Monaco : qu’est-ce que le pass sérologique ?

Alors que le variant Omicron se répand dans le monde et que l’Europe est au sommet d’une nouvelle vague épidémique, une nouvelle méthode de lutte contre la propagation du virus va voir le jour à Monaco : le pass sérologique.

Pour lutter contre le Covid, la Principauté de Monaco a décidé de mettre en place une mesure complémentaire à la dose de rappel. Le pass sérologique, qui va bientôt entrer en vigueur, apporte de la souplesse à la prévention sanitaire et pourrait aider les restaurateurs et commerçants monégasques.

Monaco, une politique sanitaire unique

Ce n’est pas la première fois que le Rocher instaure des mesures innovantes en matière de lutte contre la propagation du SARS-CoV-2. Depuis le 9 novembre, l’accès au rappel vaccinal est ouvert à tous les résidents dès lors qu’ils ont été vaccinés depuis plus de 6 mois, et les discothèques ont été fermées trois semaines avant celles de l’Hexagone.

Retarder la troisième dose 

Cette fois-ci, le gouvernement princier met en place son « pass sérologique », qui permet aux personnes bénéficiant d’un certain nombre d’anticorps, de retarder leur troisième dose de vaccin. Au-dessus d’un seuil défini, vous êtes considéré comme protégé. En juin dernier, cette campagne de suivi sérologique des Monégasques et résidents, avait été mise en place par l’intermédiaire d’une prise de sang. Ce pass servira donc de pass sanitaire pendant deux mois pour les personnes concernées, à cause du nombre d’anticorps qui baisse au cours du temps.

Une mesure monégasque

La Principauté de Monaco s’apprête à communiquer un document délivré aux habitants justifiant d’un taux d’anticorps neutralisants assez élevé pour différer leur troisième dose de rappel. Cependant, ce pass ne sera valide qu’à l’intérieur des frontières monégasques, puisque les autres États ne l’ont pas encore reconnu. 

Pour le cas de la France, les tests sérologiques ne permettent pas de se dispenser d’une dose de rappel. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS),  « nous n’avons pas de données suffisantes pour établir un corrélat qui dit ‘à partir de tant d’anticorps, vous êtes protégés contre le virus pendant tant de mois ».

MyEli : le bracelet lanceur d’alerte

Face aux violences faites aux femmes, une jeune entrepreneuse française a mis au point un bracelet connecté capable d’alerter les secours en cas d’agression.

La parole des femmes se libère depuis quelques années, le monde prend conscience des dangers qu’elles peuvent affronter n’importe où, n’importe quand. Afin de protéger les personnes victimes d’agressions, une entreprise française à mis en vente un bijou connecté qui peut donner l’alerte en cas de danger : le bracelet MyEli.

L’émergence du projet 

Depuis le 18 novembre dernier, ce bracelet connecté a déjà été vendu en précommande à plus de 340 exemplaires. Une petite victoire pour sa conceptrice Ludivine Romary qui travaille sur ce projet depuis 2018 : “L’idée m’est venue quand j’étais étudiante en école de commerce, à Bordeaux, en 2018. On devait monter une start-up innovante. C’était à l’époque du mouvement “Balance ton porc” et des révélations d’agressions dans le milieu du cinéma, à Hollywood. Moi-même, je devais aussi sans cesse rassurer mes proches quand je sortais et rentrais seule. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à créer dans ce domaine.”

Un bijou élégant et sécurisant 

Qu’il soit en argent ou en laiton doré, le bracelet MyEli a tout d’un bracelet classique, mais c’est sa pierre noire qui fait la différence : en cas de problème, il suffit de cliquer dessus pour s’en servir. Le bijou est géolocalisé grâce à l’application qu’il y a sur son smartphone et peut envoyer jusqu’à cinq SMS aux contacts de son choix, ou envoyer un enregistrement audio pour alerter d’un danger. Un double-clic permet de prévenir ses proches qu’on est bien rentré chez soi. Cet ornement raffiné commercialisé à 95 euros, est capable d’appeler à l’aide de manière très discrète. “Beaucoup d’inventeurs partent de la technologie, moi c’est l’inverse. Mon objectif était plutôt d’utiliser un objet que j’ai plaisir à porter, qui ne soit pas anxiogène et d’y intégrer ensuite une technologie utile”. 

L’insécurité au sens large 

Cet accessoire permet ainsi de pouvoir avertir en cas de violences conjugales ou de harcèlement de rue. Mais il est aussi conçu pour les personnes âgées qui souhaitent prévenir leurs proches s’ils font une chute, ou s’ils sortent seuls. 

Et la patronne de cette start-up bordelaise ne compte pas s’arrêter là. Un nouveau modèle en cuir pour les hommes est en vente depuis début décembre, et un autre arrivera bientôt pour les adolescents. La technologie de cette innovation est donc amenée à évoluer, afin de pouvoir l’utiliser en toutes circonstances. “Nous avons plusieurs cibles. Le bracelet est utile aussi pour les parents qui souhaitent assurer la sécurité de leurs enfants qui se rendent seuls à l’école, pour les personnes souffrant d’épilepsie ou toutes formes de maladies chroniques ou encore les travailleurs isolés. D’ici janvier 2022, cette entreprise française aura droit à un coup de projecteur international, puisqu’elle recevra un prix au prestigieux CES de Las Vegas au salon mondial des nouvelles technologies. 

