Un nouveau risque professionnel

Les électrosensibles attribuent des dizaines de symptômes à leur exposition aux radiofréquences des téléphones portables, antennes relais et autre wifi.

Depuis un rapport publié en mars 2018, l’agence sanitaire ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du Travail) plaide pour une meilleure prise en charge des patients qui disent souffrir de symptômes liés à l’exposition aux ondes. Maux de tête, troubles du sommeil, nausées, irritabilité, fourmillements dans les doigts ou encore problèmes cutanés… La question de l’électrosensibilité ou hypersensibilité électromagnétique (EHS) reste controversée dans les milieux scientifiques;

L’électrosensibilité, une souffrance en mal de reconnaissance

L’hypersensibilité électromagnétique n’est pas reconnue comme une maladie en tant que telle mais le nombre de patients en souffrance augmente. Ces derniers déclarent souffrir de symptômes engendrés par la présence de sources de champs électromagnétiques (antennes-relais, téléphones portables, lignes à haute tension, WiFi…).

L’étude menée par l’ANSES en 2018 n’a finalement pas abouti à prouver l’existence d’un lien réel de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes recueillis par les personnes. Mais l’ANSES continue néanmoins de conduire ses recherches pour une meilleure prise en charge de l’EHS et des personnes déclarant en souffrir.

Une onde de choc pour le risque professionnel?

Pour la première fois en France, en septembre 2018, le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Versailles a jugé qu’un électrohypersensible devait être pris en charge au titre des accidents du travail.

Diagnostiqué électrohypersensible depuis 2011, un technicien d’un service client d’une entreprise de télécommunications, avait été maintenu à un poste sans aménagement. Son malaise, survenu le 6 novembre 2013 sur son lieu de travail a été reconnu comme accident du travail par le tribunal. 

Quatre mois plus tard, en janvier 2019, une autre décision de justice fait date : le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise enjoint à un organisme public de reconnaître l’électrohypersensibilité de l’un de ses techniciens de comme maladie professionnelle.

Avec le déploiement des nouvelles technologies et des objets connectés, le nombre de cas risque d’augmenter !