Mois sans tabac : stop la clope

Bonne nouvelle ! À l’occasion du Mois sans tabac qui débutera le 1er novembre, il semblerait que de nombreux concernés décident de sauter le pas et d’arrêter de fumer. Santé, économie, écologie… il y aura toujours une bonne raison pour arrêter de fumer. Et si ce défi collectif pouvait avoir un impact positif cette année ? 

Le mois de novembre n’a pas encore commencé et le site de Santé Publique France compte déjà plus de 72 800 volontaires inscrits au Mois sans tabac ! Pendant 30 jours, les participants pourront profiter d’un accompagnement personnalisé et d’un entretien d’aide à l’arrêt du tabac. Voici quelques précisions avant le jour-J 

Quelques chiffres du Mois sans tabac

Depuis la 1ère édition en 2016, on compte plus de 900 000 inscrits et, malgré le contexte sanitaire anxiogène de l’année dernière, ce sont 125 000 personnes qui ont profité de cet élan collectif pour arrêter la cigarette ! J-3 avant le début de l’édition 2021 !

Pourquoi 1 mois sans tabac ? 

Selon les professionnels de santé, il suffirait d’un mois pour obtenir des résultats concluants. En effet, 30 jours de sevrage permettraient de multiplier par cinq les chances d’arrêter de fumer définitivement, et on a envie d’y croire ! Si on souhaite stopper la cigarette, l’aide d’un professionnel augmenterait de 70% les chances de réussir. Les chiffres parlent d’eux même : entre 2016 et 2019, près de 1,8 million de tentatives d’arrêt ont été recensées grâce au Mois sans tabac.  

Quelle est la période la plus dure dans la phase d’arrêt ? 

Dès le début du processus, des symptômes physiques de manque de nicotine vont se faire ressentir et arriveront en moins de 24h. Les trois premiers jours sans tabac risquent d’être les plus difficiles, car le corps voudra combler ce manque de nicotine. Il faudra alors compter 6 à 8 semaines pour que ces manifestations cessent dans l’organisme.  

Un sevrage pris en charge par la Sécu

Depuis le 1er janvier 2019, les substituts nicotiniques sont pris en charge à 65% par l’Assurance Maladie. Des professionnels de santé comme le médecin traitant, le médecin du travail, un infirmier, un masseur-kinésithérapeuthe ou une sage-femme peuvent prescrire ces remèdes. 

Du lundi au samedi de 8h à 20h, des tabacologues sont également à disposition au 39 89 (service gratuit + coût d’un appel) et via l’application e-coaching. 

L’aide bénéfique des pharmaciens 

Pendant ce sevrage, compter sur le soutien de ses proches est essentiel, mais se tourner vers des professionnels de santé peut être une autre solution. Pour répondre aux interrogations, des pharmaciens peuvent apporter un soutien psychologique. Impliqués, ils peuvent préconiser des traitements nicotiniques de substitution (patchs, gommes à mâcher, sprays buccaux) et distribuer gratuitement des Kit d’aide à l’arrêt du tabac. 

Comment s’inscrire au Mois sans tabac ? 

Vous avez lu jusqu’ ici, ça veut dire que vous êtes motivés. Alors pour bénéficier du soutien du Mois Sans Tabac, allez sur  Tabac Info Service, renseignez vos coordonnées via la page d’inscription et cliquez sur “rejoindre le mouvement”. Une fois l’inscription validée, 16 équipes régionales seront disponibles et vous apporteront conseils et soutien. 

Pour plus d’informations sur les aides mise à disposition pour arrêter de fumer, découvrez l’une de nos vidéos sur le sujet. 

Comment arrêter de fumer

Arrêter de fumer, beaucoup en rêvent, peu y arrivent vraiment. Pour le Mois Sans Tabac, on vous détaille les méthodes pour arrêter de fumer. 

