blue monday

« Blue Monday » : le pire jour de l’année?

Le troisième lundi du mois de janvier serait le pire jour de l’année. Coup de com’ ou ressenti, le Blue Monday rencontre chaque année un véritable succès sur les réseaux sociaux.

Le « Blue Monday » ou « lundi blues » a fait son apparition en 2005 à la suite d’une étude réalisée par Cliff Arnal, psychologue et professeur à l’université de Cardiff (Pays de Galles). Une étude qui ne repose finalement sur aucun élément scientifique. A l’aide d’une formule farfelue, le psychologue a établi que le troisième lundi du mois de janvier était le pire jour de l’année, le plus déprimant.

Les données de l’équation : début de semaine, fin de mois difficile, manque de lumière, période post-fêtes et bonnes résolutions pas toujours faciles à tenir. Cette étude bien qu’élaborée, n’était en réalité qu’un gigantesque coup de communication financé par une agence de voyage, le but étant d’inciter les gens à voyager en période creuse. Le troisième lundi de janvier serait donc tout aussi morose que les autres lundis d’hiver. 

Quelques chiffres

L’intérêt des Français pour le « Blue Monday » a été multiplié par 10 entre 2013 et 2020. Près de 600 000 publications sont associées au hashtag #bluemonday sur Instagram. Les femmes sont 4 fois plus concernées que les hommes par les « coups de déprime » ou les épisodes de dépression saisonniers. La plupart des symptômes (tendance à la suralimentation, léthargie et humeur dépressive) sont en fait liés à un manque de lumière naturelle. 

Activité physique et manager du bonheur

Pour remédier au blues hivernal, il faut s’exposer à la lumière, bien dormir, faire du sport, manger équilibré et passer du temps avec ses proches. Pour surmonter le manque de luminosité, il faut passer davantage de temps en extérieur pendant la journée et s’offrir des temps de déconnexion.

Pour redonner le sourire à leurs collaborateurs, certaines entreprises font appel à des managers du bonheur, plus communément appelés Chief Happiness Officer (CHO). Ils ont pour mission de veiller à ce que chacun soit heureux dans son travail. En collaboration avec chaque salarié, ils doivent détecter le moindre dysfonctionnement ou ressenti de souffrance et proposer une solution pour améliorer la situation, pour qu’aucun jour ne soit plus jamais bleu

Couvre-feu : 18h plutôt que 20h, vraiment utile ?

Ce jeudi 14 janvier, Jean Castex doit annoncer de nouvelles mesures sanitaires. Un couvre-feu national à 18h est sérieusement envisagé. Mais est-ce efficace ? 

Le couperet tombera à 18h, serons-nous tous dans l’obligation d’être chez nous à 18h ? L’attention est concentrée sur ce couvre-feu étendu déjà effectif dans 23 départements. Mais la mesure a-t-elle fait ses preuves ? Quels sont ses avantages dans la lutte contre le Covid ? On vous explique ce qui se joue derrière ces deux heures cruciales. 

Pourquoi avancer le couvre-feu à 18h ? 

Les données épidémiologiques montrent que la France peut basculer à tout moment dans un rebond épidémique. Si les chiffres sont moins dramatiques que ceux de nos voisins européens, les cas positifs au Covid-19 ne diminuent pas pour autant. Les courbes affichent un plateau qui tend à augmenter au niveau national, et qui a déjà augmenté dans certains départements. Qui plus est, le variant anglais commence désormais à circuler en France. Les autorités sanitaires, redoutant un scénario similaire à celui du Royaume-Uni, préfèrent prendre des précautions pour freiner la circulation du virus. Elles seront annoncées à 18h lors de la conférence de presse au cours de laquelle le Premier ministre Jean Castex sera accompagné de six ministres.  

Comme Stanislas Guerini l’a expliqué au micro de BFMTV, « L’intérêt du couvre-feu à 18 heures, c’est de contrer « l’effet apéro ». ». Le délégué général de LREM a notamment souligné que le virus “est un virus social […] près d’un tiers des contaminations qui sont dans le cercle amical et dans le cercle familial.». Il s’appuie sur l’étude Comcor publiée mi-décembre. 

