Hypersensibilité, qu’est-ce que c’est ?

Ce mercredi 13 janvier est la journée mondiale de l’hypersensibilité. Mais que se cache réellement derrière ce mot ? 

L’hypersensibilité est un terme de plus en plus employé dans nos sociétés. Pourtant, il est difficile pour beaucoup de définir cette notion. Entre fantasme, idées reçues et réalité, il convient en ce jour d’expliquer de quoi il s’agit quand on parle d’hypersensibilité. 

L’hypersensibilité est-elle une maladie ? 

L’hypersensibilité est un trait de caractère et non une maladie. Les personnes hypersensibles n’ont pas nécessairement de trouble mental. Leur hypersensibilité fait partie intégrante de leur identité, leur personnalité. 

Celle-ci se caractérise par une perception accrue du monde. Les hypersensibles peuvent être plus réactifs aux émotions, les leurs comme celles des autres, y compris celles des inconnus. Certains ont une hypersensibilité sensorielle, soit une hyperesthésie, ils sont plus sensibles que la moyenne à un bruit, une odeur, une texture, une lumière ou un goût. D’autres encore auront une hypersensibilité émotionnelle et sensorielle. En réalité, chaque hypersensible à sa manière propre d’aborder le monde, de gérer ses sens et ses émotions. L’hypersensibilité définit simplement la sensibilité supérieure à la moyenne. 

Les hypersensibles sont-ils prédisposés à le devenir ?

Différentes études ont montré une potentielle explication génétique qui se joue, chez les personnes hypersensibles au niveau du gène qui code pour la production de sérotonine. Ceci pourrait les prédisposer à une haute sensibilité, mais aussi aux dépressions et à l’anxiété. Toutefois, il ne s’agit encore que d’une hypothèse qui reste à vérifier. 

Ce qui est certain, c’est le rôle de l’éducation dans le développement d’une hypersensibilité ou non. Les parents, l’entourage et l’environnement d’un enfant peuvent le conduire à développer ce trait de personnalité. Pour le psychologue Saverio Tomasella, auteur de L’hypersensibilité pour les nuls, la vie périnatale aurait, elle aussi, un rôle dans le développement d’une hypersensibilité. « Tout ce qui est périnatal va jouer un rôle très important », a-t-il expliqué au micro d’Europe 1.

Qui et comment sont les hypersensibles ? 

Environ 30% de la population française, homme comme femme, partage un trait de caractère commun : l’hypersensibilité. Dans l’imaginaire collectif, l’hypersensibilité concerne le plus essentiellement des personnes très timides. Or, selon Saverio Tomasella, parmi les hypersensibles, il y aurait « un tiers d’introvertis, un tiers d’extravertis, et un tiers de personnes introverties dans des situations où elles sont mal à l’aise, mais qui vont être extraverties en famille, avec les amis et les personnes qu’elles connaissent bien« . Ce sont donc des personnes très différentes qui partagent certains points communs du fait de leur hypersensibilité. 

D’ailleurs, certains vivent mieux leur hypersensibilité que d’autres. L’hypersensible a une capacité à être une éponge à émotions. Or, certains se font submerger par leurs émotions, et celles des autres qu’ils portent malgré eux. Il faut alors entamer un travail sur la gestion de ses émotions pour différencier celles qui appartiennent aux autres.

Résolutions 2021, du sport pour les Français !

Après une année où ils sont trop longtemps restés enfermés chez eux, les Français veulent faire davantage de sport en 2021.

Deux confinements et les salles fermées de nombreux mois, 2020 n’a pas été une bonne année pour la pratique du sport.

Conséquence de cette sédentarité forcée, la forme des Français est en baisse et les bonnes résolutions en hausse. C’est ce que révèle le 10e baromètre Sport-Santé FFEPGV / Ipsos publié par la Fédération Française d’Éducation Physique et de Gymnastique Volontaire.

Le sport en tête des résolutions 

Après les confinements et les restrictions, les Français ont très envie de retrouver une pratique sportive. Ce sont ainsi 37% des sondés qui déclarent vouloir pratiquer une activité sportive régulière, soit 2% de plus qu’en 2019. Chez les moins de 35 ans, ce nombre monte à 41%. 

