Covid-19 : un masque qui tue le virus ?

Alors que le Covid-19 a déjà causé plus de 5 millions de décès dans le monde depuis deux ans, une société française pourrait avoir créé un masque pour mieux lutter contre le virus responsable de la maladie. 

Lors du CES 2022 à Las Vegas, le plus grand salon consacré à l’innovation électronique, la start-up française Airxôm a présenté un masque capable de tuer les virus. Une bonne nouvelle en temps de pandémie. Comment ce masque fonctionne-t-il ? Détruit-t-il vraiment le virus du Covid-19 ? 

Quelle est la différence entre ce masque et un masque chirurgical ? 

Fabriqué par la société Airxôm, ce masque capable de détruire tous les virus, même celui responsable du Covid-19, pourrait bien faire l’unanimité. Mais qu’a t-il de plus que les masques traditionnels que l’on porte depuis deux ans maintenant ? D’abord, son poids : 130 grammes contre 4 pour un masque chirurgical. Une différence qui s’explique par l’ampoule LED que le masque Airxôm embarque pour lutter contre le Sars-Cov-2. Alimentée par une batterie externe, cette ampoule émet des UV-A capables de détruire les bactéries et les virus. Côté prix, cette technologie se fait logiquement ressentir. Un masque classique coûte au maximum 0,95 € l’unité, quand le masque Airxôm devrait avoisiner les 300 € pièce. Un tarif qui reste inaccessible pour la plupart des personnes, mais ses concepteurs espèrent décrocher une certification médicale pour que le masque soit partiellement remboursé. 

Qu’en disent les laboratoires ? 

Afin de juger son efficacité, de nombreux laboratoires ont collaboré avec la marque Airxôm. C’est ce qu’affirme Vincent Gaston, le PDG de l’entreprise lyonnaise lors d’un entretien pour 20 minutes : « Sur le Covid, on a des résultats spectaculaires : on le détruit par simple contact ». Après avoir travaillé avec l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) mais également avec VirNext (laboratoires de recherches en infectiologie) et Conidair (qui analyse la qualité de l’air), le masque détruirait ce virus avec une efficacité proche de 100%. 

Pour quand et pour qui ce masque sera-t-il disponible ? 

La production du masque devrait commencer d’ici un mois, avec des premières livraisons en mars. C’est le personnel médical, particulièrement exposé au Covid, qui devrait en bénéficier en premier. Viendront ensuite les personnes souffrant de pathologies respiratoires, ou qui fréquentent des endroits à risques. 

Le masque FFP2 bientôt généralisé à l’école ?

Ce jeudi 6 janvier 2022, le gouvernement a annoncé la distribution de masques chirurgicaux de type FFP1 à “tous les personnels enseignants d’ici la fin du mois”, en précisant attendre un avis des autorités sanitaires sur une extension de l’utilisation des masques FFP2. Quelles différences entre les deux ?

Jusqu’ici, les enseignants avaient reçu des masques en tissu. Désormais, ils recevront des masques chirurgicaux FFP1. Mais face à la propagation massive du variant Omicron, la question du port du masque FFP2 se pose. Quelle est la différence entre un masque chirurgical et un masque FFP2 ? Lequel faut-il favoriser ?

Qu’est-ce qu’un masque FFP1 ? 

Recouvrant le nez et la bouche, le masque FFP1 est réputé pour protéger contre les poussières fines comme le charbon, la laine de verre ou encore le bois. Souvent utilisé pour travailler sur des chantiers, il filtre jusqu’à 80% des particules aérosols et son taux de fuite vers l’extérieur s’élève jusqu’à 22%. 

Qu’est-ce qu’un masque FFP2 ? 

Le masque FFP2 est pratique pour sa capacité de filtration de la poussière, des aérosols à 94% et de son meilleur ajustement pour le visage, puisqu’il se joint au niveau de la tête, et non au niveau des oreilles comme un masque chirurgical. 

Quelle est la différence entre un masque FFP2 et un masque chirurgical ? 

