NOUform, le fauteuil qui fait du bien au dos !

Un couple de l’Eure a créé un fauteuil de bureau qui vous évite de souffrir du dos. 

Le télétravail a ses bons côtés et ses défauts … Au sommet de la liste, le mal de dos. Selon un sondage de Vexim-Opinionway, 90% des Français souffrent du dos au moins une fois au cours de leur vie. Le mal de dos est plus que jamais le mal du siècle. Cette innovation venue de l’Eure est donc la bienvenue. 

Pourquoi la position assise affecte-t-elle le dos ?

La position assise du bureau cause de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS). En 2015, les TMS ont représenté plus de 87 % des maladies professionnelles ayant entraîné un arrêt de travail ou une réparation financière en raison de séquelles. Ces affections touchent les structures à la périphérie des articulations : muscles, tendons, nerfs, ligaments, capsules articulaires, vaisseaux… 

Votre colonne devrait rester alignée et vous ne devriez pas faire supporter trop de poids ou de pression aux mauvais endroits. Or, rares sont ceux qui maintiennent leur dos dans une position adaptée en étant assis toute la journée derrière leur ordinateur. Qui plus est, le recours massif au télétravail nous a éloigné de nos bureaux. Ainsi, à la maison, on effectue sa journée de travail sur le canapé, le lit, ou une chaise inconfortable. Des endroits inadaptés pour le dos lorsque l’on travaille. La solution ? Investir dans une chaise permet de travailler avec une bonne assise, essentielle à la santé de notre dos. Les fauteuils de bureau innovants de ce couple s’avèrent parfait pour lutter contre vos douleurs dorsales. 

Qu’est-ce qui change avec les fauteuils NOUform ? 

Les fauteuils ergonomiques de NOUform, les French-chairs, créés par un couple eurois, ont pour vocation de soulager votre dos. Ce couple formé d’une infirmière et d’un ostéopathe souhaite transformer “nos heures assises en heures actives” explique Ebénézer Dzogang à France Bleu Normandie. L’objectif ? Mobiliser notre dos durant nos longues journées assises et sédentaires. Pour ce faire, les sièges de NOUform ont été conçus ergonomiquement. Ils permettent de maintenir une position assise adéquate et garder le dos actif, ce qui lutte contre la sédentarité. “L’Assise Mobile de NOUform reprend l’ensemble des caractéristiques physiologiques de l’assise sur le ballon de gym. Elle garantit une posture active et dynamique, toujours en mouvement. Alors que l’assise statique entraîne un comportement sédentaire et inadapté.” indique l’entreprise sur son site internet.

Ces deux acteurs de santé s’inscrivent dans une démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS). “L’objectif des French-chairs est de prévenir et traiter toutes les problématiques de TMS (troubles musculo-squelettiques) qui sont cervicalgies, dorsalgies, lombalgies, cruralgies sciatiques… et de corriger le problème de sédentarité au travail.

L’initiative euroise 100% made in France propose différents modèles d’assises compris entre 950 et 1 350 €. Un investissement conséquent, certes, mais ce seront d’autant moins de douleurs et de séances d’ostéopathie durant toute votre vie. 

Pour plus d’informations sur les troubles musculo-squelettiques et la scoliose, retrouvez nos vidéos thématiques.  

TMS: On gère comment?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) résultent de la répétition de gestes. Ils concernent surtout les muscles, les tendons et les nerfs. Comment les éviter?

Selon le décret du 31 mars 2011, le travail répétitif se caractérise comme une répétition d’un même geste, à une cadence contrainte, imposée ou non par le déplacement automatique d’une pièce. Le travail répétitif se définit donc par la répétition de gestes réalisés sous contraintes de rythme de courte périodicité au travail ou à la maison. 

Quels sont les dangers des TMS?

La première cause d’apparition des gestes répétitifs est mécanique. Des gestes répétés dans une mauvaise posture. Lors d’un mouvement, le muscle se contracte et fait bouger l’articulation en exerçant une force sur lui-même, sur le tendon qui le prolonge, sur la zone d’insertion du tendon sur l’os, et tout ce qui entoure l’articulation (ligaments, enveloppe articulaire, d’autres tendons, nerfs…). Bref l’effet boule de neige!

Quand un même geste mal exécuté est répété trop fréquemment, des microlésions s’accumulent dans ces différentes structures et une inflammation peut finir par se produire avec son lot de douleurs.

