif a accéléré son calendrier pour faire face à la nouvelle vague de Covid-19. L’entrée en vigueur du pass vaccinal est maintenant espérée pour le 15 janvier. Mais en quoi consiste le pass vaccinal ? Que va-t-il changer par rapport au pass sanitaire ? 

Qu’est-ce que le pass sanitaire ? 

Pour inciter les Français à se faire vacciner et minimiser les risques de contamination, un pass sanitaire a été instauré sur le territoire national depuis le 9 juin 2021. Il consiste en la présence numérique (sur l’application TousAntiCovid) ou papier, d’une preuve sanitaire du détenteur vacciné. Une preuve sanitaire est un certificat de double vaccination de moins de 7 mois, un certificat de double vaccination + rappel ou un test négatif de moins de 24h. Ce pass est obligatoire pour accéder à certains lieux de culture (théâtres, cinémas, musées) mais aussi aux restaurants, cafés, bars, maisons de retraite et certains centres commerciaux. 

Qu’est-ce que le pass vaccinal ? 

Le pass vaccinal est un document qui atteste que la personne a reçu toutes les injections du vaccin (deux doses puis rappel) contre le Covid-19. Dès l’âge de 12 ans, le pass vaccinal sera demandé, et les tests négatifs ne sont plus acceptés.  Ainsi, il permettra de se rendre dans un autre pays et dans certains lieux publics (événements sportifs ou culturels, musées et restaurants). Il sera également obligatoire dans les transports inter-régionaux (TGV, Intercités) mais pas dans les trains régionaux (TER, RER, métro, bus, transilien). Le passeport vaccinal ne fera pas état des tests négatifs ou des certificats de rétablissement au Covid. 

Pass vaccinal : pourquoi sa mise en place ? 

Efficace mais pas assez aux yeux du gouvernement, le pass sanitaire doit laisser sa place au pass vaccinal. Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement vise à faire peser une contrainte plus importante sur les 5,3 millions de personnes non-vaccinées à l’heure actuelle en France, afin qu’elles se fassent vacciner. 

Lors d’une interview pour le Parisien, Emmanuel Macron charge sévèrement les Français qui n’ont encore reçu aucune dose, “les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder”. Une stratégie du président de la République qui a pour but de mettre coûte que coûte la pression sur la vaccination. D’après les chiffres du Ministère des solidarités et de la santé, au 5 janvier 2022 79,10% de l’ensemble de la population française avait reçu au moins une première dose de vaccin contre le Covid-19. 

Décès des frères Bogdanoff : la non-vaccination coupable ?

Non-vaccinés contre le Covid-19, les frères jumeaux Igor et Grichka Bogdanoff se sont éteints à 6 jours d’intervalle, suite à une contamination au Sars-Cov-2. Ces drames posent la question de l’efficacité des vaccins.

Les frères Bogdanoff, célèbres présentateurs de l’émission scientifique Temps X de 1979 à 1987 sur TF1 dans les années 80, sont tous deux morts à 72 ans en l’espace d’une semaine, terrassés par le Covid-19. Ils n’étaient pas vaccinés contre cette maladie. Pour autant, et il est important de le préciser pour ne pas leur prêter de fausses intentions, ils n’étaient pas antivax. C’est ce que les proches des deux frères précisent aux médias et à la presse, « Ils étaient complètement anti-médicaments. Ils ne se soignaient que par les plantes, mais ils n’étaient pas contre le vaccin.” La première réaction qui vient à l’esprit, c’est de se dire que le vaccin aurait pu empêcher cela. Mais peut-on mesurer l’efficacité de la vaccination contre le Covid-19 ? C’est ce que nous allons tenter de voir.  

La mortalité liée au Covid a-t-elle diminué depuis la vaccination ?

Depuis janvier 2020, l’épidémie du Covid-19 a frappé le monde entier. Deux ans plus tard le bilan est lourd, plus de 5 millions de personnes en sont mortes, dont plus de 120 000 en France. Afin de stopper cette vague, des scientifiques venant des quatres coins du globe se sont penchés sur la vaccination. A partir du mois de décembre 2020, des vaccins ont été proposés aux Français et plus de 50 millions de français ont pu recevoir leurs doses. Mais quel impact a eu la vaccination ? 

