Départements en alerte rouge : comment se protéger ?

Dans son bulletin publié le dimanche 9 janvier 2022, Météo-France a placé cinq départements du sud de la France en alerte rouge. Les habitants doivent être vigilants face aux inondations.

Fortes pluies, risques d’inondations et de crues… La Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont placées en alerte rouge pour pluies-inondations. Quelles sont les mesures à respecter pour se protéger ? 

Quelle est la situation dans les Hautes-Pyrénées ? 

D’après le bulletin de Météo France, aucune intervention des services en lien avec les intempéries n’a été enregistrée durant la nuit dans les Hautes-Pyrénées (65). Néanmoins ce matin, la préfecture a mis en place un dispositif préventif et appelle la population à la plus grande vigilance. De plus, les maires de toutes les communes de ce département sont mobilisés pour prendre en charge les populations en cas de danger. 

Où ranger les produits toxiques ?

Quelle est la situation dans les Landes ? 

Des inondations sont à prévoir dans l’après-midi de ce lundi 10 janvier 2022 à Peyrehorade (40), commune déjà touchée par une crue il y a environ un mois. D’après France Bleu Gascogne, cette commune de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé de fermer son école maternelle pour deux jours. Le maire Didier Sakellarides, se prépare à évacuer une partie de sa population “nous préconisons une évacuation préventive. Les prévisions de crue qui seront affinées en fin de matinée nous amèneront à prendre des dispositions plus strictes » en prévenant les habitants. D’après France Bleu Gascogne, cette commune de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé de fermer son école maternelle pour deux jours.

Quelle est la situation en Ariège ? 

Dimanche soir, des chutes de neige ont perturbé la circulation pendant quelques heures entre la France et Andorre. Les automobilistes ont été bloqués sur la route, avant de faire demi-tour. De plus, le tunnel de Porté-Puymorens, qui se trouve près de la frontière espagnole, a été fermé pour la nuit, et a rouvert ce matin à 10h30. 

La préfecture du département demande d’être attentif car plusieurs routes sont inondées, pouvant perturber le réseau routier. 

Que faire des produits toxiques ?

Quelle est la situation dans les Pyrénées-Atlantiques ? 

Neuf cents foyers sont privés d’électricité depuis ce matin, selon le sous-préfet du département des Pyrénées-Atlantiques (64), Théophile de Lassus, sur France Bleu Pays Basque. 

“Nous attendons des crues très marquées sur toute la partie Ouest des Pyrénées-Atlantiques dans l’après-midi, notamment la Gave d’Oloron qui va être la plus touchée, et les cours d’eau de la Nive et de la Nivelle où cela est attendu ce matin.”  La circulation des trains est ainsi entièrement interrompue entre Bayonne et la commune de Puyoo. Il est donc vivement recommandé de limiter les déplacements, de rester chez soi et de montrer à l’étage si on vit à proximité d’un cours d’eau. De même pour les trajets scolaires qui sont suspendus dans la vallée d’Aspe, et d’Ossau. 

Quelle est la situation en Haute-Garonne ? 

C’est une première pour la Haute-Garonne (31) qui est placée en vigilance rouge, en raison des précipitations attendues en montagne. Afin de garantir la sécurité de tous, il est recommandé de ne pas s’engager sur une route inondée, et de rester chez soi. 

Où se réfugier ?

MyEli : le bracelet lanceur d’alerte

Face aux violences faites aux femmes, une jeune entrepreneuse française a mis au point un bracelet connecté capable d’alerter les secours en cas d’agression.

La parole des femmes se libère depuis quelques années, le monde prend conscience des dangers qu’elles peuvent affronter n’importe où, n’importe quand. Afin de protéger les personnes victimes d’agressions, une entreprise française à mis en vente un bijou connecté qui peut donner l’alerte en cas de danger : le bracelet MyEli.

