Miels aphrodisiaques, attention!

Depuis quelques mois, on trouve sur internet des miels aux vertus soi disant aphrodisiaques. Mais attention, ils représentent des risques pour la santé.

Si vous comptiez profiter d’un miel aphrodisiaque pour passer votre été à tartiner, oubliez. Dans un communiqué commun, La Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) mettent en garde les consommateurs contre ces miels illégaux et dangereux pour la santé.

Un miel aphrodisiaque, qu’est-ce que c’est ?

Ils sont illégaux en France et circulent pourtant sur internet, les miels et confitures des marques Black Horse Honey et Jaguar Power sont composés d’ingrédients nocifs pour la santé. Alors qu’ils prétendent n’être composés que de produits naturels, les analyses menées par la DGCCRF et la DGDDI montrent en réalité qu’ils contiennent des “substances actives médicamenteuses non mentionnées sur les étiquetages telles que le sildénafil ou letadalafil” qui agissent contre la dysfonction érectile et que l’on retrouve notamment dans la composition du viagra. Ces substances ne sont pas indiquées dans l’étiquetage des produits.

Quels sont les risques des miels aphrodisiaques ?

Le sildénafil et le tadalafil sont des vasodilatateurs, des produits qui dilatent les vaisseaux sanguins. En localisant l’effet au niveau du pénis, ils aident simplement à avoir ou maintenir une érection quand le patient ressent un désir sexuel. Ces substances ne sont pas à prendre à la légère, sans l’avis d’un médecin. Les vasodilatateurs sont déconseillés aux personnes souffrant de pathologies cardiaques. Leur consommation entraîner des effets indésirables graves, les centres antipoison ont d’ailleurs déjà répertorié “des convulsions répétées, des hémorragies d’origine pulmonaire, des œdèmes cérébraux, ou des insuffisances rénales aiguës majeures ayant, pour certains, entrainé des hospitalisations”. Le communiqué conseille de consulter son médecin ou de se rendre aux urgences en cas d’effets indésirables.

Pour savoir comment intervenir lors de malaises cardiaques, regardez nos vidéos sur le risque cardiaque.

Le bruit, combien ça coûte ?

Une étude vient de chiffrer le “coût social” du bruit en France et il est très élevé. On vous explique à quoi cela correspond.

Comme l’indique L’Express, Le Conseil National du bruit et l’Ademe (Agence de la transition écologique) ont publié ce jeudi 22 juillet leur étude sur le coût social du bruit en France, qu’ils évaluent à 155,7 milliards d’euros par an.

Le “coût social” du bruit, qu’est-ce que c’est ?

Le coût social du bruit, c’est l’ensemble des coûts directement ou indirectement liés aux nuisances sonores. Cela englobe par exemple les maladies et la perte d’espérance de vie  causées par une exposition trop importante au bruit, la baisse de productivité d’employés qui ne peuvent plus travailler aussi efficacement lorsqu’ils sont exposés au bruit, mais également la dépréciation de biens immobiliers situés dans des zones trop bruyantes. D’après l’OMS, le bruit est le deuxième facteur environnemental le plus dangereux pour la santé, derrière la pollution.

Quels sont les bruits qui coûtent le plus cher ?

Sur les 155,7 milliards d’euros que le bruit coûte chaque année, 106 sont dus aux transports, ce qui représente 68% du total. Ces 68% se décomposent de la façon suivante : 52% pour le transport, 9% pour l’aérien et 7% pour le maritime. Viennent le bruit des collègues au travail et à l’école pour 14%, les voisins pour 11% et enfin les chantiers pour 5%. Parmi les bruits énervants au bureau et, par conséquent, coûteux, nous avons réalisé un petit Top 3 en vidéo.

Comment réduire le coût social du bruit ?

L’étude ne se contente pas de lister les bruits onéreux, elle propose également des solutions aux bruits que l’on peut réduire. Concernant le gros du problème, les transports, le Conseil National du bruit et l’Ademe suggèrent de baisser la vitesse de 10 km/h sur les voies rapides en agglomération, ce qui permettrait à la fois de réduire les pollutions sonore et atmosphérique. Pour ce qui est des chantiers, l’idée est de créer une charte “chantier propre”. Enfin, de manière générale, les auteurs demandent de développer les zones à faible émission sonore qui sont déjà prévues dans la nouvelle loi climat.

Carmat implante son premier cœur artificiel

La société française Carmat a annoncé le premier implant commercial de son cœur artificiel Aeson à Naples, huit mois après avoir obtenu le marquage CE.

Nous vous en avions parlé, en décembre 2020 Carmat obtenait le marquage CE qui permettait à l’entreprise fondée en 2008 de commercialiser son cœur artificiel en Europe. Huit mois plus tard, ce 19 juillet 2021, l’entreprise française annonce dans un communiqué que son cœur Aeson a été implanté sur un patient à Naples, en Italie.

Un hôpital spécialisé dans les problèmes cardiaques

C’est à l’Azienda Ospedaliera dei Colli, un des hôpitaux les plus avancés dans le traitement des maladies cardiaques, que l’implant a eu lieu. L’opération a été réalisée par les docteurs Ciro Maiello et Cristiano Amarelli “sans difficulté particulière” sur un patient qui attend de recevoir une greffe de cœur. Ce dernier “se remet bien” selon l’hôpital napolitain.

Un coeur artificiel en attendant la greffe

C’est la particularité des cœurs artificiels Aeson de Carmat. Ils ne remplacent pas un cœur mais servent de transition avant une greffe et permettent aux patients de rester en bonne santé durant cette période qui peut être longue. En effet, une étude du Duke University Hospital, aux Etats-Unis, nous informe que sur 100 000 cas nécessitant une greffe cardiaque dans le pays chaque année, seuls 3000 à 4000 bénéficient bien de cette greffe. Aeson pourrait donc faciliter la vie de 96% de ces malades.

Pour savoir comment réagir en cas de malaise cardiaque, regardez nos vidéos