La démarche de vacciner la population semble avoir eu un effet concluant : plus le taux de vaccination est élevé et plus la mortalité est faible. C’est ce qu’explique le graphique réalisé par la Commission européenne. Cette représentation montre à gauche le taux de vaccination par Etat membre de l’Union Européenne, puis à droite la mortalité liée au Covid-19. On constate que 81% des adultes français sont vaccinés, et qu’il n’y a eu que 7 personnes décédées. Il est indiqué que les données de ce graphique ne couvrent qu’une période de quinze jours, mais d’après l’exécutif européen, ces chiffres illustrent une tendance “générale”. 

Lors de la première vague du Covid-19 c’est plus de 500 décès par jour du virus qui ont été recensé en France d’après cette étude de l’Insee, dont une semaine à environ 900 décès par jour. Depuis que la vaccination est devenue massive, les pics sont bien plus bas. On le constate notamment avec la quatrième vague qui n’a jamais atteint les 200 morts par jour en moyenne. Et pour l’instant, la cinquième vague reste dans les mêmes eaux, même si le très grand nombre de cas Omicron risque de faire grimper les chiffres, atteignant un pic que les spécialistes prédisent pour courant janvier et dont on attend de connaître l’importance. Le vaccin,associé à la meilleure prise en charge des patients en réanimation, semble avoir des effets positifs.

Quelle part de non-vaccinés en réanimation pour Covid ?

Face à l’augmentation des hospitalisations, les personnes non-vaccinées se retrouvent pointées du doigt. Le personnel soignant rapporte en effet que la plupart des patients hospitalisés pour le Covid-19 ne sont pas vaccinés. « C’est quand même rageant d’avoir tous les gens que je vois aux urgences, non-vaccinés. Si tout le monde était vacciné ici, on n’aurait pas de problème de places à l’hôpital, ni aux urgences, ni en réanimation », affirme le docteur Nicolas Bonté pour France 3 Provence-Alpes.

Lors de la conférence de presse donnée le 27 décembre 2021 pour annoncer les nouvelles restrictions face à la cinquième vague de Covid-19, le Premier ministre Jean Castex s’est montré radical “Dans tous les services de soins critiques, l’immense majorité des personnes hospitalisées avec des formes graves du Covid ne sont pas vaccinées ou n’ont pas de couverture vaccinale complète.” 

D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), démontrent que les patients non-vaccinés sont largement plus exposés au Covid-19. Du 1er au 12 décembre, seulement 8% des plus de 20 ans n’étaient pas vaccinés. Ils représentaient pourtant 23% des tests PCR positifs, 55% des admissions en soins critiques et 40% des décès. Un nouvel article du Monde confirme l’immense part des non-vaccinés en réanimation.

A l’heure actuelle, plus de 49 millions de français sont entièrement vaccinés et près de 25 millions ont reçu leur dose de rappel. Ce qui fait de la France l’un des pays où la vaccination est la plus avancée. Au regard des chiffres évoqués plus hauts et de l’analyse des patients en réanimation, le vaccin semble bien efficace pour lutter contre les formes graves et diminuer la mortalité. C’est ce qu’explique Odile Launay, membre du comité vaccin Covid-19 et infectiologue lors d’un entretien pour France Inter : “On a beaucoup d’éléments pour dire que le vaccin fonctionne bien, y compris sur le variant Delta pour les formes graves.” 

Quelle est l’efficacité des vaccins contre le Covid ?

Depuis le début de l’épidémie, 124 212 personnes sont mortes du Covid-19 en France. Il apparaît donc clair qu’en l’absence de traitements préventifs efficaces, la vaccination soit le meilleur allié contre le Covid-19 à ce jour. Cependant, les professionnels de santé appellent à la vigilance et à la responsabilité de chacun en cette nouvelle année. En plus de la vaccination, il faut continuer de respecter les gestes barrières.

Monaco : qu’est-ce que le pass sérologique ?

Alors que le variant Omicron se répand dans le monde et que l’Europe est au sommet d’une nouvelle vague épidémique, une nouvelle méthode de lutte contre la propagation du virus va voir le jour à Monaco : le pass sérologique.