Pour celles et ceux qui étaient déjà des sportifs réguliers, 2020 n’a pourtant pas été si terrible que cela. Bien que 67% ont trouvé que la crise sanitaire avait rendu la pratique physique ou sportive moins accessible, 81% des Français pratiquent quand même une activité sportive, soit une hausse de 17% par rapport à 2019. Seulement, ce sont les habitudes qui ont dû évoluer : le temps consacré au sport est passé 3,7h par semaine en décembre 2019 à 2,9h en décembre 2020.

Les Français attendent tout de même la réouverture des salles de sport et des clubs en 2021. Parmi les 2004 personnes interrogées, 75% d’entre elles comptent reprendre le sport avec la reprise des activités sportives. Chez ceux qui ont jugé compliqué de faire du sport pendant la crise sanitaire, ils sont 84% à attendre les réouvertures pour se remettre au sport.

Les femmes résolues à faire plus du sport

Si 75% des Français “ont ressenti au moins un impact négatif sur leur bien-être physique, psychologique ou leur état de forme général parce qu’il leur était plus difficile d’avoir une activité physique”, ce sont les femmes qui ont été particulièrement touchées. 

Selon le baromètre Santé-Sport, elles sont 62% à avoir vu leur bien-être physique se dégrader, contre 55% pour les hommes. Même son de cloche concernant le bien-être psychologique, qui a été ébranlé pour 59% des femmes et 42% des hommes. Globalement,  57% des femmes trouvent leur état de forme général moins bon. Elles ont manqué d’activité physique en 2020, les résolutions représentent donc le moment de retrouver de bonnes habitudes. Ainsi, 2021 sera sportive, accompagnée d’une alimentation équilibrée et de retrouvailles familiales. 

En 2021, on ne néglige pas la famille

La crise sanitaire a modifié nos contacts sociaux et familiaux. Et manifestement l’adage “loin des yeux, loin du cœur” ne s’applique pas à la famille. Les liens du sang ont manqué aux Français qui souhaitent passer plus de temps en famille. En deuxième place des résolutions 2021, l’attrait pour le temps en famille connaît la plus importante croissance. Alors qu’ils n’étaient que 21% en décembre 2019 à vouloir passer plus de temps en famille, ils sont 8% de plus à le souhaiter pour 2021, soit 29%. Ce pourcentage passe même à 37% chez les 60 ans et plus. 

L’isolement et les séparations forcées pour cause de pandémie ont redonné aux Français l’envie de profiter de leurs familles. C’est une fois de plus les femmes, et particulièrement celles de plus de 60 ans, qui ont souffert du manque de relations sociales. Elles sont 44% à s’être senties pénalisées dans leurs rapports sociaux. Les plus âgées d’entre elles, plus isolées, sont 52% à ressentir le manque de contact.

On espère que 2021 apportera son lot de bonnes nouvelles pour nous aider à tenir nos bonnes résolutions. 

Que ceux qui n’aiment pas Noël lèvent la main !

A chaque fin d’année, vous ressentez une petite boule au ventre ? Les fêtes de fin d’année vous angoissent ? Vous êtes peut-être natalophobe. 

Il ne va pas de soi d’aimer Noël, ni même les festivités de fin d’année. Rassurez-vous, vous n’êtes pas le ou la seule angoissé(e) du réveillon. Le stress et l’anxiété de Noël portent même deux noms : la natalophobie ou la noëlophobie. On vous explique tout sur ce phénomène pas si rare.

Qu’est ce qu’un(e) natalophobe ? 

Imaginez-vous devant une grosse araignée, une falaise gigantesque ou tout autre chose terrifiante ! Votre gorge se serre, vous sentez monter une boule dans votre ventre. Et bien c’est la même chose pour les natalophobes devant l’installation des illuminations, les films de Noël, les calendriers de l’avent. A la différence des autres phobies, les angoissés de Noël peuvent y faire face. Mais ils n’aiment réellement pas ça et c’est pour eux une source de stress très prenante. 

La natalophobie englobe l’ensemble des angoisses créées par la période des fêtes. Cette phobie peut s’étendre sur tous les aspects du réveillon, avant, pendant et après les fêtes. Certains peuvent aussi souffrir de capitellophobie, une peur irraisonnée de recevoir et faire des cadeaux. En bref, la peur de Noël est bien réelle et diverse. Chez certains, elle se manifeste physiquement : troubles du sommeil, cauchemars, bouffées de chaleur, migraines, sensation d’oppression… 

En effet, en amont c’est la couverture médiatique, le relooking des villes et les premières questions sur les festivités qui créent une pression chez les personnes. Puis, c’est la fête en elle-même ! Entre cadeaux, repas, retrouvailles, la tension peut vite monter en famille. Et enfin, l’après Noël consiste à retrouver la banalité du reste de l’année qui, en comparaison, semble dépourvue de magie. Et ce stress envahit la vie de nombreux Français chaque fin d’année. Noël constitue une obligation redoutée pour plus d’un tiers des Français (35 %) selon un sondage Opinion Way pour Amaguiz, réalisé en octobre 2016. Pour 45% des sondés, la fête ressemble à un marathon épuisant. 