La nature de l’inconfort varie selon la localisation du trouble musculosquelettique : perte de force musculaire, apparition de courbatures lors d’efforts minimes, perte de souplesse articulaire, difficulté à serrer un objet, à se coiffer, fourmillements, fatigabilité exacerbée lors d’un sport de loisirs, émergence d’un doigt replié… Mais dans 90% des cas, c’est la douleur qui mène à la consultation.

Allô patron, on fait attention à ses salariés!

Alors comment prévenir les TMS causés par des gestes répétitifs ? Dès qu’une gêne inhabituelle liée à un mouvement se fait sentir, il faut consulter. Ne pas forcer si une gêne apparaît et faire des pauses avant de répéter la gestuelle. Devant un ordinateur, avoir une bonne assise et un vrai bureau où poser le coude.

En sport, débuter avec un coach pour adopter d’emblée les bons gestes et poursuivre sa pratique avec régularité et progressivité. Dans les activités de bricolage, ne jamais chercher à battre des records de rapidité, surtout en cas d’utilisation d’une perceuse car les vibrations accentuent le trouble.

Percko, un tee-shirt qui soulage le mal de dos

La start-up française Percko a lancé Lyne, un sous-vêtement connecté qui invite à se tenir droit tout au long de la journée. La solution pour prévenir le mal de dos ?

Le mal de dos est souvent considéré comme le « mal du siècle ». Ce problème toucherait 80% de la population française. C’est même le deuxième motif de consultation chez le médecin. Pour aider à lutter contre, les co-fondateurs de Percko, Quentin Perraudeau et Alexis Ucko, ont développé une idée de génie : des tee-shirts connectés capables de nous aider à adopter la meilleure posture.

Un tee-shirt correcteur de posture

Créés avec des ostéopathes et validés par une étude clinique, les tee-shirts Percko sont équipés de nombreux tenseurs positionnés dans des endroits très stratégiques sur le dos et les épaules.

Les tee-shirts agissent par simple action mécanique et ne contiennent aucun composant électronique.

Grâce à des rappels sur l’application et de légères pressions sur le bas du dos, le tee-shirt pousse à se redresser à chaque fois que l’utilisateur adopte une mauvaise posture, jusqu’à finir par garder l’habitude d’être droit – tout en étant moins contraignant qu’une ceinture lombaire. L’intelligence du vêtement ne s’active qu’en cas de mauvaise posture, permettant d’améliorer la posture en réalignant automatiquement tête, thorax et bassin. 

Deux gammes de tee-shirts disponibles

Pour cibler une clientèle de plus en plus large, la société a lancé deux gammes de t-shirts Percko : le Lyne Up et le Lyne Fit. Le Lyne Up est un tee-shirt qui aide à améliorer l’équilibre, renforcer les muscles et diminuer le niveau de stress. Si vous faites une activité sportive de façon régulière, il est préférable de commander un Lyne Fit. En cas de choc, ce tee-shirt permet de protéger le dos. Par ailleurs, il libère le diaphragme pour faciliter la respiration et ralentit l’arrivée de la fatigue.

De plus, la start-up indique que ses vêtements sont « confortables, légers et faciles à entretenir ». Les vêtements Percko peuvent être lavés comme un tee-shirt classique.

A partir de 129 euros

Les tee-shirts commercialisés par Percko sont vendus à partir de 129 euros. Le tarif n’est pas élevé, puisque la « startup » a utilisé des matériaux spécifiques pour fabriquer des sous-vêtements de très bonne qualité. Si vous en commandez plusieurs, le tarif est dégressif.

Par ailleurs, le client bénéficie de la garantie « satisfait ou remboursé » après 15 jours d’essai.

Les matières textiles sont européennes, : françaises, anglaises, autrichiennes et italiennes. La confection des tee-shirts, elle, se fait dans une usine en Tunisie.

Numii, un objet connecté mesure la pénibilité

Un salarié français sur cinq est exposé à au moins un facteur de pénibilité au travail. Une PME française a mis au point une solution capable de mesurer en temps réel les efforts et contraintes physiques des postes de travail.

La santé au travail est un enjeu pour notre société. L’Agence Européenne de la Santé et Sécurité au Travail estime son coût à 476 milliards d’euros par an. Vibrations, températures extrêmes, tâches répétitives… La pénibilité au travail est la même au 21e siècle qu’au siècle précédent. Comment le travail peut-il mieux être pris en compte à l’heure de l’Intelligence Artificielle ? 

L’entreprise AIO de Pessac, près de Bordeaux, a mis au point un objet connecté, Numii, capable de mesurer les efforts et gestes d’une personne qui travaille ainsi que l’environnement dans lequel elle évolue.

Comment marche Numii ?