Pour lutter contre le Covid, la Principauté de Monaco a décidé de mettre en place une mesure complémentaire à la dose de rappel. Le pass sérologique, qui va bientôt entrer en vigueur, apporte de la souplesse à la prévention sanitaire et pourrait aider les restaurateurs et commerçants monégasques.

Monaco, une politique sanitaire unique

Ce n’est pas la première fois que le Rocher instaure des mesures innovantes en matière de lutte contre la propagation du SARS-CoV-2. Depuis le 9 novembre, l’accès au rappel vaccinal est ouvert à tous les résidents dès lors qu’ils ont été vaccinés depuis plus de 6 mois, et les discothèques ont été fermées trois semaines avant celles de l’Hexagone.

Retarder la troisième dose 

Cette fois-ci, le gouvernement princier met en place son « pass sérologique », qui permet aux personnes bénéficiant d’un certain nombre d’anticorps, de retarder leur troisième dose de vaccin. Au-dessus d’un seuil défini, vous êtes considéré comme protégé. En juin dernier, cette campagne de suivi sérologique des Monégasques et résidents, avait été mise en place par l’intermédiaire d’une prise de sang. Ce pass servira donc de pass sanitaire pendant deux mois pour les personnes concernées, à cause du nombre d’anticorps qui baisse au cours du temps.

Une mesure monégasque

La Principauté de Monaco s’apprête à communiquer un document délivré aux habitants justifiant d’un taux d’anticorps neutralisants assez élevé pour différer leur troisième dose de rappel. Cependant, ce pass ne sera valide qu’à l’intérieur des frontières monégasques, puisque les autres États ne l’ont pas encore reconnu. 

Pour le cas de la France, les tests sérologiques ne permettent pas de se dispenser d’une dose de rappel. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS),  « nous n’avons pas de données suffisantes pour établir un corrélat qui dit ‘à partir de tant d’anticorps, vous êtes protégés contre le virus pendant tant de mois ».

Covid-19 : le vaccin bat le rappel

La vaccination contre le Covid-19, c’est pas fini ! La Haute Autorité de Santé a dévoilé ce mardi 24 août ses préconisations concernant un rappel du vaccin.

Devant la virulence du variant Delta et après avoir analysé de nombreuses données épidémiologiques, la Haute Autorité de Santé (HAS) met à jour ses conseils de vaccination contre le Covid-19 et recommande à une partie de la population de faire un rappel.

Qui est concerné par le rappel ?

Le 12 août dernier, le gouvernement a décidé l’organisation d’une campagne de rappel à partir de mi-septembre pour les personnes les plus fragiles, soit “les résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD), les personnes de plus de 80 ans vivant à leur domicile, celles qui présentent un très haut risque de forme grave de Covid 19, et les personnes immunodéprimées.” Ce 24 août, la HAS a publié sur son site ses recommandations de rappel pour une population plus élargie. La HAS “propose une dose de rappel avec un vaccin à ARNm pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes présentant des comorbidités qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19”. Ce rappel devra se faire avec un vaccin à ARNm au moins 6 mois après avoir reçu un schéma vaccinal complet. Pour simplifier les démarches de santé de ces patients, la HAS recommande d’organiser l’inoculation du rappel en même temps que celle du vaccin contre la grippe, maladie qui présente également des risques graves pour cette population fragile.

Et pour les autres ?

Pour le reste de la population, “la HAS considère qu’il n’y pas, à ce jour, de donnée en faveur de l’administration systématique d’une dose de rappel au-delà des personnes ciblées par les annonces gouvernementales et par son avis“ mais précise que cette situation est amenée à évoluer dans le futur en fonction des nouvelles données sur l’épidémie.

Thrombose = Psychose ?

Lundi 15 mars 2021, en milieu d’après-midi, plusieurs pays de l’Union Européenne dont la France ont suspendu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca dans la vaccination contre la Covid-19. En cause, des risques de thrombose liés au produit. Mais une thrombose, c’est quoi ?

Le principe de précaution a-t-il sonné le glas du vaccin d’AstraZeneca ? En décidant hier de suspendre temporairement son utilisation dans la campagne de vaccination contre la Covid-19, l’Allemagne, l’Italie, la France, l’Espagne et la Suède ont instillé le doute dans toute l’Europe.