L’objectif est donc d’empêcher un maximum de rassemblements familiaux et amicaux après le travail. Par cette méthode le gouvernement pense pouvoir diminuer le nombre de cas, éviter la propagation du variant britannique et libérer davantage de places dans les hôpitaux. 

Le couvre-feu à 18h est-il plus efficace qu’à 20h ?

Le couvre-feu, indépendamment de son horaire, est efficace. Une étude menée par Santé publique France, publiée mi-décembre, a prouvé son utilité dans la lutte contre le Covid en analysant les données du couvre-feu décrété en octobre. La mesure a, selon l’étude, permis de diminuer le taux de positivité de 15 à 20%. En revanche, rien ne permet pour le moment de dire si le couvre-feu est plus efficace à 18h qu’à 20h. 

Les données des 15 départements placés dès le 2 janvier sous couvre-feu à 18h ne sont pas suffisantes pour déterminer si l’avancée de l’horaire a un véritable impact. Pour le moment, aucun effet uniquement imputable au changement d’heure n’a été constaté. Il faut généralement deux semaines pour voir les premiers effets d’une mesure, il est donc encore trop tôt. Les premiers effets, s’il y en a, devraient se faire remarquer d’ici la semaine prochaine. Les scientifiques se divisent sur l’utilité d’une avancée du couvre-feu. Certains sont optimistes, comme l’épidémiologiste Pascal Crépey qui rappelle que les couvre-feux d’octobre ont été bénéfiques. D’autres s’avèrent plus réticents, à l’instar de l’épidémiologiste Catherine Hill, qui a déclaré au Parisien qu’ »Un couvre-feu avancé à 18 heures ne changera pas grand-chose. Cela va embêter les gens et ne va pas beaucoup réduire le nombre de personnes qui se croisent, et qui se contaminent ». 

Le gouvernement tient son cap. Ce matin Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, se voulait rassurant et prudent. « Dans les départements où le couvre-feu a été avancé, la circulation du virus est moins importante que dans d’autres départements français : c’est-à-dire qu’il croît moins vite, la dynamique de croissance du virus est moins rapide que dans d’autres territoires ». Il complète, avertissant qu’il est « évidemment trop tôt pour mesurer pleinement et absolument les effets ».

Un troisième confinement est-il à l’étude ? 

C’est en tout cas ce que pensent 83% des Français selon une enquête Elabe pour BFMTV. Les sondés pensent que le gouvernement ne tardera pas à annoncer un troisième confinement et 62% se disent en mesure de le supporter. Un peu plus de la moitié est d’ailleurs favorable à un reconfinement. 

Or, d’après les différents communiqués et les avis de proches du pouvoir sortis dans la presse, l’exécutif veut éviter de confiner à nouveau. Le projet d’un troisième confinement n’est toutefois pas mis au placard, cela dépendra de l’évolution épidémique. Comme le Premier ministre l’a confié à des participants au comité de suivi parlementaire ce lundi 11 janvier, le confinement n’est pas exclu mais n’est envisagé pour le moment qu’en cas dernier recours. 

Le gouvernement estime qu’un couvre-feu est suffisant pour contenir un rebond épidémique. Les prochaines semaines seront de ce fait déterminantes. Elles permettront d’évaluer la capacité des mesures à ralentir la progression du virus. Pour un éventuel troisième confinement, tout dépend donc de la réussite du couvre-feu. 

Hommes – Femmes : inégalités médicales

Les femmes ne sont pas soignées comme les hommes. C’est le constat fait dans un livre sorti cet automne, on essaie de comprendre pourquoi. 

L’égalité des sexes n’est pas acquise, y compris dans la santé. Le livre Mauvais traitements : Pourquoi les femmes sont mal soignées des journalistes Delphine Bauer et Ariane Puccini, se penche sur les inégalités médicales dont sont victimes les femmes. 

Les femmes sont plus sujettes aux effets secondaires

Au cœur de nombreux scandales pharmaceutiques à l’instar du Médiator, les femmes sont sur-représentées dans les victimes d’effets secondaires. Selon une étude scientifique de l’Université de Californie à Berkeley et de l’Université de Chicago, elles sont deux fois plus touchées par des effets indésirables. Les scientifiques ont analysé les données de plusieurs milliers d’articles médicaux relatifs aux effets de 86 médicaments du marché américain pour conclure à ce résultat. Le phénomène n’est donc pas isolé. 

