Endométriose, un moyen pour la prévenir?

 L’endométriose touche près de 12% des femmes. Un fardeau vecteur d’infertilité et de fortes douleurs pendant les règles ou les rapports sexuels. MyEndo’App propose test de dépistage et carnet de suivi.

Née des recherches des gynécologues-obstétriciens Jean-Philippe Estrade et Charles Chapron, de Raymond Auphan, ingénieur des Mines, et de Benjamin Richier, spécialiste de la communication, l’application MyEndo’App a pour but de mieux diagnostiquer l’endométriose via un dépistage rapide pour lutter de manière plus efficace contre la maladie.

En France 2 à 4 millions de femmes en souffrent. Une maladie liée au développement du tissu endométrial en dehors de l’utérus qui peut alors toucher d’autres organes alentours comme les ovaires, le rectum, la vessie ou le vagin. Il peut s’écouler 10 ans entre l’évocation des premiers symptômes par une patiente et l’établissement d’un diagnostic. 

L’app, lancée en 2019, fonctionne grâce à « un algorithme testé sur 2 500 patientes et fiable à 88% », ajoute le gynécologue-obstétricien Jean-Philippe Estrade. Elle vise à participer à « faire avancer la recherche clinique » sur l’endométriose.

Diagnostic numérique et suivi aux malades

En répondant à quelques questions, les utilisatrices peuvent déterminer leur degré de risque d’être atteintes d’endométriose en fonction des symptômes ressentis.

En cas de risque élevé, des examens sont recommandés et l’application les oriente vers différents spécialistes pour une prise en charge médicale plus poussée.

Par la suite, l’application accompagne les utilisatrices grâce à une fonctionnalité leur permettant de gérer leur dossier de santé de manière intuitive en archivant, par exemple, leurs résultats d’imageries, les compte-rendus opératoires, les bilans biologiques. Le médecin traitant pourra consulter et suivre les informations relatives à sa patiente en temps réel.  Le suivi des malades sera plus simple et plus efficace.

Disponible sur Google Play (Android) et l’AppStore (Apple), l’application coûte 9,99 euros.

Cancer du sein : l’accès au Trodelvy élargi

Chaque année en France, plus de 50 000 cas de cancers du sein sont diagnostiqués. Environ 15% d’entre eux sont des cancers du sein triple négatifs, résistants aux thérapies habituelles. 

Depuis le 1er novembre 2021, un nouveau traitement contre le cancer du sein triple négatif est disponible en France. Son nom ? Le Trodelvy. Sa promesse ? Allonger la durée de vie des femmes qui souffrent de cette maladie.

Qu’est-ce qu’un cancer du sein triple négatif ?

Ce cancer constitue un groupe de tumeurs, qui sont caractérisées par l’absence de récepteurs hormonaux (œstrogènes et progestérone) et de la protéine HER2 à la surface des cellules cancéreuses, susceptible de répondre à une thérapie ciblée existante. Les risques de récidives sont donc élevés : 30% dans les trois ans qui suivent le diagnostic.

Qui peut bénéficier du Trodelvy ?

Jusqu’au 1er novembre, seuls de rares cas avaient droit à Trodelvy. Dorénavant, l’accès à ce médicament est élargi. Pour bénéficier du Trodelvy, les patientes doivent déjà avoir développé des métastases (cellules cancéreuses qui se répandent dans une autre partie du corps) et subi deux échecs de chimiothérapie. Jusqu’ici, pour venir à bout de cette forme agressive de la maladie, les solutions de traitements proposées étaient rares et peu efficaces d’après la Haute Autorité de Santé (HAS). 

L’espoir d’un nouveau traitement 

“La France a été le premier pays européen à pouvoir en faire bénéficier quelques patientes en attendant que la production soit plus importante; je peux vous confirmer qu’il sera autorisé en accès précoce et disponible en France à compter du 1er novembre 2021”, avait annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, le 5 octobre dernier. 

Mis au point par le laboratoire américain Gilead, ce traitement de pointe est désormais accessible pour les 9000 patientes françaises atteintes de ce cancer très agressif, qui représente 15% des cancers du sein aujourd’hui. Désormais, allonger sa durée de vie grâce au Trodelvy est un espoir concret et très attendu par de nombreuses associations de lutte contre le cancer du sein.

