Intoxication alimentaire : comment l’éviter ?

Après avoir mangé, il vous est arrivé de tomber malade ? Vous avez peut-être été victime d’une intoxication alimentaire. 

Une intoxication alimentaire peut arriver à n’importe qui, n’importe quand. Mais ce malheur n’est pas inéluctable, il existe des moyens simples de l’éviter.

Qu’est-ce qu’une intoxication alimentaire ? 

Une intoxication alimentaire est un ensemble de symptômes qu’une personne a, après avoir ingéré un repas ou un aliment contenant des bactéries, des toxines bactériennes, des parasites ou des virus dedans. 

Comment reconnaître une intoxication alimentaire ? 

C’est généralement quelques heures après avoir mangé que les symptômes arrivent. Les plus fréquents sont des vomissements, nausées, maux de ventre, diarrhées, fièvre et maux de tête. 

Quels aliments provoquent une intoxication alimentaire ? 

De nombreux aliments nécessitent une attention particulière avant de les consommer afin d’éviter une intoxication alimentaire. En général, les produits crus (poisson, lait, fromages au lait cru, steak tartare) transmettent des bactéries, mais ce ne sont pas les seuls dont il faut se méfier. Manger des coquillages, des crudités ou encore des graines, demande aussi de prendre ses précautions. 

Quelles précautions faut-il prendre lors de la préparation d’un repas ? 

Nettoyer et désinfecter est primordial pour éviter ces risques. Avant de cuisiner, rincer avec de l’eau les légumes ou les fruits que l’on vient d’acheter permet d’enlever les bactéries qui pourraient se propager dans l’organisme. Après avoir cuisiné, il ne faut pas négliger le nettoyage des ustensiles de cuisine et de la vaisselle. Pour ce qui est des restes de repas, il faudra les terminer le lendemain ou le surlendemain et prendre soin de les réchauffer au plus vite, dans un micro-ondes ou dans une poêle. Même protocole pour les aliments congelés. 

Quels sont les risques pour la santé ? 

Habituellement, une intoxication alimentaire n’est pas dangereuse pour les personnes en bonne santé. Cependant, certaines personnes sont plus à risque que d’autres, et peuvent être plus affectées. C’est le cas pour les femmes enceintes, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes malades qui ont un système immunitaire plus fragile. De plus, une intoxication chez la femme enceinte peut avoir des répercussions sur le bébé en formation (naissance prématurée, fausse couche, malformation). Il faudra donc rester vigilant avant de cuisiner ou d’aller au restaurant. 

Raclette : comment bien la digérer ?

L’hiver, c’est la saison de la raclette. Et si chaque année des millions de Français apprécient ce plat très copieux, notre système digestif est moins à la fête. 

Pour certains, la raclette c’est toute l’année. On ne juge pas. Pour la majorité des consommateurs de ce plat suisse, dont l’ingrédient de base est le raclette (oui oui, au masculin), les soirées raclettes entre amis c’est en hiver. Afin de vous régaler sans subir les mauvaises conséquences de ce plat qui n’est pas léger, nous allons vous donner quelques conseils et, peut-être, casser quelques idées reçues que vous aviez.

Est-ce conseillé de boire de l’eau pendant une raclette ? 

En plus du gras, l’organisme ingurgite beaucoup de sel avec la raclette. Alors pour drainer, on s’hydrate et on boit de l’eau. Mais le mélange eau froide + gras, n’est pas le mélange favori de l’estomac. En d’autres termes, l’eau fraîche va durcir le fromage fondu et va former des boulettes dans l’estomac. Ainsi, la digestion va se compliquer. Pour permettre une bonne digestion, il est donc recommandé de boire de l’eau tiède, une tisane ou un thé (au romarin par exemple, meilleur ami de la digestion) pendant ce repas très calorique. 

L’alcool, un faux-ami de la raclette ? 

Si un verre de vin blanc pendant une raclette ou une fondue semble être bon pour la digestion, il est recommandé de limiter l’alcool lors de ces repas très gras. Quand on consomme du fromage, des phénomènes de régulation du transit apparaissent dans notre organisme. Ainsi, les nutriments présents dans le fromage déclenchent un ralentissement dans notre corps, ce qui empêche que les aliments passent l’intestin grêle sans être digérés. C’est pour cette raison que la consommation d’alcool n’est pas la meilleure, contrairement aux idées reçues. L’alcool ne provoque aucun effet bénéfique sur la digestion, au contraire, elle augmente la quantité globale de calories à absorber. 

Manger des fibres lors d’une raclette, bonne ou mauvaise idée ?

Afin d’aider notre système digestif lors d’un repas très gras et salé comme la raclette, il est recommandé d’ajouter du vert dans nos assiettes en accompagnement. L’objectif étant de faire le plein de fibres, avec des légumes de saison. Par exemple, faire une salade avec du jus de citron en ajoutant certaines épices comme le curcuma ou le poivre, peuvent aider à mieux digérer une assiette de raclette. Pour mettre le foie au repos, les légumes vapeur comme les artichauts ou les poireaux sont de bons alliés. Après, vos amis vous jugeront peut-être, mais on ne peut pas vous aider à lutter contre ça.

Epiphanie, attention au diabète de la galette !

Après les fêtes de fin d’année, difficile d’échapper à l’Épiphanie et sa traditionnelle galette des Rois. Si votre palais l’apprécie, ce n’est pas forcément le cas de votre corps.

La galette des Rois peut simplement être constituée de sucre et de pâte feuilletée, mais la plus consommée est celle à la frangipane. Plus calorique, cette version est-elle bonne pour la santé ? 

Galette à la frangipane, qu’y a-t-il dedans ?

