Comment gérer la dyslexie au travail ?

En France, 6 à 8 % des personnes sont dyslexiques. Pourtant, les difficultés qu’ils rencontrent ne sont pas les mêmes que celles des enfants atteints de ce trouble. 

Il est possible de quitter l’école et rentrer dans la vie active sans savoir que l’on est dyslexique. Dans l’univers professionnel, ce trouble dys peut poser des problèmes. Comment s’y adapter ? 

Qu’est-ce que la dyslexie ? 

La dyslexie est un trouble de l’écriture et de la lecture très courant chez les enfants, qui perdure jusqu’à l’âge adulte. En d’autres termes, c’est une désynchronisation entre la lecture et la compréhension des mots écrits. De ce fait, un adulte qui est dyslexique peut confondre des lettres, inverser des syllabes. 

Comment reconnaître une dyslexie ? 

Ce trouble dys peut poser de nombreuses difficultés pour réaliser plusieurs tâches du quotidien : prendre des notes, lire à haute voix, synthétiser un document, se concentrer sur une tâche précise, gérer son temps de travail… 

Je suis un adulte dyslexique. Suis-je reconnu comme un travailleur handicapé ? 

Une personne dyslexique peut faire la démarche de demande de reconnaissance en qualité de travailleur handicapé (RQTH), qui permet un aménagement de l’environnement de travail et du poste. Cependant, toutes les personnes dyslexiques sont différentes et n’ont pas les mêmes besoins d’aménagements, il est donc nécessaire de bien préciser les difficultés que l’on rencontre ainsi que ces besoins, pour faciliter l’intégration à la vie professionnelle. 

SignAloud : les gants qui passent le mur du son

Manque de compréhension, difficulté à s’intégrer… malheureusement pour les personnes malentendantes, peu de gens parlent la langue des signes. Afin de remédier à ce problème, deux étudiants ont inventé un gant révolutionnaire.

Deux étudiants de l’université de Washington ont conçu un gant intelligent qui traduit la langue des signes en texte ou en sons, grâce au contrôle gestuel. Zoom sur le SignAloud, l’innovation qui passe le mur du son.

Transformer la langue des signes en langage audible

Équipé de capteurs de mouvements, ce gant enregistre les gestes de l’utilisateur et les transmet par Bluetooth à un ordinateur. Grâce à un logiciel conçu pour reconnaître les gestes en langue des signes, ces données sont traduites instantanément en paroles. “Nous pensons que la communication est un droit humain fondamental” expliquent Navid Azod et Thomas Pryor, les deux inventeurs de ce bel outil, récompensés par le prix national Lemelson-MIT (Massachusetts Institute of Technology). 

Intégrer les malentendants

“De nombreux outils de traduction de la langue des signes ne sont pas adaptés pour un usage quotidien. Notre dispositif est assez léger pour envisager une utilisation quotidienne” précisent les deux étudiants, qui souhaitent intégrer les personnes sourdes et malentendantes dans la vie sociale et professionnelle. Elles sont en effet trop souvent exclues du marché du travail à cause de leurs difficultés à pouvoir échanger avec les personnes autour d’elles.

Actuellement, ce nouveau dispositif ne fonctionne qu’en langue des signes américaine, mais les deux fabricants espèrent pouvoir en ajouter d’autres. De plus, ce n’est encore qu’une invention en phase de prototypage, il faudra être patient avant que le SignAloud n’arrive en magasin.

Réchauffement climatique et maladies professionnelles

Le mois de juillet 2021 a été le plus chaud jamais enregistré sur Terre. Et la tendance n’est pas à la baisse, bien au contraire. La chaleur devient un risque sanitaire à prendre en compte, notamment au travail.

Si la France a connu un été 2021 plus que maussade, ce n’est pas le cas du reste de l’Europe qui a affronté des températures caniculaires. L’exception climatique française n’est pas vouée à durer, elle devrait bien rester une exception. Le dernier rapport du GIEC nous informe que les températures vont continuer de grimper dans les prochaines années, davantage même que ce que les précédentes prévisions avaient estimé. Et nous sommes amenées à connaître des températures inédites chez nous, mais auxquelles certaines régions du monde font déjà face. Il pourrait donc être pertinent de regarder ce qui se fait ailleurs pour lutter contre le stress climatique au travail.

