Les journées Pandemia

Un an de Covid-19. Un an d’affirmations, un an de contre-vérités, un an de doutes. Les journées Pandemia promettent d’élever le débat et de nous éclairer sur la crise sanitaire.

C’était il y a un an jour pour jour. Le 17 mars 2020 à midi, les Français étaient confinés pour 2 semaines minimum, qui deviendraient finalement 8 semaines. 2 mois d’attestations, de remèdes miracles, de footing, de recettes de pains, de Claude de Koh Lanta, de déceptions, de courses désinfectées, de séries, d’Animal Crossing… et de télétravail pour ceux qui pouvaient encore travailler. Et l’impression qu’après ces 8 semaines, on reviendrait progressivement à une vie normale. Un an après, les polémiques sur la gestion gouvernementale de la crise sont plus vives que jamais, la campagne de vaccination se traîne, le virus nous surprend tous les jours, on est complètement perdu et le retour à la normale n’a jamais semblé si loin. Pour y voir plus clair, les Journées Pandemia nous proposent donc de faire un point complet sur la situation avec des experts issus de différentes spécialités.

Qu’est-ce que Pandemia ?

Selon son site, Pandemia est “une association philantropique et humaniste, créée par un collectif d’experts médicaux et scientifiques qui s’appuient sur la modélisation issue de l’intelligence humaine collective alliée à l’Intelligence Artificielle pour améliorer la connaissance des pandémies en cohérence avec les enjeux de Santé Publique.

Les Journées Pandemia, c’est quoi ?

Les Journées Pandemia, ce sont deux jours de débats auxquels participent 60 orateurs venus du monde médical, de l’économie, des médias…. Des chercheurs, des entrepreneurs, des journalistes qui vont échanger sur la Covid-19, la situation économique du pays et l’avenir que la pandémie dessine les 18 et 19 mars. Le programme complet est à retrouver ici.

Comment assister aux Journées Pandemia ?

Pour assister aux débats, il suffit de s’inscrire sur le site, tout est diffusé en ligne gratuitement. L’occasion de mieux comprendre la crise, ses implications et ses conséquences. Il y a même des salons de networking pour échanger entre participants. En espérant qu’on n’ait pas besoin d’avoir une seconde édition dans un an…

NOUform, le fauteuil qui fait du bien au dos !

Un couple de l’Eure a créé un fauteuil de bureau qui vous évite de souffrir du dos. 

Le télétravail a ses bons côtés et ses défauts … Au sommet de la liste, le mal de dos. Selon un sondage de Vexim-Opinionway, 90% des Français souffrent du dos au moins une fois au cours de leur vie. Le mal de dos est plus que jamais le mal du siècle. Cette innovation venue de l’Eure est donc la bienvenue. 

Pourquoi la position assise affecte-t-elle le dos ?

La position assise du bureau cause de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS). En 2015, les TMS ont représenté plus de 87 % des maladies professionnelles ayant entraîné un arrêt de travail ou une réparation financière en raison de séquelles. Ces affections touchent les structures à la périphérie des articulations : muscles, tendons, nerfs, ligaments, capsules articulaires, vaisseaux… 

Votre colonne devrait rester alignée et vous ne devriez pas faire supporter trop de poids ou de pression aux mauvais endroits. Or, rares sont ceux qui maintiennent leur dos dans une position adaptée en étant assis toute la journée derrière leur ordinateur. Qui plus est, le recours massif au télétravail nous a éloigné de nos bureaux. Ainsi, à la maison, on effectue sa journée de travail sur le canapé, le lit, ou une chaise inconfortable. Des endroits inadaptés pour le dos lorsque l’on travaille. La solution ? Investir dans une chaise permet de travailler avec une bonne assise, essentielle à la santé de notre dos. Les fauteuils de bureau innovants de ce couple s’avèrent parfait pour lutter contre vos douleurs dorsales. 

Qu’est-ce qui change avec les fauteuils NOUform ? 

Les fauteuils ergonomiques de NOUform, les French-chairs, créés par un couple eurois, ont pour vocation de soulager votre dos. Ce couple formé d’une infirmière et d’un ostéopathe souhaite transformer “nos heures assises en heures actives” explique Ebénézer Dzogang à France Bleu Normandie. L’objectif ? Mobiliser notre dos durant nos longues journées assises et sédentaires. Pour ce faire, les sièges de NOUform ont été conçus ergonomiquement. Ils permettent de maintenir une position assise adéquate et garder le dos actif, ce qui lutte contre la sédentarité. “L’Assise Mobile de NOUform reprend l’ensemble des caractéristiques physiologiques de l’assise sur le ballon de gym. Elle garantit une posture active et dynamique, toujours en mouvement. Alors que l’assise statique entraîne un comportement sédentaire et inadapté.” indique l’entreprise sur son site internet.

Ces deux acteurs de santé s’inscrivent dans une démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS). “L’objectif des French-chairs est de prévenir et traiter toutes les problématiques de TMS (troubles musculo-squelettiques) qui sont cervicalgies, dorsalgies, lombalgies, cruralgies sciatiques… et de corriger le problème de sédentarité au travail.

