Protocole sanitaire : avez-vous bien suivi les règles ?

Après deux semaines de vacances de Noël, 12,5 millions d’écoliers ont fait leur rentrée scolaire aujourd’hui. Au programme cette année ? Le variant Omicron et sa très grande contagiosité, à laquelle l’école doit s’adapter.

Qui dit nouveau variant dit nouveau protocole sanitaire. Face aux 9 202 classes fermées à cause de l’épidémie, et plus de 47 453 cas confirmés déclarés d’élèves, des modifications au protocole sanitaire ont été apportées ce lundi 10 janvier 2022.

Combien d’autotests faudra-t-il faire ? 

Jusqu’à présent, les élèves en classe de primaire devaient réaliser un test PCR ou antigénique à chaque nouveau cas positif déclaré dans la classe, puis de faire un autotest à J+2 et J+4 pour pouvoir suivre les cours en présentiel. C’est également le cas pour les élèves âgés de 12 ans et plus, justifiant d’une vaccination complète. 

Désormais, les élèves n’auront plus à recommencer ce parcours des trois tests si un nouveau cas de Sars-Cov-2 est positif dans leur classe. Une décision prise par l’exécutif qui constate qu’au vu du nombre de nouvelles contaminations quotidiennes, la situation deviendrait intenable. Lorsqu’un cas sera déclaré dans une classe, les enfants contact n’auront plus à faire de test PCR ou antigénique comme le prévoyait l’exécutif dans ces récentes mesures du 3 janvier. “Trois autotest, qui seront gratuits, suffiront” a déclaré hier soir le premier ministre. Ils devront donc être effectués au jour de l’annonce de la positivité d’un élève, à J+2 et à J+4. Suite au dernier allègement, les élèves de primaires n’ont plus à réaliser un nouveau parcours complet si un nouveau cas positif apparaît dans leur classe dans un délai inférieur à sept jours. 

Vers une fermeture des classes ? 

Jean-Michel Blanquer est clair, les classes ne fermeront pas, à moins d’avoir trois cas positifs dans une même classe. “Nous faisons le choix de tester plus pour éviter de fermer des classes. C’est une politique personnalisée pour que chaque élève dont il est avéré qu’il n’est pas contaminé, puisse retourner à l’école” 

Quel est le rôle de l’école dans la vaccination des 5-11 ans ? 

Dès aujourd’hui, chaque école est couplée avec un centre de vaccination. C’est à la famille de l’enfant de prendre rendez-vous et de l’accompagner pour qu’il reçoive sa dose de vaccin, à condition bien-sûr d’avoir l’autorisation des parents. Il n’y a donc, pour l’instant, pas de vaccination dans les écoles primaires. 

Conseils de classe, réunions parents-enseignants… comment ça se passe ? 

Les interactions autres que les cours en classe devront être restreintes au maximum. Désormais, il faudra privilégier les réunions parents-professeurs à distance. Cette année, la traditionnelle galette des rois est par exemple annulée.

Des capteurs de CO2 dans les classes ? 

Face aux critiques sur le manque de capteurs de CO2 dans les salles de classe – seules 20% d’entres elles en sont équipées – le ministre de l’Education nationale rejette la faute sur les élus locaux et lance donc “un appel aux maires pour une montée en puissance en la matière dans les établissements, car cela reste totalement insuffisant”. Il précise que l’Etat a débloqué 20 millions d’euros pour que les collectivités locales équipent les établissements qui n’en auraient pas les moyens. 

Quelle solution pour les enfants de soignants ? 

Invité mardi 4 janvier sur France Inter, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a clarifié la situation des enfants des soignants qui continueront d’être accueillis à l’école, même en cas de fermeture de la classe pour contamination au Covid. “Nous avons prévu un accueil, partout en France, des enfants des soignants afin de faire en sorte que les soignants puissent continuer à travailler”. Dans la journée, une liste détaillée des professions de santé concernées sera communiquée selon Gabriel Attal. 

19 morts dans l’incendie d’un immeuble à New York, inévitable ?

