Ski et alcool : mélange à haut risque

Chaque année, 6 millions de Français partent profiter de leurs vacances d’hiver à la montagne. Si le ski et les promenades sous la neige sont au programme, la consommation d’alcool avant d’entrer sur les pistes est de plus en plus répandue.

D’après de récentes statistiques, l’alcool serait responsable d’un accident de ski sur cinq. L’alcool au volant est extrêmement réglementé car il est dangereux. Pourquoi peut-on boire autant avant de skier ? Est-ce légal ?

Y a-t-il des législations en matière de conduite sur les pistes ? 

S’il n’y a pas de législations sur les pistes de ski ni sur les limites de consommation d’alcool autorisées, la pratique du ski reste une activité à risques en particulier à cause de la vitesse. Globalement, s’engager sur les pistes de ski est similaire à la circulation routière avec la vitesse. Dévaler une pente et gérer l’environnement nécessitent d’avoir ses pleines capacités intellectuelles pour arriver en bas en un seul morceau. 

Sports d’hiver : l’alcool concerne-t-il les jeunes ? 

Dans les stations de ski, il est facile de consommer de l’alcool : si l’envie nous prend de déguster une mousse avec une jolie vue, il suffit de se rendre dans un restaurant d’altitude. Et ces derniers temps, de nombreux bars et boîtes de nuit ont ouvert dans les stations, des spots très appréciés des jeunes consommateurs. D’après une étude autrichienne, un quart des jeunes de 15 à 24 ans reconnaît avoir consommé de l’alcool avant de descendre les pistes. 

Ski et alcool : qu’est-ce qui change ? 

À partir de seulement deux verres, le temps de réaction est allongé et la vision latérale perturbée. Or, même à petite dose, l’alcool a un effet sur la perception. La perception de la situation, du cadre, de soi-même peut changer : vitesse, manque d’attention, le risque d’accident est plus grand sur les pistes. Avec le mélange alcool et musique, les vacanciers voient dans le sport d’hiver un moment de bien-être, et n’ont pas forcément conscience des accidents que cela peut engendrer. Ainsi, éviter d’associer l’alcool et la pratique du ski serait judicieux pour la sécurité de chacun, afin de prévenir des accidents qui pourraient gâcher des vacances. Pour boire avec modération, attendez le soir.

La toxicomanie : risques et solutions.

Ce jeudi 15 octobre, c’est la journée mondiale de lutte contre les toxicomanies. L’occasion de rappeler ses dangers et les solutions pour s’en sortir. 

La consommation régulière et importante de substances psychoactives (cannabis, héroïne, cocaïne…) peut engendrer un état de dépendance psychique et/ou physique. La toxicomanie est considérée par l’OMS comme un trouble mental.

Toxicomanie, quels risques ? 

L’addiction fonctionne comme un cercle vicieux qui affecte tous les aspects de la vie. La santé physique d’un toxicomane est mise en péril : risque de MST accru, amaigrissement, détérioration de l’état général, overdose… Au niveau psychique, bien que la maladie puisse trouver sa cause dans des troubles mentaux préalablement existants, la consommation de drogues peut aussi les déclencher. Le développement de dépression, de schizophrénie, de bipolarité est un risque majeur. 

Même s’ils ne développent pas de troubles mentaux, les toxicomanes vivent dans le déni. Ils imaginent des solutions pour masquer leur addiction. 

La principale difficulté est l’isolement dans laquelle se trouve la personne. L’environnement familial est fragilisé par des problèmes de couple, d’images parentales ou encore par des ruptures totales de contact. Sur le plan professionnel, il est difficile pour le malade de conserver son emploi. Qui plus est, l’achat de drogues illicites et chères peut conduire à un endettement et des problèmes judiciaires. Ces facteurs aggravent les risques encourus par le consommateur. 

Toxicomanie, quelles solutions ?

