Troubles bipolaires, de quoi parle-t-on ?

Ce mardi 30 mars, c’est la journée mondiale des troubles bipolaires. L’occasion de mieux comprendre cette maladie, souvent méconnue et incomprise.

Le 30 mars 1853, à Groot-Zundert aux Pays-Bas, naissait Vincent Van Gogh. De ce peintre de génie, on connaît les œuvres sublimes et les variations d’humeur, qui l’ont notamment conduit à se couper une oreille. Une étude publiée en novembre 2020 par des chercheurs du centre médical universitaire de Groningue révèle que Van Gogh, entre autres pathologies, était très certainement bipolaire. C’est pour cela que la date du 30 mars a été retenue pour la journée mondiale des troubles bipolaires.

Les troubles bipolaires, qu’est-ce que c’est ?

Autrefois appelés troubles maniaco-dépressifs, les troubles bipolaires sont l’alternance de phases d’humeur élevée, de manie, de phases dépressives et de phases d’humeur stable. Leur intensité varie selon les malades. Lors des phases de manie, la personne est désinhibée, son humeur est très haute, elle peut avoir des euphories, des délires et des conduites impulsives. En phase dépressive, le malade éprouve les symptômes de la dépression.

Les troubles bipolaires sont-ils une maladie ?

La bipolarité est une vraie maladie. Une personne bipolaire n’est pas quelqu’un de lunatique. Les troubles bipolaires sont dans la Classification internationale des maladies, dans la catégorie des troubles mentaux et du comportement.

Peut-on guérir des troubles bipolaires ?

L’origine des troubles bipolaires est encore floue, c’est pour cela qu’on ne peut traiter que les symptômes. En effet, une fois que le diagnostic a bien été établi par un médecin, les troubles bipolaires peuvent être régulés par des traitements qui maintiennent l’humeur stable et empêchent la survenue de crises.

Sidaction 2021

Les 26, 27 et 28 mars 2021 ont lieu les journées Sidaction. Un week-end de sensibilisation au Sida toujours essentiel, 40 ans après les premières descriptions de la maladie.

C’était en 1981, des chercheurs américains établissaient la première description des symptômes d’une maladie qu’on allait connaître sous le nom de Sida, pour Syndrome d’immunodéficience acquise. 40 ans plus tard, même si les chiffres sont en baisse, cette maladie tue encore près de 700 000 personnes par an dans le monde.

Sidaction, qu’est-ce que c’est ?

Sidaction est une association créée en 1994, sous le nom Ensemble contre le Sida, dont le but est de collecter des fonds pour financer la recherche scientifique et médicale contre le Sida. Chaque année, l’association organise un événement médiatique appelé Sidaction pour lancer un appel aux dons. En 2004, l’association elle-même prend le nom de Sidaction.

Quelles sont les actions de Sidaction ?

Depuis 1994, les dons collectés par Sidaction financent des projets de recherche médicale pour trouver des traitements et un vaccin contre le Sida, en France et dans le monde. En 2020, comme le site de l’association l’indique, ce sont entre autres 30 projets de recherche fondamentale, clinique et sociale soutenus, 60 programmes menés dans 18 pays et 67 associations soutenues.

Où en est la lutte contre le Sida ?

À ce jour, il n’existe ni vaccin, ni médicament contre le Sida. Des thérapies permettent de vivre avec la maladie sans en guérir. 2 cas de guérison ont cependant été recensés. Le premier en 2012, suite à la greffe de cellules souches d’une personne naturellement immunisée contre le Sida. La seconde en 2019 suite à la réitération de cette opération. Les personnes immunisées contre le Sida portent une version mutante du gène CCR5 et ne représentent que 1% de la population mondiale. Un développement de cette opération pourrait mettre fin à la pandémie de Sida en 2030 selon l’OMS.

En attendant que le Sida disparaisse, vous pouvez soutenir la recherche en soutenant Sidaction.

Vous pouvez retrouver notre vidéo sur le VIH sur BornSafety.com.

Confinement ? Vraiment ?

Le couperet est tombé hier soir peu après 19h, 16 départements français sont à nouveau confinés. Avec le droit de sortir dans un rayon de 10 km autour de chez soi. Mais alors, est-ce vraiment un confinement ?