L’émergence du projet 

Depuis le 18 novembre dernier, ce bracelet connecté a déjà été vendu en précommande à plus de 340 exemplaires. Une petite victoire pour sa conceptrice Ludivine Romary qui travaille sur ce projet depuis 2018 : “L’idée m’est venue quand j’étais étudiante en école de commerce, à Bordeaux, en 2018. On devait monter une start-up innovante. C’était à l’époque du mouvement “Balance ton porc” et des révélations d’agressions dans le milieu du cinéma, à Hollywood. Moi-même, je devais aussi sans cesse rassurer mes proches quand je sortais et rentrais seule. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à créer dans ce domaine.”

Un bijou élégant et sécurisant 

Qu’il soit en argent ou en laiton doré, le bracelet MyEli a tout d’un bracelet classique, mais c’est sa pierre noire qui fait la différence : en cas de problème, il suffit de cliquer dessus pour s’en servir. Le bijou est géolocalisé grâce à l’application qu’il y a sur son smartphone et peut envoyer jusqu’à cinq SMS aux contacts de son choix, ou envoyer un enregistrement audio pour alerter d’un danger. Un double-clic permet de prévenir ses proches qu’on est bien rentré chez soi. Cet ornement raffiné commercialisé à 95 euros, est capable d’appeler à l’aide de manière très discrète. “Beaucoup d’inventeurs partent de la technologie, moi c’est l’inverse. Mon objectif était plutôt d’utiliser un objet que j’ai plaisir à porter, qui ne soit pas anxiogène et d’y intégrer ensuite une technologie utile”. 

L’insécurité au sens large 

Cet accessoire permet ainsi de pouvoir avertir en cas de violences conjugales ou de harcèlement de rue. Mais il est aussi conçu pour les personnes âgées qui souhaitent prévenir leurs proches s’ils font une chute, ou s’ils sortent seuls. 

Et la patronne de cette start-up bordelaise ne compte pas s’arrêter là. Un nouveau modèle en cuir pour les hommes est en vente depuis début décembre, et un autre arrivera bientôt pour les adolescents. La technologie de cette innovation est donc amenée à évoluer, afin de pouvoir l’utiliser en toutes circonstances. “Nous avons plusieurs cibles. Le bracelet est utile aussi pour les parents qui souhaitent assurer la sécurité de leurs enfants qui se rendent seuls à l’école, pour les personnes souffrant d’épilepsie ou toutes formes de maladies chroniques ou encore les travailleurs isolés. D’ici janvier 2022, cette entreprise française aura droit à un coup de projecteur international, puisqu’elle recevra un prix au prestigieux CES de Las Vegas au salon mondial des nouvelles technologies. 

Les seniors face au risque de chute

En France, la chute représente la première cause de mort accidentelle chez les seniors. Après 65 ans, c’est près de 10 000 personnes qui, chaque année, décèdent après être tombées. 

Selon une étude réalisée par l’association Assurance Prévention, 50% des personnes âgées disent avoir déjà chuté chez elles, mais seules 16% ont aménagé leur logement pour prévenir ces accidents. Zoom sur ces risques qui sont de véritables enjeux de santé publique. 

Les dangers liés aux chutes 

Il arrive parfois qu’on chute après un mauvais geste ou une mauvaise réception. La plupart du temps, c’est sans grande gravité. En revanche, pour les personnes âgées, une petite chute peut avoir de graves impacts, parfois irrémédiables, sur la santé des seniors.

Dans 19% des cas, une chute nécessite un passage aux urgences, un alitement pour 11% des cas, et une opération ou une hospitalisation dans 10% des cas.

Et pourtant, seuls 17% des seniors savent que ces accidents représentent la première cause de décès accidentel en France et un quart est sensibilisé au risque de chute à domicile. 

Les zones les plus dangereuses

Selon les statistiques de cette étude, 60% des chutes se font à l’intérieur. À partir d’un certain âge, certaines pièces, certains endroits d’un logement, deviennent particulièrement inadaptés : escalier (24% des chutes), garage, douche, salle à manger (16% des chutes)… mais quelles en sont les causes ? 