Les femmes sont exclues de nombreux essais cliniques. La réaction des médicaments sur leur organisme n’est par conséquent pas suffisamment étudiée. Le corps médical, et ce depuis l’Antiquité, a toujours pris le corps masculin comme référence. De ce fait, les particularités physiologiques féminines sont écartées des recherches. Les scandales de médicaments dangereux pour les femmes – et aussi les foetus – n’ont pas aidé à l’inclusion des femmes dans les essais cliniques. Au contraire, la place des femmes dans les essais a été encore plus réduite, invoquant un principe de précaution. 

Pourtant, ce sont bien lors des essais que l’innocuité des médicaments est testée. Même si les médicaments provoquent un bénéfice commun indifférent du genre, les hommes et les femmes ne métabolisent pas les molécules de la même manière, d’où une partie des fameux effets secondaires. 

La douleur des femmes est sous-estimée

C’est l’un des premiers signes qui poussent les êtres humains à se rendre chez le médecin, la douleur. Pourtant, celle des femmes est souvent mal prise en compte. Ce manque d’écoute de la douleur peut s’avérer néfaste pour elles. Une femme qui vient consulter pour une douleur lombaire et ressort avec une boite d’anxyolitiques, cela semble étonnant. Ce n’est pourtant pas une situation si fantasque, il s’agit d’une réalité. 

Le médecin Martin Winckler en atteste dans un article de FranceInter « quand elles se plaignent d’une douleur, les médecins ont tendance à leur dire que c’est tout à fait normal…”. Le médecin poursuit, expliquant qu’il n’est pas normal d’avoir mal, et que la douleur devrait être prise en charge sans distinction de genre, en se basant essentiellement sur le ressenti de la personne qui souffre. Ainsi, la douleur n’est pas forcément traitée comme elle le devrait, et la femme est mal soignée. Or, comme l’explique Ariane Puccini pour Konbini News, une douleur non traitée se chronicise et devient neuropathique. Autrement dit, la douleur s’ancre dans le cerveau, ce qui pousse les femmes à recourir à de puissants analgésiques. 

Cette différence peut s’expliquer par le fait que les femmes ont un seuil de douleur plus bas que les hommes. Elles sont donc plus susceptibles de ressentir de la douleur et donc de l’exprimer. D’autant que les femmes, généralement plus soucieuses de leur santé, consultent plus régulièrement. Les médecins préjugent donc que la douleur n’est pas aussi forte que leur patiente la décrit. Un jugement conditionné par le sexisme et qui conduit à des souffrances sans fin. 

Des symptômes féminins et des maladies moins connues 

Les femmes et les hommes n’ont pas toujours les mêmes symptômes pour une même pathologie. Delphine Bauer donne un exemple concret dans le cadre des maladies cardiovasculaires. Les symptômes lors d’épisodes cardiaques chez les femmes peuvent différer un peu de ceux des hommes. Ceci entraîne une prise en charge plus tardive. 

Autre aspect, le syndrome d’Asperger chez les femmes est très peu diagnostiqué. Les symptômes sont en majorité définis selon des modèles masculins. Or, les femmes avec un syndrome d’Asperger sont en mesure de mettre en place des stratégies de compensation pour masquer leurs différences. Ces femmes vivent des situations d’errances médicales et des erreurs de diagnostic. Les médecins peuvent par exemple penser à un trouble dépressif majeur ou un trouble bipolaire. 

L’endométriose, maladie qui cause notamment de violentes douleurs pendant les règles, commence seulement à être reconnue comme véritablement handicapante. Les femmes atteintes d’endométriose peuvent encore rester en situation d’errance médicale si elles sont confrontées à des médecins qui méconnaissent la maladie. 

En résumé, les effets de certaines maladies sous souvent étudiés à travers le prisme du corps masculin et les maladies féminines sont moins connues ou étudiées. De ce fait, la prise en charge médicale n’est pas assurée comme elle l’aurait été pour un homme. Ceci peut conduire des femmes à des situations d’errances médicales où elles ne sont pas soignées, ou soignées trop tard. 

Hypersensibilité, qu’est-ce que c’est ?