L’initiative euroise 100% made in France propose différents modèles d’assises compris entre 950 et 1 350 €. Un investissement conséquent, certes, mais ce seront d’autant moins de douleurs et de séances d’ostéopathie durant toute votre vie. 

Pour plus d’informations sur les troubles musculo-squelettiques et la scoliose, retrouvez nos vidéos thématiques.  

Le cœur artificiel de Carmat décroche son feu vert !

La société Carmat pourra commercialiser ses coeurs artificiels en France et en Allemagne. 

L’entreprise Carmat a reçu mercredi 23 décembre le “marquage CE”, la certification européenne, pour son coeur artificiel “Aeson”. Il s’agit d’une première étape pour une future commercialisation.

Les premiers cœurs artificiels disponibles cette année 

Celle-ci devrait avoir lieu au deuxième trimestre de l’année 2021 en France et en Allemagne. 

La production française des prothèses va pouvoir fabriquer les premières prothèses à hauteur de dix cœurs par mois dans un premier temps. Les prothèses seront envoyées dans cinq centres hospitaliers universitaires en France, à Paris, Lille, Lyon, Toulouse et Rennes. « C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour la société, souvent accusée de faire beaucoup de promesses et d’avoir peu de résultats« , s’est félicité Stéphane Piat, Directeur général de Carmat.

Cette étape ouvrant la voie d’une commercialisation européenne est un véritable espoir. Certes, les prothèses ne permettent pas encore de remplacer le cœur humain, mais il s’agit du but de l’entreprise. Si le pari s’avère gagnant, la prothèse palliera le manque de greffons. Chaque année, seulement 5 000 greffons sont disponibles et viables dans le monde, alors qu’il en faudrait 150 000. Une grande nouvelle donc pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou en attente de greffons. 

Quelle est la particularité du projet de Carmat ?

Le coeur artificiel de Carmat représente plus de 15 ans de recherches, dans le but de remplacer le coeur humain. Un projet d’une envergure sans précédent, cette bioprothèse est la plus aboutie au monde. Il s’agit d’un véritable espoir. 

Il existe déjà depuis un certain temps d’autres cœurs artificiels. Aux États-Unis, en 1969, le premier cœur artificiel, équipé d’un système de circulation externe, est implanté sur un patient. Mais l’organe artificiel a toujours pour principal but de faire patienter le malade en attente d’une greffe de cœur. Il existe aussi des prothèses cardiaques pour corriger la défaillance d’un ventricule cardiaque. L’ambition de Carmat est plus vaste. Leur but est d’imiter parfaitement le fonctionnement d’un cœur humain naturel, tout en évitant les complications qui pourraient survenir suite à la greffe d’un élément artificiel.  

L’entreprise ne s’en cache pas, au contraire :  “Le but, c’était d’être la première prothèse physiologique autorégulée qui fonctionne comme un cœur humain, donc qui s’adapte aux besoins du corps en temps réel et qui est pulsatile. C’est l’une des différences avec les systèmes mécaniques qui existent aujourd’hui. La prothèse Carmat fonctionne grâce à un système hydraulique qui actionne deux membranes permettant au sang de sortir et de rentrer des deux chambres et ayant pour objectif de remplacer les deux ventricules du cœur« . Le groupe travaille aussi activement sur la biocompatibilité, pour rendre le risque de rejet nul. « Il n’y a donc pas besoin de traitement antirejet, dont les effets secondaires sont extrêmement violents« , souligne M. Piat.

Pour en savoir plus sur les risques cardiaques, retrouvez nos vidéos de prévention tel que : Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?

Covid-19 : le vaccin de Moderna arrive en Europe

L’Agence européenne du médicament autorise l’utilisation du vaccin du laboratoire Moderna contre le Covid-19.

L’autorisation du vaccin d’abord prévue le 12 janvier a été avancée de quelques jours face au mécontentement des Etats. Alors que la crise du Covid-19 est repartie à la hausse dans plusieurs pays, le vaccin Moderna offre un second souffle à la campagne de vaccination. 

Quand le vaccin de Moderna sera-t-il disponible en France ? 

Il faudra encore patienter un peu avant de recevoir les premières doses. En effet, bien que le feu vert de l’Agence européenne du Médicament soit un premier pas vers l’accès à ce nouveau vaccin, la France devra recevoir la validation de la Haute Autorité de Santé avant de pouvoir vacciner avec la solution de Moderna. La HAS pourrait se prononcer entre la fin de cette semaine et la semaine prochaine. 

Quelles différences avec le vaccin de Pfizer ? 

La technologie de ces deux vaccins est la même. Les deux vaccins utilisent l’ARN messager pour pousser notre corps à produire des anticorps efficaces sur le Covid-19. D’ailleurs les pourcentages d’efficacité des deux vaccins sont très satisfaisants et proches, respectivement 95% pour Pfizer et 94,1% pour Moderna.

La différence majeure réside dans la méthode de conversation du vaccin. Tandis que les doses Pfizer doivent être maintenues à -80°C, celles de Moderna n’ont besoin que de -20°C. Un grand écart de température qui facilite grandement la logistique entourant la conservation et le transport des vaccins. Un avantage non négligeable quand il s’agit de vacciner un maximum de personnes en très peu de temps. 

Quel recul a-t-on sur le vaccin de Moderna ? 