Il y en a principalement deux : glisser sur le sol, qui concerne 44% des seniors, et trébucher, qui touche 38% des personnes âgées. 

Les solutions à mettre en place pour y remédier 

Afin de prévenir ces faux pas, il existe des arrangements simples qui faciliteront les déplacements au sein du foyer : adaptation des revêtements de sols, amélioration de l’éclairage, accessibilité de la circulation dans la maison et ses pièces. Ces changements peu coûteux peuvent être appliqués rapidement. 

Par exemple, 61% des aménagements effectués afin de réduire ces accidents concernent la salle de bain : aménagement de la baignoire, de l’intérieur de la douche et des toilettes, afin de simplifier l’appui et le mouvement. 

Il est important d’informer les seniors et leurs aidants sur ces accidents de la vie courante, afin d’aménager leur foyer grâce à des conseils, pour éviter les chutes au quotidien, pour un vieillissement paisible.

Pour en savoir plus, voici des vidéos de prévention sur ces accidents de la vie courante, malheureusement trop nombreux :

Quelles sont les principales causes d’accidents mortels de la vie courante ?

Attention aux chutes

Le couvre-feu, pas une nouveauté

Emmanuel Macron s’exprimera à 20 h ce soir. Que va-t-il annoncer ? Les rumeurs sur l’imposition d’un couvre-feu dans les grandes villes circulent depuis quelques jours. 

Le couvre-feu, mesure anxiogène, suscite beaucoup de questions et de peurs. La France a-t-elle déjà eu recours à cette mesure drastique ? Alors que sa mise en place semble être la solution pour éviter un reconfinement, quelle leçon peut-on tirer des couvre-feux passés et présents ?

Qu’est-ce qu’un couvre-feu ? 

C’est l’option que possède le gouvernement pour limiter la progression de l’épidémie. Le couvre-feu trouve son origine dès le Moyen-Age. Il rappelle les mauvais souvenirs de la France occupée, de la guerre d’Algérie et autres conflits en tout genre. Le principe ? Contraindre la population à rester chez elle pour empêcher tout rassemblement et toute forme de sédition.

Juridiquement, le couvre-feu est régi par la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 comme une procédure rarissime permettant aux préfets d’agir en cas de violences urbaines. La loi d’urgence sanitaire du 23 mars 2020 permet au ministre chargé de la Santé, Olivier Véran, d’activer « toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population ». 

De quand date le dernier couvre-feu ? 

La France a bel et bien vécu sous le joug du couvre-feu. En octobre 1961, le préfet de police de Paris Maurice Papon annonce un couvre-feu pour les « Français musulmans d’Algérie », terme utilisé pour désigner les Algériens travaillant en métropole. Entre 20h30 et 5h30 du matin, ils ont l’interdiction de circuler dans Paris et sa banlieue. Les tenanciers de cafés algériens doivent impérativement fermer à 19 heures. La mesure ne passe pas et des manifestations grandement réprimées se déroulent à Paris. 

Plus proche de nous, les émeutes dans les banlieues en 2005 ont poussé Jacques Chirac à déclencher l’état d’urgence et par la même à déclarer des couvre-feux dans plusieurs métropoles. Concernant la crise sanitaire actuelle, la mesure n’est pas inédite. Dès le confinement, plusieurs mairies ont en effet mis en place un couvre-feu. En revanche, la mesure n’a jamais été promulguée pour l’ensemble du territoire. 

Presque sept mois de couvre-feu en Guyane

L’exemple de la Guyane donne une idée de la mesure sanitaire et aussi de son efficacité. Au début de la crise, les Guyanais avaient l’obligation de rentrer chez eux à partir de 21h et d’y rester jusqu’à 5h du matin. Le couvre-feu a pu être élargi ou assoupli en se basant sur les données relatives à la pandémie. Sa durée est actuellement réduite, passant de 21h à minuit sur l’ensemble du territoire guyanais. Cette diminution a été permise en se fiant sur l’avancement de la contagion. 