L’arrêt du tabac peut s’apparenter à un véritable parcours du combattant. Chez certains fumeurs, la volonté seule est suffisante pour arrêter définitivement. D’autres ont besoin d’aides et d’accompagnement. Alors, que faire pour dire non à la cigarette ?

Quand on veut arrêter seul, que mettre en place pour y arriver ?

Il n’y a pas de solution miracle malheureusement. Quand on veut arrêter de fumer, l’arrêt direct et continu est toujours la meilleure méthode. Fixer une date d’arrêt et s’y tenir est le meilleur conseil qui puisse vous être donné. 

Évidemment l’arrêt net de la cigarette est très difficile à tenir. Si vous décidez donc d’arrêter progressivement, quelques astuces peuvent aider à retreindre la consommation jusqu’à l’arrêter complètement. Pour commencer, ne transportez plus de cigarettes sur vous, retardez un maximum chaque cigarette et évitez les déclencheurs du type “café signifie cigarette”. Au quotidien, soyez plus actif et quand l’envie est très forte, occupez votre bouche, buvez un verre d’eau, mâchez un chewing-gum. 

Si vous ressentez le besoin d’être soutenu dans votre démarche, alors profitez du Mois Sans Tabac pour faire parti d’une communauté de fumeurs repentants et profitez d’un coaching personnalisé gratuit grâce à l’application dédiée de l’initiative. 

Ai-je le droit d’avoir des substituts ? 

Oui, il existe des substituts nicotiniques et vous en connaissez sûrement deux, les patchs et les chewing-gums. Ils soulagent les difficultés du sevrage sans intoxiquer les poumons. La nicotine qu’ils diffusent dans le sang calme le cerveau pour apaiser les sensations de manque. Ces substituts sont une aide non-permanente, ils servent uniquement pour une phase de transition. 

Selon l’assurance maladie, les substituts augmentent vos chances de réussir votre sevrage de 50% à 70%. La nicotine qu’ils contiennent peut être administrée différemment par patchs sur la peau, chewing-gums mais aussi sous forme d’inhalateur, de spray ou même de pastilles à faire fondre sous la langue. Ces substituts sont en libre accès en pharmacie. Mais si un médecin vous les prescrit, certains nicotiniques sont remboursables à 65%. 

Dois-je consulter un médecin pour arrêter de fumer ? 

Selon l’Assurance Maladie, neuf fois sur dix la seule volonté n’est pas suffisante.

Et vous pouvez également vous retrouver perdu face à l’ampleur de la tâche. L’arrêt du tabac est difficile et consulter un médecin est un plus pour réussir ce défi. 

Le suivi médical est réalisé par un médecin Que ce soit un généraliste ou un tabacologue, tous sont habilités à vous fournir des informations utiles à votre arrêt ou même vous diriger vers des spécialistes ou des centres. 

Qui plus est, un médecin est le seul qui peut vous prescrire un traitement médical contre la cigarette. Si les substituts nicotiniques et tous vos efforts sont insuffisants, le médecin peut décider de vous donner un traitement médical d’aide au sevrage, par varénicline ou bupropion.

Surtout, l’appui du médecin est utile pour vous soutenir psychologiquement et accentuer votre motivation. Il n’est donc pas obligatoire de consulter mais cela est recommandé pour mettre toutes les chances de votre côté. 

Existe-t-il d’autres méthodes pour arrêter de fumer ? 

D’autres méthodes existent bel et bien. Si vous cherchez des techniques un peu moins traditionnelles, vous pouvez vous tourner vers l’hypnose, l’acupuncture ou même la laserothérapie. Plus ou moins efficaces, ces méthodes ont tout de même permis à certains d’arrêter définitivement. 

L’acupuncture est un procédé de médecine chinoise basée sur le rééquilibrage des énergies grâce à de fines aiguilles. Pour arrêter de fumer, l’acupuncteur va, grâce à la stimulation de points précis, activer et rééquilibrer l’énergie vitale qui circule dans votre corps pour diminuer votre envie de fumer. Quant au laser, il travaille lui aussi sur des points précis. La technique consiste à stimuler certains points particuliers du corps qui sont des centres de terminaisons nerveuses. Le laser envoie des électrostimulations, soit des impulsions électriques, qui envoient comme message d’arrêter de fumer.