Qui sont les travailleurs victimes du réchauffement climatiques ?

Un article du Guardian (en anglais) repris par Le Courrier International (réservé aux abonnés), nous donne des exemples de mortalité élevée chez des travailleurs dans des pays exposés à de très fortes chaleurs comme le Bangladesh, le Qatar, le Vietnam, Singapour, le Cambodge et le Nicaragua. Dans ce dernier pays, on s’intéresse à l’histoire de William Martinez, qui travaillait dans une plantation de canne à sucre. William Martinez a vu sa santé se détériorer et, dans une plantation voisine, les travailleurs ont commencé à souffrir d’insuffisance rénale. Une maladie qui avait coûté la vie au père et à l’oncle de William Martinez. 

Comment prévenir les maladies professionnelles dues au réchauffement climatique ?

Aujourd’hui, William Martinez est “chercheur spécialisé dans la santé et la sécurité au travail” et essaie de trouver une solution à ce problème qui touche les travailleurs les plus précaires, comme les agriculteurs et les ouvriers dans des usines qui ne peuvent pas être correctement ventilées et qui sont soumis à objectifs de rendement très élevés, ne leur permettant pas de prendre assez de pauses.  Avec “La Isla Network, un réseau de scientifiques qui s’emploie à protéger les travailleurs des effets les plus délétères de la crise climatique”, William Martinez mène une expérience dans la sucrerie qui l’avait employé. Il fournit de l’eau et des pauses régulières à l’ombre aux travailleurs. Résultat : les cas de lésions rénales ont diminué.

Et en France ?

En France, le code du travail oblige les employeurs à faire attention à la santé de leurs employés, mais on voit régulièrement des cas d’ouvriers qui négligent leur santé, éreintés par des cadences trop lourdes. Si la chaleur n’est pas encore un problème, elle va très certainement le devenir dans les prochaines années et s’ajouter aux maladies professionnelles déjà existantes. Pour certaines catégories de travailleurs, il serait donc peut-être déjà temps de réfléchir aux mesures de prévention et revoir l’organisation du travail.

Pour savoir comment réagir en cas de coup de chaleur, vous pouvez regarder notre vidéo.

Le bruit, combien ça coûte ?

Une étude vient de chiffrer le “coût social” du bruit en France et il est très élevé. On vous explique à quoi cela correspond.

Comme l’indique L’Express, Le Conseil National du bruit et l’Ademe (Agence de la transition écologique) ont publié ce jeudi 22 juillet leur étude sur le coût social du bruit en France, qu’ils évaluent à 155,7 milliards d’euros par an.

Le “coût social” du bruit, qu’est-ce que c’est ?

Le coût social du bruit, c’est l’ensemble des coûts directement ou indirectement liés aux nuisances sonores. Cela englobe par exemple les maladies et la perte d’espérance de vie  causées par une exposition trop importante au bruit, la baisse de productivité d’employés qui ne peuvent plus travailler aussi efficacement lorsqu’ils sont exposés au bruit, mais également la dépréciation de biens immobiliers situés dans des zones trop bruyantes. D’après l’OMS, le bruit est le deuxième facteur environnemental le plus dangereux pour la santé, derrière la pollution.

Quels sont les bruits qui coûtent le plus cher ?

Sur les 155,7 milliards d’euros que le bruit coûte chaque année, 106 sont dus aux transports, ce qui représente 68% du total. Ces 68% se décomposent de la façon suivante : 52% pour le transport, 9% pour l’aérien et 7% pour le maritime. Viennent le bruit des collègues au travail et à l’école pour 14%, les voisins pour 11% et enfin les chantiers pour 5%. Parmi les bruits énervants au bureau et, par conséquent, coûteux, nous avons réalisé un petit Top 3 en vidéo.

Comment réduire le coût social du bruit ?

