Cancer du sein : l’accès au Trodelvy élargi

Chaque année en France, plus de 50 000 cas de cancers du sein sont diagnostiqués. Environ 15% d’entre eux sont des cancers du sein triple négatifs, résistants aux thérapies habituelles. 

Depuis le 1er novembre 2021, un nouveau traitement contre le cancer du sein triple négatif est disponible en France. Son nom ? Le Trodelvy. Sa promesse ? Allonger la durée de vie des femmes qui souffrent de cette maladie.

Qu’est-ce qu’un cancer du sein triple négatif ?

Ce cancer constitue un groupe de tumeurs, qui sont caractérisées par l’absence de récepteurs hormonaux (œstrogènes et progestérone) et de la protéine HER2 à la surface des cellules cancéreuses, susceptible de répondre à une thérapie ciblée existante. Les risques de récidives sont donc élevés : 30% dans les trois ans qui suivent le diagnostic.

Qui peut bénéficier du Trodelvy ?

Jusqu’au 1er novembre, seuls de rares cas avaient droit à Trodelvy. Dorénavant, l’accès à ce médicament est élargi. Pour bénéficier du Trodelvy, les patientes doivent déjà avoir développé des métastases (cellules cancéreuses qui se répandent dans une autre partie du corps) et subi deux échecs de chimiothérapie. Jusqu’ici, pour venir à bout de cette forme agressive de la maladie, les solutions de traitements proposées étaient rares et peu efficaces d’après la Haute Autorité de Santé (HAS). 

L’espoir d’un nouveau traitement 

“La France a été le premier pays européen à pouvoir en faire bénéficier quelques patientes en attendant que la production soit plus importante; je peux vous confirmer qu’il sera autorisé en accès précoce et disponible en France à compter du 1er novembre 2021”, avait annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran, le 5 octobre dernier. 

Mis au point par le laboratoire américain Gilead, ce traitement de pointe est désormais accessible pour les 9000 patientes françaises atteintes de ce cancer très agressif, qui représente 15% des cancers du sein aujourd’hui. Désormais, allonger sa durée de vie grâce au Trodelvy est un espoir concret et très attendu par de nombreuses associations de lutte contre le cancer du sein.

Pour savoir comment dépister le cancer, vous pouvez regarder notre vidéo.

Le sport contre le cancer du sein

La campagne d’Octobre Rose contre le cancer du sein est toujours d’actualité. Ce cancer, le plus fréquent chez la femme, est responsable de près de 12 000 décès par an.

On estime qu’une femme sur 8 sera touchée par un cancer du sein. On connaît d’ores et déjà les bénéfices du sport dans la prévention de ce cancer. Mais il s’avère qu’une activité physique régulière pendant et après la prise en charge de ce dernier peut aussi sauver des vies. 

Comment le sport agit dans la prévention du cancer ? 

Le mouvement, c’est la vie. Cette affirmation est plus vraie encore quand on parle de cancer du sein. De nombreuses études ont été menées et convergent vers le même constat : le sport réduit drastiquement le risque de contracter un cancer du sein. Par exemple, une étude américaine citée par TopSanté a prouvé qu’une activité sportive hebdomadaire modérée de 2h30 ou intensive d’1h15 réduisait de 40 % le risque de décéder d’un cancer du sein. Le sport évite la prise de poids, diminue le stress, renforce la réponse immunitaire. 

Le sport est-il interdit aux cancéreux ?

Non, et même loin de là. Le sport s’avère être très bénéfique dans la lutte contre le cancer du sein. Pendant et après le traitement, le sport apporte de nombreux bienfaits au corps.

Caroline Cuvier, oncologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, est une des pionnières dans l’instauration de l’activité physique dans le parcours de soin de ces patientes atteintes du cancer du sein. Elle témoigne dans Télématin : le sport est efficace sur deux aspects. Elle a pu constater une amélioration de la qualité de vie de ses patientes, moins anxieuses et sujettes au mal-être. Ensuite, le traitement en lui-même, qu’il s’agisse d’une chimiothérapie ou d’une hormonothérapie, est mieux toléré. Qui plus est, elle estime qu’environ 150 minutes d’activité physique par semaine diminuent de 30 % les risques de récidives.

L’activité de la patiente agit concrètement sur le corps. En effet, l’insuline, qui régule le sucre dans le sang, alimente les cellules tumorales tout comme l’œstrogène une hormone féminine. Or, le sport permet de diminuer le taux d’insuline dans le sang. Après une séance, le taux d’œstrogène chute en continu pendant 24 à 48h. Ces deux actions permettent donc de couper l’alimentation des cellules cancéreuses et freiner leur croissance. En plus de cela, l’exercice physique régulier diminue les inflammations et augmente la réponse immunitaire. Les patientes du docteur Cuvier ont par exemple un terrain de tennis à l’hôpital Saint-Louis pour les aider dans leurs thérapies.