La toxicomanie se soigne. La prise en charge médicale peut se faire grâce à un médecin, un psychologue, un psychiatre, un addictologue et/ou un toxicologue. 

Un traitement médicamenteux peut-être mis en place pour aider le patient dans sa période de sevrage. Mais la guérison totale est un processus qui nécessite un accompagnement psychologique. La thérapie sert d’abord à motiver les changements du toxicomane. Dans un second temps, le patient et le psychothérapeute analysent les circonstances de consommation de drogues et l’état psychologique. Ce travail cible les exercices à mettre en place, comme des stratégies de compensation et/ou un travail sur les pensées et les émotions. 

Pour aider à entamer les démarches de soins, plusieurs associations peuvent aider. Drogues info service propose un accueil téléphonique 7 jours sur 7, de 8h à 2h, au 0 800 23 13 13. L’appel est anonyme et gratuit. Consommateur ou proche d’un consommateur, vous êtes accueillis par un professionnel formé aux problématiques des drogues, vous pourrez y trouver des informations précises, une aide personnalisée et être orientés en fonction de votre situation. 

L’ Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) et les Conseils Aide et Action contre la Toxicomanie (CAAT) peuvent aussi fournir une aide et des conseils précieux. 

Pour savoir détecter les signes qui peuvent être synonymes d’une addiction dans votre entourage, vous pouvez regarder notre vidéo Addictions – Comment repérer les signes ?

Contrôle positif à l’alcool, informer son assureur ?

1 accident mortel sur 3 est dû à une alcoolémie positive. En cas de contrôle positif, le conducteur s’expose à des sanctions pénales et de son assureur.

Si vous faites l’objet d’un simple contrôle d’alcoolémie en dehors de tout accident, et que ce contrôle révèle un taux d’alcool supérieur aux limites autorisées par la loi, vous êtes bien sûr passible des peines prévues par le Code de la route.

Une personne contrôlée avec un taux compris entre 0,5 g/L et 0,8 g/L encourt une amende de 135 euros et un retrait de 6 points sur son permis. Au-delà de 0,8g/l, l’infraction devient un délit jugé par le Tribunal correctionnel, qui pourra vous infliger une amende pouvant aller jusqu’à 4500 euros, l’immobilisation du véhicule et une suspension de permis jusqu’à 3 ans, voire une annulation du permis. 

Dans les cas les plus graves, une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement peut être prononcée.

Dois-je informer mon assureur ?

Au titre de votre contrat, si vous subissez une sanction consistant en une suspension ou une annulation de permis, vous êtes tenu d’en informer votre assureur. Il y a en effet une aggravation du risque. Selon les cas, l’assureur pourra soit décider de ne rien faire, soit décider de majorer votre prime d’assurance.

Votre assureur pourra aussi purement et simplement résilier unilatéralement votre contrat, à condition toutefois que ce droit soit mentionné dans celui-ci.

Si vous ne remplissez pas votre obligation d’information à l’égard de votre assureur, et que celui-ci vient à apprendre les sanctions dont vous avez fait l’objet, il pourra alors dénoncer votre contrat de plein droit, sans préavis. Sa décision devra toutefois vous être notifiée par courrier recommandé, et deviendra effective 10 jours après son envoi.

Que prend en charge l’assureur ?

Dès lors qu’un automobiliste conduit en état d’ivresse, son assurance auto est en droit de refuser toute prise en charge et de suspendre les garanties souscrites. Mais la sanction la plus grave est la rupture du contrat d’assurance, réglementée par l’article 211-1-2 du Code des assurances.

L’assuré dispose d’un mois pour retrouver un nouvel assureur, bien que cette démarche soit rendue compliquée, voire impossible, du fait de l’inscription de l’assuré au registre des automobilistes résiliés. Par ailleurs, le conducteur doit s’attendre à payer une surprime importante au moment de signer son nouveau contrat : les compagnies d’assurance préfèrent se préserver de ces profils à risques en augmentant leurs tarifs.

Alcool au bureau, ai-je le droit ?