L’étude ne se contente pas de lister les bruits onéreux, elle propose également des solutions aux bruits que l’on peut réduire. Concernant le gros du problème, les transports, le Conseil National du bruit et l’Ademe suggèrent de baisser la vitesse de 10 km/h sur les voies rapides en agglomération, ce qui permettrait à la fois de réduire les pollutions sonore et atmosphérique. Pour ce qui est des chantiers, l’idée est de créer une charte “chantier propre”. Enfin, de manière générale, les auteurs demandent de développer les zones à faible émission sonore qui sont déjà prévues dans la nouvelle loi climat.

Tendance : la sieste au travail !

Selon une étude de la NASA, 20 minutes de repos génèrent 40% de productivité en plus!

La France est touchée par une vague de froid, l’organisme est éprouvé par la crise sanitaire qui dure depuis près d’un an, comment avoir un coup de boost quand on a un coup de barre dans l’après-midi ? La réponse est simple : la micro-sieste. Elle est bonne pour la santé et la productivité.

La micro-sieste, qu’est-ce que c’est ?

La micro-sieste dure 15 min maximum. Cette durée correspond aux premières phases du sommeil, c’est-à-dire à un état de somnolence et de sommeil léger. Lors d’une micro-sieste, l’organisme se détend tout en restant sensible aux stimuli extérieurs. Sa courte durée permet de se réveiller facilement et d’être immédiatement opérationnel. En plus des problèmes psychologiques et physiques, le mal-être au travail représente plus de 10 000€ de perte par an et par employé. La micro-sieste permet d’augmenter les niveaux de vigilance pendant plusieurs heures et donc de diminuer le risque d’erreurs, d’accidents de travail et de trajet.

Quand faire une micro-sieste ?

Le meilleur moment pour faire une sieste est entre 14h et 15h, car passé cette heure, cela pourrait interférer avec le sommeil paradoxal. C’est à cette heure que la somnolence post-déjeuner est la plus forte et que le niveau de vigilance est le plus faible. Mais il peut être difficile de programmer cela pour tous les employés qui en ont besoin. Les « capsules de micro-sieste » peuvent coûter très cher. Leur prix peut varier entre 200 et 1500 euros. 

Des inconvénients mineurs à la micro-sieste.

Attention, pour certaines entreprises, s’endormir pendant sa journée de travail, même pendant sa pause, constitue une faute grave entraînant un licenciement. Alors renseignez-vous quand même ! Et si vous êtes en télétravail, profitez-en pour recharger vos batteries discrètement.

Accident de trajet : et après ?

Que se passe-t-il quand on est victime d’un accident de trajet ? Qui paie quoi ?

Commençons d’abord par expliquer les termes pour que tout le monde comprenne bien la même chose. Qu’est-ce qu’un accident de trajet ?

Comme nous vous l’expliquons dans cet article, “la loi définit l’accident de trajet comme un accident survenu pendant le « parcours normal » entre le lieu de travail et la résidence (ou tout autre lieu où vous vous rendez de façon habituelle pour des motifs d’ordre familial) ou le lieu de restauration du salarié.”

Une fois que l’on sait cela, que se passe-t-il quand un accident de trajet survient ? Qui prend en charge les indemnisations ?

Accident de trajet, quelle indemnisation ?

Le salarié victime d’un accident de trajet dispose de 24 heures pour en avertir son employeur, sauf en cas de force majeure. Il doit préciser le lieu, les circonstances de l’accident et l’identité des témoins éventuels. Il doit rapidement consulter un médecin qui établit un certificat médical initial au vu des lésions constatées.

La qualification d’un accident en accident de trajet vous donne droit, en cas d’arrêt de travail, aux indemnités versées par la Sécurité sociale et indemnités complémentaires versées par l’employeur.

En cas d’incapacité permanente de travail, vous avez droit au versement d’une indemnisation spécifique.

À noter que si l’accident est causé par un animal sauvage, ou si le responsable est inconnu ou n’est pas assuré, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) est susceptible d’intervenir dans la prise en charge des indemnisations, sous certaines conditions.

Alcool au bureau, ai-je le droit ?

Le déjeuner en terrasse, le petit verre d’alcool pour l’accompagner, c’est tentant avec l’arrivée de l’été. Mais est-ce autorisé quand on travaille ?

Bière, vin, cidre, poiré.