Ce dimanche 9 janvier vers 11 heures du matin, un feu s’est déclaré dans un immeuble du Bronx à New York. 19 personnes ont trouvé la mort et 32 ont été emmenées d’urgence à l’hôpital.

D’après Daniel Nigro, le chef des pompiers de New York, l’incendie est parti d’un chauffage électrique. Un premier bilan évoque la mort de 19 personnes, dont neuf enfants. Ce drame aurait-il pu être évité ? 

Comment éviter les incendies d’origine électrique ? 

L’immense feu a pris vers 11 heures du matin dans un bâtiment de 19 étages, situé sur la rue Est à Fordham Heights, dans le Bronx. Un chauffage électrique d’appoint est responsable. En France, 1 incendie sur 4 est déclenché par un appareil électrique. Ce qui représente 1 incendie toutes les 8 minutes. Le risque est donc élevé d’être confronté à un incendie d’origine électrique. Un faux-contact, un appareil qui chauffe près d’une matière inflammable, de la poussière qui s’accumule près d’une résistance… Voici quelques-unes des situations qui peuvent réduire une maison en cendres. Pour éviter les drames, il convient de prendre des mesures simples que nous vous expliquons dans cette vidéo.

Comment évacuer un incendie ?

Le nombre de morts choque et attriste. Comment ce chiffre peut-il être si élevé ? Comme on peut le voir sur ces images, les flammes et la fumée ont été particulièrement importantes.

C’est ce que déplore Eric Adams, le nouveau maire de New York “c’est l’un des pires incendies de notre histoire depuis ces 30 dernières années à New York”. Environ 200 pompiers ont été sollicités pour tenter d’arrêter ces flammes. Une fois que le feu a pris dans l’appartement situé aux deuxième et troisième étages, l’incendie s’est propagé dans les couloirs avec beaucoup de fumée d’après le chef des pompiers de New York. Ensuite, la fumée a gagné tous les étages de l’immeuble. Alors, comment se protéger lorsqu’un incendie se déclare chez vous et est incontrôlable ? Sortez en fermant toutes les portes jusqu’à l’entrée, elles ralentiront les flammes. Appelez les pompiers et attendez-les dehors. Prévenez les personnes des étages sous le vôtre. S’il y a des consignes d’évacuation dans votre immeuble, suivez-les. Vous pouvez retrouver ces règles dans notre vidéo Comment agir lors d’un incendie à l’intérieur de la maison ? 

Si l’incendie a lieu dans votre immeuble, à un étage inférieur, il ne faut pas sortir : restez chez vous et fermez la porte d’entrée, placez une serviette humide sous la porte. Une porte en bois massif peut tenir 30 minutes face aux flammes avant de céder. Ensuite, appelez les pompiers et allez à la fenêtre pour signaler votre présence, comme nous l’expliquons dans la vidéo Comment agir lors d’un incendie à l’extérieur de la maison ?

Lors d’un incendie, ce sont les fumées toxiques qui dégagent les flammes qui tuent le plus. C’est pourquoi il ne faut pas tenter de s’enfuir rapidement par la cage d’escalier si on se trouve au-dessus des flammes, on risque de mourir avant d’arriver dehors.

Pour connaître toutes les mesures de sécurité concernant les incendies, vous pouvez les retrouver sur notre site.

Départements en alerte rouge : comment se protéger ?

Dans son bulletin publié le dimanche 9 janvier 2022, Météo-France a placé cinq départements du sud de la France en alerte rouge. Les habitants doivent être vigilants face aux inondations.

Fortes pluies, risques d’inondations et de crues… La Haute-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Landes, l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont placées en alerte rouge pour pluies-inondations. Quelles sont les mesures à respecter pour se protéger ? 

Quelle est la situation dans les Hautes-Pyrénées ? 

