L’ostéoporose, déjà un problème de santé publique ?

Aujourd’hui, mardi 20 octobre, c’est la journée mondiale de l’ostéoporose. Cette maladie de “l’os poreux” est très fréquente. Pourtant, il faut souvent attendre la fracture pour la diagnostiquer. 

En France, l’ostéoporose concerne 39% des femmes entre 65 et 80 ans et 70% de celles de 80 ans et plus, selon l’assurance maladie. Pour les hommes, entre 13% et 15% des plus de 65 ans en sont atteints. La fragilité des os concerne donc une grande partie de la population. 

Qu’est-ce que l’ostéoporose ? 

À ne pas confondre avec l’arthrose, l’ostéoporose se situe uniquement au niveau des os. L’os est plus fragile, moins résistant et le risque de fracture est par conséquent plus élevé (fractures du col du fémur, du poignet, des vertèbres). La densité osseuse, attaquée par l’ostéoporose, diminue plus vite. Quant à la micro-architecture de l’os, elle est modifiée, augmentant à nouveau sa fragilité.

La maladie est encore trop souvent diagnostiquée à la suite d’une fracture consécutive d’un traumatisme faible. Néanmoins, d’autres signes avant-coureurs peuvent alerter le patient ou le médecin. Une perte de taille osseuse de quelques centimètres, une scoliose ou cyphose, des douleurs vertébrales violentes, des difficultés à effectuer certains gestes de la vie quotidienne… sont autant de symptômes. Il faut y être attentif afin de prévenir et diagnostiquer la maladie le plus tôt possible. 

L’OMS a d’ailleurs changé sa définition, l’ostéoporose ne définit plus par une fracture, mais par une faible densité minérale osseuse (DMO). Cette densité se calcule grâce à un simple examen au rayon X. Le dépistage est d’autant plus important que de simples règles d’hygiène de vie peuvent faire la différence.

Comment prévenir avant la fracture ?

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’ostéoporose devient un véritable problème de santé publique. Le dépistage et la prévention sont donc primordiaux pour lutter contre cette maladie qui touche près de 250 millions de personnes dans le monde. 

Au quotidien, la prévention de la maladie passe grandement par l’assiette. Passé 50 ans, la consommation de calcium est essentielle pour conserver son capital osseux. Pour les intolérants aux produits laitiers, le calcium se trouve aussi dans certains légumes, fruits secs et eaux minérales. Dans votre assiette, vous devriez également avoir un apport en protéines à raison d’un gramme par kilo. Par exemple, si vous pesez 60 kilos, il est nécessaire de consommer 60g de protéines par jour. Pour en finir avec votre menu, on recommande aussi la consommation d’œufs ou de poissons gras pour leur apport en vitamine D. Une simple exposition au soleil de 15 minutes permet aussi de faire le plein de cette vitamine.

Enfin, le sport est l’allié de la prévention de l’ostéoporose. Le sport limite la perte osseuse et musculaire, la fracture a donc moins de chance de survenir. Mais attention tout de même, la pratique sportive doit s’adapter à l’avancement de la maladie, votre état de santé général et votre âge. Consulter un médecin avant de se lancer dans un sport peut être utile pour orienter votre choix.