L’entreprise américaine a reçu tardivement son feu vert européen en comparaison aux autres pays. Tout comme pour le vaccin de Pfizer, le recul que l’on a sur le vaccin est minime. Les premières vaccinations avec le produit Moderna ont débuté le 18 décembre aux Etats-Unis et le 23 décembre au Canada. Il faudra avec le temps évaluer la durée de protection qu’offre ce dernier vaccin. 

Covid-19 : Molnupiravir, un nouvel espoir ?

Des chercheurs américains prétendent avoir trouvé un potentiel traitement contre le Covid-19, bloquant la transmission du virus et son évolution en 24h… chez les furets.

Un an après l’apparition du coronavirus, l’horizon va-t-il enfin se dégager ? Les motifs d’espoir s’enchaînent en cette fin d’année. Plusieurs vaccins semblent faire leurs preuves et, désormais, des chercheurs croient beaucoup en Molnupiravir. C’est un médicament expérimental qui a montré des signes très encourageants chez des furets. 

Quelle efficacité le Molnupiravir a-t-il montré ?

Selon l’étude américaine publiée le 3 décembre sur le site de Nature Microbiology, le Molnupiravir a bloqué la transmission du coronavirus entre les furets. Cet animal a servi de cobaye au vu de la similarité entre ses capteurs à coronavirus et les nôtres. Et aussi de sa capacité à ne pas développer de forme grave comme la plupart des jeunes adultes. 

Les chercheurs de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université de Géorgie, aux États-Unis, ont pratiqué une expérience sur 6 furets contaminés par le coronavirus. Parmi ses six furets, trois d’entre eux ont reçu l’antiviral Molnupiravir par voie orale. Ils ont ensuite été replacé dans une des cages avec d’autres furets non contaminés.

Ainsi, dans la cage où se trouvaient les furets contaminés n’ayant pas reçu de traitement, les autres furets ont contracté le virus. Dans l’autre cage, celle des furets traités au Molnupiravir, aucun des furets avec qui ils cohabitaient n’a été infecté. Preuve donc que l’antiviral a joué un rôle dans la non-transmission du virus. Le Dr Richard Plemper, directeur de l’étude thérapeutique, explique ces résultats. « Le traitement thérapeutique des animaux infectés avec le MK-4482/EIDD-2801 (Molnupiravir) deux fois par jour a réduit significativement la charge de SARS-CoV-2 dans les voies respiratoires supérieures. Cela a complètement supprimé la propagation aux furets contacts non traités. Il s’agit de la première démonstration qu’un médicament administré par voie orale peut bloquer rapidement la transmission du SARS-CoV-2 ».

Quelle possibilité offre ce traitement pour l’homme ? 

Du fait des similarités du virus chez le furet et chez l’être humain, les chercheurs de Géorgie espèrent pouvoir reproduire les résultats obtenus lors des essais cliniques sur l’homme. Si la réaction humaine s’avère semblable à celle du furet, cela signifierait la possibilité de casser les chaînes de transmission et, à terme, l’épidémie. 

Bien qu’une grande prudence doit toujours demeurer, les scientifiques de l’étude entrevoient déjà les possibilités qu’offrent ce traitement en cas d’efficacité prouvée. Concrètement, l’accès à un traitement qui annule la contagiosité du malade en 24 à 36h comme pour les furets signifierait la fin des confinements. Les contaminations pourraient être contrôlées de manière à éviter les clusters que l’on a vu se multiplier et devenir incontrôlables. 

Qui plus est, les chercheurs suggèrent que le Molnupiravir permettrait, s’il était pris tôt, de combattre le coronavirus en évitant les formes graves du Covid. Autrement dit, le risque de développer une forme grave pourrait se réduire. Et même, à en croire l’étude sur les furets, il pourrait accélérer le processus de guérison.

Pourquoi rester prudent après cette étude très encourageante ? 

Les chercheurs américains ont donné de l’espoir dans la recherche thérapeutique mais il ne s’agit en aucun cas d’une victoire. Ces derniers le concèdent eux-mêmes, « l’efficacité antivirale […] chez l’homme est encore inconnue ». Pour l’heure, le temps est encore à la recherche, à l’évaluation et  à l’expérimentation. Le Molnupiravir pourrait tout aussi bien suivre le chemin de la Chloroquine ou du Remdesivir. Les deux médicaments qui semblaient avoir fait leurs preuves au début, n’ont finalement pas été retenus pour soigner le Covid.

Le laboratoire Ridgeback Biotherapeutics a déjà entamé pour le Molnupiravir des essais cliniques sur des patients atteints du Covid-19. Mais pour le moment aucun résultat n’a été validé. Les essais en sont en effet à la phase 2. Celle-ci qui consiste à rechercher le bon dosage et s’assurer de l’innocuité du médicament. La phase 3, qui permet de démontrer la véritable efficacité du produit testé, n’est pas pour demain. 

Alors, patience ! Voici le mot d’ordre. Les premiers résultats supposés sont attendus pour mai 2021. Finalement, cette découverte nous permet surtout d’attendre la sortie de crise avec un peu plus d’espoir.

Un passeport sanitaire pour prendre l’avion ?

Depuis le début de la pandémie, les conditions de reprise du trafic aérien posent énormément de questions. Une solution possible : le passeport sanitaire.