Quelles sont les causes de la natalophobie ?

La peur de Noël n’est pas un phénomène isolé. Elle dérive souvent de la pression sociale qui entoure les festivités. Noël est une fête particulière. A la différence de Pâques ou même des anniversaires, il est beaucoup plus compliqué de l’éviter. Pire encore, ne pas se joindre aux réjouissances symbolise la sortie de la norme, avoir quelque chose qui cloche. Dans nos sociétés, Noël se doit d’être magique, on se doit d’être heureux, de faire plaisir, de se réunir. Un cumul d’impératifs sociaux silencieux bien angoissants. Rien d’étonnant donc que certains se sentent particulièrement fragiles psychologiquement dès le mois de novembre. 

Ils culpabilisent à l’idée de profiter d’une fête agissant comme une loupe sur les inégalités sociales. En outre, la culpabilité attaque aussi les cadeaux : “Pourrais-je offrir d’aussi beaux cadeaux que ceux que l’on m’offre ? A l’inverse, vais-je offrir de plus jolis cadeaux et gêner les personnes de ma famille avec moins de moyens ?” Sans oublier non plus la peur de rater le repas de Noël, de ne pas recevoir suffisamment bien. Bref, l’organisation qui entoure la célébration de la naissance du petit Jésus est source d’angoisse. Tout cela sans compter les retrouvailles familiales. Certains cauchemardent à l’idée que quelqu’un lance des débats houleux. Et entre le Covid et les différentes décisions politiques, c’est peu dire que l’année 2020 a été riche en potentiels sujets polémiques. D’autres se font des cheveux blancs à la simple évocation de leur oncle à table, surtout à côté de mamie. La famille n’est pas toujours cette sphère idyllique au sein de laquelle il fait bon se retrouver ! Non, il y a parfois une bonne dose d’hypocrisie salvatrice, que les natalophobes peuvent avoir en horreur. 

Les hommes et les femmes sont-ils égaux face à la natalophobie ?

La natalophobie touche potentiellement davantage les femmes. La charge mentale liée à l’organisation du repas, aux courses, aux cadeaux, est encore portée en majorité par les femmes. Et ce d’autant plus si elles sont mères. Une enquête du Journal des femmes affirme ainsi que 95% des Françaises gèrent seules le choix et l’achat des présents. Près de 88% des femmes se sentent responsables de l’élaboration des repas, selon un sondage d’OpinionWay. Les femmes déjà débordées par une charge mentale quotidienne se retrouvent submergées à la fin de l’année. Noël génère une multiplication des pensées, une charge mentale supplémentaire, plus angoissante encore du fait de cette pression sociale. 

Alors, comment passer un réveillon plus serein ? 

Si vous êtes vraiment à bout et que vous exécrez Noël, n’hésitez pas à briser le tabou du Noël traditionnel. Vous n’êtes en rien obligé de vous infliger l’ouverture des cadeaux au pied du sapin, le dîner qui s’éternise… Changez, innovez ! Finalement, demandez-vous comment vous souhaitez vraiment fêter cette fin d’année. Rien de mieux qu’être à votre écoute. Peut-être même qu’en bousculant les traditions, vous retrouverez le plaisir de fêter le 25 décembre ! 

Si vous ne pouvez décemment pas échapper au repas en famille, alors évitez les retrouvailles protocolaires et gênantes. Bien souvent la raison de la gêne, quand on retrouve ses proches, vient du fait qu’on ne les a pas côtoyés depuis un certain temps. Les salutations sont ainsi peu naturelles et on peut se sentir épié, ce qui provoque le malaise. Conjurez le sort en essayant de voir vos proches avant le moment fatidique. Le soir du 24 prendra une autre tournure, moins guindée et plus détendue. 