D’après le bulletin de Météo France, aucune intervention des services en lien avec les intempéries n’a été enregistrée durant la nuit dans les Hautes-Pyrénées (65). Néanmoins ce matin, la préfecture a mis en place un dispositif préventif et appelle la population à la plus grande vigilance. De plus, les maires de toutes les communes de ce département sont mobilisés pour prendre en charge les populations en cas de danger. 

Où ranger les produits toxiques ?

Quelle est la situation dans les Landes ? 

Des inondations sont à prévoir dans l’après-midi de ce lundi 10 janvier 2022 à Peyrehorade (40), commune déjà touchée par une crue il y a environ un mois. D’après France Bleu Gascogne, cette commune de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé de fermer son école maternelle pour deux jours. Le maire Didier Sakellarides, se prépare à évacuer une partie de sa population “nous préconisons une évacuation préventive. Les prévisions de crue qui seront affinées en fin de matinée nous amèneront à prendre des dispositions plus strictes » en prévenant les habitants. D’après France Bleu Gascogne, cette commune de la région Nouvelle-Aquitaine a décidé de fermer son école maternelle pour deux jours.

Quelle est la situation en Ariège ? 

Dimanche soir, des chutes de neige ont perturbé la circulation pendant quelques heures entre la France et Andorre. Les automobilistes ont été bloqués sur la route, avant de faire demi-tour. De plus, le tunnel de Porté-Puymorens, qui se trouve près de la frontière espagnole, a été fermé pour la nuit, et a rouvert ce matin à 10h30. 

La préfecture du département demande d’être attentif car plusieurs routes sont inondées, pouvant perturber le réseau routier. 

Que faire des produits toxiques ?

Quelle est la situation dans les Pyrénées-Atlantiques ? 

Neuf cents foyers sont privés d’électricité depuis ce matin, selon le sous-préfet du département des Pyrénées-Atlantiques (64), Théophile de Lassus, sur France Bleu Pays Basque. 

“Nous attendons des crues très marquées sur toute la partie Ouest des Pyrénées-Atlantiques dans l’après-midi, notamment la Gave d’Oloron qui va être la plus touchée, et les cours d’eau de la Nive et de la Nivelle où cela est attendu ce matin.”  La circulation des trains est ainsi entièrement interrompue entre Bayonne et la commune de Puyoo. Il est donc vivement recommandé de limiter les déplacements, de rester chez soi et de montrer à l’étage si on vit à proximité d’un cours d’eau. De même pour les trajets scolaires qui sont suspendus dans la vallée d’Aspe, et d’Ossau. 

Quelle est la situation en Haute-Garonne ? 

C’est une première pour la Haute-Garonne (31) qui est placée en vigilance rouge, en raison des précipitations attendues en montagne. Afin de garantir la sécurité de tous, il est recommandé de ne pas s’engager sur une route inondée, et de rester chez soi. 

Où se réfugier ?

Covid-19 : un masque qui tue le virus ?

Alors que le Covid-19 a déjà causé plus de 5 millions de décès dans le monde depuis deux ans, une société française pourrait avoir créé un masque pour mieux lutter contre le virus responsable de la maladie. 

Lors du CES 2022 à Las Vegas, le plus grand salon consacré à l’innovation électronique, la start-up française Airxôm a présenté un masque capable de tuer les virus. Une bonne nouvelle en temps de pandémie. Comment ce masque fonctionne-t-il ? Détruit-t-il vraiment le virus du Covid-19 ? 

Quelle est la différence entre ce masque et un masque chirurgical ? 

Fabriqué par la société Airxôm, ce masque capable de détruire tous les virus, même celui responsable du Covid-19, pourrait bien faire l’unanimité. Mais qu’a t-il de plus que les masques traditionnels que l’on porte depuis deux ans maintenant ? D’abord, son poids : 130 grammes contre 4 pour un masque chirurgical. Une différence qui s’explique par l’ampoule LED que le masque Airxôm embarque pour lutter contre le Sars-Cov-2. Alimentée par une batterie externe, cette ampoule émet des UV-A capables de détruire les bactéries et les virus. Côté prix, cette technologie se fait logiquement ressentir. Un masque classique coûte au maximum 0,95 € l’unité, quand le masque Airxôm devrait avoisiner les 300 € pièce. Un tarif qui reste inaccessible pour la plupart des personnes, mais ses concepteurs espèrent décrocher une certification médicale pour que le masque soit partiellement remboursé. 