L’Agence Résultat de Santé (ARS) Guyane a publié le 8 octobre dernier, que « les nouvelles hospitalisations en Guyane sont restées stables, les admissions en réanimation sont en baisse.» Marc Del Grande, le préfet de Guyane souhaite malgré tout conserver le couvre-feu. Sur la 1ère, il déclare : « De minuit à 5 heures, franchement pour 95 % de la population cela n’est pas un effort particulier mais cela nous rend beaucoup de services.” Il précise que malgré la forte décrue des patients hospitalisés Covid et des patients en réanimation, il faut continuer les efforts. “Moins nous avons d’accidents de la route, plus notre système hospitalier est stable pour gérer le Covid et être capable de faire face à une éventuelle remontée…» conclut-il. 

Le couvre-feu a prouvé depuis le début de la pandémie sa potentielle efficacité, mais la mesure ne fait pas l’unanimité. Les Parisiens, sûrement les premiers concernés, confiaient déjà leurs inquiétudes et espoirs au micro de Télématin. Rendez-vous à 20 h pour l’interview du Président sur France 2 et TF1. 

Pour rester en sécurité chez vous, regardez notre vidéo sur L’esprit tranquille en confinement. :

Risques professionnels : quelles obligations?

Le code du travail précise les mesures nécessaires à prendre en matière de prévention des risques professionnels pour assurer la sécurité des salariés et protéger leur santé physique et mentale. 9 principes généraux.

L’Article L.4121-2 du code du travail (à consulter sur le site legifrance.gouv.fr) énonce les neuf principes généraux qui doivent servir de fondement à toute démarche de prévention des risques professionnels :

  1. Éviter les risques professionnels : supprimer le danger ou l’exposition au danger.
  2. Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités : L’évaluation des risques professionnels est une étape indispensable pour mesurer et prioriser les actions à mettre en place.
  3. Combattre les risques à la source : La prévention doit être intégrée le plus en amont possible, dès la conception des lieux de travail, des équipements ou des modes opératoires.
  4. Adapter le travail à l’homme : Les postes de travail, les équipements et les méthodes doivent être conçus pour minimiser les effets du travail sur la santé et adaptés aux spécificités individuelles.
  5. Tenir compte de l’état d’évolution de la technique : Les mesures de prévention doivent être adaptées lorsqu’intervient un changement technique ou organisationnel.
  6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui est moins dangereux : Les procédés ou les produits dangereux doivent être abandonnés lorsqu’un même résultat peut être obtenu avec une méthode présentant moins de risques.
  7. Planifier la prévention : La politique de prévention doit être globale et traiter de manière cohérente les aspects techniques, l’organisation et les conditions de travail, les relations sociales et l’environnement.
  8. Donner la priorité aux mesures de protection collective : Les moyens de protection individuels ne doivent être utilisés qu’en complément des protections collectives si celles-ci se révèlent insuffisantes.
  9. Donner les instructions appropriées aux salariés : Les salariés doivent être formés et informés afin de connaître les risques ainsi que les mesures de prévention.

Respect des personnes, transparence et dialogue social

Une démarche de prévention des risques professionnels doit impliquer tous les acteurs concernés et tenir compte des spécificités de l’entreprise. Elle doit être guidée par trois valeurs essentielles : le respect des personnes, la transparence dans la mise en œuvre de la démarche de prévention et le dialogue social. L’entreprise doit élaborer des solutions pragmatiques et adaptées, en privilégiant la maîtrise du risque à la source.

Le contrôle du respect des règles de sécurité dans l’entreprise revient à l’inspection du travail. L’employeur qui manque à son obligation de sécurité engage sa responsabilité civile en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle du salarié.

Enfin, tout salarié qui estime raisonnablement que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé dispose d’un droit d’alerte et de retrait. Aucune sanction ni aucune retenue sur salaire ne pourra être opérée dès lors que le salarié a exercé ce droit de manière légitime.

Prévention des risques : un levier de performance?