Jean Castex a parlé, on a eu un peu de mal à comprendre, mais l’essentiel peut se résumer à : 16 départements sont confinés, on peut sortir autant qu’on veut dans un rayon de 10 km autour de chez soi jusqu’à 19h (avec une attestation), les déplacements interrégionaux sont interdits, les commerces essentiels restent ouverts, dont les librairies et les salons de coiffure. Et beaucoup de s’interroger : si on a le droit de sortir, ça veut dire qu’on n’est pas confiné ? Eh bien si, on vous explique.

Confiner, ça veut dire quoi ?

Le verbe confiner est formé des mots latins “con”, qui veut dire “avec” et “finis” qui veut dire “frontière”.

Confiner délimite donc une zone avec des frontières de laquelle on n’a pas le droit de sortir.

Cela peut être une pièce, une maison, une ville, n’importe quelle zone géographique délimitée. Techniquement, ce nouveau confinement en est donc bien un puisque, dans les 16 départements concernés, on n’a pas le droit d’aller au-delà de 10 km autour de chez soi.

Qui est concerné par ce nouveau confinement ?

Vous pouvez retrouver la liste des départements et des restrictions sur le site du gouvernement.

Comment calculer la limite de 10 km autour de chez moi ?

Pour savoir jusqu’où vous avez le droit de sortir, vous pouvez vous rendre sur ce site très simple qui vous dessine votre zone de confinement sur une carte. Vous rentrez votre adresse et il fait le reste.

Pour vivre ce confinement le mieux possible, vous pouvez regarder les conseils de notre expert psychiatre, le Dr. Jean-Christophe Seznec.

Vidéo : Comment vivre un confinement le mieux possible ?

Ce soir, le gouvernement annoncera des mesures plus restrictives dans certaines régions pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Un reconfinement est même évoqué. Comment bien le vivre ? On vous répond.

Le docteur Jean-Christophe Seznec est médecin-psychiatre. Pour BornSafety.com il livre les clés pour vivre le mieux possible les périodes de confinement.

De quoi l’être humain a-t-il besoin pour vivre ?

L’être humain, pour bien vivre, il a besoin d’avoir des contacts sociaux, d’avoir de l’exercice physique, d’avoir de la joie et des réalisations. Tous ces besoins demandent d’être créatif pour y répondre malgré la contrainte du confinement.

Déjà, il faut avoir des temps de vie qui soient bien marqués. C’est important qu’on dise à notre cerveau à quelle heure on se lève, à quelle heure on se couche, quand on est en pause, quand on est en activité.

Comment avoir une activité physique en confinement ?

C’est important d’avoir de l’activité physique. Soit faire de l’activité physique chez soi. Je conseille à mes patients, quand on ne peut pas faire de l’exercice physique à la maison, de sortir à pied comme si on allait au travail et de revenir chez soi. C’est surtout lutter contre la sédentarité.

Travailler à un bureau debout ou à un bar, ça permet de travailler tout en étant en mouvement.

Que faire en confinement ?

Ne pas rater une occasion pour échanger avec d’autres personnes. En fonction des goûts de chacun, essayer d’avoir des réalisations chaque jour pour avoir l’impression que ce temps d’aujourd’hui vaut le coup. Faire de la couture, faire du dessin, faire de la poterie…

L’idée c’est que chaque jour est une vie. Qu’est-ce qu’on peut faire pour que cette vie d’aujourd’hui soit une expérience qui vaille le coup.

Les journées Pandemia

Un an de Covid-19. Un an d’affirmations, un an de contre-vérités, un an de doutes. Les journées Pandemia promettent d’élever le débat et de nous éclairer sur la crise sanitaire.