Déjà suspendu en Norvège et au Danemark, le vaccin d’AstraZeneca devra attendre le jeudi 18 mars et l’avis de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) pour pouvoir à nouveau être inoculé à la partie de la population qui lui fera encore confiance. Ce jour-là, nous saurons si les thromboses et embolies pulmonaires constatées chez certains patients vaccinés sont effectivement imputables ou non au vaccin.

Une thrombose, c’est quoi ?

Une thrombose est la formation d’un caillot sanguin, qu’on appelle également thrombus. Ce mot est tiré du grec ancien “thrómbos” qui veut dire… “caillot”. Jusque là, c’est clair. Un caillot, c’est la coagulation du sang dans un vaisseau, bloquant partiellement ou entièrement sa circulation. Lorsque celle-ci est diminuée ou interrompue complètement, les organes se situant en aval du caillot ne sont plus irrigués en sang et risquent de nécroser. Par exemple, lors d’un accident cardio-vasculaire, la formation d’un caillot provoque la nécrose des cellules cardiaques, pouvant ainsi entraîner la mort de la victime. Ailleurs, une thrombose peut se manifester par une douleur, un durcissement et une coloration rouge ou bleuâtre de la zone touchée. Mais il arrive qu’aucun signe ne soit visible.

Comment évolue une thrombose ? 

Dans le meilleur des cas, le caillot se dissout naturellement et la circulation sanguine retrouve son fonctionnement normal. Avec moins de chance, il se calcifie et une intervention médicale est nécessaire pour le déloger. Dans le pire des cas, le caillot est expulsé de sa zone de coagulation initiale, circule dans le système sanguin jusqu’à ce qu’il vienne boucher complètement des artères plus petites au niveau des poumons ou du cerveau. La thrombose devient alors une embolie pulmonaire (du grec embolê, qui veut dire “irruption”) ou un accident vasculaire-cérébral, le fameux AVC.

Quels facteurs favorisent la thrombose ?

Tout ce qui favorise la coagulation sanguine est un facteur de thrombose. On peut citer par exemple les varices, qui altèrent la circulation du sang et entraînent sa stagnation en un point donné. Mais aussi des problèmes au cœur, comme une insuffisance ou une fibrillation cardiaque. Il existe également chez certaines personnes une hypercoagulabilité héréditaire. Concernant les facteurs extérieurs, on trouve le tabac et tout ce qui peut contribuer à boucher les artères comme une alimentation trop riche, ainsi que certaines pilules contraceptives.

Comment traiter une thrombose ?

La thrombose étant une coagulation du sang, les médecins prescrivent des anti-coagulants à la fois pour la faire disparaître, mais aussi pour prévenir sa formation.

La thrombose, un mal répandu ?

Le mode de vie et l’alimentation de nos sociétés modernes favorisent la survenue de thromboses.

Actuellement, on dénombre une thrombose pour 1000 personnes et les thromboses sont responsables du décès d’une personne sur 10 000.

A titre de comparaison, on a recensé 30 thromboses chez les 5 millions de personnes vaccinées avec AstraZeneca, soit 0,006 thrombose pour 1000 personnes.

Le vaccin d’AstraZeneca est-il directement responsable de thromboses ?

C’est justement ce que doit définir l’EMA dans sa réponse attendue jeudi, mais pour l’instant le lien n’est pas avéré. Peut-être les conditions d’éligibilité changeront-elles, par précaution ?

Covid-19, vaccination et inégalités territoriales

Comment avance la campagne de vaccination contre la Covid-19 dans votre région ? Et chez les autres ? Le site SortiraParis.com nous permet de jouer au jeu des comparaisons et de constater qu’il y a des perdants.

On le sait, à l’heure actuelle, les objectifs de vaccination contre la Covid-19 annoncés fin décembre ne sont pas atteints. Le prochain objectif, confirmé samedi dernier par le Premier ministre Jean Castex, est d’atteindre les 10 millions de vaccinations au 15 avril. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quelles régions sont les plus avancées ? On fait le point.

Combien de vaccinations effectuées au 13 mars 2021 ?