Qu’en disent les laboratoires ? 

Afin de juger son efficacité, de nombreux laboratoires ont collaboré avec la marque Airxôm. C’est ce qu’affirme Vincent Gaston, le PDG de l’entreprise lyonnaise lors d’un entretien pour 20 minutes : « Sur le Covid, on a des résultats spectaculaires : on le détruit par simple contact ». Après avoir travaillé avec l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) mais également avec VirNext (laboratoires de recherches en infectiologie) et Conidair (qui analyse la qualité de l’air), le masque détruirait ce virus avec une efficacité proche de 100%. 

Pour quand et pour qui ce masque sera-t-il disponible ? 

La production du masque devrait commencer d’ici un mois, avec des premières livraisons en mars. C’est le personnel médical, particulièrement exposé au Covid, qui devrait en bénéficier en premier. Viendront ensuite les personnes souffrant de pathologies respiratoires, ou qui fréquentent des endroits à risques. 

Pass sanitaire et pass vaccinal : quelle différence ?

Après trois jours de débats, le projet de loi concernant le pass vaccinal a été adopté par l’Assemblée nationale le 6 janvier 2022. Le texte a été validé par 214 voix pour, 93 voix contre et 27 abstentions. Il sera examiné par le Sénat mardi prochain.  

Comme attendu, L’exécutif a accéléré son calendrier pour faire face à la nouvelle vague de Covid-19. L’entrée en vigueur du pass vaccinal est maintenant espérée pour le 15 janvier. Mais en quoi consiste le pass vaccinal ? Que va-t-il changer par rapport au pass sanitaire ? 

Qu’est-ce que le pass sanitaire ? 

Pour inciter les Français à se faire vacciner et minimiser les risques de contamination, un pass sanitaire a été instauré sur le territoire national depuis le 9 juin 2021. Il consiste en la présence numérique (sur l’application TousAntiCovid) ou papier, d’une preuve sanitaire du détenteur vacciné. Une preuve sanitaire est un certificat de double vaccination de moins de 7 mois, un certificat de double vaccination + rappel ou un test négatif de moins de 24h. Ce pass est obligatoire pour accéder à certains lieux de culture (théâtres, cinémas, musées) mais aussi aux restaurants, cafés, bars, maisons de retraite et certains centres commerciaux. 

Qu’est-ce que le pass vaccinal ? 

Le pass vaccinal est un document qui atteste que la personne a reçu toutes les injections du vaccin (deux doses puis rappel) contre le Covid-19. Dès l’âge de 12 ans, le pass vaccinal sera demandé, et les tests négatifs ne sont plus acceptés.  Ainsi, il permettra de se rendre dans un autre pays et dans certains lieux publics (événements sportifs ou culturels, musées et restaurants). Il sera également obligatoire dans les transports inter-régionaux (TGV, Intercités) mais pas dans les trains régionaux (TER, RER, métro, bus, transilien). Le passeport vaccinal ne fera pas état des tests négatifs ou des certificats de rétablissement au Covid. 

Pass vaccinal : pourquoi sa mise en place ? 

Efficace mais pas assez aux yeux du gouvernement, le pass sanitaire doit laisser sa place au pass vaccinal. Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement vise à faire peser une contrainte plus importante sur les 5,3 millions de personnes non-vaccinées à l’heure actuelle en France, afin qu’elles se fassent vacciner. 

Lors d’une interview pour le Parisien, Emmanuel Macron charge sévèrement les Français qui n’ont encore reçu aucune dose, “les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder”. Une stratégie du président de la République qui a pour but de mettre coûte que coûte la pression sur la vaccination. D’après les chiffres du Ministère des solidarités et de la santé, au 5 janvier 2022 79,10% de l’ensemble de la population française avait reçu au moins une première dose de vaccin contre le Covid-19. 