Former vos salariés à la sécurité et à la prévention des risques fait partie des mesures essentielles pour améliorer la performance de votre entreprise. Des effets bénéfiques sur la santé des salariés ?

La prévention des risques intègre les différentes composantes d’un levier de performance efficace. Une entreprise innovante, réactive, créative, socialement responsable, qui s’améliore et progresse constamment et durablement est une entreprise performante. Certaines formations sont obligatoires, d’autres recommandées selon votre secteur d’activité. 

La prévention des risques pour réduire les coûts

Les accidents du travail et les maladies professionnelles, représentent chaque année un coût direct important pour les entreprises : 50 millions de journées de travail perdues (l’équivalent de 130 000 postes à temps plein !).

Un accident du travail coûte en moyenne 4500 € à l’entreprise (pour plus de 60 jours d’arrêt). Les coûts indirects sont 4 fois supérieurs aux coûts directs. Ils nuisent fortement à l’entreprise : perte de production, désorganisation du travail, gestion interne de l’accident (secours, enquête, réunions…), maintien du salaire, remplacement, licenciement pour inaptitude… Faire de la prévention pour agir sur ces coûts s’avère donc un investissement gagnant.

La formation à la sécurité au travail est obligatoire

Pour limiter les risques professionnels et respecter la loi, l’employeur doit proposer des formations à la sécurité au travail à ses salariés. Certaines sont obligatoires : sécurité incendie, sauveteur secouriste du travail, utilisation de certains équipements ou engins… Elles peuvent aussi concerner les stagiaires et les intérimaires, en cas de changement de poste ou de nouvelle embauche. L’entreprise doit aussi mettre en œuvre un plan de prévention afin d’évaluer les risques et définir un plan d’actions. L’employeur doit informer ses collaborateurs sur ces risques et les moyens d’y faire face, notamment en les formant à la prévention.

La formation en prévention est un gage de performance pour votre entreprise

La prévention des risques est une démarche qui s’inscrit dans un processus d’amélioration continue. Elle permet à l’entreprise et à ses salariés de s’adapter en permanence à la nouvelle donne sociale, réglementaire ou technique. Au final, c’est la compétitivité de l’entreprise qui s’en trouve renforcée.

En investissant dans la prévention, on limite en effet les coûts directs (indemnisation des victimes) mais aussi indirects (retards, désorganisation, absentéisme, recours à un sous-traitant, etc.) liés au sinistre. En contribuant à la recherche de procédés plus sûrs faisant appel aux technologies les plus récentes, la prévention met en avant des modes de production plus efficaces qui conduisent à des produits de meilleure qualité. En outre, elle place l’humain au cœur du travail, ce qui favorise la motivation des salariés ainsi que le développement du savoir et des compétences. Enfin, elle intègre la pratique de prévision des aléas, d’où une meilleure anticipation des risques toujours plus présents dans le monde mouvant d’aujourd’hui.

OSCAR, le chatbot qui parle des risques professionnels

La start-up française YesWeShare a développé OSCAR, un chatbot social et collaboratif au service de la qualité de vie au travail. Comment fonctionne-t-il ?

Véritable enjeu de performance, la qualité de vie au travail figure au cœur des préoccupations des entreprises. Des start-up sont nées de cette demande et ont créé des applications. La startup YesWeShare a développé OSCAR, le 1er chatbot social et collaboratif au service de la qualité de vie au travail et des transformations.

Collaboration, prévention et sensibilisation

Selon les chiffres avancés par YesWeShare, le mal-être au travail coûte aux entreprises 12 600€ par salarié chaque année. Pour lutter contre le désengagement, la start-up a développé OSCAR, un chatbot qui s’insère dans les environnements de travail existants, tel qu’un intranet ou une messagerie instantanée.

Il entre en action après sollicitation de ses utilisateurs ou pousse de lui-même des contenus que l’entreprise souhaite partager : risques professionnels, pratiques addictives, discrimination, sexisme, etc…

Ces thématiques dépendent des métiers, de la culture d’entreprise, des problématiques rencontrées et surtout des valeurs que l’entreprise veut défendre.