C’était il y a un an jour pour jour. Le 17 mars 2020 à midi, les Français étaient confinés pour 2 semaines minimum, qui deviendraient finalement 8 semaines. 2 mois d’attestations, de remèdes miracles, de footing, de recettes de pains, de Claude de Koh Lanta, de déceptions, de courses désinfectées, de séries, d’Animal Crossing… et de télétravail pour ceux qui pouvaient encore travailler. Et l’impression qu’après ces 8 semaines, on reviendrait progressivement à une vie normale. Un an après, les polémiques sur la gestion gouvernementale de la crise sont plus vives que jamais, la campagne de vaccination se traîne, le virus nous surprend tous les jours, on est complètement perdu et le retour à la normale n’a jamais semblé si loin. Pour y voir plus clair, les Journées Pandemia nous proposent donc de faire un point complet sur la situation avec des experts issus de différentes spécialités.

Qu’est-ce que Pandemia ?

Selon son site, Pandemia est “une association philantropique et humaniste, créée par un collectif d’experts médicaux et scientifiques qui s’appuient sur la modélisation issue de l’intelligence humaine collective alliée à l’Intelligence Artificielle pour améliorer la connaissance des pandémies en cohérence avec les enjeux de Santé Publique.

Les Journées Pandemia, c’est quoi ?

Les Journées Pandemia, ce sont deux jours de débats auxquels participent 60 orateurs venus du monde médical, de l’économie, des médias…. Des chercheurs, des entrepreneurs, des journalistes qui vont échanger sur la Covid-19, la situation économique du pays et l’avenir que la pandémie dessine les 18 et 19 mars. Le programme complet est à retrouver ici.

Comment assister aux Journées Pandemia ?

Pour assister aux débats, il suffit de s’inscrire sur le site, tout est diffusé en ligne gratuitement. L’occasion de mieux comprendre la crise, ses implications et ses conséquences. Il y a même des salons de networking pour échanger entre participants. En espérant qu’on n’ait pas besoin d’avoir une seconde édition dans un an…

Thrombose = Psychose ?

Lundi 15 mars 2021, en milieu d’après-midi, plusieurs pays de l’Union Européenne dont la France ont suspendu l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca dans la vaccination contre la Covid-19. En cause, des risques de thrombose liés au produit. Mais une thrombose, c’est quoi ?

Le principe de précaution a-t-il sonné le glas du vaccin d’AstraZeneca ? En décidant hier de suspendre temporairement son utilisation dans la campagne de vaccination contre la Covid-19, l’Allemagne, l’Italie, la France, l’Espagne et la Suède ont instillé le doute dans toute l’Europe.

Déjà suspendu en Norvège et au Danemark, le vaccin d’AstraZeneca devra attendre le jeudi 18 mars et l’avis de l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) pour pouvoir à nouveau être inoculé à la partie de la population qui lui fera encore confiance. Ce jour-là, nous saurons si les thromboses et embolies pulmonaires constatées chez certains patients vaccinés sont effectivement imputables ou non au vaccin.

Une thrombose, c’est quoi ?

Une thrombose est la formation d’un caillot sanguin, qu’on appelle également thrombus. Ce mot est tiré du grec ancien “thrómbos” qui veut dire… “caillot”. Jusque là, c’est clair. Un caillot, c’est la coagulation du sang dans un vaisseau, bloquant partiellement ou entièrement sa circulation. Lorsque celle-ci est diminuée ou interrompue complètement, les organes se situant en aval du caillot ne sont plus irrigués en sang et risquent de nécroser. Par exemple, lors d’un accident cardio-vasculaire, la formation d’un caillot provoque la nécrose des cellules cardiaques, pouvant ainsi entraîner la mort de la victime. Ailleurs, une thrombose peut se manifester par une douleur, un durcissement et une coloration rouge ou bleuâtre de la zone touchée. Mais il arrive qu’aucun signe ne soit visible.

Comment évolue une thrombose ? 

Dans le meilleur des cas, le caillot se dissout naturellement et la circulation sanguine retrouve son fonctionnement normal. Avec moins de chance, il se calcifie et une intervention médicale est nécessaire pour le déloger. Dans le pire des cas, le caillot est expulsé de sa zone de coagulation initiale, circule dans le système sanguin jusqu’à ce qu’il vienne boucher complètement des artères plus petites au niveau des poumons ou du cerveau. La thrombose devient alors une embolie pulmonaire (du grec embolê, qui veut dire “irruption”) ou un accident vasculaire-cérébral, le fameux AVC.