Entre les quarantaines obligatoires, les tests, les restrictions de chaque pays, prendre l’avion ressemble de plus en plus à un parcours du combattant. Hormis pour impératifs professionnels, les voyageurs se font rares dans les terminaux internationaux du monde entier. L’association du transport aérien international, l’IATA, n’envisage qu’une porte de sortie : le Travel Pass. Une sorte de passeport sanitaire numérique d’un nouveau genre.

Qu’est-ce que le Travel Pass ? 

L’IATA Travel Pass est avant tout une application mobile. La plus grande association de transport aérien au monde a choisi cette forme dématérialisée pour créer le premier passeport sanitaire international. L’objectif ? Garantir aux voyageurs, aux personnels de bord et aux Etats une sécurité optimale. Autrement dit, chaque voyageur aura sur son application la preuve de sa négativité au Covid-19, de quoi rassurer les autres passagers et pays. 

D’après les premiers communiqués de l’IATA, l’application par un QR code, qui devrait garantir l’anonymat, délivrera des informations Covid. Une fois scanné, le personnel aérien vérifiera les derniers tests effectués, leurs résultats, et si vous êtes vacciné. Une fois ces informations garanties, vous aurez le droit d’embarquer. 

L’application se propose également de centraliser toutes les exigences sanitaires, les données des centres de tests et de vaccins, mais aussi les billets. Bref, une application qui combine toutes les informations et nouveaux documents à avoir pour voyager. 

Quel est l’intérêt du Travel Pass ? 

Interrogé par Ouest-France, Alexandre de Juniac, président de l’IATA, répond par l’interrogative. “Qui peut assurer qu’un test est bien officiel avec des résultats vérifiés ?” Une véritable question, puisque le mois dernier plusieurs individus ont été interpellés pour un trafic de faux tests négatifs qui s’était mis en place à l’aéroport de Roissy. IATA Travel Pass serait, selon son président, la solution de certification des tests. Il déclare : l’application “se base sur notre système Timatic qui présente les renseignements complets sur les documents requis pour les voyages internationaux dans chaque pays.Travel Pass conjuguera ces données avec la liste des centres agréés de dépistage dans chaque pays.” Ce serait donc un moyen sûr et surtout automatisé de contrôler les tests négatifs et leur validité. 

L’autre avantage certain ne pourra être constaté qu’en cas de généralisation du dispositif. Si l’application en cours de développement fonctionne, les restrictions de quarantaine n’auraient plus lieu d’exister puisque voyager ne serait possible qu’à la condition de montrer patte blanche. De quoi remonter un peu la pente pour le trafic aérien qui a subi en 2020 une diminution de 60,5 % par rapport à 2019. 

Quand le Travel Pass sera-t-il disponible ?

Selon les différents communiqués de l’association, le Travel Pass devrait être téléchargeable début 2021. Pour le moment, le Travel Pass est toujours en cours d’élaboration. Le défi est de taille puisqu’il s’agit de combiner le système Timatic avec l’ensemble des données des centres de dépistage et de vaccination du monde entier. Néanmoins, dès les prochaines semaines, une version test de l’application sera lancée. 

Premièrement, cela servira à perfectionner l’application, la rendre très fonctionnelle, corriger d’éventuels bugs, l’adapter à l’usage massif qu’elle est censée avoir. La perfectionner signifie aussi répondre aux exigences sanitaires, gouvernementales, organisationnelles et à celles du public. Puis, dans un second temps, il s’agira de prouver l’utilité du Travel Pass. Montrer que l’application, grâce à la certification des tests, peut permettre une réouverture sécurisée des frontières.

La vaccination sera-t-elle obligatoire pour voyager ? 

Pour l’IATA, c’est un non. Par conséquent, il ne sera pas nécessaire d’être vacciné pour prendre l’avion, et ce dans la grande majorité des compagnies. En effet, l’IATA représente 290 compagnies aériennes, soit 80% du trafic aérien, autant dire une écrasante majorité.

Toutefois, il vous sera demandé de préciser dans le Travel Pass votre statut, vacciné ou non. Si pour l’instant aucun pays ne ferme ses frontières aux non-vaccinés, la situation peut toujours évoluer. 

Malheureusement, pour les 20% des compagnies aériennes non représentées par l’IATA, ce sera chacun pour soi. Vous devrez donc vérifier les conditions d’admission de ces compagnies. La compagnie australienne Qantas a d’ores et déjà décidé de conditionner l’entrée à bord à la preuve d’une vaccination.  

Y a-t-il des précédents au passeport sanitaire ?

Si vous avez déjà pris l’avion pour l’Afrique, vous pensez peut-être déjà à votre petit carnet jaune. Près de 200 pays, dont de nombreux Etats africains, demandent pour avoir un visa ou franchir la frontière, un certificat international de vaccination contre la fièvre jaune. Reconnaissable en un clin d’oeil, ce petit papier jaune conditionne déjà l’embarquement de beaucoup de passager. Donc, oui, il existe déjà des contrôles sanitaires pour prendre l’avion. 