C’est l’une des galettes les plus délicieuses et pourtant, c’est l’une des plus caloriques. Composée d’une base de crème d’amande douce, d’œuf, de beurre et de sucre, la galette à la frangipane est loin d’être légère. En ajoutant la pâte brisée qui est essentiellement constituée de farine (glucides) et de beurre (lipides), les calories grimpent vite. En effet, pour une portion de 100 grammes de galette des rois fourrée à la frangipane, il faut compter 500 calories. En termes de valeurs énergétiques, ce dessert est donc élevé. En comparaison, les croissants et pains au chocolat représentent environ 400 calories pour 100 grammes.

Galette des Rois, quelles conséquences sur l’organisme ?

De nos jours, le sucre est présent dans notre alimentation quotidienne puis ingéré à notre insu. De plus, le sucre ne fait pas seulement grossir, il a un impact ravageur sur notre santé. C’est ce qu’explique notre experte Déborah Ohana (que vous pouvez également retrouver sur son site

En moyenne, notre consommation de sucre avoisine 30 kilos en moyenne par personne et par an en France. De quoi déclencher des maladies graves du cœur, des AVC, de l’obésité, et aussi du diabète.

Chaque année en France, plus de 3,5 millions de Français sont traités par médicaments pour un diabète. Il est donc préférable de consommer cette pâtisserie avec modération, sans que cela perturbe votre équilibre alimentaire, tout en continuant de prendre du plaisir à la déguster. 

Confinement : les Français pas dans leur assiette ?

57% des Français déclarent avoir grossi pendant le confinement. C’est le chiffre phare d’un sondage qui en dit beaucoup sur notre société et ses maux.

2,5 kilos. C’est en moyenne le poids pris par les Français durant le confinement, d’après un sondage IFOP pour Darwin Nutrition réalisé auprès de 3045 personnes. Et si 57% des interrogés ont grossi, 29% n’ont pas bougé et 14% ont même maigri.

Ces chiffres brut n’ont pas grand intérêt, grossir ou maigrir un peu étant anecdotique en soi, ils révèlent néanmoins les inégalités sociales du pays quand on les décortique. 

Mais le confinement a aussi permis aux Français de réfléchir à la qualité de leur alimentation et à ses conséquences.

Les plus pauvres desserrent la ceinture

C’est une inégalité exacerbée par la période difficile que chacun vit : le sondage montre que les personnes les plus pauvres, au chômage ou peu diplômées sont celles qui ont pris le plus de poids. Car elles sont davantage sujettes au stress engendré par la crise économique et un confinement plus inconfortable. Ce stress pouvant mener à des dépressions et des troubles alimentaires.

De plus, les populations peu éduquées et dans une tension économique permanente ont moins le loisir de se consacrer à la recherche d’une alimentation saine, variée et équilibrée. Et les produits les moins chers qu’on trouve dans les supermarchés sont souvent les moins bons pour l’organisme. Pendant le confinement, tout le monde n’a pas pu faire son pain ou ses boulettes maison. Bien manger ça s’apprend, encore faut-il avoir du temps à consacrer aux leçons.

Mieux manger pour soi et la planète

Pour ceux qui l’ont eu, le confinement a été bénéfique : 42% des Français ont en effet passé plus de temps à cuisiner. Et ces minutes supplémentaires à préparer tous les repas de la journée leur ont permis de repenser leur rapport à la nourriture. On dénombre ainsi chez environ un tiers des sondés un regain d’intérêt pour l’origine des aliments, l’équilibre de leur assiette et l’impact de leur panier sur l’environnement.

Dans le même élan, le fait maison et le bio gagnent du terrain chez un cinquième des Français. 

Le rôle des médias et de la société

Parmi les responsables du réveil du goût pour la bonne cuisine chez une partie de la population, on trouve les médias.

Nous avons brièvement évoqué plus haut la frénésie pour le pain fabriqué chez soi. Cette “pain mania” est en grande partie due aux réseaux sociaux et leur capacité à créer des modes en moins de temps qu’il n’en faut pour cuire une baguette.

Ainsi a-t-il suffi que quelques personnes postent des photos d’un pain pétri avec les mêmes mains que celles qui avaient composer le message pour que l’idée se répande et que la boule de pain de campagne devienne un meme.

Le temps qui s’est libéré pour cuisiner est aussi celui passé à regarder des programmes télé de cuisine. Le succès de l’émission de Cyril Lignac, mise en place aux premiers jours du confinement, confirme que si on leur laisse le temps, les Français peuvent passer une heure tous les soirs à préparer un dîner.

Ces deux exemples ont pour point commun de créer un moment de partage autour de l’expérience culinaire.

Trouver une nouvelle recette pour le “monde d’après”

Ce sondage IFOP pour Darwin Nutrition publié le 6 mai, soit pour la Journée Internationale sans régime (hasard ou grande connaissance du calendrier des journées internationales ?), interroge sur la place de l’alimentation dans notre société.

Depuis plusieurs décennies, les autorités alertent sur la malbouffe, les aliments ultra-transformés, l’augmentation de l’obésité et les maladies qui vont avec, sans que la tendance ne s’inverse. Il faudrait tirer les leçons de ce confinement et remettre le bien-manger au coeur de notre journée dans ce monde d’après dont on parle tant et qui reste bien flou.

En adaptant, pourquoi pas, les horaires de travail pour instaurer des cours de cuisine par groupes dans les entreprises ? En proposant des ateliers de cuisine à l’école avec toutes les précautions de sécurité possible ?

C’est une question de bien-être de la population et de santé publique, deux indicateurs de la vigueur d’un pays qui ont été mis à mal durant le confinement et qu’il est vital de redresser.