Endométriose, un moyen pour la prévenir?

 L’endométriose touche près de 12% des femmes. Un fardeau vecteur d’infertilité et de fortes douleurs pendant les règles ou les rapports sexuels. MyEndo’App propose test de dépistage et carnet de suivi.

Née des recherches des gynécologues-obstétriciens Jean-Philippe Estrade et Charles Chapron, de Raymond Auphan, ingénieur des Mines, et de Benjamin Richier, spécialiste de la communication, l’application MyEndo’App a pour but de mieux diagnostiquer l’endométriose via un dépistage rapide pour lutter de manière plus efficace contre la maladie.

En France 2 à 4 millions de femmes en souffrent. Une maladie liée au développement du tissu endométrial en dehors de l’utérus qui peut alors toucher d’autres organes alentours comme les ovaires, le rectum, la vessie ou le vagin. Il peut s’écouler 10 ans entre l’évocation des premiers symptômes par une patiente et l’établissement d’un diagnostic. 

L’app, lancée en 2019, fonctionne grâce à « un algorithme testé sur 2 500 patientes et fiable à 88% », ajoute le gynécologue-obstétricien Jean-Philippe Estrade. Elle vise à participer à « faire avancer la recherche clinique » sur l’endométriose.

Diagnostic numérique et suivi aux malades

En répondant à quelques questions, les utilisatrices peuvent déterminer leur degré de risque d’être atteintes d’endométriose en fonction des symptômes ressentis.

En cas de risque élevé, des examens sont recommandés et l’application les oriente vers différents spécialistes pour une prise en charge médicale plus poussée.

Par la suite, l’application accompagne les utilisatrices grâce à une fonctionnalité leur permettant de gérer leur dossier de santé de manière intuitive en archivant, par exemple, leurs résultats d’imageries, les compte-rendus opératoires, les bilans biologiques. Le médecin traitant pourra consulter et suivre les informations relatives à sa patiente en temps réel.  Le suivi des malades sera plus simple et plus efficace.

Disponible sur Google Play (Android) et l’AppStore (Apple), l’application coûte 9,99 euros.

Covid-19 : un masque qui tue le virus ?

Alors que le Covid-19 a déjà causé plus de 5 millions de décès dans le monde depuis deux ans, une société française pourrait avoir créé un masque pour mieux lutter contre le virus responsable de la maladie. 

Lors du CES 2022 à Las Vegas, le plus grand salon consacré à l’innovation électronique, la start-up française Airxôm a présenté un masque capable de tuer les virus. Une bonne nouvelle en temps de pandémie. Comment ce masque fonctionne-t-il ? Détruit-t-il vraiment le virus du Covid-19 ? 

Quelle est la différence entre ce masque et un masque chirurgical ? 

Fabriqué par la société Airxôm, ce masque capable de détruire tous les virus, même celui responsable du Covid-19, pourrait bien faire l’unanimité. Mais qu’a t-il de plus que les masques traditionnels que l’on porte depuis deux ans maintenant ? D’abord, son poids : 130 grammes contre 4 pour un masque chirurgical. Une différence qui s’explique par l’ampoule LED que le masque Airxôm embarque pour lutter contre le Sars-Cov-2. Alimentée par une batterie externe, cette ampoule émet des UV-A capables de détruire les bactéries et les virus. Côté prix, cette technologie se fait logiquement ressentir. Un masque classique coûte au maximum 0,95 € l’unité, quand le masque Airxôm devrait avoisiner les 300 € pièce. Un tarif qui reste inaccessible pour la plupart des personnes, mais ses concepteurs espèrent décrocher une certification médicale pour que le masque soit partiellement remboursé. 

Qu’en disent les laboratoires ? 

Afin de juger son efficacité, de nombreux laboratoires ont collaboré avec la marque Airxôm. C’est ce qu’affirme Vincent Gaston, le PDG de l’entreprise lyonnaise lors d’un entretien pour 20 minutes : « Sur le Covid, on a des résultats spectaculaires : on le détruit par simple contact ». Après avoir travaillé avec l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) mais également avec VirNext (laboratoires de recherches en infectiologie) et Conidair (qui analyse la qualité de l’air), le masque détruirait ce virus avec une efficacité proche de 100%. 