Enfin, on ne saurait vous conseiller autre chose que de renoncer à la perfection. Au final, Noël c’est aussi les ratés, les embrouilles, les silences lourds de sens et ce n’est pas grave ! La dinde est un peu trop cuite ? Eh bien tant pis, ça peut arriver. Les cadeaux ne sont pas toujours ceux attendus ? C’est déjà bien de recevoir des cadeaux. En bref, désacralisez Noël, il ne s’agit que d’une fête malgré l’effervescence qui l’entoure. N’hésitez pas non plus à déléguer, ne vous occupez pas de l’organisation seul(e). De cette manière, vous ne porterez pas l’entière responsabilité du réveillon.

D’ailleurs, on n’hésite pas à remercier la pandémie. Même si on est un peu triste de ne pas retrouver tout le monde, on peut au moins se dire qu’avec seulement six adultes, cela fera moins de complications et peut-être moins d’angoisse ! 

Etre transgenre, un combat au quotidien

Le vendredi 20 novembre s’achève la semaine de sensibilisation aux réalités transgenres. L’occasion de balayer les idées reçues sur la transidentité.

Jusqu’à 2019, l’OMS considérait la transidentité comme un trouble mental. Grâce aux recherches et surtout à l’écoute des personnes concernées, le monde scientifique a enfin pu établir qu’il n’en est rien. La transidentité n’est pas une pathologie. On vous explique.

Qu’est ce que la transidentité ? 

Une personne transgenre ne se reconnait pas dans son sexe de naissance, qui ne correspond pas à son identité. La personne a le sentiment d’appartenir au genre opposé ou de n’appartenir ni à l’identité masculine ni féminine. La transidentité n’est pas vécue comme un choix, c’est une véritable évidence pour les personnes transgenres. Les femmes transgenres sont nées garçons mais leur identité est féminine. Et inversement pour les hommes transgenres, nés filles mais qui se sentent hommes. 

On parle d’ailleurs de transidentité et de personnes transgenres et non de transsexuels. Ce terme du XIXème siècle a été inventé pour désigner un trouble mental. La transidentité n’est en aucun cas une maladie mentale. Elle n’a pas non plus de lien avec l’orientation sexuelle. Une personne transgenre est comme à une personne cisgenre, qui se reconnait dans son genre de naissance. Un femme transgenre peut aimer les hommes, donc être hétérosexuelle, tout comme elle peut être homosexuelle, bisexuelle et tout ce qu’elle souhaite être. 

Enfin, il faut bien distinguer transgenre, travesti et intersexe. Les personnes travesties sont généralement des personnes cisgenres, qui aiment s’habiller en homme ou en femme occasionnellement. Quant aux personnes intersexes, elles naissent avec des caractères sexuels des deux sexes. 

Quelles sont les difficultés des transgenres ?

La transidentité est difficilement acceptée, tant pour la personne elle-même que l’entourage et la société. Le principal frein à l’acceptation de soi pour les personnes transgenres est le regard de l’autre. Difficile de revendiquer sa vraie identité quand on sait le combat que cela demande. Un parcours du combattant médical, mais aussi psychologique, administratif. Qui plus est, la méconnaissance de la transidentité et la transphobie sont un blocage supplémentaire. Par peur, honte, manque de confiance, la personne préfère se taire et souffrir en silence dans un corps qui dérange. Les personnes qui ont refusé d’accepter leur transidentité pendant longtemps témoignent régulièrement de la souffrance de vivre dans le mensonge. Cette souffrance intérieure se manifeste souvent par des dépressions, des troubles alimentaires et d’autres pathologies liées au mal-être. 

C’est le regard des autres qui est le véritable handicap des transgenres. La transphobie expose la personne au rejet par les proches et la société. Mais plus encore, les personnes transgenres sont aussi menacées dans leur intégrité physique. Selon une étude de 2014, publiée dans Sociologie de la transphobie, 8 trans sur 10 auraient été victimes de discriminations transphobes au cours de leur vie, dont 37 % plus de 5 fois au cours de l’année. Les agressions, l’isolement, les discriminations à l’embauche et au logement sont autant de facteurs qui mettent à mal la santé physique et mentale des trans. 

Ainsi, les personnes transgenres sont surreprésentées dans les suicides. En moyenne, leur “taux de suicide est 7 fois plus élevé que chez les personnes cisgenres” selon un rapport gouvernemental sur le droit des personnes transgenres. 

Comment devient-on un homme ou une femme en tant que transgenre ?