Face à la sixième vague, les professionnels de la santé recommandent l’usage de masques FFP2 aux masques chirurgicaux. S’ils sont encore méconnus du grand public, ces masques FFP2 sont capables de filtrer plus efficacement les particules et la poussière que les masques chirurgicaux. Ils apportent un très bon niveau de protection contre les aérosols (postillons, gouttes d’eau invisibles à l’œil nu) qui peuvent inclure des virus comme le Covid-19. Le masque chirurgical, lui, ne protège que moyennement celui qui le porte face à une personne porteuse du Sars-Cov-2. D’autre part, le port du masque chirurgical permet simplement d’éviter d’expirer des virus (Covid-19, grippe) dans l’air ambiant mais pas d’en inspirer. Il sert surtout à protéger les autres, mais ne nous protège pas nous même à 100%. Une étude de l’Université de Cornell a prouvé que si deux personnes portent chacune un masque FFP2, en étant proches l’une de l’autre, et parlent en continu pendant une heure, le risque d’infection est inférieur à 1%. Cette étude conclut que porter un masque FFP2 divise par 75 les chances de se transmettre le virus du Covid-19. Une autre différence entre ces deux types de masque est le prix. Effectivement, à 2€ l’unité, le prix des masques FFP2 est plus élevé que celui des masques chirurgicaux, qui n’est que de 50 cents. 

FFP2 et enseignants, où en est-on ?

Pour eux-mêmes et leurs élèves, de nombreux professeurs réclament des masques FFP2. Mais pour l’instant, le ministre de l’Education Nationale refuse d’équiper les profs avec ce type de masque. En annonçant le nouveau protocole sanitaire en vigueur depuis lundi, Jean-Michel Blanquer dit “qu’il est très difficile de faire cours avec un masque FFP2, lequel est d’ailleurs réservé au monde soignant”. Selon la Haute Autorité de santé, il est recommandé de “porter un masque FFP2 uniquement en cas de gestes à risque d’aérosols prévus ou réalisés en milieu de soins”.

5e vague : quelles nouvelles mesures pour les enfants ?

Ce lundi 6 décembre, le conseil de défense sanitaire s’est réuni pour tenter de contrôler cette cinquième vague de Covid-19 qui continue de prendre de l’ampleur malgré la vaccination d’une majorité de la population. 

À trois semaines de Noël, alors que les indicateurs épidémiques continuent de s’emballer en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé l’activation du niveau 3 du protocole sanitaire à l’école primaire. Que cela implique-t-il pour les enfants ? 

Le port du masque obligatoire

Jusqu’à présent, porter le masque n’était obligatoire qu’à l’intérieur des établissements scolaires pour les élèves de primaires. À partir du jeudi 9 décembre, il faudra le porter dans les espaces clos et en extérieur, pour le personnel et les élèves.

Restrictions sportives 

Un effort devra également être appliqué sur la pratique sportive, le gouvernement demande aux établissements de limiter les activités sportives en intérieur : “Les activités physiques et sportives se déroulent en principe en extérieur. Toutefois lorsque la pratique en intérieur est indispensable (intempéries, disponibilité des installations), seules les activités de basse intensité compatibles avec le port du masque et une distanciation de deux mètres sont autorisées.”

Pause déjeuner compromise 

Ce troisième niveau implique également un aménagement de la restauration, pour limiter les brassages entre les élèves de groupes différents. À partir du 13 décembre, il sera obligatoire de ne pas mélanger des classes différentes pendant l’heure du déjeuner. En effet, c’est le moment de la journée où porter le masque est impossible.

Vaccination à partir de 5 ans

Si les autorités sanitaires donnent leur feu vert, la vaccination à partir de 5 ans pour tous les enfants pourrait être envisagée sur la base du volontariat aux alentours du 20 décembre. Cependant, la date n’est pas encore confirmée. À l’heure actuelle, ce ne sont que les enfants de plus de 11 ans qui peuvent se faire vacciner.

Vacciner les plus fragiles

À partir du 15 décembre, les enfants à risque d’au moins cinq ans pourront recevoir un vaccin contre le Covid-19. Ces préconisations concernent les enfants atteints de maladies chroniques comme les maladies cardiaques, les maladies pulmonaires, les malformations cardiaques ou bien les formes graves d’asthme. 