Quels facteurs favorisent la thrombose ?

Tout ce qui favorise la coagulation sanguine est un facteur de thrombose. On peut citer par exemple les varices, qui altèrent la circulation du sang et entraînent sa stagnation en un point donné. Mais aussi des problèmes au cœur, comme une insuffisance ou une fibrillation cardiaque. Il existe également chez certaines personnes une hypercoagulabilité héréditaire. Concernant les facteurs extérieurs, on trouve le tabac et tout ce qui peut contribuer à boucher les artères comme une alimentation trop riche, ainsi que certaines pilules contraceptives.

Comment traiter une thrombose ?

La thrombose étant une coagulation du sang, les médecins prescrivent des anti-coagulants à la fois pour la faire disparaître, mais aussi pour prévenir sa formation.

La thrombose, un mal répandu ?

Le mode de vie et l’alimentation de nos sociétés modernes favorisent la survenue de thromboses.

Actuellement, on dénombre une thrombose pour 1000 personnes et les thromboses sont responsables du décès d’une personne sur 10 000.

A titre de comparaison, on a recensé 30 thromboses chez les 5 millions de personnes vaccinées avec AstraZeneca, soit 0,006 thrombose pour 1000 personnes.

Le vaccin d’AstraZeneca est-il directement responsable de thromboses ?

C’est justement ce que doit définir l’EMA dans sa réponse attendue jeudi, mais pour l’instant le lien n’est pas avéré. Peut-être les conditions d’éligibilité changeront-elles, par précaution ?

Covid-19, vaccination et inégalités territoriales

Comment avance la campagne de vaccination contre la Covid-19 dans votre région ? Et chez les autres ? Le site SortiraParis.com nous permet de jouer au jeu des comparaisons et de constater qu’il y a des perdants.

On le sait, à l’heure actuelle, les objectifs de vaccination contre la Covid-19 annoncés fin décembre ne sont pas atteints. Le prochain objectif, confirmé samedi dernier par le Premier ministre Jean Castex, est d’atteindre les 10 millions de vaccinations au 15 avril. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quelles régions sont les plus avancées ? On fait le point.

Combien de vaccinations effectuées au 13 mars 2021 ?

Les données consolidées récoltées par SortiraParis.com font état de 5 072 244 de personnes ayant au moins reçu une première injection de vaccin. Ce chiffre représente 7,60% de la population française. Parmi elles, moins de la moitié s’est déjà fait inoculer la seconde dose, soit 2 220 608 personnes. Il y a donc actuellement 3,30% des Français qui sont protégés au mieux.

Quel rythme de vaccination en France ?

La campagne de vaccination contre la Covid-19 a commencé le 27 décembre, les chiffres précédents ont donc été arrêtés après 73 jours. 5 072 244 de doses en 73 jours, cela revient à une moyenne de 69 483 vaccinations par jour. L’objectif des 10 millions de vaccinés concernant les premières doses, il faut donc réaliser encore 5 millions de vaccinations jusqu’au 15 avril pour l’atteindre. Jusqu’à cette date, il y a 32 jours.

Pour faire 5 millions de piqûres en 32 jours, le rythme doit donc passer à 156 250 par jour.

Ce gros coup d’accélérateur n’est pas irréaliste, sachant qu’il y a aujourd’hui 3 vaccins sur le marché et qu’on vaccine désormais les week-ends.

Mise à jour lundi 15 mars 2021 à 16h30 : Suite à des doutes sur des caillots sanguins liés ou non au vaccin d’AstraZeneca, ce dernier est temporairement suspendu « par précaution » en attendant la décision de l’Agence Européenne des Médicaments, attendue pour le 16 mars 2021.

Quelles disparités de vaccinations selon les régions ?

On l’a dit plus haut, la moyenne nationale de vaccinés première dose est de 7,60%. Ce chiffre cache de grandes disparités entre les régions. La Corse est par exemple en tête avec 10,50% de sa population vaccinée, quand les autres régions vont de 8,80% en Bourgogne-Franche-Comté à 6,20% pour l’Ile-de-France. Des différences minimes nous direz-vous, pas de quoi crier aux inégalités. Oui, mais uniquement en métropole.