Enfin, l’hypnose modifie le comportement vis-à-vis de la cigarette. Le thérapeute suggère au fumeur des perceptions sur la cigarette. Le cerveau du fumeur est conditionné à recevoir des informations négatives sur le goût, l’odeur, le manque de souffle. 

Vous pouvez regarder notre vidéo Comment se faire aider pour arrêter de fumer ? sur notre site BornSafety.com

Fumer moins pour gagner plus

Le Black Friday repoussé d’une semaine, ça vous laisse le temps d’économiser un peu plus. Et si ça passait par un arrêt du tabac ?

Un fumeur français régulier fume en moyenne 11 cigarettes par jour. Cela représente 4 à 5 paquets par semaine, soit environ 18 paquets de cigarettes par mois. Avec l’augmentation du prix du tabac en France, le paquet de cigarette coûte en moyenne 10€. Celles et ceux qui ont fait le Mois Sans Tabac peuvent-ils se lâcher pour le Black Friday ? On fait le point sur ce que vous pourrez vous offrir.

Au bout d’un mois d’arrêt … 180€ !

A la fin du mois de novembre, les heureux participants du mois sans tabac pourront profiter de toutes leurs séries et films préférés ! Et oui, après un mois d’arrêt vous aurez assez économisé pour vous offrir un an d’abonnement à Netflix ou OCS ! Choisissez votre camp mais qu’importe votre choix, il vous restera tout de même 36 € pour vous faire plaisir. Et attention, au bout de deux mois sans cigarette, vous pouvez avoir 10 mois d’abonnement à Canal+ et son pack Ciné séries comprenant Netflix, OCS, et Canal+séries en illimité. 

Au bout de trois mois d’arrêt … 540€ !

Vous avez tenu et vous avez de quoi être fier. Mais trois mois, ne nous mentons pas, cela n’a pas dû être une promenade de santé. Alors, respirez en profitant de vos poumons retrouvés et filez réserver votre week-end. Trois mois après votre arrêt, vous aurez 540€ d’économies, de quoi profiter d’un week-end détente. Pour ce prix vous pourrez vous délasser à deux dans une hôtel thalasso 4 étoiles, en bord de mer, avec petit-déjeuner inclus ! Alors, elle est pas belle la vie sans cigarette ? 

Au bout de six mois d’arrêt … 1 080€ !

Toutes nos félicitations, vous êtes sur une très bonne voie et un autre univers s’offre à vous grâce à l’argent que vous ne fumez plus ! A partir de 6 mois sans cigarette, en plus d’être en bien meilleure forme, vous pouvez vraiment vous accorder un très beau cadeau. Ceux qui compensent la cigarette par le sport seront aux anges ! Toutes ces journées sans tabac vous donnent accès à 6 années de sport en salle, ou 1 an d’abonnement au PSG. 

Ceux qui ressentent le besoin de s’évader pourront s’offrir un aller-retour pour la Nouvelle-Zélande ! Et enfin, les adeptes de la technologie seront ravis de pouvoir acquérir le tout nouvel iPhone 12. 

Au bout d’un an … 2 160€ !

Vous êtes fort, très fort et bravo cette étape est déterminante ! Les risques de rechutes sont drastiquement réduits. En un an vous en avez traversé des épreuves pour dire non au tabac. Aujourd’hui, c’est le premier jour de votre nouvelle vie sans addiction. Une vie où vos poches se sont remplies ! Imaginez, 2160 € par an réduits à l’état de cendres. Ca fait mal, mais vous qui avez réussi à arrêter, vous pouvez sourire et imaginer quelque chose de plus plaisant. Pensez à ce que cela signifie en terme de récompenses ! 2000€ ça équivaut au salaire moyen en France et aussi un voyage à Tahiti d’une semaine tout inclus. 