Le masque FFP2 bientôt généralisé à l’école ?

Ce jeudi 6 janvier 2022, le gouvernement a annoncé la distribution de masques chirurgicaux de type FFP1 à “tous les personnels enseignants d’ici la fin du mois”, en précisant attendre un avis des autorités sanitaires sur une extension de l’utilisation des masques FFP2. Quelles différences entre les deux ?

Jusqu’ici, les enseignants avaient reçu des masques en tissu. Désormais, ils recevront des masques chirurgicaux FFP1. Mais face à la propagation massive du variant Omicron, la question du port du masque FFP2 se pose. Quelle est la différence entre un masque chirurgical et un masque FFP2 ? Lequel faut-il favoriser ?

Qu’est-ce qu’un masque FFP1 ? 

Recouvrant le nez et la bouche, le masque FFP1 est réputé pour protéger contre les poussières fines comme le charbon, la laine de verre ou encore le bois. Souvent utilisé pour travailler sur des chantiers, il filtre jusqu’à 80% des particules aérosols et son taux de fuite vers l’extérieur s’élève jusqu’à 22%. 

Qu’est-ce qu’un masque FFP2 ? 

Le masque FFP2 est pratique pour sa capacité de filtration de la poussière, des aérosols à 94% et de son meilleur ajustement pour le visage, puisqu’il se joint au niveau de la tête, et non au niveau des oreilles comme un masque chirurgical. 

Quelle est la différence entre un masque FFP2 et un masque chirurgical ? 

Face à la sixième vague, les professionnels de la santé recommandent l’usage de masques FFP2 aux masques chirurgicaux. S’ils sont encore méconnus du grand public, ces masques FFP2 sont capables de filtrer plus efficacement les particules et la poussière que les masques chirurgicaux. Ils apportent un très bon niveau de protection contre les aérosols (postillons, gouttes d’eau invisibles à l’œil nu) qui peuvent inclure des virus comme le Covid-19. Le masque chirurgical, lui, ne protège que moyennement celui qui le porte face à une personne porteuse du Sars-Cov-2. D’autre part, le port du masque chirurgical permet simplement d’éviter d’expirer des virus (Covid-19, grippe) dans l’air ambiant mais pas d’en inspirer. Il sert surtout à protéger les autres, mais ne nous protège pas nous même à 100%. Une étude de l’Université de Cornell a prouvé que si deux personnes portent chacune un masque FFP2, en étant proches l’une de l’autre, et parlent en continu pendant une heure, le risque d’infection est inférieur à 1%. Cette étude conclut que porter un masque FFP2 divise par 75 les chances de se transmettre le virus du Covid-19. Une autre différence entre ces deux types de masque est le prix. Effectivement, à 2€ l’unité, le prix des masques FFP2 est plus élevé que celui des masques chirurgicaux, qui n’est que de 50 cents. 

FFP2 et enseignants, où en est-on ?

Pour eux-mêmes et leurs élèves, de nombreux professeurs réclament des masques FFP2. Mais pour l’instant, le ministre de l’Education Nationale refuse d’équiper les profs avec ce type de masque. En annonçant le nouveau protocole sanitaire en vigueur depuis lundi, Jean-Michel Blanquer dit “qu’il est très difficile de faire cours avec un masque FFP2, lequel est d’ailleurs réservé au monde soignant”. Selon la Haute Autorité de santé, il est recommandé de “porter un masque FFP2 uniquement en cas de gestes à risque d’aérosols prévus ou réalisés en milieu de soins”.

Epiphanie, attention au diabète de la galette !

Après les fêtes de fin d’année, difficile d’échapper à l’Épiphanie et sa traditionnelle galette des Rois. Si votre palais l’apprécie, ce n’est pas forcément le cas de votre corps.

La galette des Rois peut simplement être constituée de sucre et de pâte feuilletée, mais la plus consommée est celle à la frangipane. Plus calorique, cette version est-elle bonne pour la santé ? 

