Les seniors face au risque de chute

En France, la chute représente la première cause de mort accidentelle chez les seniors. Après 65 ans, c’est près de 10 000 personnes qui, chaque année, décèdent après être tombées. 

Selon une étude réalisée par l’association Assurance Prévention, 50% des personnes âgées disent avoir déjà chuté chez elles, mais seules 16% ont aménagé leur logement pour prévenir ces accidents. Zoom sur ces risques qui sont de véritables enjeux de santé publique. 

Les dangers liés aux chutes 

Il arrive parfois qu’on chute après un mauvais geste ou une mauvaise réception. La plupart du temps, c’est sans grande gravité. En revanche, pour les personnes âgées, une petite chute peut avoir de graves impacts, parfois irrémédiables, sur la santé des seniors.

Dans 19% des cas, une chute nécessite un passage aux urgences, un alitement pour 11% des cas, et une opération ou une hospitalisation dans 10% des cas.

Et pourtant, seuls 17% des seniors savent que ces accidents représentent la première cause de décès accidentel en France et un quart est sensibilisé au risque de chute à domicile. 

Les zones les plus dangereuses

Selon les statistiques de cette étude, 60% des chutes se font à l’intérieur. À partir d’un certain âge, certaines pièces, certains endroits d’un logement, deviennent particulièrement inadaptés : escalier (24% des chutes), garage, douche, salle à manger (16% des chutes)… mais quelles en sont les causes ? 

Il y en a principalement deux : glisser sur le sol, qui concerne 44% des seniors, et trébucher, qui touche 38% des personnes âgées. 

Les solutions à mettre en place pour y remédier 

Afin de prévenir ces faux pas, il existe des arrangements simples qui faciliteront les déplacements au sein du foyer : adaptation des revêtements de sols, amélioration de l’éclairage, accessibilité de la circulation dans la maison et ses pièces. Ces changements peu coûteux peuvent être appliqués rapidement. 

Par exemple, 61% des aménagements effectués afin de réduire ces accidents concernent la salle de bain : aménagement de la baignoire, de l’intérieur de la douche et des toilettes, afin de simplifier l’appui et le mouvement. 

Il est important d’informer les seniors et leurs aidants sur ces accidents de la vie courante, afin d’aménager leur foyer grâce à des conseils, pour éviter les chutes au quotidien, pour un vieillissement paisible.

Pour en savoir plus, voici des vidéos de prévention sur ces accidents de la vie courante, malheureusement trop nombreux :

Quelles sont les principales causes d’accidents mortels de la vie courante ?

Attention aux chutes

Colette Club, se loger moins cher, c’est simple

Colette, voici le nom de la nouvelle plateforme de “cohabitation intergénérationnelle” qui va peut-être bousculer le marché de l’immobilier à Paris.

C’est l’idée qui pourrait bien décider de votre installation dans la capitale. Pour lutter contre la flambée délirante des loyers et recréer du lien social, la plateforme Colette vous permet depuis cet hiver d’habiter à Paris pour un loyer raisonnable. Par quel miracle ? Tout simplement en vous logeant chez l’habitant. Mais pas n’importe comment.

On fait le point avec le fondateur de Colette sur un projet qui arrive à point nommé pour bousculer un marché immobilier devenu inaccessible pour beaucoup.

Plus qu’un club

L’idée de Colette germe en deux temps dans la tête de Matthieu Vaxelaire, un entrepreneur de 34 ans.

Tout commence après avoir passé du temps avec ses grands-parents. Il se rend compte que les “aînés” peuvent se sentir seuls dans de grands appartements une fois leurs enfants partis s’installer ailleurs.

Le déclic a lieu peu après : “C’est en discutant de ce constat avec un ami qu’il m’a dit que sa mère logeait des étudiants dans les chambres de ses enfants depuis plusieurs années déjà, et qu’elle adorait ça. Ç’a fait tilt dans ma tête !

Il décide donc de fonder une plateforme de cohabitation intergénérationnelle avec 3 compères  : Alexandre Josset, David Jeusette et Benjamin Guedj. Cette plateforme c’est Colette, un prénom qu’on associe à juste titre à des personnes plutôt âgées puisqu’il a connu son âge d’or entre 1930 et 1950.

Matthieu Vaxelaire, CEO Colette Club
“A l’automne 2019, nous avons beaucoup réfléchi à la vision : quelle valeur voulions-nous offrir à nos futurs membres ? Quels problèmes souhaitions-nous résoudre, et comment ?”

La vision qu’ils adoptent comporte de multiples facettes : faciliter la mise en relation des jeunes et des aînés en instaurant un climat de confiance entre les colocataires, restaurer la solidarité intergénérationnelle, permettre à des jeunes de se loger décemment pour un loyer modeste et améliorer le quotidien des personnes âgées grâce au complément de revenus.

Qu’attendez-vous pour aller au Club ?

Pour être membre de Colette, vous devez d’abord être parrainé par un membre. Puis votre profil doit être validé. Ainsi, Colette s’assure des motivations de chacun et peut créer des paires de colocataires idéales.

Les équipes de Colette visitent également tous les logements afin de vérifier qu’ils correspondent bien à leur charte.

L’hôte et l’habitant prennent ensuite contact par téléphone avant qu’une rencontre soit finalement organisée et le contrat signé. La durée de la location se décide entre les colocataires.

Colette s’occupe de toute la partie administrative en se basant sur l’article 117 de la loi ELAN, adoptée en novembre 2018 et qui définit la cohabitation intergénérationnelle solidaire :

“La cohabitation intergénérationnelle solidaire permet à des personnes de soixante ans et plus de louer ou de sous-louer à des personnes de moins de trente ans une partie du logement dont elles sont propriétaires ou locataires”

Point important à signaler : le logement doit être la résidence principal de la personne qui met une chambre à disposition.

Colette face au Coronavirus

Lancée en février à Paris, Colette est très vite confrontée au Covid-19 et au confinement. Une situation qui peut mettre le club en danger, mais à laquelle les équipes font face en modifiant leur fonctionnement : “La mise en relation entre hôtes et cohabitants est toujours possible en ligne mais l’installation des étudiants chez les hôtes est interrompue et le restera jusqu’à ce que la situation sanitaire permette la reprise. Nous avons également adapté nos process en interne : la rencontre et la qualification des étudiants et hôtes se fait par téléphone jusqu’à ce que la situation permette de reprendre les rencontres à domicile.

Paradoxalement, la crise sanitaire risque même de servir les intérêts de Colette. En effet, la crise économique mettant à mal la santé financière de nombreux Français, se loger à prix décent va devenir une question primordiale pour les étudiants et les jeunes travailleurs. Et les aînés auront davantage besoin des compléments de revenus pour venir en aide à leurs propres enfants.

Espérons pour Matthieu Vaxelaire et son équipe que leur vision se concrétise, que le Colette Club secoue le marché de l’immobilier et redynamise les relations intergénérationnelles. À Paris d’abord, en province et à l’international ensuite.

Si Colette Club vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur leur site colette.club