Donc, si vous avez arrêté de fumer en début de mois, vous aurez mis beaucoup d’argent de côté pour le Black Friday 2021.

Au bout de cinq ans … 10 800€ !

A partir de cinq on peut le dire, vous n’êtes plus un fumeur mais un ex-fumeur. La tentation s’est effacée avec le temps qui passe. En cinq ans, vous n’avez plus envie d’une cigarette à tout prix. Après cinq, vos poumons, votre corps, votre esprit et aussi votre portefeuille sont épanouis ! Vous avez passé 1825 jours sans céder, sans acheter la moindre cigarette et cela représente un beau pactole. Aujourd’hui, une voiture neuve coûte minimum 9000€, alors profitez-en pour passer le permis et à vous la liberté ! 

Grossesse et cigarette, 4 par jour max ?

“On peut fumer un peu pendant sa grossesse, l’important c’est de diminuer.” Que vaut cette affirmation qu’on entend parfois ? On fait le point. 

Cette idée selon laquelle une grande fumeuse ne doit pas couper court à la cigarette est très répandue mais pas forcément justifiée d’un point de vue scientifique… C’est même tout le contraire ! Les risques pour le fœtus sont concrets, et ce même après une seule cigarette. Alors, d’où vient cette idée ? Quels sont les risques ? Comment mettre fin à son addiction ? 

Des gynécologues et sages-femmes qui n’interdisent pas la cigarette  

Oui, ça existe. On a tous déjà entendu quelqu’un nous raconter qu’un gynécologue n’avait pas interdit la consommation de cigarettes à sa patiente enceinte. Mais cela ne veut pas dire que le médecin autorise la cigarette pour autant. 

En effet, il est évident que le gynécologue ou la sage-femme encourage chaque future maman à arrêter la cigarette pour sa santé et celle de son enfant. Mais les professionnels de la santé sont souvent démunis face à l’addiction de leur patiente. 

Le suivi de la grossesse nécessite un lien de confiance entre le personnel soignant et la patiente. Ainsi, le médecin ne va pas braquer la future maman, ni la faire culpabiliser vis-à-vis de son addiction dans le but de mieux la suivre et d’éviter tout mensonge de sa part sur sa consommation de cigarettes. Le rapport au tabac est propre à chaque fumeur. Quand certaines peuvent arrêter du jour au lendemain, d’autres ont besoin d’y aller progressivement. Qu’importe la méthode, le but est d’arrêter mais surtout de s’y tenir réellement. D’où ces médecins qui n’interdisent pas la cigarette. Ils accompagnent l’arrêt du tabac de manière différenciée pour chaque profil. Si pour avoir une chance d’arrêter durablement, vous devez passer par une phase de transition en diminuant progressivement, alors vous passerez par là. 

Enfin, il est vrai que pour certaines la situation est critique. Les très fortes addictions posent problème. L’effet de sevrage qui peut suivre l’arrêt ou juste la diminution de la cigarette, peut être très nocif pour la mère et son bébé. Un arrêt du tabac qui déclenche un stress foetal, soit un passage de l’hormone du stress dans le placenta, doit être suivi avec attention. Alors, le gynécologue doit évaluer les risques et les bénéfices de l’arrêt de la cigarette pour la suite de la grossesse et décider avec la patiente de la marche à suivre. 

Quoiqu’il en soit, continuer à fumer reste une prise de risques pour la santé et le développement du fœtus. Il est d’ailleurs préférable d’arrêter la cigarette dès que vous souhaitez avoir un enfant, donc avant la conception. 

Le tabac est-il l’ennemi du foetus ? 

Le tabac est l’ennemi du fœtus et de la mère. Il est nocif. Même une réduction drastique du nombre de cigarettes n’est pas suffisante pour protéger l’enfant. 

