Burn-out : c’est quoi?

En France, 3,2 millions d’actifs seraient susceptibles de connaître ce syndrome d’épuisement professionnel, soit 6 salariés sur 10.

34% des salariés pensent pouvoir y être confrontés un jour, 12% craignent d’en vivre un prochainement et 17% en ont déjà été victimes. Trois aspects fondamentaux permettent de déceler ce syndrome. Le burn-out (« se consumer de l’intérieur ») s’accompagne d’un épuisement émotionnel et d’un syndrome du vide. Et il provoque une réduction ou une abolition du sentiment d’accomplissement au travail. Les personnes concernées ont souvent entre 40 et 50 ans mais la proportion de personnes plus jeunes augmente considérablement.

Ne pas confondre burn-out et dépression

Comme les symptômes se ressemblent, certains confondent le burn-out avec la dépression. Une personne souffrant d’un burn-out ressentira, elle aussi, de l’épuisement, de la tristesse, du négativisme, et un manque de confiance en l’avenir. Sans compter une perte d’empathie face aux autres. Mais ces sentiments tirent leur origine d’un contexte bien distinct : le milieu de travail.  

Un burn-out ne survient qu’après une période donnée et pour divers motifs, allant de la surcharge de travail, d’attentes irréalistes ou de la pression infligée par les patrons ou collègues, aux déceptions, à l’absence de moyens, ou encore à la difficulté à trouver un sens à votre fonction. Il est le résultat d’un déséquilibre entre usure et ressources.

Le burn-out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle.

Quel est le coût du burn-out pour les entreprises ?

50% à 60% de l’absentéisme en Europe a pour origine le stress. C’est le problème le plus important après le mal de dos. En France, le coût des arrêts de travail a représenté 10.8 milliards €. Certains praticiens considèrent que si le burn-out est bien traité, 2 mois d’arrêt suffisent pour pouvoir retourner au travail et guérir tandis que le traitement de la dépression est généralement plus long et nécessite une prise en charge médicamenteuse. En l’absence de prise en charge, le burn-out peut mener à une dépression et nécessiter des soins plus longs et plus sourds. La majorité des cas se concluent par un licenciement. Ainsi, après une absence de six mois, 1 personne sur 2 parvient à reprendre le travail. Le pourcentage tombe à 1 sur 5 après un an.