TikTok : l’appli qui crée des tics

Lieux d’évasion essentiels depuis les couvre-feux, les réseaux sociaux et leur usage intensif ne sont pas sans risque. L’apparition d’un nouveau phénomène qui touche les jeunes filles sur la plateforme TikTok inquiète les médecins. 

On l’appelle le “Tic Tok”. Récemment, des chercheurs ont constaté une hausse de tics nerveux chez les jeunes utilisatrices de l’application de partage de vidéos TikTok, pouvant même aller jusqu’à l’apparition de symptômes du syndrome Gilles de la Tourette. 

Une trend TikTok sur une maladie

Ces derniers mois, des vidéos populaires mettaient en scène des personnes atteintes du syndrome Gilles de la Tourette qui parlaient de leur maladie. Dans le même temps, des hôpitaux pédiatriques du monde entier reçoivent de plus en plus de patientes atteintes de tics nerveux : tics sonores, mouvements brusques de la tête et des épaules. Une montée soudaine de diagnostics qui inquiète les professionnels de santé car, habituellement, ce sont les garçons qui sont concernés par les tics et non les filles. 

“Tic Tok”, les utilisatrices uniquement concernées 

Face à cette situation anormale, trois médecins anglais du Great Ormond Street Hospital For Children ont étudié ces cas et leur verdict est sans appel : le lien entre ces symptômes et les jeunes femmes est l’utilisation de TikTok. On appelle ce phénomène “Tic Tok”. Et pourquoi uniquement des jeunes femmes ? Parce que les statistiques révèlent qu’en Europe elles représentent 65% des utilisateurs, soit 2 TikTokeurs sur 3.

“Tic Tok”, des conséquences graves ?

Si les jeunes présentent des symptômes de cette maladie neurologique, les pédiatres se veulent rassurants et affirment qu’elles ne peuvent pas être véritablement atteintes du syndrome Gilles de la Tourette. Néanmoins, elles ont toutes développé un trouble fonctionnel du mouvement qu’il faudra traiter en thérapie. C’est pourquoi les médecins sont clairs, il est peut-être temps de faire une pause dans cette application qui est utilisée en moyenne 48 minutes par jour.  

La toxicomanie : risques et solutions.

Ce jeudi 15 octobre, c’est la journée mondiale de lutte contre les toxicomanies. L’occasion de rappeler ses dangers et les solutions pour s’en sortir. 

La consommation régulière et importante de substances psychoactives (cannabis, héroïne, cocaïne…) peut engendrer un état de dépendance psychique et/ou physique. La toxicomanie est considérée par l’OMS comme un trouble mental.

Toxicomanie, quels risques ? 

L’addiction fonctionne comme un cercle vicieux qui affecte tous les aspects de la vie. La santé physique d’un toxicomane est mise en péril : risque de MST accru, amaigrissement, détérioration de l’état général, overdose… Au niveau psychique, bien que la maladie puisse trouver sa cause dans des troubles mentaux préalablement existants, la consommation de drogues peut aussi les déclencher. Le développement de dépression, de schizophrénie, de bipolarité est un risque majeur. 

Même s’ils ne développent pas de troubles mentaux, les toxicomanes vivent dans le déni. Ils imaginent des solutions pour masquer leur addiction. 

La principale difficulté est l’isolement dans laquelle se trouve la personne. L’environnement familial est fragilisé par des problèmes de couple, d’images parentales ou encore par des ruptures totales de contact. Sur le plan professionnel, il est difficile pour le malade de conserver son emploi. Qui plus est, l’achat de drogues illicites et chères peut conduire à un endettement et des problèmes judiciaires. Ces facteurs aggravent les risques encourus par le consommateur. 

Toxicomanie, quelles solutions ?

La toxicomanie se soigne. La prise en charge médicale peut se faire grâce à un médecin, un psychologue, un psychiatre, un addictologue et/ou un toxicologue. 

Un traitement médicamenteux peut-être mis en place pour aider le patient dans sa période de sevrage. Mais la guérison totale est un processus qui nécessite un accompagnement psychologique. La thérapie sert d’abord à motiver les changements du toxicomane. Dans un second temps, le patient et le psychothérapeute analysent les circonstances de consommation de drogues et l’état psychologique. Ce travail cible les exercices à mettre en place, comme des stratégies de compensation et/ou un travail sur les pensées et les émotions. 

Pour aider à entamer les démarches de soins, plusieurs associations peuvent aider. Drogues info service propose un accueil téléphonique 7 jours sur 7, de 8h à 2h, au 0 800 23 13 13. L’appel est anonyme et gratuit. Consommateur ou proche d’un consommateur, vous êtes accueillis par un professionnel formé aux problématiques des drogues, vous pourrez y trouver des informations précises, une aide personnalisée et être orientés en fonction de votre situation. 

L’ Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) et les Conseils Aide et Action contre la Toxicomanie (CAAT) peuvent aussi fournir une aide et des conseils précieux. 

Pour savoir détecter les signes qui peuvent être synonymes d’une addiction dans votre entourage, vous pouvez regarder notre vidéo Addictions – Comment repérer les signes ?