5e vague : quelles nouvelles mesures pour les enfants ?

Ce lundi 6 décembre, le conseil de défense sanitaire s’est réuni pour tenter de contrôler cette cinquième vague de Covid-19 qui continue de prendre de l’ampleur malgré la vaccination d’une majorité de la population. 

À trois semaines de Noël, alors que les indicateurs épidémiques continuent de s’emballer en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé l’activation du niveau 3 du protocole sanitaire à l’école primaire. Que cela implique-t-il pour les enfants ? 

Le port du masque obligatoire

Jusqu’à présent, porter le masque n’était obligatoire qu’à l’intérieur des établissements scolaires pour les élèves de primaires. À partir du jeudi 9 décembre, il faudra le porter dans les espaces clos et en extérieur, pour le personnel et les élèves.

Restrictions sportives 

Un effort devra également être appliqué sur la pratique sportive, le gouvernement demande aux établissements de limiter les activités sportives en intérieur : “Les activités physiques et sportives se déroulent en principe en extérieur. Toutefois lorsque la pratique en intérieur est indispensable (intempéries, disponibilité des installations), seules les activités de basse intensité compatibles avec le port du masque et une distanciation de deux mètres sont autorisées.”

Pause déjeuner compromise 

Ce troisième niveau implique également un aménagement de la restauration, pour limiter les brassages entre les élèves de groupes différents. À partir du 13 décembre, il sera obligatoire de ne pas mélanger des classes différentes pendant l’heure du déjeuner. En effet, c’est le moment de la journée où porter le masque est impossible.

Vaccination à partir de 5 ans

Si les autorités sanitaires donnent leur feu vert, la vaccination à partir de 5 ans pour tous les enfants pourrait être envisagée sur la base du volontariat aux alentours du 20 décembre. Cependant, la date n’est pas encore confirmée. À l’heure actuelle, ce ne sont que les enfants de plus de 11 ans qui peuvent se faire vacciner.

Vacciner les plus fragiles

À partir du 15 décembre, les enfants à risque d’au moins cinq ans pourront recevoir un vaccin contre le Covid-19. Ces préconisations concernent les enfants atteints de maladies chroniques comme les maladies cardiaques, les maladies pulmonaires, les malformations cardiaques ou bien les formes graves d’asthme. 

Syndrome pied-main-bouche, réservé aux enfants ?

Son nom peut faire penser à une technique martiale ou à une position sexuelle (si si), le syndrome pied-main-bouche dont on entend beaucoup parler en ce moment est pourtant très loin de ces considérations. On vous explique tout.

Votre enfant présente des petits boutons rouges sur les mains, les pieds et la bouche ? Il se peut qu’il ait contracté une maladie au nom très évocateur : le syndrome pieds-mains-bouche. Cette infection cutanée est fréquente chez les enfants, mais sont-ils les seuls à être touchés ? De 6 mois à 4 ans, les jeunes enfants ont certes plus de risques d’être touchés, mais les adultes sont également concernés ! 

D’où vient le syndrome pied-main-bouche ? 

Ce syndrome survient généralement au printemps, en été ou au début de l’automne dans des zones de climat tempéré, comme par exemple en France. 

Comment s’attrape le syndrome pied-main-bouche ? 

Le virus peut se propager par contact direct ou indirect : après la manipulation d’objets souillés qui sont ensuite portés à la bouche, suite à une sécrétion rhinopharyngée (du nez jusqu’à la gorge), de gouttelettes de salive qui se projettent dans l’air par une personne malade mais aussi via des objets contaminés par les selles. Comme l’infection peut être causée par différents virus, il est possible d’en être affecté plusieurs fois. 

Quels sont les symptômes du syndrome pied-main-bouche ? 

Fièvre, maux de gorge et petits boutons rouges sur les mains, les pieds, et la bouche font partie des principaux symptômes de ce virus. On constate également une perte de l’appétit, des douleurs abdominales, des diarrhées, des sortes de cloques appelées papules autour de la langue, des gencives et à l’intérieur des joues. 

Combien de temps reste le virus ? 