Selon la Direction Générale de la Santé, continuer la cigarette augmente le risque de grossesse extra-utérine, favorise un retard de croissance intra-utérine et le risque de prématurité. De nombreuses études ont également prouvé l’association entre le risque de syndrome de mort subite du nourrisson et le tabagisme maternel et passif pendant et après la grossesse. Le risque de mort subite est alors augmenté de deux à trois fois, selon la fréquence de la consommation. 

A la naissance, l’enfant exposé in-utero au tabac a davantage de risques de troubles respiratoires comme l’asthme. 

En 2017, une étude française, conduite par une équipe de l’hôpital La Pitié-Salpêtrière sur 371 femmes, démontre que le bébé d’une fumeuse pèse 228 g de moins que ceux dont les mamans sont non-fumeuses. Ce constat est établit même lorsqu’une femme enceinte ne fume qu’une à quatre cigarettes par jour. Or, un poids trop léger chez les nouveaux-nés peut avoir des conséquences sur leur santé à la naissance, mais plus tard également, tant au niveau physique qu’émotionnel. 

Pourtant, de nombreuses femmes continuent de fumer, même au troisième trimestre de leur grossesse. La prise en charge de l’addiction chez les femmes enceintes doit être davantage encadrée. Elles ont effectivement plus de difficultés à arrêter de fumer malgré leur motivation. Sur FranceInfo, le docteur Ivan Berlin, pharmacologue-addictologue, explique ce qui se passe pour elles. “Le métabolisme de la nicotine est nettement accéléré chez la femme enceinte, ce qui veut dire qu’il lui faut plus de nicotine pour accéder à la même sensation de bien-être que lorsqu’elle n’est pas enceinte. »

Vous l’aurez compris, l’arrêt du tabac pour une femme enceinte n’est pas si évident. Pour arrêter dans de bonnes conditions, il est recommandé de se faire suivre et aider. Des sages-femmes tabacologues existent, elles permettent d’aider leur patiente en toute connaissance de leur situation particulière. 

Si vous voulez arrêter de fumer, vous pouvez regarder notre vidéo Comment se faire aider pour arrêter de fumer ?

Les effets moins connus du tabagisme

La cigarette nuit à votre santé, entraînant des maladies graves comme le cancer du poumon. Mais elle s’attaque aussi à d’autres parties de votre vie.

Tout le monde sait que le tabac met en péril la santé, mais ce que l’on sait moins, c’est qu’il nuit à vos cheveux, à votre couple et plein d’autres choses. 

Plus de cigarettes, moins de cheveux 

Plusieurs études autour du monde confirme que la cigarette a des effets sur nos cheveux. Il est montré que la consommation de tabac fait augmenter la chute de cheveux, pour les femmes comme pour les hommes. Fumer est donc un facteur à risque de calvitie. 

Rien d’étonnant à cela puisque les cheveux gardent en mémoire ce que nous consommons. Ce que nous ingérons est en effet absorbé par les cheveux.

La tabac abîme vos os 

La cigarette a des effets nocifs sur les os, fumer favorise l’apparition de l’ostéoporose. Cette maladie de l’os poreux rend l’os est plus fragile, moins résistant et augmente le risque de fracture. L’ostéoporose affecte la densité et la structure de l’os. En fumant, vos os perdent une partie de leurs minéraux, les rendant plus fragiles et plus sensibles aux fractures. Quant à la masse osseuse, elle est diminuée sous l’effet du tabac, ce qui accroît les risques d’ostéoporose.

La cicatrisation est plus lente chez les fumeurs

Récupérer d’un simple point de suture ou d’une intervention chirurgicale est bien plus compliqué quand on fume. La nicotine, le monoxyde de carbone et le cyanure d’hydrogène sont des composants de la cigarette. Ces produits nocifs affectent la régénération des tissus et, donc, la capacité à cicatriser. La nicotine diminue le flux sanguin et l’apport d’éléments nutritifs nécessaires à la cicatrisation des tissus. Le monoxyde de carbone entraîne une diminution de l’oxygénation des tissus et une mauvaise micro-circulation sanguine. Enfin, le cyanure d’hydrogène affecte les cellules d’oxygène. Tous ces effets cumulés compliquent la cicatrisation. 

