Le deuil périnatal : une réalité méconnue

La perte d’un enfant est toujours douloureuse, un drame aux yeux de tous. Mais comment faire face au deuil de l’enfant lorsque l’on n’a pas pu connaître ?

Parange. Ce mot-valise composé de “parent” et “ange” fait référence aux parents d’un enfant décédé, un “ange”. Pour cela, encore faut-il avoir pu être parents. Les 7000 familles françaises concernées par le drame silencieux de la mort périnatale mériteraient de se reconnaître dans ce terme. Qu’est-ce que la mort périnatale ? Comment s’en relever ? Pourquoi ne faut-il pas minimiser le deuil périnatal ? Autant de questions à mettre en lumière. 

Qu’est-ce que le deuil périnatal ?

La mort périnatale peut être due à une mort in utero, une interruption médicale de grossesse (IMG) pour raisons médicales, un enfant mort-né. Il n’y a pas de mot pour qualifier un parent qui perd son petit et encore moins pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le connaître. “Parange”, nouvellement utilisé pour désigner les parents endeuillé, a connu un certain succès. Une pétition circule d’ailleurs pour l’ajouter au dictionnaire. Ce nouveau mot devrait inclure les parents endeuillés par la mort périnatale. Leur deuil particulier doit être reconnu, des mots posés dessus pour qu’il puisse se faire. 

Le deuil périnatal est-il plus facile ?

Ce deuil périnatal et la souffrance qu’il entraîne sont trop souvent non-reconnus. “Mieux vaut perdre son enfant maintenant” est une phrase de réconfort bien maladroite. La douleur des parents est difficilement appréhendée par l’entourage. Preuve flagrante du caractère sensible de ce deuil ? La photo de Jack, l’enfant mort-né de John Legend et du mannequin Chrissy Teigen, que les parents ont souhaité diffuser sur les réseaux sociaux a fait polémique outre Atlantique.

Comment surmonter le deuil périnatal ?

Il s’agit d’abord de ne pas sous-estimer sa souffrance, minimiser ou dédramatiser tout de suite la situation. Ces réactions qui tendent à nier ce qui s’est passé enferment les parents dans le silence, ils n’osent pas parler de peur de briser le contrat tacite de la négation.

Parler est d’autant plus important que les femmes portent souvent un fardeau de culpabilité. Morgane témoigne de cette difficulté supplémentaire dans le journal des femmes

“Si elle (Emma) était sortie plus tôt, elle aurait vécu. Il faut se défaire de la culpabilité que l’on ressent face à une telle information, il faut retrouver confiance, et cela demande un gros travail sur soi.”

Morgane, maman endeuillée, pour le journal des femmes

Les parents doivent aussi passer par la reconnaissance de l’enfant. Se faire à l’idée que cette vie a existé est une autre épreuve laborieuse, la concrétisation de son existence peut passer par un nom, une photo de l’enfant mort-né, une action symbolique ou tout autre chose, c’est aux parents de décider. Un titre révèle la réalité de complexe de ce deuil.

“Revenir les bras vides” est le nom d’une série de témoignages de familles endeuillées. Cette expérience est un réel traumatisme. La perte du bébé à naître est brutale, inattendue, c’est un traumatisme. La mort vient briser les espoirs, les attentes, et les rêves du couple. Ils n’ont même pas le réconfort des moments ensembles. Tandis que les autres paranges peuvent compter sur les souvenirs, les photos pour apaiser l’absence. Le travail de deuil des parents d’anges pas venus au monde doit lui se faire dans l’imaginaire, la symbolique, ce qui rend ce deuil si intense et difficile. La souffrance de ces familles ne doit pas être passée sous silence.

Crèche ou nounou, que choisir?

Trouver le mode de garde idéal pour votre enfant est un véritable casse-tête. Localisation, bien-être de l’enfant, coût, horaires… de nombreux critères entrent en ligne de compte. Alors, nounou ou crèche ?

Pour faire votre choix, tout dépend de vos attentes. Le mode de garde parfait, c’est d’abord celui qui est adapté à vos besoins et vos contraintes personnelles. Mais quels sont les critères pour faire votre choix ?

Le bien-être de l’enfant

Il faut trouver le mode de garde qui correspond le mieux au caractère de votre enfant et à ses habitudes. Avec une nounou, votre enfant bénéficie d’un accueil individualisé et d’une relation privilégiée. La crèche propose un projet éducatif et pédagogique pour accompagner le développement de l’enfant.

Le coût

Généralement, la crèche est le mode de garde le moins coûteux, les repas et les couches étant compris. Il faut compter entre 100 et 600 euros mensuels.

Les nounous doivent être rémunérées 10,21 euros brut par heure. Pour 40 heures travaillées par semaine, cela représente 1736 euros bruts par mois, soit environ 1335 euros nets.

Mais les montants des salaires varient beaucoup d’une assistante maternelle à l’autre. 

Horaires et organisation

Des horaires de travail atypiques correspondront davantage à une garde chez une nounou car vous définissez le planning d’accueil avec elle. En crèche, il existe des créneaux horaires à respecter. Si ces horaires sont trop souvent dépassés, les parents peuvent faire face à des remontrances et les relations avec l’équipe vont être plus tendues.

Votre temps de trajet quotidien est également un élément à prendre en compte. Avec une nounou, l’accueil se déroule chez vous ou à proximité de votre domicile en cas de garde partagée avec une autre famille. Ce choix évite à votre enfant des déplacements parfois longs et fatigants. La crèche peut être à 5 minutes de chez vous ou sur votre trajet quotidien.

Crèche ou nounou, quels sont les avantages et les inconvénients ?

Avantages de la nounou ? Le côté familial, le cocon, la douceur et le calme, la flexibilité des horaires, moins de microbes, le respect du rythme de chacun.

Ses inconvénients ? Le prix, les complications administratives, le manque possible de sociabilisation, le manque de préparation à la vie en communauté, le manque de solutions de repli si la nounou est malade ou a un empêchement, et le manque de transparence.

Les avantages de la crèche ? Le prix, l’ouverture quasi toute l’année, la simplicité d’organisation, la sociabilisation.

Ses inconvénients ? Le côté « usine » si trop d’enfants, le manque d’individualité, les horaires fixes (et courts), les maladies qui y traînent régulièrement.