Chaque année en France, environ 150 personnes effectuent une transition chirurgicale d’un genre vers l’autre. Il faut préciser que faire l’opération de réattribution sexuelle, qui permet de changer physiquement de sexe, est un choix. Des femmes et des hommes décident de garder leurs organes génitaux de naissance et c’est leur choix. Cela ne remet pas en question leur identité, ce sont des hommes et femmes à part entière. Chaque transgenre vit sa transidentité à sa manière, selon ses évidences, ses envies, ses choix. Ils disposent de leur corps comme n’importe quel être humain, personne n’a à remettre en question leurs décisions. 

Néanmoins, certains ressentent le besoin de s’engager dans le parcours du combattant du changement de sexe. Le processus médical pour transformer son corps prend en moyenne entre un an et deux ans et demi. Le traitement est lourd, contraignant et à vie. Pour avoir enfin le corps qu’ils désirent, les transgenres doivent faire appel à un psychiatre, un endocrinologue et un chirurgien. En France, l’hormonothérapie et l’opération de réattribution sexuelle, c’est-à-dire le changement des organes génitaux, ne sont accessibles qu’après un suivi psychiatrique de deux ans maximum. Le psychiatre évalue la motivation de la personne, s’assure de sa transidentité. Il vérifie aussi qu’il n’y a pas de trouble mental qui pourrait fragiliser le respect des règles médicales et la construction identitaire après le changement du corps. La transformation médicale est conditionnée à l’accord du psychiatre. Raison pour laquelle de nombreux transgenres préfèrent réaliser leur transition à l’étranger où ils ne sont pas contraints de suivre une évaluation. 

A quoi sert l’hormonothérapie et la réattribution sexuelle ?

Changer son corps passe donc par l’hormonothérapie qui permet de faire disparaître les caractéristiques physiques du genre de naissance. Cela implique l’apparition progressive des caractéristiques du sexe opposé. Un homme transexuel va voir sa voix muer et l’apparition d’une pilosité plus importante. La finalité de l’hormonothérapie est généralement une série d’opérations pour créer un corps féminin ou masculin. La chirurgie va permettre de modifier l’aspect physique et les organes génitaux. Toujours dans le cas d’un homme transexuel, il va pouvoir subir une mastectomie pour enlever la poitrine. 

Quant aux organes génitaux, ils sont modifiés chirurgicalement. Pour un homme transexuel, un pénis sera créé autour du clitoris, la fonction urinaire étant maintenue. Afin d’assurer l’érection, l’équipe médicale pose un implant pénien avec un système de pompe pour l’érection. Pour une femme transexuelle, le patient subi une vaginoplastie. Le chirurgien procède à une ablation des testicules et de la verge, il crée ensuite un vagin avec des lèvres génitales et un clitoris. Lors de la transformation des organes génitaux, les médecins sauvegardent les fonctions urinaires mais essaient aussi de garder une fonctionnalité sexuelle. Il s’agit d’un pan important pour que la personne puisse vivre avec satisfaction tous les aspects de sa vie avec le bon corps.

Le deuil périnatal : une réalité méconnue

La perte d’un enfant est toujours douloureuse, un drame aux yeux de tous. Mais comment faire face au deuil de l’enfant lorsque l’on n’a pas pu connaître ?

Parange. Ce mot-valise composé de “parent” et “ange” fait référence aux parents d’un enfant décédé, un “ange”. Pour cela, encore faut-il avoir pu être parents. Les 7000 familles françaises concernées par le drame silencieux de la mort périnatale mériteraient de se reconnaître dans ce terme. Qu’est-ce que la mort périnatale ? Comment s’en relever ? Pourquoi ne faut-il pas minimiser le deuil périnatal ? Autant de questions à mettre en lumière. 

Qu’est-ce que le deuil périnatal ?

La mort périnatale peut être due à une mort in utero, une interruption médicale de grossesse (IMG) pour raisons médicales, un enfant mort-né. Il n’y a pas de mot pour qualifier un parent qui perd son petit et encore moins pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le connaître. “Parange”, nouvellement utilisé pour désigner les parents endeuillé, a connu un certain succès. Une pétition circule d’ailleurs pour l’ajouter au dictionnaire. Ce nouveau mot devrait inclure les parents endeuillés par la mort périnatale. Leur deuil particulier doit être reconnu, des mots posés dessus pour qu’il puisse se faire. 

Le deuil périnatal est-il plus facile ?