Numii utilise des balises interconnectées afin d’analyser localement les efforts et les mouvements physiques en temps réel. Les balises, qui savent interpréter et décomposer finement un geste, mesurent une vingtaine de centimètres de hauteur, pour dix de diamètre. Elles sont totalement autonomes et permettent de mesurer divers paramètres comme le bruit et la température. Elles vont aussi détecter l’âge de la personne et son genre, qui peuvent jouer sur la pénibilité d’une tâche à accomplir. Grâce à l’intelligence artificielle, il sera possible de repérer les séquences de travail qui pérennisent au mieux la santé de chaque collaborateur et le succès de chaque entreprise. 

Créer l’unique base de données sur le travail humain

Numii permettra de mettre en place un suivi individuel de la santé de chaque salarié, et d’identifier les zones à risque dans l’entreprise et de les aménager. Cet objet révolutionnaire sera un collecteur de données anonymes, pour créer l’unique base de données sur le travail humain qui sera mise à disposition de la recherche médicale, en collaboration avec l’Inria Bordeaux.

« Elles permettront à terme d’enrichir la connaissance médicale sur l’origine des TMS (Troubles musculosquelettiques) et des maladies professionnelles, et permettra de mieux les prévenir. »

Cyril Dané, président d’AIO

Commercialisation et modèle économique

Numii intéressera surtout les industries du secteur de l’aéronautique, de l’automobile et du BTP. « Bref, les secteurs où la pénibilité est la plus forte », résume Cyril Dané. AIO fait tester sa solution depuis plus de trois ans par deux grands noms de la construction auto et aéronautique, dont les noms sont gardés secrets. Sans se presser à commercialiser, Numii s’améliore au fil du temps, devient plus robuste. Avant de s’envoler, sans doute, vers un développement sur toute la France puis à l’international.

Sur le modèle économique, Numii « sera mis à la disposition de l’entreprise, qui paiera un forfait en fonction du nombre de captations réalisées par le robot chaque mois », à hauteur de 25 à 30 euros par capture.

Ergonomie : quels enjeux pour l’entreprise?

Afin d’anticiper d’éventuelles problématiques comme les troubles musculosquelettiques (TMS), il est important de repenser ses postes de travail en fonction de la sécurité des employés.

« L’ergonomie est la science qui étudie les gens au travail et qui conçoit les tâches, les emplois, l’information, les outils, l’équipement, les installations et le milieu de travail en général pour que les gens puissent y travailler en toute sécurité et salubrité, de façon efficace, productive et dans le confort ». Nous passons environ 200 jours par an au bureau. Le confort et les facilités que nous pouvons y trouver sont une question importante et jouent sur la qualité de votre travail. En adaptant le travail ou la tâche aux capacités physiques des travailleurs, l’ergonomie réduit considérablement le nombre de blessures et de troubles de santé, tout en améliorant la productivité et la qualité du travail. 

100 à 500 euros par salarié et par an

Parmi les troubles musculosquelettiques (TMS), on retrouve : la tendinite, qui est une inflammation au niveau des tendons ; la bursite, qui désigne une inflammation au niveau de la bourse séreuse d’une articulation ; la capsulite, soit une inflammation de la capsule articulaire ; le syndrome du tunnel carpien, qui est une compression du nerf situé dans le canal carpien ; ou encore la maladie de Quervain, qui est une inflammation de la gaine du tendon à la base du pouce.

Les troubles musculosquelettiques représentent 87% des maladies professionnelles et 30% des arrêts de travail.

Le coût estimé des TMS en entreprise est de 100 à 500 euros par salarié et par an. Les coûts indirects sont deux à sept fois supérieurs. (Anact, 2002).

Conception de postes de travail adaptés

La probabilité de subir une lésion musculosquelettique dépend de l’importance, de la fréquence et de la durée de l’exposition aux facteurs de risque. Il est important de repenser ses postes de travail en fonction de la sécurité des employés. Une analyse des postes de travail, des postures anatomiques, de la manipulation d’objets ainsi que des mouvements répétés peut être effectuée afin de connaître les risques présents. Il est ensuite possible d’apporter des correctifs dans la méthode ou l’environnement de travail.

Réadaptation physique des travailleurs

La prévention est le but premier en ergonomie. Cependant, certaines blessures peuvent survenir avant l’intervention d’un professionnel. Dans de tels cas, l’ergonomie est utilisée en matière de réinsertion professionnelle et de réadaptation physique des travailleurs. L’objectif est alors de faciliter le retour au travail tout en préservant la santé, la sécurité et la productivité, et en réduisant les risques de récidive de la blessure.