Maladie de Raynaud : êtes-vous concernés ?

Il fait froid, vos mains deviennent blanches et violettes et vos doigts sont engourdis, vous avez peut-être la maladie de Raynaud. 

Vous l’avez peut-être remarqué sur vous ou d’autres personnes, le froid engourdit les mains et les pieds, leur donnant parfois une teinte légèrement violette. Chez certains, ce phénomène est surmultiplié, ils ont certainement la maladie de Raynaud.

La maladie de Raynaud, qu’est-ce que c’est ?

L’hiver, quand les températures chutent, les vaisseaux sanguins situés dans les extrémités se resserrent, c’est un phénomène normal qui existe pour préserver au mieux la circulation sanguine dans les organes vitaux. Chez les personnes souffrant de la maladie de Raynaud, cette manifestation est plus importante et l’afflux sanguin dans les extrémités est quasiment bloqué. Résultat, les bouts des doigts sont blancs, les mains violettes, les doigts très engourdis. Quand on se réchauffe, les artères se rouvrent, le sang circule à nouveau dans les mains et les pieds et ces derniers deviennent alors rouge vif, provoquant parfois de légères douleurs. Plus rarement, le nez est également touché.

Le froid, seul responsable ? 

Cette maladie apparaît le plus souvent à l’adolescence chez les jeunes femmes, et touche seulement 6% des femmes entre 25 et 40 ans. Chez les hommes, on estime que seuls 3 à 12% en souffrent en France. Si le froid est le principal déclencheur des symptômes, d’autres facteurs peuvent être à l’origine de ces crises : exposition à l’humidité, stress, boissons caféinées ou encore tabac. Les conditions de travail peuvent également renforcer le risque de développer cette maladie, c’est le cas pour les personnes qui sollicitent leurs mains en permanence : carreleurs, musiciens, ouvriers qui sont amenés à utiliser des machines envoyant des vibrations dans les mains (marteaux-piqueurs), ou encore des employés de bureaux habitués à manipuler le clavier de l’ordinateur toute la journée. 

Ne pas confondre maladie de Raynaud et syndrome de Raynaud

En plus de la maladie de Raynaud, il existe également le syndrome de Raynaud : les symptômes sont les mêmes mais les causes sont différentes. Dans le syndrome de Raynaud, les problèmes de circulation aux extrémités sont provoqués par une autre maladie, comme la polyarthrite par exemple. Généralement, les manifestations arrivent chez des sujets plus âgés. Dans ce cas, il faut aller consulter un médecin car le problème peut-être grave.

Des solutions pour atténuer les effets

Si la maladie de Raynaud est gênante car elle diminue la motricité des extrémités, elle n’est pas dangereuse. Et rien ne permet d’en guérir à l’heure actuelle. On ne peut donc qu’essayer de se protéger du froid du mieux possible. Mis à part le port des gants qui est primordial, il est préconisé de se couvrir la tête (qui représente 30% de la chaleur du corps), d’utiliser des chaufferettes à mettre dans ses poches et de porter des chaussettes chauffantes. Des vasodilatateurs ou une dose de 100 mg d’aspirine favorisent la circulation sanguine et permettent de passer un hiver plus confortable. Si vous vous reconnaissez dans les descriptions précédentes, consultez votre médecin.

Les seniors face au risque de chute

En France, la chute représente la première cause de mort accidentelle chez les seniors. Après 65 ans, c’est près de 10 000 personnes qui, chaque année, décèdent après être tombées. 

Selon une étude réalisée par l’association Assurance Prévention, 50% des personnes âgées disent avoir déjà chuté chez elles, mais seules 16% ont aménagé leur logement pour prévenir ces accidents. Zoom sur ces risques qui sont de véritables enjeux de santé publique. 

Les dangers liés aux chutes 

Il arrive parfois qu’on chute après un mauvais geste ou une mauvaise réception. La plupart du temps, c’est sans grande gravité. En revanche, pour les personnes âgées, une petite chute peut avoir de graves impacts, parfois irrémédiables, sur la santé des seniors.

Dans 19% des cas, une chute nécessite un passage aux urgences, un alitement pour 11% des cas, et une opération ou une hospitalisation dans 10% des cas.

Et pourtant, seuls 17% des seniors savent que ces accidents représentent la première cause de décès accidentel en France et un quart est sensibilisé au risque de chute à domicile. 

Les zones les plus dangereuses

Selon les statistiques de cette étude, 60% des chutes se font à l’intérieur. À partir d’un certain âge, certaines pièces, certains endroits d’un logement, deviennent particulièrement inadaptés : escalier (24% des chutes), garage, douche, salle à manger (16% des chutes)… mais quelles en sont les causes ? 

Il y en a principalement deux : glisser sur le sol, qui concerne 44% des seniors, et trébucher, qui touche 38% des personnes âgées. 

