Le sport contre le cancer du sein

La campagne d’Octobre Rose contre le cancer du sein est toujours d’actualité. Ce cancer, le plus fréquent chez la femme, est responsable de près de 12 000 décès par an.

On estime qu’une femme sur 8 sera touchée par un cancer du sein. On connaît d’ores et déjà les bénéfices du sport dans la prévention de ce cancer. Mais il s’avère qu’une activité physique régulière pendant et après la prise en charge de ce dernier peut aussi sauver des vies. 

Comment le sport agit dans la prévention du cancer ? 

Le mouvement, c’est la vie. Cette affirmation est plus vraie encore quand on parle de cancer du sein. De nombreuses études ont été menées et convergent vers le même constat : le sport réduit drastiquement le risque de contracter un cancer du sein. Par exemple, une étude américaine citée par TopSanté a prouvé qu’une activité sportive hebdomadaire modérée de 2h30 ou intensive d’1h15 réduisait de 40 % le risque de décéder d’un cancer du sein. Le sport évite la prise de poids, diminue le stress, renforce la réponse immunitaire. 

Le sport est-il interdit aux cancéreux ?

Non, et même loin de là. Le sport s’avère être très bénéfique dans la lutte contre le cancer du sein. Pendant et après le traitement, le sport apporte de nombreux bienfaits au corps.

Caroline Cuvier, oncologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, est une des pionnières dans l’instauration de l’activité physique dans le parcours de soin de ces patientes atteintes du cancer du sein. Elle témoigne dans Télématin : le sport est efficace sur deux aspects. Elle a pu constater une amélioration de la qualité de vie de ses patientes, moins anxieuses et sujettes au mal-être. Ensuite, le traitement en lui-même, qu’il s’agisse d’une chimiothérapie ou d’une hormonothérapie, est mieux toléré. Qui plus est, elle estime qu’environ 150 minutes d’activité physique par semaine diminuent de 30 % les risques de récidives.

L’activité de la patiente agit concrètement sur le corps. En effet, l’insuline, qui régule le sucre dans le sang, alimente les cellules tumorales tout comme l’œstrogène une hormone féminine. Or, le sport permet de diminuer le taux d’insuline dans le sang. Après une séance, le taux d’œstrogène chute en continu pendant 24 à 48h. Ces deux actions permettent donc de couper l’alimentation des cellules cancéreuses et freiner leur croissance. En plus de cela, l’exercice physique régulier diminue les inflammations et augmente la réponse immunitaire. Les patientes du docteur Cuvier ont par exemple un terrain de tennis à l’hôpital Saint-Louis pour les aider dans leurs thérapies.

Toutefois, les effets positifs du sport sont soumis à quelques conditions. Il est important de s’astreindre à un rythme d’au moins 3 séances par semaine, avec un effort d’intensité modérée à soutenue (un peu de sueur, de l’essoufflement) et le tout pendant un minimum de 6 mois. 

Vous souhaitez en apprendre plus sur le cancer du sein, retrouvez notre vidéo : Comment dépister le cancer du sein ?