Il existe également un système de contrôle sanitaire en Chine. Depuis l’arrivée de la pandémie, la Chine a adopté une application qui évalue l’état de santé de la personne par code couleur : rouge, orange et vert. Un simple scan du QR Code de l’application chinoise permet d’indiquer votre état de santé présumé. Certaines activités sont limitées en fonction de votre couleur. Ainsi, seul du vert vous permettra de prendre les transports. 

Kanopée, votre alliée santé anti-crise

Kanopée, c’est la nouvelle appli santé pour faire face aux problèmes d’alcool, de tabac et de sommeil liés à la crise sanitaire. 

“Vous souhaitez savoir où vous en êtes avec votre sommeil et vos consommations pour mieux affronter les problèmes actuels liés à l’épidémie du Covid-19 ?” Voici comment vous accueille Kanopée, l’application du CHU de Bordeaux. Le concept ? Un bilan de votre consommation d’alcool, de tabac et de votre sommeil réalisé par des compagnons virtuels : Louise et Jeanne. 

L’application développée par des médecins spécialistes en psychologie, addictologie et sommeil propose un suivi personnalisé en fonction du bilan, sous forme d’explications et de conseils pratiques validés scientifiquement. 

Quelles sont les conséquences de la crise du Covid ?

La pandémie a altéré la vie de tous les Français, impactant leur santé mentale. Et les chiffres sur le sommeil et le moral des Français le confirment. Selon le sondage IFOP pour ConsoLab, près d’un Français sur trois déclare ne pas avoir le moral depuis le deuxième confinement. Ils n’étaient que 16% avant le premier confinement. Preuve que la crise a bel et bien des conséquences psychiques. Celles-ci se répercutent sur le sommeil et les addictions. Selon le même sondage, 38% affirment souffrir de troubles du sommeil. Entre insomnies, cauchemars, réveils nocturnes, les Français ont visiblement du mal à dormir sereinement en temps de pandémie. 

Les restrictions, les informations anxiogènes, l’incertitude n’aident pas non plus à guérir de nos addictions. Loin de là, les consommations d’alcool et de tabac ont augmenté pendant le confinement. Santé Publique France s’est chargé de réaliser une enquête sur les addictions pendant le premier confinement. Parmi les fumeurs interrogés, 27 % ont augmenté leur consommation de tabac durant et depuis le confinement. Quant à l’alcool, 11% des Français sondés ont bu plus qu’à l’accoutumée pendant le confinement. 

Kanopée, gadget ou outil de prévention ?

Au vu des données collectées sur la santé des Français depuis l’arrivée du coronavirus, la santé mentale est et restera un cheval de bataille. Or, les troubles du sommeil et les addictions sont les premiers indicateurs de mal-être. Comme des signaux d’alertes, ils indiquent, à qui réussi à les voir et les interpréter, le moment où notre mental lâche. Y faire attention, savoir appréhender son sommeil, ses consommations d’alcool et de tabac, c’est prévenir des pathologies plus sévères comme la dépression. D’ailleurs, plus d’un Français sur 10 a souffert d’épisodes dépressifs depuis le premier confinement. Pour limiter l’augmentation des pathologies psychiques qui inquiètent de très nombreux psychiatres, il faut prévenir. 

L’application du CHU de Bordeaux est donc loin d’être un gadget. Kanopée sert à lutter contre un véritable problème de santé publique. Le professeur Pierre Philip – à l’initiative du projet – et son équipe partent de ce constat simple : en réponse au stress lié aux épidémies, les plaintes insomniaques et la consommation d’alcool et de tabac s’accroissent. Il faut donner des outils informatifs accessibles pour que les personnes concernées se rendent compte de leurs maux et agissent de manière adaptée. En dressant un bilan et en proposant un suivi personnalisé, l’application aide et alerte les utilisateurs soucieux de leur santé. 

Comment fonctionne Kanopée ? 

Après avoir téléchargé l’application, vous pouvez choisir d’évaluer votre usage d’alcool et de tabac ou d’évaluer votre sommeil. Vous êtes accompagné par Louise et Jeanne, les compagnons virtuels qui discutent avec vous et vous aiguillent. Elles posent plusieurs questions qui ont préalablement été définies par l’équipe médicale. Grâce à vos réponses, Louise vous proposera votre bilan d’alcool et/ou de tabac, et Jeanne votre bilan de sommeil.  Les deux accompagnent leur bilan de conseils personnalisés et validés scientifiquement. 

L’application suit de façon hebdomadaire l’utilisateur qui en a montré le besoin. Ainsi, ce dernier pourra suivre ses progrès et ses difficultés. Il sera épaulé grâce à de nouveaux conseils spécifiquement établis pour lui. “On espère que ces solutions vont régler les problèmes de 80% des personnes.” déclare le professeur Pierre Philip à FranceBleu. Ce résultat impressionnant est possible car, dans la majorité des cas, les problèmes de sommeil et de consommation restent mineurs. Ils nécessitent plus d’informations et de conseils que de soins.

En revanche, si les symptômes et les plaintes persistent au-delà de deux semaines, le temps de suivi recommandé sur Kanopée, l’application signale qu’il faut passer la main. Concrètement, il vous sera proposé d’envoyer une demande d’avis médical par mail à un spécialiste et directement depuis l’application. L’application gratuite, et téléchargeable sur Android et IOS, ne substitue pas à un médecin mais agit préventivement.

