Protocole sanitaire : avez-vous bien suivi les règles ?

Après deux semaines de vacances de Noël, 12,5 millions d’écoliers ont fait leur rentrée scolaire aujourd’hui. Au programme cette année ? Le variant Omicron et sa très grande contagiosité, à laquelle l’école doit s’adapter.

Qui dit nouveau variant dit nouveau protocole sanitaire. Face aux 9 202 classes fermées à cause de l’épidémie, et plus de 47 453 cas confirmés déclarés d’élèves, des modifications au protocole sanitaire ont été apportées ce lundi 10 janvier 2022.

Combien d’autotests faudra-t-il faire ? 

Jusqu’à présent, les élèves en classe de primaire devaient réaliser un test PCR ou antigénique à chaque nouveau cas positif déclaré dans la classe, puis de faire un autotest à J+2 et J+4 pour pouvoir suivre les cours en présentiel. C’est également le cas pour les élèves âgés de 12 ans et plus, justifiant d’une vaccination complète. 

Désormais, les élèves n’auront plus à recommencer ce parcours des trois tests si un nouveau cas de Sars-Cov-2 est positif dans leur classe. Une décision prise par l’exécutif qui constate qu’au vu du nombre de nouvelles contaminations quotidiennes, la situation deviendrait intenable. Lorsqu’un cas sera déclaré dans une classe, les enfants contact n’auront plus à faire de test PCR ou antigénique comme le prévoyait l’exécutif dans ces récentes mesures du 3 janvier. “Trois autotest, qui seront gratuits, suffiront” a déclaré hier soir le premier ministre. Ils devront donc être effectués au jour de l’annonce de la positivité d’un élève, à J+2 et à J+4. Suite au dernier allègement, les élèves de primaires n’ont plus à réaliser un nouveau parcours complet si un nouveau cas positif apparaît dans leur classe dans un délai inférieur à sept jours. 

Vers une fermeture des classes ? 

Jean-Michel Blanquer est clair, les classes ne fermeront pas, à moins d’avoir trois cas positifs dans une même classe. “Nous faisons le choix de tester plus pour éviter de fermer des classes. C’est une politique personnalisée pour que chaque élève dont il est avéré qu’il n’est pas contaminé, puisse retourner à l’école” 

Quel est le rôle de l’école dans la vaccination des 5-11 ans ? 

Dès aujourd’hui, chaque école est couplée avec un centre de vaccination. C’est à la famille de l’enfant de prendre rendez-vous et de l’accompagner pour qu’il reçoive sa dose de vaccin, à condition bien-sûr d’avoir l’autorisation des parents. Il n’y a donc, pour l’instant, pas de vaccination dans les écoles primaires. 

Conseils de classe, réunions parents-enseignants… comment ça se passe ? 

Les interactions autres que les cours en classe devront être restreintes au maximum. Désormais, il faudra privilégier les réunions parents-professeurs à distance. Cette année, la traditionnelle galette des rois est par exemple annulée.

Des capteurs de CO2 dans les classes ? 

Face aux critiques sur le manque de capteurs de CO2 dans les salles de classe – seules 20% d’entres elles en sont équipées – le ministre de l’Education nationale rejette la faute sur les élus locaux et lance donc “un appel aux maires pour une montée en puissance en la matière dans les établissements, car cela reste totalement insuffisant”. Il précise que l’Etat a débloqué 20 millions d’euros pour que les collectivités locales équipent les établissements qui n’en auraient pas les moyens. 

Quelle solution pour les enfants de soignants ? 

Invité mardi 4 janvier sur France Inter, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a clarifié la situation des enfants des soignants qui continueront d’être accueillis à l’école, même en cas de fermeture de la classe pour contamination au Covid. “Nous avons prévu un accueil, partout en France, des enfants des soignants afin de faire en sorte que les soignants puissent continuer à travailler”. Dans la journée, une liste détaillée des professions de santé concernées sera communiquée selon Gabriel Attal. 

Le masque FFP2 bientôt généralisé à l’école ?

Ce jeudi 6 janvier 2022, le gouvernement a annoncé la distribution de masques chirurgicaux de type FFP1 à “tous les personnels enseignants d’ici la fin du mois”, en précisant attendre un avis des autorités sanitaires sur une extension de l’utilisation des masques FFP2. Quelles différences entre les deux ?

Jusqu’ici, les enseignants avaient reçu des masques en tissu. Désormais, ils recevront des masques chirurgicaux FFP1. Mais face à la propagation massive du variant Omicron, la question du port du masque FFP2 se pose. Quelle est la différence entre un masque chirurgical et un masque FFP2 ? Lequel faut-il favoriser ?

Qu’est-ce qu’un masque FFP1 ? 