Les données consolidées récoltées par SortiraParis.com font état de 5 072 244 de personnes ayant au moins reçu une première injection de vaccin. Ce chiffre représente 7,60% de la population française. Parmi elles, moins de la moitié s’est déjà fait inoculer la seconde dose, soit 2 220 608 personnes. Il y a donc actuellement 3,30% des Français qui sont protégés au mieux.

Quel rythme de vaccination en France ?

La campagne de vaccination contre la Covid-19 a commencé le 27 décembre, les chiffres précédents ont donc été arrêtés après 73 jours. 5 072 244 de doses en 73 jours, cela revient à une moyenne de 69 483 vaccinations par jour. L’objectif des 10 millions de vaccinés concernant les premières doses, il faut donc réaliser encore 5 millions de vaccinations jusqu’au 15 avril pour l’atteindre. Jusqu’à cette date, il y a 32 jours.

Pour faire 5 millions de piqûres en 32 jours, le rythme doit donc passer à 156 250 par jour.

Ce gros coup d’accélérateur n’est pas irréaliste, sachant qu’il y a aujourd’hui 3 vaccins sur le marché et qu’on vaccine désormais les week-ends.

Mise à jour lundi 15 mars 2021 à 16h30 : Suite à des doutes sur des caillots sanguins liés ou non au vaccin d’AstraZeneca, ce dernier est temporairement suspendu « par précaution » en attendant la décision de l’Agence Européenne des Médicaments, attendue pour le 16 mars 2021.

Quelles disparités de vaccinations selon les régions ?

On l’a dit plus haut, la moyenne nationale de vaccinés première dose est de 7,60%. Ce chiffre cache de grandes disparités entre les régions. La Corse est par exemple en tête avec 10,50% de sa population vaccinée, quand les autres régions vont de 8,80% en Bourgogne-Franche-Comté à 6,20% pour l’Ile-de-France. Des différences minimes nous direz-vous, pas de quoi crier aux inégalités. Oui, mais uniquement en métropole.

Car dans les départements d’Outre-mer, la campagne de vaccination connaît un démarrage très lent.

De 2% pour la Martinique à 2,90% pour la Réunion, les Ultramarins sont les parents pauvres du dispositif. Si ces territoires ont jusqu’à présent été beaucoup moins touchés par la pandémie, ils le doivent aussi à l’isolement dans lequel ils sont placés. En effet, si depuis le début de la crise les voyages vers les Outre-mer sont déconseillés, ils sont carrément interdits depuis le 31 janvier, sauf motif impérieux. Ces départements voient donc leurs revenus liés au tourisme chuter. Et pour faire repartir cette économie, il faut que leurs habitants soient aussi vaccinés.

En attendant d’être vacciné, retrouvez nos vidéos sur la Covid-19.

Covid-19 : du nouveau concernant la vaccination

Pour faire face à la pandémie de Covid-19 qui ne ralentit pas, les règles de vaccination évoluent.

Les variants se propagent, l’objectif des 4 millions de personnes vaccinées fin février est loin d’être atteint, certaines zones urbaines ont recours à un confinement le week-end… bref, la pandémie de Covid-19 est très loin d’être maîtrisée. Le gouvernement, qui a fait le choix de la vaccination pour enrayer la propagation du coronavirus, a donc décidé d’accélérer la cadence de la campagne vaccinale.

AstraZeneca change de critères

D’abord interdit aux personnes de plus de 65 ans en raison de la possibilité d’effets secondaires indésirables, le vaccin d’AstraZeneca est désormais accessible jusqu’à 74 ans. Pour y avoir droit dès aujourd’hui, il faut avoir des fragilités, des comorbidités comme l’a expliqué le ministre de la Santé Olivier Véran au 20h de France 2 hier soir.

Pour les personnes plus âgées, à partir de 75 ans, seuls les vaccins de Pfizer et de Moderna sont toujours autorisés.

Les pharmaciens appelés en renfort

Jusqu’à présent, seul le vaccin d’AstraZeneca peut être administré par les pharmaciens. Mais ce matin, dans le but d’accélérer la campagne de vaccination, la Haute Autorité de Santé a préconisé que l’inoculation de tous les vaccins devait pouvoir se faire dans les pharmacies, comme on peut le lire sur LeFigaro.fr. On rappelle que la HAS n’a pas le pouvoir d’imposer une telle mesure, elle propose seulement des avis qui sont suivis ou non par le gouvernement, comme nous l’expliquait le Professeur Elisabeth Bouvet, Présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de Santé. La HAS propose également que les sages-femmes puissent vacciner les femmes enceintes.

