Sécurité routière : un nouveau pare-soleil plus efficace

Parmi les lauréats du Prix innovation de la sécurité routière 2021, on trouve le pare-soleil intelligent de Bosch. 

Déjà vainqueur du “Best of Innovation” Award au CES de Las Vegas en 2020, le pare-soleil intelligent de Bosch a remporté cette semaine le Prix innovation de la sécurité routière 2021. On vous explique pourquoi.

Aveuglement au volant, mort au tournant

Rouler avec le soleil dans les yeux est dangereux, on le sait, c’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des pare-soleils. Mais ils ne sont pas toujours efficaces, on le constate malheureusement trop souvent, comme lors de cette triste histoire datant d’octobre 2019. Trop grands, trop petits, trop opaques, mal situés selon l’angle des rayons… les pare-soleils perturbent également l’attention du conducteur qui doit régulièrement les remettre en place. Et comme on ne peut pas atténuer la luminosité du soleil, la solution est à chercher du côté des pare-soleils.

Un pare-soleil intelligent

Le pare-soleil de Bosch est composé d’un écran intelligent suspendu devant le conducteur et d’une caméra qui scanne en permanence son visage pendant qu’il conduit et en identifie les différentes zones, telles que les yeux notamment. Grâce à une intelligence artificielle, l’écran s’obscurcit juste ce qu’il faut par endroits afin que les yeux soient toujours dans l’ombre et protégés du soleil, tout en assurant une visibilité optimale sur la route. 

Retrouvez plus d’informations sur le pare-soleil Bosch Virtual Visor ici

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Sécurité routière : les bandes réfléchissantes intelligentes 3M

La société 3M est lauréate du Prix innovation sécurité routière 2021 pour ses bandes de signalisation très performantes.

Parmi les lauréats du Prix innovation sécurité routière 2021, on retrouve la société 3M qui a conçu des bandes de signalisation au sol à la visibilité grandement améliorée.

Les limites du marquage au sol

Quand il pleut, le risque d’accident de la route est 2 fois plus élevé. La nuit, ce risque est 7 fois plus élevé que lorsqu’on conduit en journée par temps clair. Dans les 2 cas, le marquage au sol est moins visible et augmente le danger de la route. Changements de voies involontaires, possibilité de rouler à contresens sans s’en apercevoir, dépassements interdits… les erreurs conduisant à des drames se multiplient si l’on n’aperçoit plus la signalisation au sol.

L’innovation des bandes 3M

Les marquages au sol classiques sont composés de billes de verre qui assurent la rétroréflexion de la lumière. Seulement, ces billes sont surtout efficaces par temps sec. Pour pallier le manque de visibilité des marquages au sol par temps de pluie, de jour comme de nuit, le site AM nous apprend que la société 3M y intègre des éléments optiques maison à indice de réfraction élevé, qui assurent une bien meilleure visibilité. Eclairés par les feux des véhicules, les bandes 3M Stamark deviennent lumineuses et visibles dans toutes les conditions météorologiques.

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Fatigue au volant : quels sont les risques?

Sur autoroute, la fatigue au volant est responsable d’un accident mortel sur trois. Pourquoi les usagers de la route ont-ils du mal à évaluer ce risque et ses conséquences ?

Sur l’autoroute, de nombreux accidents commencent par un bâillement. La fatigue au volant est tout aussi dangereuse que l’alcool (17 heures de veille active équivalent à 0,5g d’alcool dans le sang), mais ce problème est sous-estimé. Après 2 heures de conduite, le temps de réaction d’un conducteur est au mieux de 2 secondes (le temps de réaction normal est de 1 seconde). Sur un trajet entre Paris et Nice, le temps cumulé de phases de micro-sommeil s’élève à 11 minutes. Effrayant, non ?

Fatigue ou somnolence : quelle différence ? 

La fatigue, c’est la difficulté à rester concentré. Ses signes annonciateurs sont le picotement des yeux, le raidissement de la nuque, les douleurs de dos et le regard qui se fixe. Une seule solution : faire une pause au moins toutes les 2 heures.

La somnolence, c’est la difficulté à rester éveillé, avec le risque d’endormissement, quelle que soit la longueur du trajet. Elle se manifeste par des bâillements et des paupières lourdes. En outre, la somnolence entraîne des périodes de « micro-sommeil » (de 1 à 4 secondes) pouvant être extrêmement dangereuses pour la sécurité de tous. La pause ne suffit plus, la solution la plus efficace pour restaurer sa vigilance : s’arrêter dans un endroit sécurisé pour se reposer au moins un quart d’heure.

Comment éviter la fatigue au volant ? 

Avant de prendre la route des vacances ou d’effectuer un long trajet, il convient de dormir correctement de manière à ne pas constituer une dette de sommeil.

Il est ainsi préférable de prendre la route après une nuit d’un sommeil réparateur et ne pas se lever à une heure inhabituelle.

De même, il est déconseillé de partir après une journée de travail sans s’être reposé.

Pendant la pause, faites quelques mouvements pour détendre vos muscles engourdis. Marchez 5 minutes ou faites au moins 2 fois le tour de votre véhicule, et respirez profondément plusieurs fois en inspirant par le nez et en expirant par la bouche.

Quelles sont les pratiques à bannir ?

Conduire au-dessus des limitations de vitesse. Une vitesse excessive induit une fatigue supplémentaire, car la vitesse oblige le cerveau à traiter un plus grand nombre d’informations en un minimum de temps, la vision devant alors s’adapter en permanence.

Prendre la route après avoir consommé des médicaments. En effet, la somnolence fait partie des effets secondaires de nombreux médicaments. En France, plus d’un tiers des médicaments commercialisés sont munis d’un pictogramme mentionnant leur dangerosité potentielle en matière de conduite.