Galette à la frangipane, qu’y a-t-il dedans ?

C’est l’une des galettes les plus délicieuses et pourtant, c’est l’une des plus caloriques. Composée d’une base de crème d’amande douce, d’œuf, de beurre et de sucre, la galette à la frangipane est loin d’être légère. En ajoutant la pâte brisée qui est essentiellement constituée de farine (glucides) et de beurre (lipides), les calories grimpent vite. En effet, pour une portion de 100 grammes de galette des rois fourrée à la frangipane, il faut compter 500 calories. En termes de valeurs énergétiques, ce dessert est donc élevé. En comparaison, les croissants et pains au chocolat représentent environ 400 calories pour 100 grammes.

Galette des Rois, quelles conséquences sur l’organisme ?

De nos jours, le sucre est présent dans notre alimentation quotidienne puis ingéré à notre insu. De plus, le sucre ne fait pas seulement grossir, il a un impact ravageur sur notre santé. C’est ce qu’explique notre experte Déborah Ohana (que vous pouvez également retrouver sur son site

En moyenne, notre consommation de sucre avoisine 30 kilos en moyenne par personne et par an en France. De quoi déclencher des maladies graves du cœur, des AVC, de l’obésité, et aussi du diabète.

Chaque année en France, plus de 3,5 millions de Français sont traités par médicaments pour un diabète. Il est donc préférable de consommer cette pâtisserie avec modération, sans que cela perturbe votre équilibre alimentaire, tout en continuant de prendre du plaisir à la déguster. 

Dépakine : Sanofi responsable d’un manque d’information ?

Ce mercredi 5 janvier 2022, le tribunal judiciaire de Paris a reconnu coupable le groupe pharmaceutique français Sanofi dans l’affaire du Dépakine, médicament jugé dangereux pour le fœtus.

Après presque 5 ans de procédure, le tribunal judiciaire de Paris a estimé que Sanofi était coupable de “faute en manquant à son obligation de vigilance et à son obligation d’information”, et que l’action de groupe intentée contre lui était recevable. Concrètement, que cela signifie-t-il ?

Le Dépakine, qu’est-ce que c’est ? 

Utilisé à l’origine pour traiter l’épilepsie et les troubles bipolaires, le Dépakine peut avoir des effets secondaires graves : anomalies cardiovasculaires, troubles du spectre de l’autisme, retard de langage, chez les enfants dont les mères ont reçu ce médicament pendant la grossesse. En mai 2017, une procédure avait été lancée à l’initiative de l’Association d’aide aux parents d’enfants qui souffrent du syndrome de l’anti-convulsivant (Apesac) contre le laboratoire.

Dépakine : un risque multiplié par cinq ? 

D’après des chiffres de l’Agence Nationale de Sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), le valproate de sodium (principe actif du Dépakine) serait responsable de troubles neurodéveloppementaux chez environ 30 000 enfants et responsable de malformations chez approximativement 4000 enfants. 

Une première étape vers la Justice ?

Le tribunal de Paris ayant estimé “recevable” l’action de groupe présentée par l’association de victimes de la Dépakine contre le géant pharmaceutique – une première judiciaire en France dans le domaine de la santé depuis son autorisation en 2016 – les victimes du médicament ont 5 ans pour apporter leur pièce au dossier afin de demander réparation devant les tribunaux. Pour l’heure, Sanofi a annoncé son intention de faire appel, cependant, il faudra toutefois attendre la confirmation ou l’infirmation de cette décision pour que l’action de groupe puisse s’ouvrir. 

Hypertrophie cardiaque : qu’est-ce que c’est ?

Le cœur est un muscle qui réagit en fonction de la sollicitation de l’entraînement. Son rythme et sa morphologie changent et peuvent mettre notre santé en danger. L’hypertrophie cardiaque en est un exemple. 