Métro, boulot, vaccin

La campagne de vaccination en entreprise contre le Covid-19 commence demain, on vous explique comment elle va se dérouler.

Avec la vaccination en entreprise qui est possible à partir du 25 février, c’est une nouvelle catégorie de personnes qui y a désormais accès. Il faut remplir certains critères pour avoir le droit à la piqûre.

A quel âge peut-on être vacciné ?

Après les pensionnaires d’Ehpad, le personnel soignant de plus de 60 ans, les personnes de plus de 75 ans présentant des causes de comorbidité… ce sont les salariés entre 50 et 64 ans atteints de comorbidités qui sont d’abord concernés par la vaccination en entreprise, comme l’explique le site du ministère du travail

Qui décide du public vacciné ? 

La vaccination se fait, comme pour le grand public, sur la base du volontariat. Les employeurs n’ont pas à savoir qui a été vacciné et qui ne l’a pas été. Cette confidentialité interdit de facto à un employeur de licencier un de ses collaborateurs qui refuserait de se faire vacciner.

Qui peut vacciner ?

Les médecins du travail peuvent effectuer l’acte vaccinal après avoir été contactés par les salariés volontaires. 

Quel vaccin est utilisé ?

Disponible depuis aujourd’hui chez les médecins généralistes, c’est le vaccin d’AstraZeneca qui a été choisi pour la campagne de vaccination en entreprise. En raison de ses effets secondaires potentiels sur les personnes les plus âgées, il n’est pour l’heure pas autorisé pour traiter les personnes de plus de 65 ans. Ce qui en fait logiquement le vaccin prioritaire pour la cible plus jeune que représente la population active.

Vous pouvez retrouver nos vidéos sur la lutte contre le coronavirus sur cette page.

Covid-19 : le vaccin de Moderna arrive en Europe

L’Agence européenne du médicament autorise l’utilisation du vaccin du laboratoire Moderna contre le Covid-19.

L’autorisation du vaccin d’abord prévue le 12 janvier a été avancée de quelques jours face au mécontentement des Etats. Alors que la crise du Covid-19 est repartie à la hausse dans plusieurs pays, le vaccin Moderna offre un second souffle à la campagne de vaccination. 

Quand le vaccin de Moderna sera-t-il disponible en France ? 

Il faudra encore patienter un peu avant de recevoir les premières doses. En effet, bien que le feu vert de l’Agence européenne du Médicament soit un premier pas vers l’accès à ce nouveau vaccin, la France devra recevoir la validation de la Haute Autorité de Santé avant de pouvoir vacciner avec la solution de Moderna. La HAS pourrait se prononcer entre la fin de cette semaine et la semaine prochaine. 

Quelles différences avec le vaccin de Pfizer ? 

La technologie de ces deux vaccins est la même. Les deux vaccins utilisent l’ARN messager pour pousser notre corps à produire des anticorps efficaces sur le Covid-19. D’ailleurs les pourcentages d’efficacité des deux vaccins sont très satisfaisants et proches, respectivement 95% pour Pfizer et 94,1% pour Moderna.

La différence majeure réside dans la méthode de conversation du vaccin. Tandis que les doses Pfizer doivent être maintenues à -80°C, celles de Moderna n’ont besoin que de -20°C. Un grand écart de température qui facilite grandement la logistique entourant la conservation et le transport des vaccins. Un avantage non négligeable quand il s’agit de vacciner un maximum de personnes en très peu de temps. 

Quel recul a-t-on sur le vaccin de Moderna ? 

L’entreprise américaine a reçu tardivement son feu vert européen en comparaison aux autres pays. Tout comme pour le vaccin de Pfizer, le recul que l’on a sur le vaccin est minime. Les premières vaccinations avec le produit Moderna ont débuté le 18 décembre aux Etats-Unis et le 23 décembre au Canada. Il faudra avec le temps évaluer la durée de protection qu’offre ce dernier vaccin.