Masque + boutons = mascné

Avec le port du masque obligatoire, certains et certaines ont vu revenir sur le visage leurs petits boutons d’adolescence. Ce phénomène a désormais un nom : la mascné.

Après coronavirus, Covid, confinement, résilience, webinaire… voici un nouveau mot qu’on associera désormais à l’année 2020 : mascné. Il n’est pas beau et on vous explique ce qu’il désigne.

La mascné ou le maskné, c’est quoi ? 

Qu’importe le terme, c’est deux mots valises, formé de masque et acné, désignent l’ensemble des irritations de la peau causées par le port prolongé du masque. Mais pourquoi le masque crée-t-il des boutons ? Les frottements, l’humidité et la chaleur de la respiration favorisent l’obstruction des pores et créent un climat idéal à la prolifération des bactéries.

En clair, l’humidité stimule la production de sébum qui augmente les risques d’apparitions de boutons, de points noirs et autres troubles cutanés. Le frottement répété, lui, provoque des irritations (rougeurs, démangeaisons…) favorisées par la chaleur qui sensibilise la peau fine du visage. Et enfin, pour certains, la peau est agressée, au contact de certains tissus, par des produits irritants du fait d’une réaction chimique ou allergique. 

Bref, la peau est mise à rude épreuve par le port prolongé du masque.

Le port du masque est-il déconseillé à certaines personnes ?

Non, rien ne justifie le non-port du masque, même si vous êtes plus exposé aux problèmes cutanés. Car oui, le port prolongé du masque va entraîner plus de troubles cutanés pour les peaux sensibles. Par exemple, les peaux claires plus fines sont davantage sujettes aux irritations consécutives du port du masque. C’est aussi le cas pour les personnes âgées, le vieillissement cutané fragilise la peau du visage. Mais ce sont surtout les personnes atteintes de pathologies dermatologiques qui sont le plus susceptibles d’avoir des complications dues au masque. 

Ces personnes peuvent développer une mascné mais le masque va principalement dégrader leurs problèmes de peau préexistants. Le constat est particulièrement vrai pour les peaux acnéiques, ou concernées par l’eczéma, la dermatite atopique, ou la dermatite séborrhéique. Toutefois, des solutions existent pour diminuer cet effet secondaire du masque, comme prendre un masque adapté à sa peau.

Quel masque choisir ?

Depuis le début de la crise, la production de masques a considérablement augmenté et s’est diversifiée. Pour les peaux sensibles, évitez le plus possible les matières synthétiques. Mieux vaut privilégier les simples masques chirurgicaux ou en coton qui permettront de mieux laisser respirer les pores.

Si votre peau est particulièrement sensible, il faudra être plus rigoureux dans votre choix. Premièrement, préférez toujours les masques clairs. Ils ont moins de teintures qui peuvent être irritantes ou allergisantes. Puis, choisissez des matériaux plus doux et donc moins agressifs avec la peau lors des frottements. Vous pouvez opter pour un masque en soie ou en latex, à condition de ne pas être allergique à ce dernier. Pour les personnes allergiques d’ailleurs, sachez qu’il existe également des masques hypoallergéniques. 

Quel que soit le choix le plus adapté à votre peau, n’oubliez pas pour autant de vérifier la capacité de filtration du masque et de bien respecter les consignes d’utilisation et d’hygiène. 

Quelle routine d’hygiène mettre en place ?

Grâce à la pandémie, tout le monde sait maintenant quand il faut se laver les mains. Il faut le faire avant et après avoir mis le masque. C’est pareil avec votre visage. Vous lui rendrez service en le lavant délicatement avant et après le port du masque. Et oui, grâce au lavage de votre visage et de vos mains, vous diminuez drastiquement le nombre de bactéries en contact avec le masque. Plus il y en a, plus votre peau sera irritée. La chaleur et l’humidité de la respiration et de la transpiration favorisent la prolifération des bactéries. 

Au quotidien, choisissez donc pour votre visage des produits doux et respectueux de votre peau. Avant de mettre un masque, passez par exemple un coton d’eau thermale et séchez en tapotant. Évitez autant que possible les produits abrasifs, et limitez les gommages car la peau irritée n’en sera que plus sensibilisée. Pour le lavage du masque aussi respectez votre peau, prenez par exemple une lessive et un adoucissant conçus pour les peaux sensibles. 