Pour savoir comment dépister le cancer, vous pouvez regarder notre vidéo.

Accès à plus de soins sans ordonnance : voici ce qui va changer en 2022

En 2022, la prise en charge des soins évolue, davantage d’actes seront intégralement remboursés et des prescriptions seront simplifiées.

Ce vendredi 22 octobre 2021, les députés ont validé le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022. Voici ce qui va changer.

La prescription de lunettes par les orthoptistes 

Malgré de nombreuses oppositions, le gouvernement a choisi de voter en faveur des orthoptistes pour la nouvelle année. Désormais, il leur sera possible de prescrire des lunettes sans avoir à prendre de consultation chez un ophtalmologue. Mais si les parlementaires y voient une aubaine pour faciliter l’accès aux soins visuels, les ophtalmologues eux, ne sont pas du même avis. Pour cause, ils y voient une façon de “dégrader la qualité des soins.” Depuis l’annonce de cette mesure et jusqu’au 31 octobre, les ophtalmologues sont en grève. Toutefois, ces prescriptions seront mises en place uniquement pour les personnes âgées de 16 à 42 ans, qui pourront donc se faire prescrire des lunettes chez les orthoptistes. Les personnes hors de cette tranche d’âge devront se rendre chez un ophtalmologiste. 

La prise en charge de la contraception pour les femmes de 18 à 25 ans 

Dès le 1er janvier prochain, ce seront trois millions de jeunes femmes qui seront concernées par cette nouvelle mesure. Aujourd’hui la pilule est gratuite pour les mineures, mais certaines jeunes femmes préfèrent renoncer à la contraception pour raisons financières une fois majeures. En effet, l’Assurance maladie ne rembourse plus que 65% du prix des dispositifs de contraception. En 2022, elle prendra en charge à 100% et en tiers payant une consultation par an avec un médecin ou une sage-femme. Le coût de ce dispositif devrait être de 21 millions d’euros. 

Accès direct aux kinésithérapeuthes et aux orthophonistes 

D’après les parlementaires, “dans de nombreux territoires, il est beaucoup plus difficile d’avoir accès à un médecin qu’à un professionnel paramédical”. Désormais, il sera possible de prendre rendez-vous chez le kinésithérapeuthe ou chez l’orthophoniste sans l’ordonnance d’un médecin, à condition que le spécialiste paramédical exerce au sein d’une structure de soins coordonnés (un centre de santé, ou une maison médicale par exemple) 

Cette mise en place sera d’abord pratiquée pendant 3 ans dans 6 départements, qui n’ont pas encore été dévoilés. Si l’expérience est jugée concluante, ce système sera étendu à tout le territoire.

Le remboursement de séances chez le psychologue 

Une nouvelle mesure par l’Assurance maladie est également mise en place, celle de la prise en charge de huit séances par an chez le psychologue dès le début de l’année 2022.

Un point important dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, la santé mentale des Français étant devenue un sujet pris très au sérieux suite au confinement. En effet, les troubles dépressifs ont augmenté de 28% en un an. En présentant son plan qui aborde la santé mentale, Emmanuel Macron prévoit également la création de plusieurs postes dans des centres médico-psychologiques en France. 

VIH : Dépistage gratuit et sans ordonnance 

La crise sanitaire a également eu un impact fort sur d’autres maladies, et parmi elles, on compte le VIH. En effet, le nombre de dépistage a chuté de 15%. Les parlementaires ont donc décidé de remédier à ce problème, en impliquant le dépistage gratuit et sans ordonnance à partir du 1er janvier 2022. Le coût actuel d’un test de dépistage du VIH varie entre 17 et 25 euros. 

Le congé proche aidant élargi 

Le congé dédié aux proches aidants va être élargi et mieux indemnisé. Une mise en place qui avantagera les personnes soutenant un proche en situation de handicap, malade, ou âgé. Depuis la mise en place de ce congé il y a un an, moins de 5 000 personnes en profitent alors que 15 900 demandes ont été déposées. Mais la plupart n’ont pas été autorisées car les personnes ne remplissaient pas les critères d’attribution. Actuellement le montant de l’indemnité est de 43 euros par jour pour une personne aidante en couple, et de 52 euros pour une personne isolée. Les demandes ont été revalorisées au niveau du Smic et s’élèveront à 58 euros net à partir du 1er janvier 2022. 