Ce deuil périnatal et la souffrance qu’il entraîne sont trop souvent non-reconnus. “Mieux vaut perdre son enfant maintenant” est une phrase de réconfort bien maladroite. La douleur des parents est difficilement appréhendée par l’entourage. Preuve flagrante du caractère sensible de ce deuil ? La photo de Jack, l’enfant mort-né de John Legend et du mannequin Chrissy Teigen, que les parents ont souhaité diffuser sur les réseaux sociaux a fait polémique outre Atlantique.

Comment surmonter le deuil périnatal ?

Il s’agit d’abord de ne pas sous-estimer sa souffrance, minimiser ou dédramatiser tout de suite la situation. Ces réactions qui tendent à nier ce qui s’est passé enferment les parents dans le silence, ils n’osent pas parler de peur de briser le contrat tacite de la négation.

Parler est d’autant plus important que les femmes portent souvent un fardeau de culpabilité. Morgane témoigne de cette difficulté supplémentaire dans le journal des femmes

“Si elle (Emma) était sortie plus tôt, elle aurait vécu. Il faut se défaire de la culpabilité que l’on ressent face à une telle information, il faut retrouver confiance, et cela demande un gros travail sur soi.”

Morgane, maman endeuillée, pour le journal des femmes

Les parents doivent aussi passer par la reconnaissance de l’enfant. Se faire à l’idée que cette vie a existé est une autre épreuve laborieuse, la concrétisation de son existence peut passer par un nom, une photo de l’enfant mort-né, une action symbolique ou tout autre chose, c’est aux parents de décider. Un titre révèle la réalité de complexe de ce deuil.

“Revenir les bras vides” est le nom d’une série de témoignages de familles endeuillées. Cette expérience est un réel traumatisme. La perte du bébé à naître est brutale, inattendue, c’est un traumatisme. La mort vient briser les espoirs, les attentes, et les rêves du couple. Ils n’ont même pas le réconfort des moments ensembles. Tandis que les autres paranges peuvent compter sur les souvenirs, les photos pour apaiser l’absence. Le travail de deuil des parents d’anges pas venus au monde doit lui se faire dans l’imaginaire, la symbolique, ce qui rend ce deuil si intense et difficile. La souffrance de ces familles ne doit pas être passée sous silence.

Colette Club, se loger moins cher, c’est simple

Colette, voici le nom de la nouvelle plateforme de “cohabitation intergénérationnelle” qui va peut-être bousculer le marché de l’immobilier à Paris.

C’est l’idée qui pourrait bien décider de votre installation dans la capitale. Pour lutter contre la flambée délirante des loyers et recréer du lien social, la plateforme Colette vous permet depuis cet hiver d’habiter à Paris pour un loyer raisonnable. Par quel miracle ? Tout simplement en vous logeant chez l’habitant. Mais pas n’importe comment.

On fait le point avec le fondateur de Colette sur un projet qui arrive à point nommé pour bousculer un marché immobilier devenu inaccessible pour beaucoup.

Plus qu’un club

L’idée de Colette germe en deux temps dans la tête de Matthieu Vaxelaire, un entrepreneur de 34 ans.

Tout commence après avoir passé du temps avec ses grands-parents. Il se rend compte que les “aînés” peuvent se sentir seuls dans de grands appartements une fois leurs enfants partis s’installer ailleurs.

Le déclic a lieu peu après : “C’est en discutant de ce constat avec un ami qu’il m’a dit que sa mère logeait des étudiants dans les chambres de ses enfants depuis plusieurs années déjà, et qu’elle adorait ça. Ç’a fait tilt dans ma tête !

Il décide donc de fonder une plateforme de cohabitation intergénérationnelle avec 3 compères  : Alexandre Josset, David Jeusette et Benjamin Guedj. Cette plateforme c’est Colette, un prénom qu’on associe à juste titre à des personnes plutôt âgées puisqu’il a connu son âge d’or entre 1930 et 1950.

Matthieu Vaxelaire, CEO Colette Club
“A l’automne 2019, nous avons beaucoup réfléchi à la vision : quelle valeur voulions-nous offrir à nos futurs membres ? Quels problèmes souhaitions-nous résoudre, et comment ?”

La vision qu’ils adoptent comporte de multiples facettes : faciliter la mise en relation des jeunes et des aînés en instaurant un climat de confiance entre les colocataires, restaurer la solidarité intergénérationnelle, permettre à des jeunes de se loger décemment pour un loyer modeste et améliorer le quotidien des personnes âgées grâce au complément de revenus.