Pour quand et pour qui ce masque sera-t-il disponible ? 

La production du masque devrait commencer d’ici un mois, avec des premières livraisons en mars. C’est le personnel médical, particulièrement exposé au Covid, qui devrait en bénéficier en premier. Viendront ensuite les personnes souffrant de pathologies respiratoires, ou qui fréquentent des endroits à risques. 

SignAloud : les gants qui passent le mur du son

Manque de compréhension, difficulté à s’intégrer… malheureusement pour les personnes malentendantes, peu de gens parlent la langue des signes. Afin de remédier à ce problème, deux étudiants ont inventé un gant révolutionnaire.

Deux étudiants de l’université de Washington ont conçu un gant intelligent qui traduit la langue des signes en texte ou en sons, grâce au contrôle gestuel. Zoom sur le SignAloud, l’innovation qui passe le mur du son.

Transformer la langue des signes en langage audible

Équipé de capteurs de mouvements, ce gant enregistre les gestes de l’utilisateur et les transmet par Bluetooth à un ordinateur. Grâce à un logiciel conçu pour reconnaître les gestes en langue des signes, ces données sont traduites instantanément en paroles. “Nous pensons que la communication est un droit humain fondamental” expliquent Navid Azod et Thomas Pryor, les deux inventeurs de ce bel outil, récompensés par le prix national Lemelson-MIT (Massachusetts Institute of Technology). 

Intégrer les malentendants

“De nombreux outils de traduction de la langue des signes ne sont pas adaptés pour un usage quotidien. Notre dispositif est assez léger pour envisager une utilisation quotidienne” précisent les deux étudiants, qui souhaitent intégrer les personnes sourdes et malentendantes dans la vie sociale et professionnelle. Elles sont en effet trop souvent exclues du marché du travail à cause de leurs difficultés à pouvoir échanger avec les personnes autour d’elles.

Actuellement, ce nouveau dispositif ne fonctionne qu’en langue des signes américaine, mais les deux fabricants espèrent pouvoir en ajouter d’autres. De plus, ce n’est encore qu’une invention en phase de prototypage, il faudra être patient avant que le SignAloud n’arrive en magasin.

“Revolve Air” : le fauteuil roulant réinventé

Que ce soit pour prendre la voiture, le train ou encore l’avion, les voyages pour les personnes en situation de handicap moteur sont rendues difficiles par le manque d’accessibilité. Cela pourrait-il changer grâce à la nouvelle innovation “Revolve Air” ?

Inventée par Andrea Mocellin, fondateur de Revolve Wheel, le progrès de l’accessibilité mobile continue ! Cette année, l’entrepreneur italien propose un concept ultra moderne : un prototype de fauteuil roulant adapté aux restrictions des bagages cabine.

“Revolve Air”, une avancée révolutionnaire 

Aujourd’hui, une personne en fauteuil roulant doit arriver à l’aéroport avant tout le monde et quitter l’avion en dernier. Il faut enregistrer son fauteuil roulant comme bagage en soute, demander un fauteuil temporaire et disposer d’une assistance pour monter à bord… C’est en moyenne 3 heures de perdues dans un voyage simple régulier en avion. Pour Andrea Mocellin, continuer de concevoir la mobilité pour améliorer le quotidien des gens est fondamental : “Ma motivation est toujours d’améliorer la mobilité dans la vie quotidienne et la façon dont les personnes handicapées ou non se déplacent”. 

En apparence, le fauteuil est de taille classique et muni de roues et de cadres en fibre de carbone. Qu’est-ce qui change vraiment ? La possibilité de replier les roues, un système aussi facile que “replier un parapluie” selon Andrea Mocellin. Un gain de place non négligeable, car avec cette nouvelle aide technique, le fauteuil occupe 60% de place en moins qu’un modèle ordinaire et peut rentrer dans les limites de tailles autorisées pour les bagages en cabine (soit 55x35x25cm en France) 

“Revolve Air”, temps optimisé et indépendance 

Grâce à ce modèle, plus besoin d’enregistrer son fauteuil avant le vol, fini les longues attentes à l’aéroport pour attendre son bagage. Au-delà du gain de temps, le “Revolve Air” a d’autres avantages : sa version finale devrait peser seulement 9 kilogrammes. 