Dois-je consulter pour mon acné même si elle est due au masque ?

Oui, rien ne se substitue à l’avis d’un dermatologue. Il est important de consulter votre médecin si le port du masque a des conséquences persistantes sur votre peau. Un médecin est la personne compétente pour identifier votre problème de peau et le traiter en conséquence. La médication ou l’application de certaines crèmes nécessite l’avis d’un dermatologue. 

Enfin, si les effets cutanés du masque sont gênants, persistants ou autres, n’hésitez pas à consulter. Les rendez-vous médicaux restent autorisés pendant le confinement et il est important de continuer à se soigner. 

Pour être sûr d’avoir les bons gestes, retrouvez notre vidéo sur comment bien se laver les mains

Bonne nouvelle : Les masques jetables seraient lavables !

Mardi 10 novembre, l’UFC-Que Choisir a publié son enquête sur les masques jetables. Résultat ? Le masque chirurgical à usage unique est bel et bien lavable. 10 fois ! 

Pour cette enquête, trois masques ont été lavés en machine à 60°C. Puis ils ont été passés au sèche-linge et enfin repassés au fer doux. Le tout dix fois. Comme l’Union Fédéral des Consommateurs l’annonce, c’est une “bonne nouvelle pour le porte-monnaie et la planète !”. Alors, qu’en est-il précisément ? On répond à toutes vos questions sur les masques jetables. 

Quelle protection offrent les masques chirurgicaux à usage unique une fois lavés ? 

Globalement, la qualité du masque jetable, même au bout de 10 lavages, n’est pas altérée ou seulement très peu. 

UFC-Que Choisir a mis à l’épreuve trois masques. Deux sont issus des grandes surfaces Auchan et Leclerc, et correspondent à la norme EN14683 type 1. Le troisième provient d’une parapharmacie et n’arbore aucun marquage officiel, détaille l’UFC-Que Choisir. Pour réaliser l’expérience, l’association s’est appuyé sur les “exigences minimales des masques en tissu portant la garantie filtration officielle Afnor/DGA”. Ils ont procédé au lavage recommandé par le gouvernement pour ces masques réutilisables en tissu. 

Ainsi, ils publient un récapitulatif à neuf et après 10 lavages sous forme de tableau. Côté filtration, le masque Auchan maintient ses 100% de filtration de particules. Le masque de parapharmacie perd uniquement 2% de ses capacités de filtration. Quant au masque Leclerc, il passe de 98% à 90% de filtration. 

Au niveau de la respirabilité, l’expérience est très étonnante. Les masques Leclerc et de parapharmacie, déjà bien “au-delà du minimum requis” par l’Afnor quand ils sont neufs, sont encore plus confortables pour la respiration après 10 lavages. La respirabilité du masque Leclerc est quasiment multipliée par deux. Pour le masque de parapharmacie, l’augmentation de la respirabilité est de près de 3%. 

L’UFC-Que Choisir conclut donc qu’“en dépit d’un léger feutrage, les masques chirurgicaux lavés font donc jeu égal, et au-delà, avec les plus performants des masques en tissu portant la garantie Afnor/DGA.”

Tableau récapitulatif de l’UFC-Que Choisir

En moyenne, quel budget les masques représentent pour une personne ?

Pour les masques chirurgicaux à usage unique, le prix maximum de vente aux consommateurs est fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises par la DGCCRF. 

Le prix moyen des masques tend toutefois à baisser depuis le déconfinement de mai 2020. En moyenne, ils sont vendus au prix unitaire de 50 centimes. 

Si l’on suit les consignes d’utilisation, pour être efficace à 100% un masque doit être porté au maximum 4h et être changé immédiatement s’il est humide. Ainsi, sur une journée de 12h par exemple, une personne dépense donc 1,5€ par jour. En un mois, une personne débourse donc en moyenne 45€. Si l’on se rapporte à une famille de deux parents et deux enfants, le budget mensuel pour se protéger du Covid s’élève donc à 180€ par mois. Une somme considérable pour les ménages aux plus faibles revenus. 