Toutefois, les effets positifs du sport sont soumis à quelques conditions. Il est important de s’astreindre à un rythme d’au moins 3 séances par semaine, avec un effort d’intensité modérée à soutenue (un peu de sueur, de l’essoufflement) et le tout pendant un minimum de 6 mois. 

Vous souhaitez en apprendre plus sur le cancer du sein, retrouvez notre vidéo : Comment dépister le cancer du sein ? 

Un vaccin contre le cancer du sein?

Avec des millions de nouveaux cas dans le monde chaque année, le cancer du sein est au cœur des préoccupations des scientifiques. Aux Etats-Unis, des chercheurs auraient découvert un vaccin susceptible de combattre les cellules cancéreuses.

Près de 59 000 cas recensés en France et 17 millions de nouveaux cas dans le monde en 2018… les scientifiques exploitent toutes les pistes de traitement du cancer du sein. Aux Etats-Unis, des chercheurs de la Mayo Clinic annoncent avoir mis au point un vaccin susceptible de combattre les cellules cancéreuses. Dans le cadre d’un traitement expérimental, ces derniers auraient obtenu des résultats favorables sur une patiente résidant en Floride. 

Stimuler les anticorps pour combattre la maladie

En Floride, Lee Mercker, une femme atteinte du cancer du sein, a été la première à participer à un essai de ce type. Son cancer était encore au stade 0, les cellules cancéreuses ne s’étaient pas encore propagées dans son corps. Lee Mercker a choisi de participer à l’expérience en espérant que le vaccin puisse être efficace, mais elle devait tout de même subir une mastectomie, consistant à retirer la totalité du sein, pour que les scientifiques puissent s’assurer des résultats. « C’est la seule façon que nous avons de savoir que tout a été retiré correctement » a déclaré le Dr Saranya Chumsri, chercheuse et oncologue.

Ce nouveau vaccin stimulerait la réponse immunitaire du patient afin que « ses anticorps agissent pour combattre la maladie » a expliqué le Dr Chumsri, contrairement à la chimiothérapie qui détruit l’ensemble des cellules, cancéreuses comme saines.

Dans le cas de Lee Mercker, l’essai aurait produit des effets positifs et des résultats encourageants sur d’autres patients à des stades plus avancés de la maladie.

Le Dr Seth Knutson (lui aussi chercheur à la Mayo Clinic) prévient qu’il y a « des chances que ce vaccin soit disponible dans 8 ans », mais que les essais cliniques en sont encore au stade embryonnaire et en développement. La prudence reste de mise, mais c’est un bel espoir pour toutes les femmes qui souffrent du cancer du sein.

Cancer du sein : les symptômes à identifier

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. Une détection précoce permet de le soigner plus facilement et de limiter les séquelles liées à certains traitements.

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le monde. Une femme sur 9 sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie et 1 femme sur 27 en mourra. Le cancer du sein peut se développer sournoisement sans qu’aucun symptôme ne se manifeste.

Néanmoins, certains signaux d’alerte doivent être pris au sérieux et inciter à consulter au plus vite :

  • Une grosseur semblable à une boule qui apparaît au niveau du sein ou de l’aisselle
  • Un changement de la forme du sein
  • Des écoulements inhabituels qui se manifestent au niveau du mamelon
  • Un changement de la texture ou de la couleur de la peau au niveau du sein ou de l’aréole

Lorsque le cancer se développe ou se propage dans le corps, d’autres symptômes peuvent se manifester :

  • Douleur aux os
  • Perte de poids inexpliquée
  • Manque d’appétit
  • Nausées
  • Essoufflement
  • Toux
  • Jaunissement de la peau
  • Maux de tête
  • Troubles de la vision
  • Faiblesse musculaire

Par ailleurs, une détection précoce maximise les chances de guérison. De ce fait, l’Institut National du Cancer conseille de mettre en place certaines actions :

  • Effectuer un examen clinique des seins tous les ans pour les femmes de plus de 25 ans
  • Consulter un médecin si des changements apparaissent au niveau des seins
  • Faire une mammographie tous les deux ans pour les femmes âgées entre 50 et 74 ans. L’examen est gratuit, sans avance de frais. Les clichés radiologiques obtenus sont examinés par deux médecins différents afin de minimiser le risque de passer à côté d’une lésion à peine visible

Si une femme a des antécédents médicaux ou familiaux qui augmentent les risques de cancer du sein, un suivi médical peut lui être nécessaire.