Voici les quatre alcools autorisés sur le lieu de travail par l’article R4228-20 du Code du travail. Les alcools forts et les spiritueux sont, quant à eux, interdits dans l’entreprise. Le champagne étant du vin, vous pouvez donc en consommer lors des pots de départs, des anniversaires et des apéros d’entreprise.

Le non-respect de cette loi  est sanctionné par une amende de 3750€ par collaborateur concerné.

Alcool dans les bureaux

L’employeur est le garant de la sécurité des employés sur le lieu de travail. Il peut décider de mettre en place une politique « alcool en entreprise » et donc de limiter ou interdire toute consommation d’alcool sur le lieu de travail. Ces mesures doivent être proportionnées au but de sécurité recherché. Mais un employeur interdisant par principe la consommation d’alcool dans l’entreprise outrepasserait ses pouvoirs.

L’employeur doit également s’assurer que les collaborateurs ne vont pas être mis en danger. Par exemple, il doit veiller à ne pas laisser un salarié prendre son véhicule pour rentrer chez lui alors qu’il n’est pas en état de conduire. En cas d’accident en état d’ivresse, sa responsabilité sera engagée.

Alcool en dehors des bureaux

Mais quelle est la loi quand le collaborateur arrive alcoolisé sur le lieu de travail, après un déjeuner en terrasse par exemple ?

L’employeur ne doit pas laisser entrer ou séjourner une personne ivre sur le lieu de travail. Il peut également prendre des mesures pour sanctionner un salarié ivre.

L’employeur peut prouver l’ivresse d’un salarié en procédant à un contrôle d’alcoolémie si cette disposition est prévue par le règlement intérieur. L’alcoolisme en lui-même n’est pas un motif de sanction car il relève de l’état de santé du salarié. En revanche, l’ivresse du salarié ou la consommation d’alcool pendant le temps de travail peuvent constituer des motifs légitimes de licenciement.

Lorsque l’employeur a connaissance de la prise d’alcool d’un de ses salariés, il doit immédiatement le retirer de son poste de travail.

La prise d’alcool entraîne une altération des capacités intellectuelles, une baisse de la vigilance ou encore un allongement du temps de réaction. Le salarié risque alors de se blesser lui-même, blesser un collègue ou possiblement un client. À défaut, si un accident se produisait, la responsabilité de l’employeur pourrait être engagée.

Vous pouvez donc boire modérément à déjeuner, à condition que cela n’altère pas votre capacité de travail.

Sodexo, Ready To Work et le monde d’après

Sodexo tire les conclusions du coronavirus, de la crise sanitaire, du confinement et propose Ready to Work, une nouvelle façon de travailler et d’envisager le monde d’après.

Pendant les 8 semaines de confinement que la France a connues, on a beaucoup entendu parler du monde d’après. D’aucuns se sont mis à rêver d’une société transfigurée, plus juste, de modes de consommation bouleversés, d’un monde du travail plus humain et à l’écoute des désirs des travailleurs.

Il est encore un peu tôt pour juger de la réalité concrète de cette révolution sociétale espérée, mais on peut d’ores et déjà constaté des évolutions ça et là, notamment en ce qui concerne l’univers professionnel.

Et parmi ces initiatives notables, on trouve celle de Sodexo. L’entreprise de services de qualité de vie a dévoilé Ready to Work, son programme pour faire du monde d’après Covid-19, une réalité.

Ready to work pour les collaborateurs et les clients

Dans son monde d’après, Sodexo accorde une place centrale à tous ses collaborateurs. Afin de mieux les protéger contre de futures épidémies et parce que prévenir, c’est guérir, Sodexo réaménage les espaces de travail dont la société s’occupe. 

Respect des distances, désinfection régulière des locaux, recyclage de l’air… seront désormais les normes, même en période saine.

Concernant la restauration, Sodexo évolue aussi et met en place un service adapté pour ses cantines avec, notamment, marquage au sol et désinfection des mains. Pour les déjeuners des collaborateurs en télétravail, Sodexo met à la disposition de ces derniers des pass et des services de livraison.

Car oui, le télétravail testé à grande échelle depuis le 17 mars de façon contrainte, fait enfin son entrée dans le monde du travail normal et continuera de se développer chez Sodexo.