Un repas trop riche : un repas trop lourd, surtout s’il est agrémenté d’un peu de vin, entraîne une période de digestion propice à l’endormissement. Le début de l’après-midi est une période à risque.

Aération : une mauvaise aération de l’habitacle peut aggraver votre état de fatigue. C’est également le cas d’un excès de chauffage ou de climatisation. Veillez toujours à n’avoir ni trop chaud ni trop froid.

Connaissez-vous les infractions à vélo?

Feu rouge, stop, circulation en sens interdit, oreillettes… ces infractions peuvent vous coûter très cher.

135 euros d’amende pour avoir utilisé des écouteurs sur son vélo. C’est la mésaventure qu’a vécue le premier adjoint de la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire (PS), le printemps dernier. « Je viens de prendre une amende de 135€ pour port d’oreillette sur un vélo. Je l’ignorais, j’ai compris maintenant », a-t-il raconté sur Twitter. Une infraction méconnue parmi tant d’autres… Même si le Code de la route n’a pas été spécialement conçu pour la pratique du vélo, les cyclistes sont soumis aux mêmes règles que les autres usagers de la route. Et la police est de moins en moins tolérante car le nombre d’accidents impliquant des bicyclettes augmente chaque année.

Que risque-t-on en commettant des infractions à vélo ?

En cas d’infraction commise à vélo, vous ne risquez pas de retrait de points sur votre permis si vous avez le permis de conduire. Toutefois, si vous commettez une infraction grave, le juge peut vous interdire de conduire tout véhicule à moteur, y compris une voiture sans permis, pendant 5 ans au plus. En cas de conduite en état d’ivresse ou de mise en danger de la vie d’autrui, notamment. 

Amendes de 22 à 135 euros

Commettre une infraction à vélo est sanctionné par une amende. Par exemple, si vous conduisez tout en téléphonant, il vous en coûtera 90 euros. Circuler à vélo de nuit sans gilet de haute visibilité vous expose à une amende de 22 euros. Si votre dispositif de freinage n’est pas conforme, ce sera 45 euros.

La liste des infractions est longue
  • rouler dans une voie de bus quand la réglementation ne le permet pas 
  • ne pas laisser un bus quitter son arrêt 
  • changer de voie dans un embouteillage pour avancer plus vite 
  • ne pas respecter la signalisation au sol 
  • ne pas contrôler sa vitesse 
  • franchir une ligne blanche 
  • ne pas rester sur sa droite en conduite normale 
  • ne pas rouler sur une piste cyclable obligatoire ou ne pas rouler à allure réduite dans une zone piétonne 
  • se faire tirer par un autre vélo ou tout autre véhicule 
  • rouler à plus de deux de front sur la chaussée

Y a-t-il des équipements obligatoires ?

Le port du casque n’est pas obligatoire pour les cyclistes adultes. En revanche, cette obligation s’applique pour « les enfants de moins de 12 ans, qu’ils soient conducteurs ou passagers », précise le Code de la route. Une amende de 135 € pourra alors s’appliquer à l’adulte qui accompagne ou transporte un enfant sans casque. Votre vélo doit être en bon état et comporter obligatoirement une sonnette, des freins à l’avant et à l’arrière. Pareil pour les feux : un à l’avant blanc et un à l’arrière rouge. Sans oublier les réflecteurs (catadioptres) orange sur le côté.

Conduire sur la neige en toute sécurité, quel équipement?

Vous prenez la route cet hiver ? Consultez les prévisions météorologiques et vérifiez l’état du réseau routier afin d’équiper votre véhicule et d’adopter la bonne conduite.

Pour rouler sereinement sur la neige, préparer son trajet est essentiel. Consultez les prévisions de Météo France et connectez-vous sur le site d’informations routières mis en place par le ministère chargé des transports : Bison Futé. Ce site prévoit un bulletin spécial « routes en hiver » de mi-novembre à mi-mars avec une mise à jour en temps réel. Il vous donne un aperçu du trafic et de l’état du réseau routier national, des informations sur les routes bloquées ou interdites et des itinéraires conseillés selon l’état des routes en hiver. Une mine d’informations essentielles avant de prendre la route, surtout en cas de neige. 

Quel équipement neige spécifique pour votre voiture en hiver ?

Une première option est de monter des chaînes sur les pneus de votre véhicule. Elles doivent être installées au moins sur ses 2 roues motrices. 50 km/h : c’est la vitesse maximale autorisée si vous équipez vos pneus de chaînes.

Si vous habitez une région froide ou montagneuse, il est conseillé de s’équiper de pneus hiver dès que le thermomètre passe en moyenne au-dessous de 7 degrés.

Ces pneus présentent une meilleure adhérence que des modèles classiques. Dans ce cas, ce sont les 4 pneus de la voiture qui doivent être remplacés.

Les pneus cloutés ou à crampons sont une troisième alternative. Attention, ces pneus ne peuvent être utilisés que durant la période hivernale, entre la mi-octobre et la mi-mars en moyenne.

Quel « kit de survie » emporter si vous empruntez une route enneigée ?

Vous prendrez la route sereinement en ayant avec vous les bons équipements auto, mais aussi un « kit de survie » bien pensé en cas de conduite sur la neige. Il peut comprendre : le kit sécurité routière règlementaire comprenant le gilet haute visibilité et le triangle de signalisation ; les chaines à neige et/ou tout équipement spécifique pour vos pneus ; les produits dégivrants type lave-glace antigel, une raclette et un chiffon.

Complétez-le avec : des vêtements chauds et une couverture de survie au cas où vous seriez bloqués plusieurs heures ; une lampe de poche ; de l’eau en quantité suffisante et de la nourriture non périssable.