Au lit, les fumeurs c’est pas la forme

Les parties de jambes en l’air sont bien affectées par la cigarette. En perturbant la circulation sanguine, le tabac favorise les troubles de l’érection chez l’homme et la lubrification vaginale chez la femme.

Qui plus est, la cigarette peut entraîner une diminution de la libido chez les deux sexes. L’effet vasoconstricteur de la cigarette diminue l’acheminement du sang dans tout le corps et peut entraîner une diminution de l’envie sexuelle. 

Les yeux s’abîment en fumant

Quand on grille une cigarette, la fumée vient dans les yeux et ça pique. Mais ça ne s’arrête pas là, la fumée de la cigarette est toxique et altère la santé des yeux. Ceux-ci sont irrités, donc sensibilisés, et peuvent développer davantage d’affections ophtalmologiques. 

A terme, un fumeur a plus de risque de développer une cataracte. Le risque pour une dégénérescence maculaire (DMLA) liée à l’âge est multiplié par 5 chez les gros fumeurs. 

Pour voir les effets du tabac en images, vous pouvez vous rendre sur notre vidéo Quels sont les effets du tabac sur le corps ?

Les ravages du tabac dans le monde

Le saviez-vous ? Le tabac est le seul produit vendu légalement qui implique la mort d’un consommateur sur deux, alors même que le produit est utilisé correctement. 

Pas besoin de faire un dessin, le tabac est nocif pour tous et à tous les niveaux. Mondialement le tabagisme est un désastre pour la santé, l’économie et l’environnement. 

On fait le point à l’occasion du Mois Sans Tabac.

Les répercussions du tabac sur les vies humaines 

Selon un rapport de l’OMS, le tabac tue jusqu’à la moitié des 1,3 milliard de consommateurs de tabac. Cela représente plus de 8 millions de morts chaque année. Parmi ces morts évitables, plus de 7 millions sont des fumeurs ou des ex-fumeurs, et environ 1,2 million meurent de tabagisme passif. En France, le tabagisme est la première cause de mortalité évitable. 

La mort survient après de longues maladies causées par le tabac. En effet, la consommation de cigarettes entraîne des maladies, insuffisances respiratoires, et aussi des maladies cardio-vasculaires. 

La cigarette est aussi responsable d’un cancer sur trois. Ainsi, si l’on fume, le risque de cancer est multiplié par 10 pour le poumon, par 7 pour le pharynx, 4 pour la bouche et l’œsophage et par 2 pour la vessie. La cigarette réduit donc drastiquement l’espérance de vie et, à cause des conséquences médicales désastreuses, le coût du tabagisme explose. 

Combien coûte le tabagisme ? 

Soigner les fumeurs coûte effectivement très cher partout dans le monde. En France, une étude de l’université Panthéon-Sorbonne Paris pour le compte de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) publiée en 2015, évalue à 120 milliards d’euros le coût total du tabac pour le pays. Le but était d’évaluer le coût sanitaire mais aussi social de l’ensemble des drogues, qu’elles soient légales (tabac, alcool) ou illégales. Les dépenses uniquement liées aux soins des maladies du tabagisme représentent 25,9 milliards d’euros. Au niveau mondial, les dépenses de santé et la perte de productivité liées au tabagisme représentent 1,8 % du produit intérieur brut mondial. Ce sont 1250 milliards d’euros qui sont dépensés pour soigner des maladies évitables et pallier la perte de production. 

Ces chiffres devraient être revus à la hausse. Ils ne tiennent pas en compte les dégâts écologiques engendrés par la consommation de cigarettes. 

Quel est l’impact écologique de la cigarette ? 