Les jeux vidéo seraient-ils un allié santé ?

Alors que le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a averti hier de l’augmentation des dépressions de l’ordre de 20%, une étude d’Oxford explique que les jeux vidéo sont bons pour notre moral. 

Selon l’étude de la célèbre université britannique, les jeux vidéo seraient bénéfiques pour notre santé mentale. Un constat loin des conclusions de l’OMS qui reconnaît l’addiction aux jeux vidéo depuis 2018. Mais malgré cet aspect, les jeux vidéo peuvent contribuer à la santé. On fait le point.

Quel lien existe-t-il entre jeux vidéo et santé mentale ?

L’étude d’Oxford innove en s’appuyant non sur le temps de jeu rapporté mais sur le temps de jeu réel fourni par deux géants de l’industrie, Electronic Arts et Nintendo. Les chercheurs ont analysé les comportements de 3 274 joueurs et les ont interrogés. Seuls deux jeux vidéo ont été choisis dans le cadre de l’étude, Plants Vs Zombies : La Bataille de Neighborville et Animal Crossing: New Horizons.  Conclusion ? « Contrairement aux craintes répandues selon lesquelles un excès de temps passé à jouer mène à une addiction et à une santé mentale affectée, nous avons trouvé une petite corrélation entre le jeu et le bien-être » résument les auteurs de l’étude Matti Vuorre et Andrew Przybylski. 

Les raisons sont multiples. Le joueur associe le temps de jeu à un bien-être. Mais les expériences qu’il vit par le jeu procurent davantage encore de bien-être, impactant positivement sa santé mentale. Qui plus est, Martin Vuorre explique aussi à l’AFP  » que les jeux en ligne offrent une alternative satisfaisante aux rencontres en face-à-face en cette période exceptionnelle » de confinement. Selon l’enquête réalisée, les joueurs d’Animal Crossing, avec quatre heures de jeu, se disent plus heureux. Et les résultats sont sensiblement les mêmes pour les deux jeux utilisés de genres différents.

Mais les deux jeux s’apparentent des dessins animés colorés. Ils ne sont pas non plus jugés violents. Selon Martin Vuorre, « des études ultérieures seront l’occasion d’étudier un plus vaste échantillon de genres. » Toutefois, il faut noter que les résultats ne sont pas les mêmes en fonction de la manière d’appréhender le jeu. Si les bénéfices sur la santé mentale sont clairs pour un joueur qui ressent un réel plaisir à jouer, ce n’est pas le cas pour un joueur qui utilise le jeu comme une échappatoire au monde réel. 

D’autres études abondent dans le sens de l’étude d’Oxford. L’étude menée aux États-Unis par WePC, s’intéresse aux gamers occasionnels qui jouent maximum 10h par semaine. Les trois quarts déclarent jouer à la console afin de préserver leur santé mentale. Trois sur dix affirment jouer pour rester actifs mentalement. Une troisième étude de The American Physiological Association démontre que tous les gamers ne sont pas dépendants. La dépendance aux jeux vidéo ne serait pas un problème majeur. Bien que l’étude précise qu’un enfant sur 10 peut faire face à des conséquences graves qui surviennent plus tard dans la vie. Sarah Coyne, principale auteure de cette dernière étude, conclut “qu’il y a des choses merveilleuses dans les jeux vidéo” et que “l’important est de les utiliser de manière saine et de ne pas être aspiré dans des niveaux pathologiques.”

Les jeux vidéo améliorent-ils d’autres aspects de nos vies ?

Malgré la mauvaise réputation de certains jeux vidéo, la science et la médecine s’intéressent de plus en plus à ce qu’ils nous apportent. Le moins que l’on puisse dire est que les jeux vidéo musclent nos cerveaux. Des chercheurs allemands ont conduit une étude sur un panel de jeunes d’environ 25 ans en moyenne. Ils ont joué 30 minutes par jour à Super Mario 64. Résultat ? Les cellules grises des joueurs ont augmenté dans l’hippocampe droit, le cortex préfrontal droit et le cervelet. Ces résultats révèlent un lien entre jouer aux jeux vidéo et une augmentation du volume du cerveau. Concrètement, cela prouve que certaines zones spécifiques du cerveau peuvent s’exercer grâce aux jeux vidéo. 

Exercer le cerveau, c’est ce qu’on fait des chercheurs italiens à Padoue. Ils ont fait jouer des enfants dyslexiques à Rayman contre les Lapins Crétins. Les enfants de 7 à 13 ans qui ont joué à ce jeu très rapide ont eu plus de facilité à lire rapidement. Et avec moins de fautes, que les autres enfants jouant à un jeu plus lent. L’hypothèse des chercheurs tend à expliquer ces résultats par un accroissement de la capacité d’attention indispensable pour un jeu d’action comme Rayman. 

Et les enfants ne sont pas les seuls à pouvoir améliorer leurs compétences grâce aux jeux vidéo. Les jeux sont bénéfiques pour le cerveau à tout âge, même chez les personnes âgées. L’université de l’Iowa a conduit une étude sur 681 personnes âgées de 50 ans et plus. Un groupe jouait, pendant cinq à huit semaines, à un jeu informatique intitulé « Road Tour » qui demande de la rapidité, de la mémoire et une bonne coordination. L’étude s’avère fructueuse puisqu’au vu des améliorations de certaines fonctions mentales, les chercheurs ont conclu que jouer à des jeux de stimulation deux heures par semaine suffirait à ralentir le degré du déclin mental associé au vieillissement naturel. A partir de 10 heures à jouer à certains jeux vidéo, le déclin naturel de différentes compétences cognitives peut être retardé jusqu’à sept ans. 

