Neige : comment conduire en sécurité ?

Sur la route, la neige augmente le risque d’accident. Pour conduire en toute sécurité, il faut adapter son comportement et connaître quelques règles.

Jusqu’à ce que le réchauffement climatique nous en prive, on risque de devoir conduire sur et sous la neige à un moment de sa vie. Et si les paysages sont plus jolis et poétiques, la route devient alors plus dangereuse. Quelles sont les consignes à appliquer pour une conduite sécurisée pour éviter de faire du hors-piste ? On vous dit tout.

Que faut-il faire avant de démarrer sur la neige ? 

Lorsque la météo présente un risque pour la conduite, plusieurs règles de base sont à mettre en place quand il faut prendre la voiture : être en bon état physique, à l’aise dans sa conduite et préparer à l’avance son itinéraire. En temps de neige, s’équiper de pneus neiges, de chaînes ou encore de chaussettes à neige est primordial. Avant de démarrer, le champ de vision doit être suffisamment dégagé, et avec de la neige, cela demande encore plus d’attention : dégivrer les essuie-glaces est la priorité. Si de la neige se trouve sur le toit, les vitres, les phares et les rétroviseurs, il faudra déneiger. La pression des pneus doit être vérifiée avant de démarrer pour une conduite sans danger pour le conducteur et les autres automobilistes. 

Que faut-il faire au moment de démarrer sur neige ? 

Pour éviter de patiner, il faudra enclencher la vitesse, lever le pied doucement au démarrage et stabiliser l’accélérateur à mi-régime. 

Quels sont les conseils une fois sur la route ? 

La règle principale : anticiper ! Regarder le plus loin possible, analyser le comportement des autres automobilistes, garder des grandes distances de sécurité et repérer à l’avance lorsqu’il faudra freiner pour avoir le temps de s’arrêter et éviter le blocage des roues. S’il faut s’arrêter sur le trajet, il faudra veiller à freiner doucement, pour éviter tout dérapage, qui peut être dangereux. De plus, c’est à l’approche des virages qu’il faut être le plus vigilant, le champ de vision peut y être réduit. Pour cela il faudra réduire la vitesse afin de limiter la perte d’adhérence et ainsi éviter un accident. 

Les seniors face au risque de chute

En France, la chute représente la première cause de mort accidentelle chez les seniors. Après 65 ans, c’est près de 10 000 personnes qui, chaque année, décèdent après être tombées. 

Selon une étude réalisée par l’association Assurance Prévention, 50% des personnes âgées disent avoir déjà chuté chez elles, mais seules 16% ont aménagé leur logement pour prévenir ces accidents. Zoom sur ces risques qui sont de véritables enjeux de santé publique. 

Les dangers liés aux chutes 

Il arrive parfois qu’on chute après un mauvais geste ou une mauvaise réception. La plupart du temps, c’est sans grande gravité. En revanche, pour les personnes âgées, une petite chute peut avoir de graves impacts, parfois irrémédiables, sur la santé des seniors.

Dans 19% des cas, une chute nécessite un passage aux urgences, un alitement pour 11% des cas, et une opération ou une hospitalisation dans 10% des cas.

Et pourtant, seuls 17% des seniors savent que ces accidents représentent la première cause de décès accidentel en France et un quart est sensibilisé au risque de chute à domicile. 

Les zones les plus dangereuses

Selon les statistiques de cette étude, 60% des chutes se font à l’intérieur. À partir d’un certain âge, certaines pièces, certains endroits d’un logement, deviennent particulièrement inadaptés : escalier (24% des chutes), garage, douche, salle à manger (16% des chutes)… mais quelles en sont les causes ? 

Il y en a principalement deux : glisser sur le sol, qui concerne 44% des seniors, et trébucher, qui touche 38% des personnes âgées. 

Les solutions à mettre en place pour y remédier 

Afin de prévenir ces faux pas, il existe des arrangements simples qui faciliteront les déplacements au sein du foyer : adaptation des revêtements de sols, amélioration de l’éclairage, accessibilité de la circulation dans la maison et ses pièces. Ces changements peu coûteux peuvent être appliqués rapidement. 

Par exemple, 61% des aménagements effectués afin de réduire ces accidents concernent la salle de bain : aménagement de la baignoire, de l’intérieur de la douche et des toilettes, afin de simplifier l’appui et le mouvement. 

Il est important d’informer les seniors et leurs aidants sur ces accidents de la vie courante, afin d’aménager leur foyer grâce à des conseils, pour éviter les chutes au quotidien, pour un vieillissement paisible.

Pour en savoir plus, voici des vidéos de prévention sur ces accidents de la vie courante, malheureusement trop nombreux :

Quelles sont les principales causes d’accidents mortels de la vie courante ?

Attention aux chutes

Accident de trajet : et après ?

Que se passe-t-il quand on est victime d’un accident de trajet ? Qui paie quoi ?

Commençons d’abord par expliquer les termes pour que tout le monde comprenne bien la même chose. Qu’est-ce qu’un accident de trajet ?

Comme nous vous l’expliquons dans cet article, “la loi définit l’accident de trajet comme un accident survenu pendant le « parcours normal » entre le lieu de travail et la résidence (ou tout autre lieu où vous vous rendez de façon habituelle pour des motifs d’ordre familial) ou le lieu de restauration du salarié.”