Syndrome pied-main-bouche, réservé aux enfants ?

Son nom peut faire penser à une technique martiale ou à une position sexuelle (si si), le syndrome pied-main-bouche dont on entend beaucoup parler en ce moment est pourtant très loin de ces considérations. On vous explique tout.

Votre enfant présente des petits boutons rouges sur les mains, les pieds et la bouche ? Il se peut qu’il ait contracté une maladie au nom très évocateur : le syndrome pieds-mains-bouche. Cette infection cutanée est fréquente chez les enfants, mais sont-ils les seuls à être touchés ? De 6 mois à 4 ans, les jeunes enfants ont certes plus de risques d’être touchés, mais les adultes sont également concernés ! 

D’où vient le syndrome pied-main-bouche ? 

Ce syndrome survient généralement au printemps, en été ou au début de l’automne dans des zones de climat tempéré, comme par exemple en France. 

Comment s’attrape le syndrome pied-main-bouche ? 

Le virus peut se propager par contact direct ou indirect : après la manipulation d’objets souillés qui sont ensuite portés à la bouche, suite à une sécrétion rhinopharyngée (du nez jusqu’à la gorge), de gouttelettes de salive qui se projettent dans l’air par une personne malade mais aussi via des objets contaminés par les selles. Comme l’infection peut être causée par différents virus, il est possible d’en être affecté plusieurs fois. 

Quels sont les symptômes du syndrome pied-main-bouche ? 

Fièvre, maux de gorge et petits boutons rouges sur les mains, les pieds, et la bouche font partie des principaux symptômes de ce virus. On constate également une perte de l’appétit, des douleurs abdominales, des diarrhées, des sortes de cloques appelées papules autour de la langue, des gencives et à l’intérieur des joues. 

Combien de temps reste le virus ? 

C’est lors de la première semaine que l’infection pieds-mains-bouche devient particulièrement contagieuse. Une fois dans l’organisme, le virus se propage dans la bouche, la gorge puis dans le tube digestif. L’infection ne peut pas se diffuser en direction du cerveau et des poumons si l’on a un système immunitaire qui fonctionne normalement. Ce n’est qu’entre quatre semaines et quatre mois après le début de l’infection que le virus sera entièrement éliminé de votre organisme. 

Quel traitement pour le syndrome pied-main-bouche? 

Cette maladie courante et bénigne est sans gravité pour la personne malade. Ainsi, pour pouvoir la traiter efficacement, il faut attendre que ça passe et que les cloques sèchent. 

Il est surtout recommandé de bien s’hydrater et, si la fièvre et les maux de ventre persistent, n’hésitez pas à consulter rapidement.

Et voici le protocole sanitaire de la rentrée 2021 !

Dans une semaine, les enfants reprennent le chemin de l’école. Et pour la deuxième année consécutive, la rentrée doit s’adapter à la pandémie de Covid-19, le gouvernement a dévoilé son protocole sanitaire.

Vaccination, pass sanitaire, distanciation sociale, ventilation des classes… le protocole sanitaire de la rentrée des classes n’élude aucun sujet et prévoit des solutions adaptées à 4 niveaux d’épidémie. La rentrée aura lieu le jeudi 2 septembre, sauf en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin, Saint-Barthélémy et dans la partie de la Guyane classée en zone rouge où l’année scolaire commencera le 13 septembre. Comme le protocole sanitaire est très complet, on ne peut pas tout vous résumer ici. Vici donc le lien pour accéder au protocole sanitaire sur le site du gouvernement.

Et le lien pour télécharger une infographie résumant les grands principes de ce protocole sanitaire. On vous conseille de l’imprimer et de l’afficher chez vous pour l’avoir facilement sous les yeux.

Les niveaux

C’est la base de tout. Le risque épidémique est catégorisé en 4 niveaux 1-2-3-4 associés aux couleurs suivantes : vert-jaune-orange-rouge. En fonction du niveau dans lequel vous vous trouvez, les mesures sanitaires appliquées dans les écoles ne sont pas les mêmes. Par exemple, au niveau 4/rouge, les activités physiques sont suspendues en intérieur. Pour l’heure, la rentrée en France métropolitaine se fait au niveau 2/jaune.