Ce n’est une nouvelle pour personne, la pratique du sport à haute intensité modifie les caractéristiques physiques des individus. Or, si l’on visualise sans problème les changements esthétiques et les améliorations de performance, on pense rarement aux dangers qui guettent le cœur. Mis à contribution à l’excès, notre muscle cardiaque peut connaître des dysfonctionnements.

L’hypertrophie cardiaque, qu’est-ce que c’est ?

Depuis de longues années, l’hypertrophie du muscle cardiaque est reconnue chez les sportifs. Concrètement, il s’agit de l’augmentation de la taille du cœur à partir d’adaptations physiologiques à l’effort. En général, cette accélération est proportionnelle à l’intensité de l’effort. Par exemple, le débit cardiaque au repos varie entre 4 et 6 litres/minutes, mais pendant l’effort il peut se multiplier par 6 voire plus. Dans ce cas là, un cœur de sportif est plus lent (moins de 60 pulsations à la minute) et plus gros que la normale. 

Comment prévenir l’hypertrophie cardiaque ? 

Actuellement, il n’existe pas de solution ou de traitement pour prévenir l’apparition ou le développement de l’hypertrophie cardiaque. Pour la plupart des cas, la santé des patients s’améliore toute seule ou à l’aide d’un traitement qui étudie le travail du cœur jusqu’au rétablissement. 

Le coeur des sportifs à surveiller 

Chez les sportifs de haut niveau, c’est un coup dur qui peut amener à des conséquences irréversibles. Durant l’Euro 2021, l’attaquant danois Christian Eriksen, 29 ans, s’est effondré sur le terrain lors du match contre la Finlande et s’en est sorti grâce à l’intervention extrêmement rapide des soigneurs. Mais ce n’est pas la seule pathologie qui peut conduire à des drames. En fin d’année dernière, le 15 décembre, le joueur argentin du FC Barcelone Sergio Agüero a annoncé sa retraite à cause d’une arythmie cardiaque, à 33 ans. Il avait fait un malaise le 30 octobre le en plein match. Lundi 3 janvier 2022, un joueur de football du championnat guatémaltèque, Marcos Menaldo, est décédé à l’entraînement d’une crise cardiaque. Il avait 25 ans. 

Découvrez nos vidéos de sécurité et de prévention concernant les problèmes cardiaques : 

Quels sont les signes pour reconnaître une crise cardiaque ?

Massage cardiaque : bien placer les mains 

Pour plus d’informations sur les problèmes cardiaques, consultez BornSafety.com et LeBonSamaritain.org 

Décès des frères Bogdanoff : la non-vaccination coupable ?

Non-vaccinés contre le Covid-19, les frères jumeaux Igor et Grichka Bogdanoff se sont éteints à 6 jours d’intervalle, suite à une contamination au Sars-Cov-2. Ces drames posent la question de l’efficacité des vaccins.

Les frères Bogdanoff, célèbres présentateurs de l’émission scientifique Temps X de 1979 à 1987 sur TF1 dans les années 80, sont tous deux morts à 72 ans en l’espace d’une semaine, terrassés par le Covid-19. Ils n’étaient pas vaccinés contre cette maladie. Pour autant, et il est important de le préciser pour ne pas leur prêter de fausses intentions, ils n’étaient pas antivax. C’est ce que les proches des deux frères précisent aux médias et à la presse, « Ils étaient complètement anti-médicaments. Ils ne se soignaient que par les plantes, mais ils n’étaient pas contre le vaccin.” La première réaction qui vient à l’esprit, c’est de se dire que le vaccin aurait pu empêcher cela. Mais peut-on mesurer l’efficacité de la vaccination contre le Covid-19 ? C’est ce que nous allons tenter de voir.  

La mortalité liée au Covid a-t-elle diminué depuis la vaccination ?

Depuis janvier 2020, l’épidémie du Covid-19 a frappé le monde entier. Deux ans plus tard le bilan est lourd, plus de 5 millions de personnes en sont mortes, dont plus de 120 000 en France. Afin de stopper cette vague, des scientifiques venant des quatres coins du globe se sont penchés sur la vaccination. A partir du mois de décembre 2020, des vaccins ont été proposés aux Français et plus de 50 millions de français ont pu recevoir leurs doses. Mais quel impact a eu la vaccination ? 