Un poids en moins et un sentiment de liberté pour ses utilisateurs qui peuvent s’occuper eux-mêmes de leur fauteuil pour encore plus d’indépendance, ce qui est rarement le cas quand on est en situation de handicap moteur. C’est ce que son créateur explique lors d’une interview pour la presse allemande : “Ce n’est pas seulement le design, mais aussi l’expérience qui fait le succès d’un produit. Mon rêve est de créer un véhicule qui fasse partie de l’instinct humain et qui soit complètement intuitif à utiliser, sans avoir besoin d’instructions ou d’un manuel d’utilisation.”

“Revolve Air”, une commercialisation prévue pour 2022 

Actuellement à la recherche d’investisseurs et de partenaires pour faire tester ce fauteuil moderne à des clients potentiels, l’innovation “Revolve Air” fait déjà l’objet d’un brevet. Son élaborateur a pour ambition de commercialiser ses premiers modèles d’ici l’année prochaine. À suivre ! 

Bisu Body Coach : un labo à la maison

Depuis le début de la pandémie mondiale du Covid-19, la télésanté s’est démocratisée. Dernière innovation en date, le Bisu Body Coach, un nouvel appareil de santé expérimental. Sa promesse ? Analyser son hygiène de vie soi-même. 

Entre les consultations à distance avec des professionnels de santé et les prises de rendez-vous rapides, se faire soigner à domicile n’a jamais été aussi simple ! L’entreprise japonaise Bisu propose de faire soi-même des tests salivaires ou urinaires à domicile. Bien plus simple qu’une consultation en visio, ce projet de technologie médicale permettrait d’améliorer son hygiène de vie rapidement. Zoom sur cette nouveauté. 

Bisu Body Coach, comment ça marche ? 

Présenté sous forme de boîtier rectangulaire, le Bisu Body Coach contient une tige sur laquelle on dépose quelques gouttes salivaires ou urinaires. Une fois l’échantillon analysé, il suffit de se servir d’une application pour pouvoir accéder au résultat. Grâce à ça, le Bisu peut vous faire des recommandations sur votre hygiène de vie : nutrition, activité physique et conseils pour compenser certaines carences. 

Bisu Body Coach, un appareil de santé expérimental 

Avec ses bandelettes microfluidiques, le Bisu peut analyser précisément un échantillon. Bien plus développées que les anciennes bandelettes réactives, elles sont insérées dans un lecteur qui étudie la tige en utilisant la spectrométrie, une technique analytique puissante permettant d’analyser des composés organiques. Ainsi, le test est en mesure d’évaluer votre pH, l’hydratation et vos taux de vitamine C, de calcium, de magnésium, de sodium, de potassium, de cétones et d’acide urique.

Bisu Body Coach, des résultats sur smartphone 

Pour découvrir ses résultats c’est très simple, il faut synchroniser le Bisu Body Coach sur une application mobile, qui présente alors en détails les relevés des analyses. Cependant, il est recommandé de refaire le même test pendant 3 jours pour obtenir un résultat fiable. Pour aller plus loin, la société Bisu a annoncé la mise en place de futurs outils pour mesurer la vitamine B et le zinc. 

Bisu Body Coach, rendez-vous en 2022 

En 2022, le Bisu Body Coach sera d’abord commercialisé aux Etats-Unis et en Europe, puis en Corée du Sud et au Japon d’ici deux ans. Pour l’instant, il est prévu que l’appareil ne soit disponible qu’en anglais, son prix devrait avoisiner les 1000 euros. C’est, semble-t-il, le prix à payer pour analyser rapidement son état de santé et se reprendre en main sans attendre.

Carmat implante son premier cœur artificiel

La société française Carmat a annoncé le premier implant commercial de son cœur artificiel Aeson à Naples, huit mois après avoir obtenu le marquage CE.

Nous vous en avions parlé, en décembre 2020 Carmat obtenait le marquage CE qui permettait à l’entreprise fondée en 2008 de commercialiser son cœur artificiel en Europe. Huit mois plus tard, ce 19 juillet 2021, l’entreprise française annonce dans un communiqué que son cœur Aeson a été implanté sur un patient à Naples, en Italie.