Car dans les départements d’Outre-mer, la campagne de vaccination connaît un démarrage très lent.

De 2% pour la Martinique à 2,90% pour la Réunion, les Ultramarins sont les parents pauvres du dispositif. Si ces territoires ont jusqu’à présent été beaucoup moins touchés par la pandémie, ils le doivent aussi à l’isolement dans lequel ils sont placés. En effet, si depuis le début de la crise les voyages vers les Outre-mer sont déconseillés, ils sont carrément interdits depuis le 31 janvier, sauf motif impérieux. Ces départements voient donc leurs revenus liés au tourisme chuter. Et pour faire repartir cette économie, il faut que leurs habitants soient aussi vaccinés.

En attendant d’être vacciné, retrouvez nos vidéos sur la Covid-19.

La journée de l’audition

Les pathologies auditives sont encore très mal diagnostiquées en France, en particulier chez les enfants. La journée de l’audition propose d’éclairer la population sur ces problèmes.

Ce jeudi 11 mars 2021 a lieu la Journée de l’audition. Cette journée a pour but de mettre en lumière les maux auditifs, compliqués à déceler car invisibles. Ce souci est particulièrement prégnant chez les enfants qui ne peuvent pas se rendre compte qu’ils ont des déficiences auditives.

Qu’est-ce que la surdité ?

La déficience auditive est l’incapacité à entendre aussi bien que quelqu’un dont l’audition est normale. Les personnes atteintes de déficience auditive peuvent avoir perdu une partie de leur capacité auditive ou être sourdes. On parle de surdité lorsque la personne n’entend pas du tout.

Organisation Mondiale de la Santé

Le terme “déficient auditif” désigne toute personne sourde ou malentendante, le terme “sourd” désigne quant à lui les personnes atteintes de surdité totale. Il existe donc plusieurs degrés et plusieurs types de surdité, selon que l’oreille interne, moyenne, externe ou le nerf auditif est touché.

Qui est sourd ?

Selon la Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF), entre 5 et 7 millions de personnes sont atteintes de déficience auditive, soit près de 10% de la population. Ce chiffre doit néanmoins être pondéré selon l’âge, un tiers des personnes de plus de 75 ans étant en déficience auditive. Un enfant sur 1000 naît sourd et on dénombre environ 300 000 personnes sourdes en France.

Quelles sont les causes de la surdité ?

Il existe plusieurs causes possibles à la déficience auditive, allant de la surdité congénitale au vieillissement des cellules, en passant par le traumatisme. Parmi les causes congénitales, on retrouve des malformations de naissance, des maladies transmises par la mère au moment de la grossesse, des maladies qui peuvent se déclarer durant l’existence et endommager l’oreille. Ces derniers cas ne doivent pas être confondus avec la surdité liée à la vieillesse. En effet, avec l’âge ce sont toutes les cellules de notre corps qui fonctionnent moins bien, y compris donc les cellules de l’oreille. Cette déficience auditive liée à l’âge n’est pas non plus figée dès la naissance, elle dépend à la fois de prédispositions génétiques et des facteurs environnementaux. Une oreille trop sollicitée, trop exposée au bruit, vieillira et s’abîmera plus rapidement. Enfin, il existe la surdité causée par un traumatisme auditif, c’est-à-dire l’exposition à un bruit très fort qui peut créer un claquage de l’oreille et conduire à la déficience auditive.

Comment diagnostiquer la surdité ?

Un bébé qui ne réagit pas au bruit, ne parle pas, un enfant qui ne répond que lorsque vous lui parlez en face, qui parle très fort… sont des signes qui doivent vous alerter sur une possible déficience auditive. Le dépistage a alors lieu chez un médecin, un généraliste ou un ORL, qui fait passer des tests à l’enfant.

Quels sont les problèmes liés à la surdité ?

Il est très important de détecter rapidement la surdité car les problèmes d’audition entraînent des complications d’apprentissage et de sociabilité. La parole et la lecture nécessitent en effet, tout le monde s’en doute, de bien entendre et différencier les sons afin de les assimiler et les répéter.

Comment corriger la surdité ?