Bref, en cette période de confinement, la console est une fidèle amie qui nous fait du bien. Alors, vous n’avez vraiment plus de raison d’y résister surtout si c’est pour muscler vos méninges. 

Le gilet qui ralentit la chute des vieux

Les chutes représentent 80% des accidents de la vie courante chez les personnes de plus de 65 ans, avec des conséquences souvent graves. Une entreprise chinoise a décidé d’y remédier.

La chute est l’accident le plus fréquent et dangereux pour les seniors. Les alarmes et autres dispositifs de télésurveillance permettent d’alerter l’entourage ou les secours, mais malheureusement il n’existe pas de dispositifs à même de protéger complètement nos aînés lors de la chute.

C’est chose faite grâce à une entreprise chinoise, S-airbag. Elle adapte la technologie des airbags à nos seniors, en créant un gilet airbag pour protéger des chutes. 

Un gilet airbag, c’est quoi ?

Les motards, les cavaliers et les cyclistes sont déjà rodés à ce type de protection. En effet, la technologie est déjà commercialisée pour ces usagers très vulnérables en cas de chute. 

Le fonctionnement est simple, le gilet airbag se déclenche en quelques millisecondes et absorbe l’impact du choc lors d’une chute. Il protège généralement la nuque, le dos, la colonne vertébrale, le thorax et parfois aussi le bassin et les hanches. L’airbag se porte au-dessus des vêtements, et assure une protection et une sécurité optimale à cheval, à vélo ou à moto. Les airbags sont déclenchés soit grâce à des capteurs qui analysent les mouvements et repèrent la chute, soit grâce à une attache entre le gilet et la monture qui, en se détachant dans la chute, déclenche les airbags. 

Le gilet airbag pour les personnes âgées est-il différent ? 

“Avec des années d’expérience dans l’industrie des airbags AUTO et la simple croyance que la plupart des fractures de la hanche pourraient être évitées, nous avons commencé ce programme en 2015 et enregistré notre marque S-AIRBAG en 2018.” Voilà comment l’entreprise S-Airbag explique la genèse de son gilet sur son site internet. Nul doute donc sur leur inspiration. 

Toutefois, l’entreprise a entrepris des modifications sur les gilets pour les adapter aux personnes âgées. Le but étant que la personne porte le gilet plusieurs heures, le poids a été considérablement réduit par rapport aux modèles conçus pour les motards.  L’ergonomie n’est pas non plus la même. Les modèles développés par S-Airbag assurent une protection complète du crâne au coccyx. C’est donc une plus grande partie du corps qui est protégée, le crâne en particulier. En effet, les motards, cavaliers ou cyclistes devant porter un casque, leur gilet ne protègent pas la tête. L’airbag qui protège la tête de la victime est très similaire au casque airbag disponible pour les cyclistes. La différence est que cet airbag pour la tête est directement intégré au gilet. 

Quelle est l’efficacité réelle de ces gilets ? 

Selon le site, le gilet de sécurité prévient les fractures et réduit l’impact des chutes dans 90% des cas. 

Le gilet ultra high-tech est capable grâce à son algorithme de détecter les changements de position et donc les chutes en 0,1 seconde. Une fois la chute détectée, en moins d’un millième de seconde, précisément 0,08 seconde, les airbags se déclenchent. 

La couvrance très large assure un maximum de protection des organes vitaux et du corps. Toutefois, les chutes sur le côté sont moins bien prévenues. Bien que les airbags, en se gonflant, soulève la personne du sol, dans le cas d’une chute sur le coude le gilet n’assure pas une protection optimale. Fort heureusement, ces chutes sur le côté sont moins fréquentes que vers l’avant ou l’arrière. 

Où peut-on acheter ce gilet et à quel prix ? 

Sur son site, S-Airbag n’indique pas de prix. Mais pour se faire une idée, un gilet airbag pour la sécurité routière coûte au moins 500 euros en moyenne. Des modèles sont plus abordables et d’autres plus onéreux, regardez donc attentivement les capacités des gilets avant d’acheter. 

En Europe, il n’existe pas de gilet pour les seniors. En revanche une entreprise dijonnaise Helite spécialisée dans les gilets airbag pour sportifs, propose une ceinture airbag pour personnes âgées. Grâce à elle, ce sont toutes les fractures de la hanche et du coccyx qui sont évitées. La ceinture protège notamment le porteur de la fréquente fracture du col du fémur. Cette ceinture répondant à la certification européenne est disponible sur le site internet d’Helite aux prix de 690 €.

Les chutes sont également un fléau chez les enfants, regardez notre vidéo Comment protéger les enfants des accidents de la vie courante : Les chutes

Le vaccin anti-Covid, on en est où ?

La progression de l’épidémie de Covid-19 paraît inarrêtable. Le seul espoir semble résider dans un vaccin, mais où en est la recherche ?

