SOS : nos futurs médecins en danger

Anxiété, burn-out, idées suicidaires et harcèlement…Pour 70% des étudiants en médecine, leur santé mentale est en train de se dégrader. 

Ce mercredi, une enquête publiée par des organisations syndicales d’étudiants et d’internes pointe du doigt des symptômes anxieux et dépressifs sur les jeunes médecins,  relevés au cour des douze derniers mois. 

Réalisée par l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) et le syndicat d’internes en médecine générale (Isnar-IMG), cette enquête accessible pendant six semaines entre mai et juin 2021 révèle des chiffres inquiétants.  

Dépression et anxiété

Après l’analyse de 11 754 réponses recensées, le verdict tombe : 52% des étudiants ayant participé au questionnaire ont eu des symptômes anxieux au cours des 7 jours précédant le test. Des épisodes dépressifs majeurs ont touché 25% et 19% déclarent avoir eu des idées suicidaires. 

Harcèlement et dépassement d’horaires

Lors de cette étude, la question du harcèlement est également abordée : 25% d’internes disent avoir été victimes de harcèlement sur la dernière année, et 23% évoquent de l’humiliation quotidienne. Lors de leurs stages, 50% d’étudiants en médecine affirment également avoir travaillé plus de 50 heures par semaine. 

Agressions sexuelles

Les auteurs de cette enquête constatent que 4% des étudiants auraient subi des agressions sexuelles. Un chiffre à ne pas minimiser pour Gaëtan Casanova, président de l’Intersyndicale nationale des internes “on imaginerait que ces comportements n’existent pas dans notre métier, et pourtant si. Les violences existent à l’hôpital aussi, s’exercent essentiellement sur le lieu de travail, et la majorité du temps les auteurs sont des médecins «thésés» et donc les supérieurs hiérarchiques des victimes, ce qui peut rendre difficile de dénoncer de tels actes” 

Comment cesser ces conditions de travail ? 

Pour mettre fin à ces ravages, les organisations étudiantes médicales exigent une politique de prévention des risques psychosociaux, un respect des droits et des conditions de travail et une vraie politique de promotion de la qualité de vie des futurs médecins. Pour elles, c’est un signal d’alerte. “La crise sanitaire ne saurait être la seule explication à une telle dégradation. La santé mentale des étudiants en médecine et des internes s’est dégradée”. 

Comment identifier un burn-out ? 

D’après l’Institut national de recherche et de sécurité, un tiers des travailleurs ont subi des problèmes de santé liés à une activité professionnelle stressante. Chaque année en France, 10 000 affections psychiques sont reconnues en accident du travail. En cinq ans, ces dernières ont été multipliées par 7. 

Pour mieux comprendre les symptômes liés à ce syndrome, et pour préserver votre santé mentale, découvrez l’un de nos avis d’experts, qui pourront répondre à vos questionnements. 

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