La démarche de vacciner la population semble avoir eu un effet concluant : plus le taux de vaccination est élevé et plus la mortalité est faible. C’est ce qu’explique le graphique réalisé par la Commission européenne. Cette représentation montre à gauche le taux de vaccination par Etat membre de l’Union Européenne, puis à droite la mortalité liée au Covid-19. On constate que 81% des adultes français sont vaccinés, et qu’il n’y a eu que 7 personnes décédées. Il est indiqué que les données de ce graphique ne couvrent qu’une période de quinze jours, mais d’après l’exécutif européen, ces chiffres illustrent une tendance “générale”. 

Lors de la première vague du Covid-19 c’est plus de 500 décès par jour du virus qui ont été recensé en France d’après cette étude de l’Insee, dont une semaine à environ 900 décès par jour. Depuis que la vaccination est devenue massive, les pics sont bien plus bas. On le constate notamment avec la quatrième vague qui n’a jamais atteint les 200 morts par jour en moyenne. Et pour l’instant, la cinquième vague reste dans les mêmes eaux, même si le très grand nombre de cas Omicron risque de faire grimper les chiffres, atteignant un pic que les spécialistes prédisent pour courant janvier et dont on attend de connaître l’importance. Le vaccin,associé à la meilleure prise en charge des patients en réanimation, semble avoir des effets positifs.

Quelle part de non-vaccinés en réanimation pour Covid ?

Face à l’augmentation des hospitalisations, les personnes non-vaccinées se retrouvent pointées du doigt. Le personnel soignant rapporte en effet que la plupart des patients hospitalisés pour le Covid-19 ne sont pas vaccinés. « C’est quand même rageant d’avoir tous les gens que je vois aux urgences, non-vaccinés. Si tout le monde était vacciné ici, on n’aurait pas de problème de places à l’hôpital, ni aux urgences, ni en réanimation », affirme le docteur Nicolas Bonté pour France 3 Provence-Alpes.

Lors de la conférence de presse donnée le 27 décembre 2021 pour annoncer les nouvelles restrictions face à la cinquième vague de Covid-19, le Premier ministre Jean Castex s’est montré radical “Dans tous les services de soins critiques, l’immense majorité des personnes hospitalisées avec des formes graves du Covid ne sont pas vaccinées ou n’ont pas de couverture vaccinale complète.” 

D’après la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), démontrent que les patients non-vaccinés sont largement plus exposés au Covid-19. Du 1er au 12 décembre, seulement 8% des plus de 20 ans n’étaient pas vaccinés. Ils représentaient pourtant 23% des tests PCR positifs, 55% des admissions en soins critiques et 40% des décès. Un nouvel article du Monde confirme l’immense part des non-vaccinés en réanimation.

A l’heure actuelle, plus de 49 millions de français sont entièrement vaccinés et près de 25 millions ont reçu leur dose de rappel. Ce qui fait de la France l’un des pays où la vaccination est la plus avancée. Au regard des chiffres évoqués plus hauts et de l’analyse des patients en réanimation, le vaccin semble bien efficace pour lutter contre les formes graves et diminuer la mortalité. C’est ce qu’explique Odile Launay, membre du comité vaccin Covid-19 et infectiologue lors d’un entretien pour France Inter : “On a beaucoup d’éléments pour dire que le vaccin fonctionne bien, y compris sur le variant Delta pour les formes graves.” 

Quelle est l’efficacité des vaccins contre le Covid ?

Depuis le début de l’épidémie, 124 212 personnes sont mortes du Covid-19 en France. Il apparaît donc clair qu’en l’absence de traitements préventifs efficaces, la vaccination soit le meilleur allié contre le Covid-19 à ce jour. Cependant, les professionnels de santé appellent à la vigilance et à la responsabilité de chacun en cette nouvelle année. En plus de la vaccination, il faut continuer de respecter les gestes barrières.