La cigarette pollue avant même sa conception. La culture du tabac et le séchage des feuilles sont une des causes du réchauffement climatique et de la déforestation. Selon le rapport de l’OMS, la production de 300 cigarettes équivaut à la destruction d’un arbre. 

L’OMS alerte aussi sur le traitement du mégot. Il s’agit du déchet le plus répandu au monde.  D’après l’association Eco Volontaire International (EVI) 4 300 milliards de mégots de cigarettes sont jetés par terre chaque année. Cela représente 137 000 mégots par seconde. Or, l’OMS reprécise que la cigarette contient plus de 7000 produits chimiques toxiques qui empoisonnent le corps mais aussi l’environnement. 

Mois sans tabac et confinement : chance ou malchance ?

Le retour du confinement coïncide avec l’arrivée du Mois sans Tabac. Les fumeurs doivent-ils suivre l’initiative de Tabac Info-Service et arrêter de fumer ?

Covid-19, confinement, terrorisme… il est très difficile de garder son calme et rester loin du stress ambiant. Avec ce climat de tensions, il peut paraître insurmontable de passer un mois sans fumer. Mais finalement le confinement est peut-être le meilleur moment d’arrêter.

Pendant le premier confinement, qui a arrêté de fumer ?

A vrai dire très peu de Français ont sauté le pas entre mars et mai. Une enquête de Santé Publique France montre que seulement 19% des fumeurs ont diminué leur consommation à cette période. 

Le confinement n’a pas donné envie de prendre de bonnes résolutions. Bien au contraire, les fumeurs interrogés, dont 94% se déclarent fumeurs quotidiens, sont 27% à avoir augmenté leur consommation de cigarettes. En moyenne, les Français auraient donc fumé 5 cigarettes de plus par jour. 

Parmi les raisons évoquées pour justifier cette hausse de consommation, les sondés ont évoqué « L’ennui, le manque d’activité, le stress et le plaisir”. Viêt Nguyen Thanh, responsable de l’unité addictions à la direction de la prévention et de la promotion de la santé à Santé publique France, complète ces raisons dans le rapport. 

On note également que l’augmentation aussi bien pour le tabac que pour l’alcool est corrélée au risque d’anxiété et de dépression.” 

Alors, la cigarette, cause ou conséquence du stress ?

Lorsque vous demandez à un fumeur pourquoi il continue, le stress est très souvent invoqué. De très nombreux fumeurs associent la cigarette à un anti-stress. Or, ce ressenti n’est pas vraiment réel. En effet, fumer crée une forme de stress. Cette nervosité que ressent le fumeur est davantage dû au processus de sevrage qu’à un stress extérieur. 

Quand le taux de nicotine diminue dans le sang, le cerveau souffre et active les sensations de manque, nervosité, sensibilité, anxiété, agitation. Alors, dès la première inhalation qui fait met fin au sevrage, le fumeur se sent plus calme. Concrètement, la cigarette n’a pas éliminé une source de stress mais simplement les effets du sevrage. 

Vous l’aurez donc compris : plus on fume et plus on stresse. Conclusion, mieux vaut apprendre à gérer son stress différemment que continuer à fumer, surtout pendant le confinement. 

Le re-confinement, le bon moment pour arrêter le tabac ?

Le confinement, du point de vu psychologique, a été très mal vécu. Les augmentations des consultations en psychologie et en psychiatrie le prouvent. Pendant le confinement, il y a eu à peu près 30% de dépressions en plus par rapport à la moyenne. 

Et quand l’on sait que le développement de troubles anxieux est plus risqué pour les fumeurs, le cocktail cigarette et confinement ne semble pas judicieux. Enfin, même si le sevrage de la cigarette est difficile, les effets sont rapides. En deux à quatre semaines après l’arrêt du tabac, vous pouvez déjà respirer plus facilement et être moins stressés. 

Pour finir de vous convaincre d’arrêter, retrouvez notre vidéo à propos des effets du tabac sur le corps