La situation sanitaire

Ce jeudi 26 août, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a donné une conférence de presse pour aborder les grands sujets ayant trait à l’école cette année. Concernant la partie sanitaire, il a précisé que la rentrée 2021 était plus compliquée que celle de 2020 à cause d’un nombre supérieur de contaminations chez les enfants.

Le pass sanitaire

Quant au pass sanitaire, le ministre ne souhaite pas l’imposer aux enseignants malgré leur proximité quotidienne avec des dizaines d’élèves, il avait déclaré au JDD opter pour “une logique de confiance et de proximité”. Il a annoncé que le taux de vaccination des enseignants était très élevé, 89% d’entre eux avec un schéma vaccinal complet très bientôt, ceci explique certainement cela.

La vaccination

Concernant le vaccin, des campagnes de vaccination seront organisées dans les collèges et lycées pour permettre un accès plus simple aux élèves qui souhaitent être vaccinés.

Covid-19 : le vaccin bat le rappel

La vaccination contre le Covid-19, c’est pas fini ! La Haute Autorité de Santé a dévoilé ce mardi 24 août ses préconisations concernant un rappel du vaccin.

Devant la virulence du variant Delta et après avoir analysé de nombreuses données épidémiologiques, la Haute Autorité de Santé (HAS) met à jour ses conseils de vaccination contre le Covid-19 et recommande à une partie de la population de faire un rappel.

Qui est concerné par le rappel ?

Le 12 août dernier, le gouvernement a décidé l’organisation d’une campagne de rappel à partir de mi-septembre pour les personnes les plus fragiles, soit “les résidents des Ehpad et des unités de soins de longue durée (USLD), les personnes de plus de 80 ans vivant à leur domicile, celles qui présentent un très haut risque de forme grave de Covid 19, et les personnes immunodéprimées.” Ce 24 août, la HAS a publié sur son site ses recommandations de rappel pour une population plus élargie. La HAS “propose une dose de rappel avec un vaccin à ARNm pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes présentant des comorbidités qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19”. Ce rappel devra se faire avec un vaccin à ARNm au moins 6 mois après avoir reçu un schéma vaccinal complet. Pour simplifier les démarches de santé de ces patients, la HAS recommande d’organiser l’inoculation du rappel en même temps que celle du vaccin contre la grippe, maladie qui présente également des risques graves pour cette population fragile.

Et pour les autres ?

Pour le reste de la population, “la HAS considère qu’il n’y pas, à ce jour, de donnée en faveur de l’administration systématique d’une dose de rappel au-delà des personnes ciblées par les annonces gouvernementales et par son avis“ mais précise que cette situation est amenée à évoluer dans le futur en fonction des nouvelles données sur l’épidémie.

Enfin un vaccin contre le sida ?

Les essais cliniques d’un vaccin contre le sida, développé avec la technologie de l’ARN Messager de Moderna, ont débuté le 19 août.

On se souviendra du Covid comme d’une période étrange, quasi-irréelle, durant laquelle le monde a suspendu sa marche, les promesses d’un futur plus responsable et solidaire ont été faites et les relations sociales ont été bouleversées. Entre autres. Mais l’on s’en souviendra peut-être également comme du drame qui a permis de trouver la solution à d’autres maladies terribles, comme celle face à laquelle l’humanité est impuissante depuis 40 ans : le sida. En effet, les avancées colossales réalisées sur les vaccins à ARN Messager ouvrent aux chercheurs de nouvelles approches pour lutter contre la reproduction du VIH, le virus responsable du sida. L’institut américain Scripps s’est associé à Moderna pour développer un vaccin dont la première phase d’essais cliniques a déjà débuté.

Où en est la lutte contre le sida ?

Le sida est provoqué par le VIH. Actuellement, il n’existe pas de vaccin contre le VIH et on n’en guérit pas. Seuls deux patients, ayant bénéficié d’une greffe de moelle osseuse dans des conditions particulières, ont connu une rémission. Mais le protocole médical déployé pour atteindre ce résultat étant trop lourd, il ne faut pas compter sur cette méthode pour éradiquer la maladie. Un troisième patient a été présenté comme étant guéri du sida après plusieurs années d’un traitement expérimental. Ce traitement nécessite des études supplémentaires pour être validé. Pour l’instant, si on est infecté par le VIH, le patient doit prendre un traitement à vie pour stabiliser son état de santé et ne pas atteindre le stade du sida. 