Un hôpital spécialisé dans les problèmes cardiaques

C’est à l’Azienda Ospedaliera dei Colli, un des hôpitaux les plus avancés dans le traitement des maladies cardiaques, que l’implant a eu lieu. L’opération a été réalisée par les docteurs Ciro Maiello et Cristiano Amarelli “sans difficulté particulière” sur un patient qui attend de recevoir une greffe de cœur. Ce dernier “se remet bien” selon l’hôpital napolitain.

Un coeur artificiel en attendant la greffe

C’est la particularité des cœurs artificiels Aeson de Carmat. Ils ne remplacent pas un cœur mais servent de transition avant une greffe et permettent aux patients de rester en bonne santé durant cette période qui peut être longue. En effet, une étude du Duke University Hospital, aux Etats-Unis, nous informe que sur 100 000 cas nécessitant une greffe cardiaque dans le pays chaque année, seuls 3000 à 4000 bénéficient bien de cette greffe. Aeson pourrait donc faciliter la vie de 96% de ces malades.

Pour savoir comment réagir en cas de malaise cardiaque, regardez nos vidéos

Les journées Pandemia

Un an de Covid-19. Un an d’affirmations, un an de contre-vérités, un an de doutes. Les journées Pandemia promettent d’élever le débat et de nous éclairer sur la crise sanitaire.

C’était il y a un an jour pour jour. Le 17 mars 2020 à midi, les Français étaient confinés pour 2 semaines minimum, qui deviendraient finalement 8 semaines. 2 mois d’attestations, de remèdes miracles, de footing, de recettes de pains, de Claude de Koh Lanta, de déceptions, de courses désinfectées, de séries, d’Animal Crossing… et de télétravail pour ceux qui pouvaient encore travailler. Et l’impression qu’après ces 8 semaines, on reviendrait progressivement à une vie normale. Un an après, les polémiques sur la gestion gouvernementale de la crise sont plus vives que jamais, la campagne de vaccination se traîne, le virus nous surprend tous les jours, on est complètement perdu et le retour à la normale n’a jamais semblé si loin. Pour y voir plus clair, les Journées Pandemia nous proposent donc de faire un point complet sur la situation avec des experts issus de différentes spécialités.

Qu’est-ce que Pandemia ?

Selon son site, Pandemia est “une association philantropique et humaniste, créée par un collectif d’experts médicaux et scientifiques qui s’appuient sur la modélisation issue de l’intelligence humaine collective alliée à l’Intelligence Artificielle pour améliorer la connaissance des pandémies en cohérence avec les enjeux de Santé Publique.

Les Journées Pandemia, c’est quoi ?

Les Journées Pandemia, ce sont deux jours de débats auxquels participent 60 orateurs venus du monde médical, de l’économie, des médias…. Des chercheurs, des entrepreneurs, des journalistes qui vont échanger sur la Covid-19, la situation économique du pays et l’avenir que la pandémie dessine les 18 et 19 mars. Le programme complet est à retrouver ici.

Comment assister aux Journées Pandemia ?

Pour assister aux débats, il suffit de s’inscrire sur le site, tout est diffusé en ligne gratuitement. L’occasion de mieux comprendre la crise, ses implications et ses conséquences. Il y a même des salons de networking pour échanger entre participants. En espérant qu’on n’ait pas besoin d’avoir une seconde édition dans un an…

Sécurité routière : un nouveau pare-soleil plus efficace

Parmi les lauréats du Prix innovation de la sécurité routière 2021, on trouve le pare-soleil intelligent de Bosch. 

Déjà vainqueur du “Best of Innovation” Award au CES de Las Vegas en 2020, le pare-soleil intelligent de Bosch a remporté cette semaine le Prix innovation de la sécurité routière 2021. On vous explique pourquoi.

Aveuglement au volant, mort au tournant

Rouler avec le soleil dans les yeux est dangereux, on le sait, c’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des pare-soleils. Mais ils ne sont pas toujours efficaces, on le constate malheureusement trop souvent, comme lors de cette triste histoire datant d’octobre 2019. Trop grands, trop petits, trop opaques, mal situés selon l’angle des rayons… les pare-soleils perturbent également l’attention du conducteur qui doit régulièrement les remettre en place. Et comme on ne peut pas atténuer la luminosité du soleil, la solution est à chercher du côté des pare-soleils.