C’est lors de la première semaine que l’infection pieds-mains-bouche devient particulièrement contagieuse. Une fois dans l’organisme, le virus se propage dans la bouche, la gorge puis dans le tube digestif. L’infection ne peut pas se diffuser en direction du cerveau et des poumons si l’on a un système immunitaire qui fonctionne normalement. Ce n’est qu’entre quatre semaines et quatre mois après le début de l’infection que le virus sera entièrement éliminé de votre organisme. 

Quel traitement pour le syndrome pied-main-bouche? 

Cette maladie courante et bénigne est sans gravité pour la personne malade. Ainsi, pour pouvoir la traiter efficacement, il faut attendre que ça passe et que les cloques sèchent. 

Il est surtout recommandé de bien s’hydrater et, si la fièvre et les maux de ventre persistent, n’hésitez pas à consulter rapidement.

Le deuil périnatal : une réalité méconnue

La perte d’un enfant est toujours douloureuse, un drame aux yeux de tous. Mais comment faire face au deuil de l’enfant lorsque l’on n’a pas pu connaître ?

Parange. Ce mot-valise composé de “parent” et “ange” fait référence aux parents d’un enfant décédé, un “ange”. Pour cela, encore faut-il avoir pu être parents. Les 7000 familles françaises concernées par le drame silencieux de la mort périnatale mériteraient de se reconnaître dans ce terme. Qu’est-ce que la mort périnatale ? Comment s’en relever ? Pourquoi ne faut-il pas minimiser le deuil périnatal ? Autant de questions à mettre en lumière. 

Qu’est-ce que le deuil périnatal ?

La mort périnatale peut être due à une mort in utero, une interruption médicale de grossesse (IMG) pour raisons médicales, un enfant mort-né. Il n’y a pas de mot pour qualifier un parent qui perd son petit et encore moins pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le connaître. “Parange”, nouvellement utilisé pour désigner les parents endeuillé, a connu un certain succès. Une pétition circule d’ailleurs pour l’ajouter au dictionnaire. Ce nouveau mot devrait inclure les parents endeuillés par la mort périnatale. Leur deuil particulier doit être reconnu, des mots posés dessus pour qu’il puisse se faire. 

Le deuil périnatal est-il plus facile ?

Ce deuil périnatal et la souffrance qu’il entraîne sont trop souvent non-reconnus. “Mieux vaut perdre son enfant maintenant” est une phrase de réconfort bien maladroite. La douleur des parents est difficilement appréhendée par l’entourage. Preuve flagrante du caractère sensible de ce deuil ? La photo de Jack, l’enfant mort-né de John Legend et du mannequin Chrissy Teigen, que les parents ont souhaité diffuser sur les réseaux sociaux a fait polémique outre Atlantique.

Comment surmonter le deuil périnatal ?

Il s’agit d’abord de ne pas sous-estimer sa souffrance, minimiser ou dédramatiser tout de suite la situation. Ces réactions qui tendent à nier ce qui s’est passé enferment les parents dans le silence, ils n’osent pas parler de peur de briser le contrat tacite de la négation.

Parler est d’autant plus important que les femmes portent souvent un fardeau de culpabilité. Morgane témoigne de cette difficulté supplémentaire dans le journal des femmes

“Si elle (Emma) était sortie plus tôt, elle aurait vécu. Il faut se défaire de la culpabilité que l’on ressent face à une telle information, il faut retrouver confiance, et cela demande un gros travail sur soi.”

Morgane, maman endeuillée, pour le journal des femmes

Les parents doivent aussi passer par la reconnaissance de l’enfant. Se faire à l’idée que cette vie a existé est une autre épreuve laborieuse, la concrétisation de son existence peut passer par un nom, une photo de l’enfant mort-né, une action symbolique ou tout autre chose, c’est aux parents de décider. Un titre révèle la réalité de complexe de ce deuil.

“Revenir les bras vides” est le nom d’une série de témoignages de familles endeuillées. Cette expérience est un réel traumatisme. La perte du bébé à naître est brutale, inattendue, c’est un traumatisme. La mort vient briser les espoirs, les attentes, et les rêves du couple. Ils n’ont même pas le réconfort des moments ensembles. Tandis que les autres paranges peuvent compter sur les souvenirs, les photos pour apaiser l’absence. Le travail de deuil des parents d’anges pas venus au monde doit lui se faire dans l’imaginaire, la symbolique, ce qui rend ce deuil si intense et difficile. La souffrance de ces familles ne doit pas être passée sous silence.