Qu’attendez-vous pour aller au Club ?

Pour être membre de Colette, vous devez d’abord être parrainé par un membre. Puis votre profil doit être validé. Ainsi, Colette s’assure des motivations de chacun et peut créer des paires de colocataires idéales.

Les équipes de Colette visitent également tous les logements afin de vérifier qu’ils correspondent bien à leur charte.

L’hôte et l’habitant prennent ensuite contact par téléphone avant qu’une rencontre soit finalement organisée et le contrat signé. La durée de la location se décide entre les colocataires.

Colette s’occupe de toute la partie administrative en se basant sur l’article 117 de la loi ELAN, adoptée en novembre 2018 et qui définit la cohabitation intergénérationnelle solidaire :

“La cohabitation intergénérationnelle solidaire permet à des personnes de soixante ans et plus de louer ou de sous-louer à des personnes de moins de trente ans une partie du logement dont elles sont propriétaires ou locataires”

Point important à signaler : le logement doit être la résidence principal de la personne qui met une chambre à disposition.

Colette face au Coronavirus

Lancée en février à Paris, Colette est très vite confrontée au Covid-19 et au confinement. Une situation qui peut mettre le club en danger, mais à laquelle les équipes font face en modifiant leur fonctionnement : “La mise en relation entre hôtes et cohabitants est toujours possible en ligne mais l’installation des étudiants chez les hôtes est interrompue et le restera jusqu’à ce que la situation sanitaire permette la reprise. Nous avons également adapté nos process en interne : la rencontre et la qualification des étudiants et hôtes se fait par téléphone jusqu’à ce que la situation permette de reprendre les rencontres à domicile.

Paradoxalement, la crise sanitaire risque même de servir les intérêts de Colette. En effet, la crise économique mettant à mal la santé financière de nombreux Français, se loger à prix décent va devenir une question primordiale pour les étudiants et les jeunes travailleurs. Et les aînés auront davantage besoin des compléments de revenus pour venir en aide à leurs propres enfants.

Espérons pour Matthieu Vaxelaire et son équipe que leur vision se concrétise, que le Colette Club secoue le marché de l’immobilier et redynamise les relations intergénérationnelles. À Paris d’abord, en province et à l’international ensuite.

Si Colette Club vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur leur site colette.club

Coronavirus : les marques appréciées des Français

Boulanger, Carrefour, Monoprix/Franprix… Voici le Top 3 des enseignes qui ont marqué positivement les Français durant le confinement dû au coronavirus.

Pendant la crise économique provoquée par le Covid-19, de nombreuses marques se sont illustré en développant des actions de solidarité afin de soulager le quotidien des personnes les plus en difficulté. Toutes ces belles initiatives ont donné une idée à l’institut Kantar et Frank Rosenthal, expert en marketing du commerce.

La solidarité, ça marque ?

Comme on l’apprend sur lsa.fr, l’institut Kantar a réalisé un sondage auprès des Français pour déterminer quelles étaient les initiatives solidaires menées par de grandes enseignes françaises qui avaient le plus marqué les Français, parmi six présélectionnées : Boulanger, Carrefour, Decathlon, Fnac, Leroy-Merlin, Monoprix/Franprix.

Chaque marque ayant choisi de se montrer solidaire d’une façon différente, il n’était donc pas ici question de mesurer la générosité d’une enseigne, impossible à établir en l’état.

La communication plébiscitée

Et c’est Boulanger qui est arrivé en tête de ce vote avec ses 10 000 tablettes offertes aux EHPAD et aux hôpitaux pour permettre aux habitants et patients de converser par visioconférence avec leurs proches.

Carrefour est arrivé en seconde position grâce à la mise à disposition de paniers contenant des produits essentiels dans ses supermarchés. 

Quant à la troisième place du podium, c’est Monoprix/Franprix qui la décroche avec la création d’un numéro qui permet aux personnes âgées de se faire livrer leurs courses plus facilement.

On le voit donc, les Français sont sensibles au maintien du lien et de la communication, notamment entre les générations. De quoi orienter les stratégies des grands groupes dans ce fameux “monde d’après” ?

La SNCF roule solidaire

Pendant le pic épidémique du Covid-19, la SNCF a mis ses ressources au service des malades et des soignants.