Il peut être utilisé pour créer du lien social dans le cadre de l’organisation d’un déjeuner entre collègues, trouver un partenaire avec qui pratiquer une activité sportive, partager des connaissances dans le cadre des apprentissages de pair à pair, faire appel à l’intelligence collective sur un sujet, solliciter des avis, récolter des idées, ou encore soumettre un questionnaire aux collaborateurs.

Sur son site yesweshare.fr, Oscar propose sa collection de chatbots thématiques pour renforcer votre culture d’entreprise et créer de l’engagement autour de vos valeurs.

Collaboration : Favoriser les interactions sociales et les apprentissages de pair à pair.

Prévention : Chatbots orientés santé au travail : burnout, fatigue oculaire, tabac, alcool.

Sensibilisation : Déconstruction des stéréotypes, pour induire ou renforcer une culture favorable aux diversités.

« Mon Chaperon », copiétonner pour plus de sécurité

« Mon Chaperon » est une application mobile qui permet aux utilisateurs de partager leurs trajets à pied ou en transports en commun pour se déplacer sans crainte.

Dans les transports en commun à une heure tardive ou à pied dans un quartier mal éclairé ou mal fréquenté, être seul n’est jamais rassurant. Être deux dissuade les agresseurs potentiels et réduit votre stress. Calquée sur le modèle du covoiturage, l’application pour smartphone « Mon Chaperon » met en relation les piétons qui ne veulent pas se déplacer seuls et leur permet de trouver quelqu’un pour les accompagner.

Au départ, elle ciblait plutôt les femmes inquiètes de rentrer seules la nuit, mais aujourd’hui l’application s’adresse à tous ceux qui veulent « copiétonner ».

Lancée fin 2016 à Montpellier, « Mon Chaperon » compte 15 000 abonnés dans toute la France.  

Comment fonctionne l’application ?

L’application est gratuite. Il faut créer votre compte et renseigner votre profil. Vous indiquez votre trajet : point de départ, destination, horaire, puis choisissez parmi les résultats de copiétonnage. Vous faites une demande de copiétonnage et attendez une confirmation. Vous pouvez utiliser la messagerie interne pour échanger avec votre copiéton. Point de risque de rencontrer de « grands méchants loups », détaille l’appli : tous les profils des « copiétons » sont sécurisés et modérés et font l’objet d’une description, de notes et d’avis laissés par les utilisateurs.

Un bouton d’urgence pour alerter les proches

Une fonctionnalité intéressante et rassurante permet aux proches de suivre le trajet en temps réel de l’utilisateur sur une carte. Ils sont également prévenus lorsque celui-ci arrive à destination. Plus besoin de coup de fil ou de SMS pour informer de son arrivée (et plus d’angoisse pour l’entourage en cas d’oubli).

L’application propose également la fonction appel d’urgence : un bouton qui permet, en cas de problème, de joindre la police, les pompiers, des proches et tous les chaperons situés à moins de 200 mètres. 

« Mon Chaperon », bon pour l’environnement ?

L’application s’adresse également aux entreprises via sa version « Mon Chaperon Pro ». Elles peuvent proposer à leurs salariés vivant dans un même secteur un service de copiétonnage pour aller au travail le matin ou rentrer le soir avec un collègue. Objectif : transformer un moment obligatoire et répétitif en un temps de convivialité et réduire la production de gaz à effet de serre. Le service est payant pour les entreprises.

Fonction Sûreté, vers un modèle centralisé

Les entreprises doivent s’adapter à quantité de nouveaux risques. Toujours plus centralisée, la fonction sûreté est en pleine transformation et devient maintenant une fonction stratégique au sein des entreprises.