Comment marche le vaccin contre le sida ? 

Comme on peut le lire sur le site de France Info, le prototype de vaccin développé par Scripps et Moderna fonctionne avec de l’ARN Messager. C’est-à-dire que le code génétique d’un élément du VIH est injecté dans l’organisme du patient afin que ce dernier fabrique lui-même cet élément dans le but de déclencher la réponse immunitaire. Ici, comme l’explique Futura-Sciences.com, l’ARN Messager de deux protéines va être inoculé : “Le premier code pour eOD-GT8 60mer, une protéine d’enveloppe déjà identifiée comme étant la cible d’anticorps neutralisants. Le second code pour une autre protéine constitutive de l’enveloppe, Core-g28v2 60mer.” 

Quel avenir pour le vaccin contre le sida ?

56 patients ont reçu une dose de ce vaccin, les résultats de la première phase d’essais cliniques sont attendus pour 2023. Viendront ensuite les phases 2 et 3 avant de pouvoir lancer véritablement le vaccin. Les scientifiques estiment que ce moment devrait arriver dans une dizaine d’années. En attendant, il faut continuer de se protéger.

Réchauffement climatique et maladies professionnelles

Le mois de juillet 2021 a été le plus chaud jamais enregistré sur Terre. Et la tendance n’est pas à la baisse, bien au contraire. La chaleur devient un risque sanitaire à prendre en compte, notamment au travail.

Si la France a connu un été 2021 plus que maussade, ce n’est pas le cas du reste de l’Europe qui a affronté des températures caniculaires. L’exception climatique française n’est pas vouée à durer, elle devrait bien rester une exception. Le dernier rapport du GIEC nous informe que les températures vont continuer de grimper dans les prochaines années, davantage même que ce que les précédentes prévisions avaient estimé. Et nous sommes amenées à connaître des températures inédites chez nous, mais auxquelles certaines régions du monde font déjà face. Il pourrait donc être pertinent de regarder ce qui se fait ailleurs pour lutter contre le stress climatique au travail.

Qui sont les travailleurs victimes du réchauffement climatiques ?

Un article du Guardian (en anglais) repris par Le Courrier International (réservé aux abonnés), nous donne des exemples de mortalité élevée chez des travailleurs dans des pays exposés à de très fortes chaleurs comme le Bangladesh, le Qatar, le Vietnam, Singapour, le Cambodge et le Nicaragua. Dans ce dernier pays, on s’intéresse à l’histoire de William Martinez, qui travaillait dans une plantation de canne à sucre. William Martinez a vu sa santé se détériorer et, dans une plantation voisine, les travailleurs ont commencé à souffrir d’insuffisance rénale. Une maladie qui avait coûté la vie au père et à l’oncle de William Martinez. 

Comment prévenir les maladies professionnelles dues au réchauffement climatique ?

Aujourd’hui, William Martinez est “chercheur spécialisé dans la santé et la sécurité au travail” et essaie de trouver une solution à ce problème qui touche les travailleurs les plus précaires, comme les agriculteurs et les ouvriers dans des usines qui ne peuvent pas être correctement ventilées et qui sont soumis à objectifs de rendement très élevés, ne leur permettant pas de prendre assez de pauses.  Avec “La Isla Network, un réseau de scientifiques qui s’emploie à protéger les travailleurs des effets les plus délétères de la crise climatique”, William Martinez mène une expérience dans la sucrerie qui l’avait employé. Il fournit de l’eau et des pauses régulières à l’ombre aux travailleurs. Résultat : les cas de lésions rénales ont diminué.

Et en France ?

En France, le code du travail oblige les employeurs à faire attention à la santé de leurs employés, mais on voit régulièrement des cas d’ouvriers qui négligent leur santé, éreintés par des cadences trop lourdes. Si la chaleur n’est pas encore un problème, elle va très certainement le devenir dans les prochaines années et s’ajouter aux maladies professionnelles déjà existantes. Pour certaines catégories de travailleurs, il serait donc peut-être déjà temps de réfléchir aux mesures de prévention et revoir l’organisation du travail.

Pour savoir comment réagir en cas de coup de chaleur, vous pouvez regarder notre vidéo.

Miels aphrodisiaques, attention!