Un pare-soleil intelligent

Le pare-soleil de Bosch est composé d’un écran intelligent suspendu devant le conducteur et d’une caméra qui scanne en permanence son visage pendant qu’il conduit et en identifie les différentes zones, telles que les yeux notamment. Grâce à une intelligence artificielle, l’écran s’obscurcit juste ce qu’il faut par endroits afin que les yeux soient toujours dans l’ombre et protégés du soleil, tout en assurant une visibilité optimale sur la route. 

Retrouvez plus d’informations sur le pare-soleil Bosch Virtual Visor ici

Retrouvez sur BornSafety.com toutes nos vidéos concernant la sécurité routière.

Sécurité routière : les bandes réfléchissantes intelligentes 3M

La société 3M est lauréate du Prix innovation sécurité routière 2021 pour ses bandes de signalisation très performantes.

Parmi les lauréats du Prix innovation sécurité routière 2021, on retrouve la société 3M qui a conçu des bandes de signalisation au sol à la visibilité grandement améliorée.

Les limites du marquage au sol

Quand il pleut, le risque d’accident de la route est 2 fois plus élevé. La nuit, ce risque est 7 fois plus élevé que lorsqu’on conduit en journée par temps clair. Dans les 2 cas, le marquage au sol est moins visible et augmente le danger de la route. Changements de voies involontaires, possibilité de rouler à contresens sans s’en apercevoir, dépassements interdits… les erreurs conduisant à des drames se multiplient si l’on n’aperçoit plus la signalisation au sol.

L’innovation des bandes 3M

Les marquages au sol classiques sont composés de billes de verre qui assurent la rétroréflexion de la lumière. Seulement, ces billes sont surtout efficaces par temps sec. Pour pallier le manque de visibilité des marquages au sol par temps de pluie, de jour comme de nuit, le site AM nous apprend que la société 3M y intègre des éléments optiques maison à indice de réfraction élevé, qui assurent une bien meilleure visibilité. Eclairés par les feux des véhicules, les bandes 3M Stamark deviennent lumineuses et visibles dans toutes les conditions météorologiques.

Retrouvez nos vidéos sur la sécurité routière sur BornSafety.com.

Apnée du sommeil, une solution miracle?

Le fabricant français de montres connectées Withings a créé un modèle capable de détecter les apnées du sommeil. Mais pas que.

Présentée l’an dernier au Consumer Electronics Show (CES), avant la pandémie de Covid-19, la ScanWatch du français Withings est le premier modèle capable à la fois de relever l’activité cardiaque et le taux d’oxygénation du sang.

Un outil santé au poignet

Légère et discrète, cette montre connectée vérifie votre fréquence cardiaque en continu et envoie une notification lorsqu’elle est anormale (trop haute ou trop basse) ou si des irrégularités sont détectées. L’association des mesures permet de détecter la présence éventuelle de troubles cardiaques et, notamment, la fibrillation auriculaire qui touche 300.000 Français. Cette dernière est à l’origine d’un tiers des AVC dans le pays. Conçue avec l’aide de spécialistes du sommeil, la montre sait aussi détecter l’apnée du sommeil. Cette affection, dont souffrent 1,5 million de personnes en France, multiplie par cinq les risques d’une maladie coronarienne. Elle est très rarement identifiée, car seulement deux cas sur 10 sont détectés. La ScanWatch permet de dépister ce mal grâce à un capteur SpO2 qui mesure le taux de saturation d’oxygène dans le sang au cours de la nuit. Pour le moment, la montre est toujours en cours de certification auprès des autorités pour obtenir le label CE médical.

1,5 million de Français souffrent d’apnée du sommeil

Disponible sur IOS et Android, la ScanWatch sera commercialisée en Europe dès le deuxième trimestre 2020. Discrète et élégante, elle se fait facilement oublier, au point qu’on peut la garder volontiers au poignet durant le sommeil. Elle est étanche jusqu’à 50 m de profondeur. La ScanWatch se déclinera en version 38 mm (249,95 euros) ou 42 mm (299,95 euros) et sera proposée en deux coloris : blanc ou noir. Le cadran est composé d’un verre saphir afin d’éviter les rayures. Enfin, l’autonomie de la ScanWatch atteint plus de vingt jours sur une seule charge en la portant en permanence.

A vos montres, prêts, dormez !