Laver ses masques représente ainsi une très bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des Français. Le journal Le Monde se propose d’ailleurs de calculer votre budget masque via leur site internet

Sur le plan écologique, quel avantage à laver des masques chirurgicaux ? 

Les masques chirurgicaux sont constitués de plastiques non recyclables. Le traitement de ses déchets risquent d’être de plus en plus problématique au vu de la quantité de masques utilisés depuis la crise du Covid. Sans compter les masques jetés en pleine nature. Le temps de décomposition d’un masque peut ainsi aller jusqu’à 450 ans.

Autrement dit, la possibilité d’utiliser 10 fois un masque qui d’ordinaire se jette au bout de quatre heures est une véritable aubaine pour l’environnement. Sur une journée de 12h, ce sont trois masques qui ne sont pas jetés grâce au lavage. 

La réduction des déchets pourrait être considérable si un très grand nombre d’utilisateurs de masques chirurgicaux les lavaient. 

Laver des masques chirurgicaux, qu’en pensent les scientifiques ? 

Dès septembre, certains expliquaient déjà que les masques chirurgicaux pouvaient être lavés. A l’instar de Philippe Vroman, un enseignant-chercheur spécialiste du textile, qui déclarait sur France Bleu Nord possible le fait de laver les masques chirurgicaux. Mais aucune étude n’avait éprouvé leur hypothèse. L’enquête de l’UFC-Que Choisir est donc la seule étude sur la question

Toutefois, il faut rester prudent. Comme le rapporte France-Info, l’académie de médecine ne recommandera pas le lavage des masques sans étude scientifique réalisée dans les règles de l’art. Car comme l’explique Bruno Grandbastien, médecin hygiéniste interrogé par France-Info, l’étude de l’UFC-Que Choisir ne porte que sur trois masques. Il faudrait selon ce spécialiste que les tests « soient faits sur l’ensemble des masques et que les fabricants s’engagent à garantir une intégrité et les mêmes résultats que cette étude pour l’ensemble des masques. » 

Quant à l’Afnor, l’association française de normalisation, elle n’a pas tranché la question. Pour le moment statu quo, les masques dits chirurgicaux sont à usage unique et d’une durée maximale de 4h. 

Comment bien porter son masque contre le coronavirus ?

Porter un masque durant une épidémie est un geste barrière très efficace… à condition de bien s’y prendre. On vous fait les consignes.

Qui n’a jamais pesté contre des passants qui portaient leur masque n’importe comment ? Sous le nez, au-dessus du menton, trop large… Les erreurs sont nombreuses, voici donc comment procéder pour bien se masquer.

Comment enfiler son masque ?

Avant de mettre un masque, qu’il soit chirurgical ou réutilisable en tissu, il faut avoir les mains propres. Car si les mains sont contaminées, le virus se déposera sur le masque et vous infectera quand vous le mettrez sur le visage. 

Pour se laver les mains au mieux, il faut utiliser de l’eau et du savon comme nous vous l’expliquons dans cette vidéo.

Une fois les mains propres, vous devez attraper le masque par les élastiques et bien les placer derrière les oreilles.

Quand les élastiques sont en place, dépliez le masque afin de bien couvrir ET le nez ET la bouche ET le menton. Si une de ces parties n’est pas protégée, le masque perd en efficacité.

Et peu importe si le masque vous donne des boutons, ne vous amusez pas à le maintenir loin de votre visage avec vos mains. 

Combien de temps porter son masque ?

Un masque perd aussi son efficacité au fil des heures à cause, notamment, de l’humidité de la bouche. En utilisation continue, il faut donc changer son masque toutes les 4 heures. Mais attention, pas n’importe comment !

Là encore, avant de le manipuler, il faut se laver les mains. Avant de retirer le masque ET après l’avoir retiré. Si vous n’appliquez pas cette double précaution, vous risquez de souiller le nouveau masque si le premier est porteur du virus.

La lutte contre le coronavirus responsable du Covid-19 passe par le respect de tous les gestes barrières, même ceux qui ont l’air le plus insignifiant.

Vous pouvez regarder notre vidéo pour apprendre à bien porter votre masque.