Depuis le début de l’année, les laboratoires du monde entier se sont lancés dans une course contre la montre pour trouver un vaccin capable de mettre fin à l’épidémie, mais il est peu probable que le remède arrive avant la fin de l’année.

Pourquoi le vaccin met-il si longtemps à arriver ? 

La course au vaccin a commencé aux alentours de janvier 2020, cela fait donc une dizaine de mois que des scientifiques du monde entier travaillent sur le remède miracle. En temps normal, la création d’un vaccin s’étend sur 7 à 10 ans. Pour le vaccin contre le Covid, les experts au début de la crise espéraient un vaccin après 1 ou 2 ans, une première mondiale. 

La recherche est donc extrêmement rapide. Il est impossible d’avoir de meilleurs délais car le parcours de création d’un vaccin nécessite de très nombreuses étapes. 

Quelles sont les étapes de production d’un vaccin ?

Premièrement, les chercheurs entrent dans la phase exploratoire. Ils doivent décortiquer le virus, connaître son activité. Pour cela ils identifient le virus, le séquencent, puis le cultivent. Enfin, ils manipulent le virus afin de trouver des procédés capables de déclencher une réponse immunitaire satisfaisante. Les premiers vaccins tests sont alors mis au point pour entrer dans la phase de développement, divisée en ces fameuses phase 1, phase 2 et phase 3. 

Durant la phase 1 du développement, les scientifiques testent la tolérance au vaccin sur des animaux puis sur des humains volontaires, entre 10 et 80 personnes. Selon les résultats, il y a de nouveaux tests pour déterminer le bon dosage, les éventuels effets secondaires et enfin l’efficacité du vaccin. Entre 100-300 personnes reçoivent alors le vaccin en phase 2 puis des milliers de volontaires en phase 3. Tout ce processus de développement s’étale sur six ans en moyenne. Pour la Covid-19, des essais cliniques en phase 3 ont débuté dès le mois d’août, neuf mois à peine après la découverte du coronavirus. 

Quels sont les vaccins les plus avancés ?

Près de 200 vaccins contre le Covid-19 sont en cours d’élaboration ou en phase de test et d’essais cliniques. Aujourd’hui, 35 se trouvent en phases d’évaluation clinique chez l’humain. 

Deux vaccins se maintiennent en tête du peloton, le germano-américain de Pfizer/Biontech et l’américain du laboratoire Moderna. Les deux vaccins développés ont commencé leurs essais cliniques sur plusieurs milliers d’hommes et de femmes à quelques semaines d’écart cet été. Les résultats de la phase 3 devraient tomber fin novembre / début décembre 2020.

Il est trop tôt pour parler d’efficacité, mais ces vaccins ont tout de même passé les essais avec succès. La validation des vaccins risque par contre de prendre plus de temps. Les vaccins doivent en effet être homologués par les autorités sanitaires de chaque pays. Aux États-Unis, ces derniers vaccins devront protéger au moins 50 % des personnes pour espérer une validation de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. 

En Europe, l’agence européenne des médicaments (EMA) a débuté l’examen accéléré des données du vaccin contre le coronavirus, développé par BioNTech et Pfizer. Il n’y a pas de conclusion à tirer, hormis que les résultats sortiront rapidement à la fin de l’année ou début 2021. 

Quelle stratégie de vaccination ? 

Les premiers résultats significatifs devraient sortir sous peu et plusieurs pays précommandent déjà des doses de vaccins. Mais, il reste improbable d’espérer une commercialisation parfaitement aboutie dès le début 2021. 

Dès lors qu’un ou plusieurs vaccins seront homologués, produits massivement, c’est une véritable organisation mondiale qu’il faudra établir. Le vaccin est attendu par plus de 188 pays. Cela représente plusieurs milliards d’êtres humains attendant une vaccination. 

La logistique sera donc au coeur de la stratégie vaccinale. D’après un pré-rapport de la Haute Autorité de Santé, elle sera coordonnée avec les différents pays européens et partenaires. 

Ainsi, le rapport anticipe les demandes et prévoit des accès prioritaires au vaccin. Les soignants, les personnes fragiles, de plus de 65 ans seront les premiers invités à se faire vacciner. Une seconde priorité semble également envisagée. Les régions qui risquent de manquer de lits pourraient elles aussi être prioritaires.

L’autre crispation autour des vaccins est leur efficacité dans le temps. Bien que les vaccins homologués soient sûrs, il existe toujours un risque. Une personne sur un million peut réagir différemment au vaccin. Aussi, même si les vaccins viennent à être homologués, personne ne peut certifier à 100% combien de temps ils protègeront. Ni s’ils protègeront contre toutes les formes de la maladie, même les asymptomatiques. 

Conclusion, il y a de quoi se réjouir dans ce flot continu de mauvaises nouvelles. Mais sachons nous montrer prudents et patients. Au vu des problématiques liées à la distribution et à l’incertitude des vaccins, il faudra attendre entre janvier et mars 2021 pour y voir plus clair. Et peut-être d’ici là pourrons-nous célébrer l’exploit des chercheurs !

La grippe circule elle aussi, mais il y a un vaccin. Retrouver notre article sur la campagne de vaccination contre la grippe et notre vidéo sur comment prévenir le coronavirus.