Le déjeuner en terrasse, le petit verre d’alcool pour l’accompagner, c’est tentant avec l’arrivée de l’été. Mais est-ce autorisé quand on travaille ?

Bière, vin, cidre, poiré.

Voici les quatre alcools autorisés sur le lieu de travail par l’article R4228-20 du Code du travail. Les alcools forts et les spiritueux sont, quant à eux, interdits dans l’entreprise. Le champagne étant du vin, vous pouvez donc en consommer lors des pots de départs, des anniversaires et des apéros d’entreprise.

Le non-respect de cette loi  est sanctionné par une amende de 3750€ par collaborateur concerné.

Alcool dans les bureaux

L’employeur est le garant de la sécurité des employés sur le lieu de travail. Il peut décider de mettre en place une politique « alcool en entreprise » et donc de limiter ou interdire toute consommation d’alcool sur le lieu de travail. Ces mesures doivent être proportionnées au but de sécurité recherché. Mais un employeur interdisant par principe la consommation d’alcool dans l’entreprise outrepasserait ses pouvoirs.

L’employeur doit également s’assurer que les collaborateurs ne vont pas être mis en danger. Par exemple, il doit veiller à ne pas laisser un salarié prendre son véhicule pour rentrer chez lui alors qu’il n’est pas en état de conduire. En cas d’accident en état d’ivresse, sa responsabilité sera engagée.

Alcool en dehors des bureaux

Mais quelle est la loi quand le collaborateur arrive alcoolisé sur le lieu de travail, après un déjeuner en terrasse par exemple ?

L’employeur ne doit pas laisser entrer ou séjourner une personne ivre sur le lieu de travail. Il peut également prendre des mesures pour sanctionner un salarié ivre.

L’employeur peut prouver l’ivresse d’un salarié en procédant à un contrôle d’alcoolémie si cette disposition est prévue par le règlement intérieur. L’alcoolisme en lui-même n’est pas un motif de sanction car il relève de l’état de santé du salarié. En revanche, l’ivresse du salarié ou la consommation d’alcool pendant le temps de travail peuvent constituer des motifs légitimes de licenciement.

Lorsque l’employeur a connaissance de la prise d’alcool d’un de ses salariés, il doit immédiatement le retirer de son poste de travail.

La prise d’alcool entraîne une altération des capacités intellectuelles, une baisse de la vigilance ou encore un allongement du temps de réaction. Le salarié risque alors de se blesser lui-même, blesser un collègue ou possiblement un client. À défaut, si un accident se produisait, la responsabilité de l’employeur pourrait être engagée.

Vous pouvez donc boire modérément à déjeuner, à condition que cela n’altère pas votre capacité de travail.

Confinement Alcool Attention!

Durant le confinement, la population française semble prendre plaisir à augmenter sa consommation d’alcool.

L’alcool renforce les émotions et les angoisses. Pas de risque de cirrhose avec un verre ou deux par jour après deux mois de confinement. Seulement, la dépendance se développe au fur et à mesure, sans que l’on s’en rende compte. Cette habitude de boire s’ancre au quotidien, quitte à devenir indispensable comme un besoin primaire. 

Existe-t-il un vrai risque à enchaîner tous les soirs des apéros visio entre amis ?

« Je n’ai pas le coronavirus mais j’ai la gueule de bois »

disent les internautes

Alcool, oui mais avec modération!

Journée de télé-travail difficile, mauvaises nouvelles accumulées ? Un petit verre de vin fera l’affaire pour remonter le moral ! 

Il convient de ne pas normaliser la prise d’alcool quotidienne. Selon l’OMS, l’alcoolisme commence à partir de 2 verres standards par jour pour les femmes et 3 verres pour les hommes.

L’étude de l’Iserm, consacrée à l’alcool, rapporte que 10 à 20 % des accidents du travail seraient dus directement à l’alcool et impliqué dans 40 à 45 % des accidents mortels.