Depuis quelques mois, on trouve sur internet des miels aux vertus soi disant aphrodisiaques. Mais attention, ils représentent des risques pour la santé.

Si vous comptiez profiter d’un miel aphrodisiaque pour passer votre été à tartiner, oubliez. Dans un communiqué commun, La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) mettent en garde les consommateurs contre ces miels illégaux et dangereux pour la santé.

Un miel aphrodisiaque, qu’est-ce que c’est ?

Ils sont illégaux en France et circulent pourtant sur internet, les miels et confitures des marques Black Horse Honey et Jaguar Power sont composés d’ingrédients nocifs pour la santé. Alors qu’ils prétendent n’être composés que de produits naturels, les analyses menées par la DGCCRF et la DGDDI montrent en réalité qu’ils contiennent des “substances actives médicamenteuses non mentionnées sur les étiquetages telles que le sildénafil ou letadalafil” qui agissent contre la dysfonction érectile et que l’on retrouve notamment dans la composition du viagra. Ces substances ne sont pas indiquées dans l’étiquetage des produits.

Quels sont les risques des miels aphrodisiaques ?

Le sildénafil et le tadalafil sont des vasodilatateurs, des produits qui dilatent les vaisseaux sanguins. En localisant l’effet au niveau du pénis, ils aident simplement à avoir ou maintenir une érection quand le patient ressent un désir sexuel. Ces substances ne sont pas à prendre à la légère, sans l’avis d’un médecin. Les vasodilatateurs sont déconseillés aux personnes souffrant de pathologies cardiaques. Leur consommation entraîner des effets indésirables graves, les centres antipoison ont d’ailleurs déjà répertorié “des convulsions répétées, des hémorragies d’origine pulmonaire, des œdèmes cérébraux, ou des insuffisances rénales aiguës majeures ayant, pour certains, entrainé des hospitalisations”. Le communiqué conseille de consulter son médecin ou de se rendre aux urgences en cas d’effets indésirables.

Pour savoir comment intervenir lors de malaises cardiaques, regardez nos vidéos sur le risque cardiaque.

Le bruit, combien ça coûte ?

Une étude vient de chiffrer le “coût social” du bruit en France et il est très élevé. On vous explique à quoi cela correspond.

Comme l’indique L’Express, Le Conseil National du bruit et l’Ademe (Agence de la transition écologique) ont publié ce jeudi 22 juillet leur étude sur le coût social du bruit en France, qu’ils évaluent à 155,7 milliards d’euros par an.

Le “coût social” du bruit, qu’est-ce que c’est ?

Le coût social du bruit, c’est l’ensemble des coûts directement ou indirectement liés aux nuisances sonores. Cela englobe par exemple les maladies et la perte d’espérance de vie  causées par une exposition trop importante au bruit, la baisse de productivité d’employés qui ne peuvent plus travailler aussi efficacement lorsqu’ils sont exposés au bruit, mais également la dépréciation de biens immobiliers situés dans des zones trop bruyantes. D’après l’OMS, le bruit est le deuxième facteur environnemental le plus dangereux pour la santé, derrière la pollution.

Quels sont les bruits qui coûtent le plus cher ?

Sur les 155,7 milliards d’euros que le bruit coûte chaque année, 106 sont dus aux transports, ce qui représente 68% du total. Ces 68% se décomposent de la façon suivante : 52% pour le transport, 9% pour l’aérien et 7% pour le maritime. Viennent le bruit des collègues au travail et à l’école pour 14%, les voisins pour 11% et enfin les chantiers pour 5%. Parmi les bruits énervants au bureau et, par conséquent, coûteux, nous avons réalisé un petit Top 3 en vidéo.

Comment réduire le coût social du bruit ?

L’étude ne se contente pas de lister les bruits onéreux, elle propose également des solutions aux bruits que l’on peut réduire. Concernant le gros du problème, les transports, le Conseil National du bruit et l’Ademe suggèrent de baisser la vitesse de 10 km/h sur les voies rapides en agglomération, ce qui permettrait à la fois de réduire les pollutions sonore et atmosphérique. Pour ce qui est des chantiers, l’idée est de créer une charte “chantier propre”. Enfin, de manière générale, les auteurs demandent de développer les zones à faible émission sonore qui sont déjà prévues dans la nouvelle loi climat.