“Durabilité du travail, sécurité, agilité, parcours complet du collaborateur tels sont les maître-mots qui ont guidé notre démarche « Ready to Work » pour accompagner nos clients dans la reprise de leur activité”

Stéphane Roger, Directeur général Services aux Entreprises de Sodexo France

Ready to work pour les consommateurs et la planète

Côté consommateurs aussi Sodexo a bien intégré que les attentes ne seraient désormais plus les mêmes. Le développement durable, le respect de l’environnement et la traçabilité des produits sont aujourd’hui des problématiques essentielles quand vient l’heure de faire ses courses.

C’est pourquoi Sodexo maintient son service “Prêt à Partager” lancé pendant le confinement à Paris et Lyon.

C’est un service de livraison à domicile de “plats familiaux cuisinés par les chefs Sodexo ainsi que des paniers de fruits et de yaourts fermiers locaux et des cakes maison qu’il est possible de commander via la plateforme Uber Eats.

Ce n’est pas encore le monde d’après que les idéalistes espèrent, mais c’est déjà une prometteuse première pierre posée par Sodexo, en attendant que d’autres grands groupes posent la leur.

Après tout, Rome ne s’est pas faite en un jour non plus.

Déconfinement et reprise du travail : la mise en garde de l’OIT

L’Organisation Internationale du Travail s’inquiète d’une seconde vague épidémique de Covid-19 après le déconfinement et la reprise du travail.

Le confinement dû à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 touche à sa fin dans de nombreux pays européens, le retour au travail est donc le sujet phare du moment. Et avec lui son cortège de questions liées aux risques d’une nouvelle propagation du coronavirus. 

Le travail, c’est la santé

L’Organisation Internationale du Travail est une agence spécialisée de l’ONU basée à Genève, en Suisse. Dans un communiqué publié le 28 avril, l’OIT met en garde les entreprises contre une reprise du travail non préparée et donne quelques conseils.

“Aujourd’hui, la sécurité et la santé de l’ensemble des travailleurs sont primordiales. Alors que nous sommes confrontés à une maladie contagieuse, c’est la façon dont nous protégeons celles et ceux qui vont au travail qui doit, de manière très claire, dicter la manière dont nous assurons la sécurité des populations et la solidité de nos entreprises à mesure que la pandémie évolue.”

Guy Ryder, Directeur général de l’OIT

Hygiène et gestes barrières

Les entreprises sont donc invitées à mettre en place des mesures sanitaires pour leurs employés pour éviter un retour de l’épidémie.

Elles doivent par exemple identifier les dangers et les risques de contagion sur le lieu de travail, mais également s’assurer que la ventilation des bureaux est bonne et que la distanciation sociale est respectée.

L’OIT conseille également aux employeurs d’offrir des équipements de protection et un soutien psychologique à leurs collaborateurs.

Vous pouvez retrouver tous ces conseils sur le site de l’OIT.

Vacances d’été : l’employeur peut-il dire non ?

Avec la fin du confinement qui s’amorce, la question des congés estivaux refait surface et apporte son lot d’interrogations et de craintes. On fait le point.

Après le confinement, nombreux sont ceux qui auront besoin de vacances pour essayer d’oublier la morosité de la situation actuelle. L’été et ses vacances arrivent donc à point nommé pour laisser la crise sanitaire derrière soi. Sauf que, cette année, les règles ont changé.

Le veto de l’employeur

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Si, d’ordinaire, un employé peut prendre deux semaines de vacances consécutives, et même jusqu’à 4 semaines sur la période juillet-août, une ordonnance du 25 mars autorise l’employeur à imposer des jours de congés. Et ce jusqu’au 31 décembre 2020.

Il est donc possible qu’une entreprise refuse à ses collaborateurs de partir en vacances en juillet-août.

L’été sera-t-il chaud ?

La période durant laquelle un employé peut poser 2 semaines de suite existe toujours, seulement elle a été prolongée de deux mois, jusqu’à fin octobre. Les vacances d’été de certains Français se vivront donc en décalé si leur entreprise estime qu’il est nécessaire de travailler tout l’été.

Le traditionnel chassé-croisé entre les juilletistes et les aoûtiens pourrait donc ne pas avoir lieu cette année.