Une fois que l’on sait cela, que se passe-t-il quand un accident de trajet survient ? Qui prend en charge les indemnisations ?

Accident de trajet, quelle indemnisation ?

Le salarié victime d’un accident de trajet dispose de 24 heures pour en avertir son employeur, sauf en cas de force majeure. Il doit préciser le lieu, les circonstances de l’accident et l’identité des témoins éventuels. Il doit rapidement consulter un médecin qui établit un certificat médical initial au vu des lésions constatées.

La qualification d’un accident en accident de trajet vous donne droit, en cas d’arrêt de travail, aux indemnités versées par la Sécurité sociale et indemnités complémentaires versées par l’employeur.

En cas d’incapacité permanente de travail, vous avez droit au versement d’une indemnisation spécifique.

À noter que si l’accident est causé par un animal sauvage, ou si le responsable est inconnu ou n’est pas assuré, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) est susceptible d’intervenir dans la prise en charge des indemnisations, sous certaines conditions.

Accident de trajet, de quoi s’agit-il?

L’accident de trajet est considéré comme un accident de travail. Dans quel cas un accident peut-il être qualifié d’accident de trajet ? Comment est-il indemnisé ?

La loi définit l’accident de trajet comme un accident survenu pendant le « parcours normal » entre le lieu de travail et la résidence (ou tout autre lieu où vous vous rendez de façon habituelle pour des motifs d’ordre familial) ou le lieu de restauration du salarié. Le lieu de travail correspond aux locaux où le salarié exécute son contrat de travail ainsi que les dépendances de l’entreprise. Les juges étendent le lieu de travail à tous les endroits où s’exercent l’autorité de l’employeur, tels que le parking ou les voies d’accès privé appartenant à l’entreprise.

Qu’est-ce que le « parcours normal » ?

La notion de « parcours normal » n’implique pas nécessairement le parcours le plus direct. Elle exige que le trajet soit effectué pendant le temps normal du parcours, compte tenu des horaires habituels du salarié et des nécessités de l’emploi qu’il occupe. Enfin, l’accident survenu lors d’un détour ou d’une interruption du trajet peut être qualifié d’accident de trajet, si le détour ou l’interruption est motivé par les nécessités de la vie courante (accompagner un enfant, soins médicaux…) ou de l’emploi (co-voiturage notamment).

Résidence et lieu de restauration

Le trajet ne commence que lorsque le salarié a réellement quitté sa résidence. Si l’accident a lieu à l’intérieur de la résidence du salarié, il ne s’agit pas d’un accident de trajet.

Si le salarié réside dans un immeuble, sa résidence correspond aux parties strictement privatives. Dès que le salarié franchit le seuil de son appartement, il se situe donc sur le trajet. Si le salarié réside dans une maison, sa résidence correspond à l’ensemble des parties privatives telles que son jardin ou de son garage.  

Le lieu où le salarié prend habituellement ses repas correspond au restaurant ou à la cantine d’entreprise. Le cas échéant, le lieu où le salarié prend habituellement (au moins deux à trois fois par semaine) ses repas correspond à tout établissement où la consommation sur place est autorisée, même un jardin public. Les juges reconnaissent également, comme accident de trajet, l’accident survenu sur le trajet effectué par le salarié pour aller acheter un repas avec des tickets restaurant distribués par l’employeur.

Accident avec une voiture pro : qui paie la casse?

Qui prend en charge les frais en cas d’accident sur une voiture de fonction conduite par un salarié ? L’employeur peut-il sanctionner le salarié responsable de l’accident ?

C’est à l’employeur d’assurer les voitures de fonction dont il est propriétaire. En cas d’accident et de dégâts sur le véhicule, c’est donc l’assurance de l’entreprise qui prendra en charge les frais. Et ce, même si le salarié est 100 % responsable de l’accident.

L’employeur peut-il obliger le salarié à payer les dégâts ?

Les contrats d’assurance auto prévoient souvent une franchise d’assurance en cas d’accident, c’est-à-dire une somme qui ne sera pas prise en charge par l’assureur et que l’entreprise devra donc payer.

Il est alors tentant, pour l’employeur, de demander au salarié responsable de l’accident de payer cette somme. Cet acte est pourtant interdit par le Code du travail.

Une telle demande de l’entreprise serait en effet analysée par les tribunaux comme une sanction pécuniaire, interdite par le Code du travail. Cette interdiction s’applique même lorsque le contrat de travail prévoit ce dédommagement : la clause concernée doit être considérée comme nulle. Si le salarié, de lui-même, propose la prise en charge à l’employeur, ce dernier doit alors refuser, car le salarié conservera toujours la possibilité d’agir aux prud’hommes par la suite pour faire valoir ses droits. Ce sera donc à l’entreprise de payer la franchise, à moins de prouver que le salarié a commis cet accident de la route volontairement afin de nuire à son employeur (faute lourde).

La responsabilité pécuniaire en cas de faute lourde

La faute lourde est la seule exception qui puisse amener le salarié à devoir payer des frais. Cette faute lourde est caractérisée par une intention de nuire à l’entreprise. C’est dans ce cas de figure uniquement que vous pourriez engager la responsabilité pécuniaire d’un salarié.