En fonction de la cause et de la gravité de la déficience auditive, il existe différents traitements pour la pallier, comme l’appareil auditif, l’implant, la chirurgie et l’orthophonie pour en citer quelques-uns. Mais la recherche se penche depuis quelques années sur d’autres méthodes, notamment la thérapie génique pour réparer l’oreille interne, comme nous l’apprenait le Dr Saaid Safieddine lors d’une interview au Figaro.fr.

Quels moyens de communication pour les déficients auditifs ?

Les personnes sourdes peuvent communiquer en langue des signes et/ou lire sur les lèvres. Il existe plusieurs langues des signes, ce n’est pas un langage universel. En fin d’année 2020, l’entreprise française Rogervoice a remporté les Trophées PME RMC dans la catégorie PME Solidaire pour son système de téléphonie adapté aux personnes atteintes de surdité. Avec cette application, les paroles sont directement retranscrites sur l’écran de la personne sourde qui peut donc les lire.

Sécurité routière : un nouveau pare-soleil plus efficace

Parmi les lauréats du Prix innovation de la sécurité routière 2021, on trouve le pare-soleil intelligent de Bosch. 

Déjà vainqueur du “Best of Innovation” Award au CES de Las Vegas en 2020, le pare-soleil intelligent de Bosch a remporté cette semaine le Prix innovation de la sécurité routière 2021. On vous explique pourquoi.

Aveuglement au volant, mort au tournant

Rouler avec le soleil dans les yeux est dangereux, on le sait, c’est d’ailleurs pour cela qu’il existe des pare-soleils. Mais ils ne sont pas toujours efficaces, on le constate malheureusement trop souvent, comme lors de cette triste histoire datant d’octobre 2019. Trop grands, trop petits, trop opaques, mal situés selon l’angle des rayons… les pare-soleils perturbent également l’attention du conducteur qui doit régulièrement les remettre en place. Et comme on ne peut pas atténuer la luminosité du soleil, la solution est à chercher du côté des pare-soleils.

Un pare-soleil intelligent

Le pare-soleil de Bosch est composé d’un écran intelligent suspendu devant le conducteur et d’une caméra qui scanne en permanence son visage pendant qu’il conduit et en identifie les différentes zones, telles que les yeux notamment. Grâce à une intelligence artificielle, l’écran s’obscurcit juste ce qu’il faut par endroits afin que les yeux soient toujours dans l’ombre et protégés du soleil, tout en assurant une visibilité optimale sur la route. 

Retrouvez plus d’informations sur le pare-soleil Bosch Virtual Visor ici

Retrouvez sur BornSafety.com toutes nos vidéos concernant la sécurité routière.

Sécurité routière : les bandes réfléchissantes intelligentes 3M

La société 3M est lauréate du Prix innovation sécurité routière 2021 pour ses bandes de signalisation très performantes.

Parmi les lauréats du Prix innovation sécurité routière 2021, on retrouve la société 3M qui a conçu des bandes de signalisation au sol à la visibilité grandement améliorée.

Les limites du marquage au sol

Quand il pleut, le risque d’accident de la route est 2 fois plus élevé. La nuit, ce risque est 7 fois plus élevé que lorsqu’on conduit en journée par temps clair. Dans les 2 cas, le marquage au sol est moins visible et augmente le danger de la route. Changements de voies involontaires, possibilité de rouler à contresens sans s’en apercevoir, dépassements interdits… les erreurs conduisant à des drames se multiplient si l’on n’aperçoit plus la signalisation au sol.

L’innovation des bandes 3M

Les marquages au sol classiques sont composés de billes de verre qui assurent la rétroréflexion de la lumière. Seulement, ces billes sont surtout efficaces par temps sec. Pour pallier le manque de visibilité des marquages au sol par temps de pluie, de jour comme de nuit, le site AM nous apprend que la société 3M y intègre des éléments optiques maison à indice de réfraction élevé, qui assurent une bien meilleure visibilité. Eclairés par les feux des véhicules, les bandes 3M Stamark deviennent lumineuses et visibles dans toutes les conditions météorologiques.

Retrouvez nos vidéos sur la sécurité routière sur BornSafety.com.