Ce mercredi 13 janvier est la journée mondiale de l’hypersensibilité. Mais que se cache réellement derrière ce mot ? 

L’hypersensibilité est un terme de plus en plus employé dans nos sociétés. Pourtant, il est difficile pour beaucoup de définir cette notion. Entre fantasme, idées reçues et réalité, il convient en ce jour d’expliquer de quoi il s’agit quand on parle d’hypersensibilité. 

L’hypersensibilité est-elle une maladie ? 

L’hypersensibilité est un trait de caractère et non une maladie. Les personnes hypersensibles n’ont pas nécessairement de trouble mental. Leur hypersensibilité fait partie intégrante de leur identité, leur personnalité. 

Celle-ci se caractérise par une perception accrue du monde. Les hypersensibles peuvent être plus réactifs aux émotions, les leurs comme celles des autres, y compris celles des inconnus. Certains ont une hypersensibilité sensorielle, soit une hyperesthésie, ils sont plus sensibles que la moyenne à un bruit, une odeur, une texture, une lumière ou un goût. D’autres encore auront une hypersensibilité émotionnelle et sensorielle. En réalité, chaque hypersensible à sa manière propre d’aborder le monde, de gérer ses sens et ses émotions. L’hypersensibilité définit simplement la sensibilité supérieure à la moyenne. 

Les hypersensibles sont-ils prédisposés à le devenir ?

Différentes études ont montré une potentielle explication génétique qui se joue, chez les personnes hypersensibles au niveau du gène qui code pour la production de sérotonine. Ceci pourrait les prédisposer à une haute sensibilité, mais aussi aux dépressions et à l’anxiété. Toutefois, il ne s’agit encore que d’une hypothèse qui reste à vérifier. 

Ce qui est certain, c’est le rôle de l’éducation dans le développement d’une hypersensibilité ou non. Les parents, l’entourage et l’environnement d’un enfant peuvent le conduire à développer ce trait de personnalité. Pour le psychologue Saverio Tomasella, auteur de L’hypersensibilité pour les nuls, la vie périnatale aurait, elle aussi, un rôle dans le développement d’une hypersensibilité. « Tout ce qui est périnatal va jouer un rôle très important », a-t-il expliqué au micro d’Europe 1.

Qui et comment sont les hypersensibles ? 

Environ 30% de la population française, homme comme femme, partage un trait de caractère commun : l’hypersensibilité. Dans l’imaginaire collectif, l’hypersensibilité concerne le plus essentiellement des personnes très timides. Or, selon Saverio Tomasella, parmi les hypersensibles, il y aurait « un tiers d’introvertis, un tiers d’extravertis, et un tiers de personnes introverties dans des situations où elles sont mal à l’aise, mais qui vont être extraverties en famille, avec les amis et les personnes qu’elles connaissent bien« . Ce sont donc des personnes très différentes qui partagent certains points communs du fait de leur hypersensibilité. 

D’ailleurs, certains vivent mieux leur hypersensibilité que d’autres. L’hypersensible a une capacité à être une éponge à émotions. Or, certains se font submerger par leurs émotions, et celles des autres qu’ils portent malgré eux. Il faut alors entamer un travail sur la gestion de ses émotions pour différencier celles qui appartiennent aux autres.

NOUform, le fauteuil qui fait du bien au dos !

Un couple de l’Eure a créé un fauteuil de bureau qui vous évite de souffrir du dos. 

Le télétravail a ses bons côtés et ses défauts … Au sommet de la liste, le mal de dos. Selon un sondage de Vexim-Opinionway, 90% des Français souffrent du dos au moins une fois au cours de leur vie. Le mal de dos est plus que jamais le mal du siècle. Cette innovation venue de l’Eure est donc la bienvenue. 

Pourquoi la position assise affecte-t-elle le dos ?