S’accorder un petit verre, mais pas tous les soirs

L’heure est à la mode des e-apéros !  Socialement, pour les visio entre amis, remplacez votre bouteille de bière par des recettes de cocktail sans alcool, tout aussi rafraichissantes et agréables à déguster.

Adoptez votre propre stratégie pour garder la santé ! Buvez un jour sur deux par exemple.

La dépendance touche tout le monde

Selon Alcool Info Service, 10% des Français sont consommateurs d’alcool au quotidien. La consommation d’alcool est  plus fréquente chez les hommes : 15,2% d’entre eux en boivent tous les jours, contre 5,1% des femmes.

Si vous considérez que cette dose d’alcool quotidienne est indispensable, faîtes-vous aider.

Dans un premier temps parlez-en autour de vous ou en ligne (il existe des groupes Facebook de discussions où d’autres personnes se trouvent dans le même cas).

N’hésitez pas également à consulter le site Alcool Info Service ou par téléphone 0 980 980 930, de 8h à 2h, 7 jours sur 7 (appel anonyme et non-surtaxé).

Ivresse au bureau : comment réagir?

Il n’est pas toujours simple pour un employeur ou un collègue de savoir quel comportement adopter face à un salarié en état d’ivresse.

L’article R4228-21 du Code du travail prévoit qu’il est interdit de laisser entrer ou séjourner dans les lieux de travail des personnes en état d’ivresse. La première chose à faire est de mettre en sécurité le salarié, hors de tous dangers liés au fonctionnement de l’entreprise. Une fois la personne isolée dans un lieu où les risques sont limités, il faut prévenir les secours ainsi que votre supérieur hiérarchique qui préviendra à son tour le chef du personnel ainsi que le médecin du travail ou l’infirmière si votre entreprise en a un. Le salarié sera hospitalisé ou mis en arrêt de travail avec un retour immédiat à la maison. A son retour dans l’entreprise, un entretien avec sa hiérarchie aura lieu ainsi qu’une consultation avec le médecin du travail.

Quelles sanctions pour le salarié ivre ?

L’employeur a la possibilité de sanctionner le salarié ivre, voire même de prononcer à son encontre un licenciement. La sanction disciplinaire doit être proportionnée à la gravité de la faute commise. Il faut garder à l’esprit que ce n’est pas l’état d’ébriété qui est sanctionné mais le comportement fautif qui en a découlé (l’impossibilité d’exécuter normalement le contrat de travail). En fonction des circonstances (faits de violence, menaces, atteinte à la réputation de l’entreprise…) l’état d’ébriété peut justifier un licenciement pour faute grave.

Ainsi, la sanction dépendra des informations que vous aurez recueillies à l’issue de l’entretien avec le salarié et surtout des antécédents de celui-ci. Une grande ancienneté ou un fait isolé peuvent aussi atténuer la gravité de la faute. La faute d’un salarié peut être considérée comme grave et justifier un licenciement notamment quand il exerce des responsabilités ou qu’il occupe un poste lié à la sécurité ou mettant en cause la sécurité d’autres personnes. 

Quelles erreurs faut-il éviter en tant qu’employeur ?

Ne laissez pas travailler un salarié en état d’ébriété : votre responsabilité sera en effet engagée en cas d’accident.

Ne laissez pas non plus le salarié ivre sans surveillance et ne le laissez pas rentrer chez lui sans être accompagné. Là-encore, votre responsabilité pourrait être engagée.

Evitez de systématiser l’éthylotest. Cette pratique est fortement encadrée par la loi, son recours ne peut être justifié et imposé que dans les cas douteux et pour des personnes occupées à des travaux précis : salarié qui manipule des produits dangereux, qui conduit des automobiles, camions, qui transporte des personnes, est occupé sur des machines dangereuses, etc.

De plus, la présence d’un tiers est souhaitable lors de ce contrôle et le salarié doit avoir la possibilité d’en contester les résultats.