La 5G, quelles innovations pour la santé ?

Apple a présenté hier l’Iphone 12 en quatre formats Pro Max, Pro, Standard et Mini. Le constructeur sort pour la première fois un smartphone compatible avec le réseau mobile 5G, qui pourrait commencer à être déployé en France fin 2020. Ce lancement, tant attendu, permet de revenir sur la révolution promise par la 5G.

Quelle est la différence entre 4G et 5G ?

La 4G commence déjà à fatiguer, la 5G se positionne en sauveuse face à l’explosion du trafic mobile. Les milliards d’objets connectés qui remplissent et rempliront davantage notre quotidien, ne pourraient pas fonctionner à pleine puissance sans ce nouveau réseau. Les capacités de connectivité sont améliorées par la 5G. Beaucoup plus d’utilisateurs pourront se connecter en même temps, tout en conservant une connexion de qualité. Le réseau 5G avec des débits 10 fois plus rapides que la 4G. Cela permettra d’aller encore plus vite et avec un temps de latence divisé par dix.

Quelle innovation pour la médecine ?

La 5G va donc révolutionner nos vies numériques, mais plus encore. En médecine, l’opération à distance sera grandement facilité. Ces opérations pourront même être réalisées dans des zones de guerre et balayées par des catastrophes naturelles. Le réseau 5G circule en effet par des ondes radio qui sont souvent les seules disponibles dans ces endroits.  

La 5G donne également de l’espoir dans l’hospitalisation à domicile. Parfois difficile à mettre en place, elle est pourtant un moyen efficace pour préserver l’autonomie des patients et leur vie sociale. Le réseau sans latence permettrait de suivre les constantes en direct et ainsi réagir le plus rapidement possible. 

Nous connaîtrons les nouvelles fonctionnalités santé de l’iPhone 12 le 23 octobre. La firme de Cupertino a déjà montré qu’elle s’impliquait dans la santé de ses clients avec la nouvelle fonction de WatchOS 7, le système d’exploitation de son Apple watch, qui nous apprend à nous laver les mains correctement.

Un nouveau risque professionnel

Les électrosensibles attribuent des dizaines de symptômes à leur exposition aux radiofréquences des téléphones portables, antennes relais et autre wifi.

Depuis un rapport publié en mars 2018, l’agence sanitaire ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’Environnement et du Travail) plaide pour une meilleure prise en charge des patients qui disent souffrir de symptômes liés à l’exposition aux ondes. Maux de tête, troubles du sommeil, nausées, irritabilité, fourmillements dans les doigts ou encore problèmes cutanés… La question de l’électrosensibilité ou hypersensibilité électromagnétique (EHS) reste controversée dans les milieux scientifiques;

L’électrosensibilité, une souffrance en mal de reconnaissance

L’hypersensibilité électromagnétique n’est pas reconnue comme une maladie en tant que telle mais le nombre de patients en souffrance augmente. Ces derniers déclarent souffrir de symptômes engendrés par la présence de sources de champs électromagnétiques (antennes-relais, téléphones portables, lignes à haute tension, WiFi…).

L’étude menée par l’ANSES en 2018 n’a finalement pas abouti à prouver l’existence d’un lien réel de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes recueillis par les personnes. Mais l’ANSES continue néanmoins de conduire ses recherches pour une meilleure prise en charge de l’EHS et des personnes déclarant en souffrir.

Une onde de choc pour le risque professionnel?

Pour la première fois en France, en septembre 2018, le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Versailles a jugé qu’un électrohypersensible devait être pris en charge au titre des accidents du travail.

Diagnostiqué électrohypersensible depuis 2011, un technicien d’un service client d’une entreprise de télécommunications, avait été maintenu à un poste sans aménagement. Son malaise, survenu le 6 novembre 2013 sur son lieu de travail a été reconnu comme accident du travail par le tribunal. 

Quatre mois plus tard, en janvier 2019, une autre décision de justice fait date : le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise enjoint à un organisme public de reconnaître l’électrohypersensibilité de l’un de ses techniciens de comme maladie professionnelle.

Avec le déploiement des nouvelles technologies et des objets connectés, le nombre de cas risque d’augmenter !