Les images, rares et surprenantes, ont fait le tour de toutes les chaînes d’informations : le 26 mars dernier, des TGV médicalisés ont transporté des passagers de l’est vers l’ouest du pays afin de désengorger des hôpitaux gravement touchés par l’épidémie.

Une première en Europe.

Olivier Véran, ministre de la Santé

D’autres voyages médicalisés ont eu lieu par la suite, transportant plus de 200 patients d’un bout à l’autre du pays.

Cette formidable action, qui a sans nul doute contribué à sauver de nombreuses vies, n’aurait pas été possible sans la participation des agents SNCF dont il faut saluer le courage et le dévouement.

Des trajets repensés

En plus de ces TGV spéciaux, les cheminots restent mobilisés pour assurer un service qui dessert efficacement les centres hospitaliers.

Ainsi, pendant le confinement, les plans de transports des trains Transilien ont été revus pour que le personnel soignant puisse se déplacer le mieux possible.

Renault et Seb industrialisent un projet de respirateur à bas coût

Renault et Seb produiront un projet de respirateur à bas coût pour les malades du Covid-19, imaginé par 250 bénévoles de la région nantaise.

C’est une nouvelle belle histoire de solidarité dans la lutte contre le Covid-19. Le collectif Makers For Life, constitué de 250 bénévoles entrepreneurs, chercheurs, ingénieurs… a conçu un respirateur dont le coût est estimé à 1000 euros, le MakAir.

Une coopération interrégionale

Si l’équipe des concepteurs est originaire de Nantes, le prototype a été fabriqué et financé par le Commissariat à L’Energie Atomique de Grenoble, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette dernière va désormais prendre le relais sur le plan financier.

Seb et Renault, qui a également fourni des ingénieurs au projet, se sont engagé à produire le MakAir de façon industrielle, à condition que l’appareil réussisse les examens de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Un respirateur pour tous

Si le MakAir est validé par l’ANSM, son coût 40 à 50 fois inférieur à celui d’un respirateur classique lui permettra de trouver rapidement sa place dans les hôpitaux de France qui en ont besoin, Laurent Wauquiez ayant déjà annoncé vouloir en équiper les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

40 à 50 fois moins cher qu’un respirateur classique

Mais ce prix très bas va aussi et surtout intéresser les hôpitaux de pays moins favorisés que la France qui ne peuvent dépenser 50 000 euros pour un respirateur et qui manquent de matériel médical pour soigner les malades du Covid-19.

Vous pouvez retrouver l’histoire de ce formidable projet sur le site Makair.life

Coronavirus : Rémy Cointreau solidaire

Le groupe de boissons alcoolisées Rémy Cointreau mobilise ses ressources pour soutenir la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Le 24 mars, le groupe français Rémy Cointreau,  qui possède de nombreuses marques d’alcool à travers le monde, a annoncé ses mesures solidaires dans la lutte contre le Covid-19.

L’alcool coule à flots dans des bouteilles de gel

Partout dans le monde, de la France à La Barbade en passant par l’Ecosse, les distilleries de Rémy Cointreau fabriquent de l’alcool pour produire des boissons. Désormais, une partie de cet alcool est utilisé pour produire du gel hydroalcoolique. Soit le gel est fabriqué directement sur place et livré aux hôpitaux et médecins proches, soit l’alcool est fourni tel quel aux pharmacies qui le transforment en gel hydroalcoolique.

De l’argent et des masques

Rémy Cointreau a aussi multiplié les dons d’argent et de masques. En Chine le groupe a fait un don d’un million de yuans à la fondation Shanghai Soong Shing Ling afin qu’elle puisse acheter du matériel médical, aux Etats-Unis c’est la US Bartenders National Guild Foundation qui a reçu un don de 200 000 mille dollars pour soutenir les tenanciers des bars fermés à cause de l’épidémie.

Quant aux hôpitaux de Cognac et Saintes, ils ont bénéficié d’un don total de 8000 masques chirurgicaux et FFP2.

Le gel aussi dans les salaires

En raison des mauvais chiffres de ventes constatés depuis le début de la crise sanitaire, Rémy Cointreau a pris la décision de geler les salaires de tous ses employés… mais aussi de toute sa direction qui baissera également ses revenus variables.

Ceci dans le but de préserver les emplois du groupe et de verser les leurs salaires à tous les collaborateurs sans recourir à des aides de l’Etat.