Le bruit, combien ça coûte ?

Une étude vient de chiffrer le “coût social” du bruit en France et il est très élevé. On vous explique à quoi cela correspond.

Comme l’indique L’Express, Le Conseil National du bruit et l’Ademe (Agence de la transition écologique) ont publié ce jeudi 22 juillet leur étude sur le coût social du bruit en France, qu’ils évaluent à 155,7 milliards d’euros par an.

Le “coût social” du bruit, qu’est-ce que c’est ?

Le coût social du bruit, c’est l’ensemble des coûts directement ou indirectement liés aux nuisances sonores. Cela englobe par exemple les maladies et la perte d’espérance de vie  causées par une exposition trop importante au bruit, la baisse de productivité d’employés qui ne peuvent plus travailler aussi efficacement lorsqu’ils sont exposés au bruit, mais également la dépréciation de biens immobiliers situés dans des zones trop bruyantes. D’après l’OMS, le bruit est le deuxième facteur environnemental le plus dangereux pour la santé, derrière la pollution.

Quels sont les bruits qui coûtent le plus cher ?

Sur les 155,7 milliards d’euros que le bruit coûte chaque année, 106 sont dus aux transports, ce qui représente 68% du total. Ces 68% se décomposent de la façon suivante : 52% pour le transport, 9% pour l’aérien et 7% pour le maritime. Viennent le bruit des collègues au travail et à l’école pour 14%, les voisins pour 11% et enfin les chantiers pour 5%. Parmi les bruits énervants au bureau et, par conséquent, coûteux, nous avons réalisé un petit Top 3 en vidéo.

Comment réduire le coût social du bruit ?

L’étude ne se contente pas de lister les bruits onéreux, elle propose également des solutions aux bruits que l’on peut réduire. Concernant le gros du problème, les transports, le Conseil National du bruit et l’Ademe suggèrent de baisser la vitesse de 10 km/h sur les voies rapides en agglomération, ce qui permettrait à la fois de réduire les pollutions sonore et atmosphérique. Pour ce qui est des chantiers, l’idée est de créer une charte “chantier propre”. Enfin, de manière générale, les auteurs demandent de développer les zones à faible émission sonore qui sont déjà prévues dans la nouvelle loi climat.

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