Les solutions à mettre en place pour y remédier 

Afin de prévenir ces faux pas, il existe des arrangements simples qui faciliteront les déplacements au sein du foyer : adaptation des revêtements de sols, amélioration de l’éclairage, accessibilité de la circulation dans la maison et ses pièces. Ces changements peu coûteux peuvent être appliqués rapidement. 

Par exemple, 61% des aménagements effectués afin de réduire ces accidents concernent la salle de bain : aménagement de la baignoire, de l’intérieur de la douche et des toilettes, afin de simplifier l’appui et le mouvement. 

Il est important d’informer les seniors et leurs aidants sur ces accidents de la vie courante, afin d’aménager leur foyer grâce à des conseils, pour éviter les chutes au quotidien, pour un vieillissement paisible.

Pour en savoir plus, voici des vidéos de prévention sur ces accidents de la vie courante, malheureusement trop nombreux :

Quelles sont les principales causes d’accidents mortels de la vie courante ?

Attention aux chutes

SignAloud : les gants qui passent le mur du son

Manque de compréhension, difficulté à s’intégrer… malheureusement pour les personnes malentendantes, peu de gens parlent la langue des signes. Afin de remédier à ce problème, deux étudiants ont inventé un gant révolutionnaire.

Deux étudiants de l’université de Washington ont conçu un gant intelligent qui traduit la langue des signes en texte ou en sons, grâce au contrôle gestuel. Zoom sur le SignAloud, l’innovation qui passe le mur du son.

Transformer la langue des signes en langage audible

Équipé de capteurs de mouvements, ce gant enregistre les gestes de l’utilisateur et les transmet par Bluetooth à un ordinateur. Grâce à un logiciel conçu pour reconnaître les gestes en langue des signes, ces données sont traduites instantanément en paroles. “Nous pensons que la communication est un droit humain fondamental” expliquent Navid Azod et Thomas Pryor, les deux inventeurs de ce bel outil, récompensés par le prix national Lemelson-MIT (Massachusetts Institute of Technology). 

Intégrer les malentendants

“De nombreux outils de traduction de la langue des signes ne sont pas adaptés pour un usage quotidien. Notre dispositif est assez léger pour envisager une utilisation quotidienne” précisent les deux étudiants, qui souhaitent intégrer les personnes sourdes et malentendantes dans la vie sociale et professionnelle. Elles sont en effet trop souvent exclues du marché du travail à cause de leurs difficultés à pouvoir échanger avec les personnes autour d’elles.

Actuellement, ce nouveau dispositif ne fonctionne qu’en langue des signes américaine, mais les deux fabricants espèrent pouvoir en ajouter d’autres. De plus, ce n’est encore qu’une invention en phase de prototypage, il faudra être patient avant que le SignAloud n’arrive en magasin.

5e vague : quelles nouvelles mesures pour les enfants ?

Ce lundi 6 décembre, le conseil de défense sanitaire s’est réuni pour tenter de contrôler cette cinquième vague de Covid-19 qui continue de prendre de l’ampleur malgré la vaccination d’une majorité de la population. 

À trois semaines de Noël, alors que les indicateurs épidémiques continuent de s’emballer en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé l’activation du niveau 3 du protocole sanitaire à l’école primaire. Que cela implique-t-il pour les enfants ? 

Le port du masque obligatoire

Jusqu’à présent, porter le masque n’était obligatoire qu’à l’intérieur des établissements scolaires pour les élèves de primaires. À partir du jeudi 9 décembre, il faudra le porter dans les espaces clos et en extérieur, pour le personnel et les élèves.

Restrictions sportives 

Un effort devra également être appliqué sur la pratique sportive, le gouvernement demande aux établissements de limiter les activités sportives en intérieur : “Les activités physiques et sportives se déroulent en principe en extérieur. Toutefois lorsque la pratique en intérieur est indispensable (intempéries, disponibilité des installations), seules les activités de basse intensité compatibles avec le port du masque et une distanciation de deux mètres sont autorisées.”

Pause déjeuner compromise 

Ce troisième niveau implique également un aménagement de la restauration, pour limiter les brassages entre les élèves de groupes différents. À partir du 13 décembre, il sera obligatoire de ne pas mélanger des classes différentes pendant l’heure du déjeuner. En effet, c’est le moment de la journée où porter le masque est impossible.

Vaccination à partir de 5 ans

Si les autorités sanitaires donnent leur feu vert, la vaccination à partir de 5 ans pour tous les enfants pourrait être envisagée sur la base du volontariat aux alentours du 20 décembre. Cependant, la date n’est pas encore confirmée. À l’heure actuelle, ce ne sont que les enfants de plus de 11 ans qui peuvent se faire vacciner.

Vacciner les plus fragiles

À partir du 15 décembre, les enfants à risque d’au moins cinq ans pourront recevoir un vaccin contre le Covid-19. Ces préconisations concernent les enfants atteints de maladies chroniques comme les maladies cardiaques, les maladies pulmonaires, les malformations cardiaques ou bien les formes graves d’asthme.