« La sûreté est en pleine mutation » introduit l’étude du cabinet d’audit PwC. Basée sur des enquêtes et entretiens auprès d’une vingtaine d’entreprises dans le monde, aux secteurs d’activités variés, cette étude présente la manière dont les entreprises ont repensé et réorganisé leurs départements sûreté face aux évolutions stratégiques constatées. Alors qu’en 2017 les principales inquiétudes étaient d’ordre économique ou réglementaire, 2018 a marqué un réel changement : le terrorisme est passé de la 12e à la 2e place, les tensions géopolitiques de la 5e à la 3e et le cyber de la 10e à la 4e.

Centralisation, structuration et professionnalisation de la fonction sûreté

La plupart des entreprises interrogées pour l’étude ont apporté des changements dans la structure organisationnelle de leur département sûreté. PwC a identifié trois grandes tendances : « une centralisation, une structuration et une professionnalisation de la fonction ».

Plus de la moitié des entreprises de l’étude organisent une centralisation de leurs dispositifs sûreté, permettant une meilleure remontée d’informations, un meilleur pilotage et une amélioration de la visibilité pour les parties prenantes. 

La professionnalisation de la fonction se remarque par la diversité des profils travaillant au sein des directions sûreté.

Autrefois réduit à la sécurité des bâtiments et des voyageurs, le champ de compétences du Directeur Sûreté s’est élargi aux activités de sécurité de l’information, de la gestion de crise et de la continuité d’activité. Désormais, des experts en gestion de crise, en intelligence économique composent l’équipe sûreté. On constate également un rapprochement entre les départements sûreté et cyber-sécurité, auparavant très cloisonnés.

Enfin, le statut du Directeur Sûreté s’est crédibilisé et légitimé au sein des entreprises par son rattachement auprès d’un membre du comité exécutif. Le directeur de la sécurité est désormais un acteur à part entière de la stratégie d’entreprise.

Une caméra de vidéosurveillance intelligente?

Pour lutter contre le vol à l’étalage, la start-up japonaise Earth Eyes Corp a mis au point une caméra de vidéosurveillance intelligente, capable de traquer automatiquement les voleurs, avant même le passage à l’acte.

Il faut croire que notre corps trahit nos intentions. Développé depuis plus de trois ans par le géant japonais de télécom NTT East et la start-up Earth Eyes Corp, le dispositif AI Guardman, un système de caméra de surveillance combinée à une intelligence artificielle, analyse le langage corporel pour repérer les voleurs à l’étalage.

Une IA qui traque les voleurs

Mis au point par l’université Carnegie Mellon située à Pittsburgh, aux États-Unis, ce logiciel open source fonctionne selon une méthodologie simple. Les caméras de surveillance scrutent les entrées et les sorties des clients ainsi que les rayons. De son côté, l’IA compare les différents comportements avec une base de données qui regroupe les profils courants et les attitudes des voleurs, telles que regarder autour de soi, chercher l’emplacement des caméras et repérer les angles morts. Dès qu’un comportement douteux est identifié, la caméra envoie une alerte accompagnée d’une photo du suspect sur le smartphone du vendeur, ce qui lui permet d’agir rapidement.

Bien sûr, ce système a des limites. NTT East a admis que le dispositif commettait plusieurs « erreurs courantes ».

Les clients indécis qui prennent un article, le replacent en rayon puis le prennent à nouveau, ou bien les vendeurs qui réapprovisionnent les rayons sont souvent signalés comme suspects. La société n’a publié aucune statistique sur le taux d’erreur du logiciel. Un taux de toute façon difficile à estimer puisque l’intention réelle du client peut rester inconnue. Le vendeur peut avoir un effet dissuasif juste en allant proposer son aide au client repéré par AI Guardman.

Une baisse de 40% des vols à l’étalage

Selon le site japonais IT Media, les vols à l’étalage auraient diminué de 40%. Mais aucune vérification indépendante n’a été réalisée. Un porte-parole de NTT East a, quant à lui, annoncé un prix initial à près de 2 150 dollars pour la caméra, auxquels il faudra ajouter un abonnement mensuel de 40 dollars pour les services Cloud. L’opérateur télécom espère vendre sa solution à 10 000 boutiques.