Recouvrant le nez et la bouche, le masque FFP1 est réputé pour protéger contre les poussières fines comme le charbon, la laine de verre ou encore le bois. Souvent utilisé pour travailler sur des chantiers, il filtre jusqu’à 80% des particules aérosols et son taux de fuite vers l’extérieur s’élève jusqu’à 22%. 

Qu’est-ce qu’un masque FFP2 ? 

Le masque FFP2 est pratique pour sa capacité de filtration de la poussière, des aérosols à 94% et de son meilleur ajustement pour le visage, puisqu’il se joint au niveau de la tête, et non au niveau des oreilles comme un masque chirurgical. 

Quelle est la différence entre un masque FFP2 et un masque chirurgical ? 

Face à la sixième vague, les professionnels de la santé recommandent l’usage de masques FFP2 aux masques chirurgicaux. S’ils sont encore méconnus du grand public, ces masques FFP2 sont capables de filtrer plus efficacement les particules et la poussière que les masques chirurgicaux. Ils apportent un très bon niveau de protection contre les aérosols (postillons, gouttes d’eau invisibles à l’œil nu) qui peuvent inclure des virus comme le Covid-19. Le masque chirurgical, lui, ne protège que moyennement celui qui le porte face à une personne porteuse du Sars-Cov-2. D’autre part, le port du masque chirurgical permet simplement d’éviter d’expirer des virus (Covid-19, grippe) dans l’air ambiant mais pas d’en inspirer. Il sert surtout à protéger les autres, mais ne nous protège pas nous même à 100%. Une étude de l’Université de Cornell a prouvé que si deux personnes portent chacune un masque FFP2, en étant proches l’une de l’autre, et parlent en continu pendant une heure, le risque d’infection est inférieur à 1%. Cette étude conclut que porter un masque FFP2 divise par 75 les chances de se transmettre le virus du Covid-19. Une autre différence entre ces deux types de masque est le prix. Effectivement, à 2€ l’unité, le prix des masques FFP2 est plus élevé que celui des masques chirurgicaux, qui n’est que de 50 cents. 

FFP2 et enseignants, où en est-on ?

Pour eux-mêmes et leurs élèves, de nombreux professeurs réclament des masques FFP2. Mais pour l’instant, le ministre de l’Education Nationale refuse d’équiper les profs avec ce type de masque. En annonçant le nouveau protocole sanitaire en vigueur depuis lundi, Jean-Michel Blanquer dit “qu’il est très difficile de faire cours avec un masque FFP2, lequel est d’ailleurs réservé au monde soignant”. Selon la Haute Autorité de santé, il est recommandé de “porter un masque FFP2 uniquement en cas de gestes à risque d’aérosols prévus ou réalisés en milieu de soins”.

5e vague : quelles nouvelles mesures pour les enfants ?

Ce lundi 6 décembre, le conseil de défense sanitaire s’est réuni pour tenter de contrôler cette cinquième vague de Covid-19 qui continue de prendre de l’ampleur malgré la vaccination d’une majorité de la population. 

À trois semaines de Noël, alors que les indicateurs épidémiques continuent de s’emballer en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé l’activation du niveau 3 du protocole sanitaire à l’école primaire. Que cela implique-t-il pour les enfants ? 

Le port du masque obligatoire

Jusqu’à présent, porter le masque n’était obligatoire qu’à l’intérieur des établissements scolaires pour les élèves de primaires. À partir du jeudi 9 décembre, il faudra le porter dans les espaces clos et en extérieur, pour le personnel et les élèves.

Restrictions sportives 

Un effort devra également être appliqué sur la pratique sportive, le gouvernement demande aux établissements de limiter les activités sportives en intérieur : “Les activités physiques et sportives se déroulent en principe en extérieur. Toutefois lorsque la pratique en intérieur est indispensable (intempéries, disponibilité des installations), seules les activités de basse intensité compatibles avec le port du masque et une distanciation de deux mètres sont autorisées.”

Pause déjeuner compromise 

Ce troisième niveau implique également un aménagement de la restauration, pour limiter les brassages entre les élèves de groupes différents. À partir du 13 décembre, il sera obligatoire de ne pas mélanger des classes différentes pendant l’heure du déjeuner. En effet, c’est le moment de la journée où porter le masque est impossible.

Vaccination à partir de 5 ans

Si les autorités sanitaires donnent leur feu vert, la vaccination à partir de 5 ans pour tous les enfants pourrait être envisagée sur la base du volontariat aux alentours du 20 décembre. Cependant, la date n’est pas encore confirmée. À l’heure actuelle, ce ne sont que les enfants de plus de 11 ans qui peuvent se faire vacciner.

Vacciner les plus fragiles

À partir du 15 décembre, les enfants à risque d’au moins cinq ans pourront recevoir un vaccin contre le Covid-19. Ces préconisations concernent les enfants atteints de maladies chroniques comme les maladies cardiaques, les maladies pulmonaires, les malformations cardiaques ou bien les formes graves d’asthme.