La position assise du bureau cause de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS). En 2015, les TMS ont représenté plus de 87 % des maladies professionnelles ayant entraîné un arrêt de travail ou une réparation financière en raison de séquelles. Ces affections touchent les structures à la périphérie des articulations : muscles, tendons, nerfs, ligaments, capsules articulaires, vaisseaux… 

Votre colonne devrait rester alignée et vous ne devriez pas faire supporter trop de poids ou de pression aux mauvais endroits. Or, rares sont ceux qui maintiennent leur dos dans une position adaptée en étant assis toute la journée derrière leur ordinateur. Qui plus est, le recours massif au télétravail nous a éloigné de nos bureaux. Ainsi, à la maison, on effectue sa journée de travail sur le canapé, le lit, ou une chaise inconfortable. Des endroits inadaptés pour le dos lorsque l’on travaille. La solution ? Investir dans une chaise permet de travailler avec une bonne assise, essentielle à la santé de notre dos. Les fauteuils de bureau innovants de ce couple s’avèrent parfait pour lutter contre vos douleurs dorsales. 

Qu’est-ce qui change avec les fauteuils NOUform ? 

Les fauteuils ergonomiques de NOUform, les French-chairs, créés par un couple eurois, ont pour vocation de soulager votre dos. Ce couple formé d’une infirmière et d’un ostéopathe souhaite transformer “nos heures assises en heures actives” explique Ebénézer Dzogang à France Bleu Normandie. L’objectif ? Mobiliser notre dos durant nos longues journées assises et sédentaires. Pour ce faire, les sièges de NOUform ont été conçus ergonomiquement. Ils permettent de maintenir une position assise adéquate et garder le dos actif, ce qui lutte contre la sédentarité. “L’Assise Mobile de NOUform reprend l’ensemble des caractéristiques physiologiques de l’assise sur le ballon de gym. Elle garantit une posture active et dynamique, toujours en mouvement. Alors que l’assise statique entraîne un comportement sédentaire et inadapté.” indique l’entreprise sur son site internet.

Ces deux acteurs de santé s’inscrivent dans une démarche de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS). “L’objectif des French-chairs est de prévenir et traiter toutes les problématiques de TMS (troubles musculo-squelettiques) qui sont cervicalgies, dorsalgies, lombalgies, cruralgies sciatiques… et de corriger le problème de sédentarité au travail.

L’initiative euroise 100% made in France propose différents modèles d’assises compris entre 950 et 1 350 €. Un investissement conséquent, certes, mais ce seront d’autant moins de douleurs et de séances d’ostéopathie durant toute votre vie. 

Pour plus d’informations sur les troubles musculo-squelettiques et la scoliose, retrouvez nos vidéos thématiques.  

Covid-19, année 2

Jean Castex a tenu ce jeudi 7 janvier une conférence de presse pour faire le point sur la situation sanitaire.

Alors que la polémique sur les vaccins enfle et que la situation sanitaire se dégrade en France, le Premier ministre, accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran, a fait le point sur l’épidémie et les mesures sanitaires. De nouvelles dates concernant les réouvertures et la vaccination ont été données.

Covid-19, quelle est la situation sanitaire ?

Le nombre de contaminations, bien qu’il reste moins élevé que chez nos voisins, tend à augmenter. « La situation sanitaire de notre pays n’est pas revenue à la normale« . Toutefois, Jean Castex a tenu à souligner le sens de responsabilité des Français et les effets positifs du confinement débuté fin octobre. En concluant que malgré cela “nous sommes loin de l’objectif des 5000 cas par jour”. Le niveau des hospitalisations reste malheureusement élevé. La pression est “très forte sur le système hospitalier« . Ce sont 25 000 personnes qui sont hospitalisées, dont 2600 en réanimation. Des régions sont particulièrement touchées par l’épidémie, celles où a été décrété le couvre-feu à 18h et d’autres départements dont les données inquiètent.

Covid-19, quid des souches mutantes ? 

Les deux souches mutantes, celle du Royaume-Uni et celle moins étudiée d’Afrique du Sud, sont préoccupantes. En particulier la souche virale britannique qui a engendré une flambée des cas au Royaume-Uni. Cette dernière est considérée comme plus contagieuse de 40 à 70%. La menace de ce variant est prise très au sérieux. De ce fait, la frontière avec le Royaume-Uni restera fermée « jusqu’à nouvel ordre » pour éviter la circulation du variant britannique du virus. Pour les personnes venant d’Afrique du Sud ou du Royaume-Uni, il faudra donc qu’elles se présentent munies d’un test négatif de moins de 72h pour entrer sur le territoire. 

Covid-19, le couvre-feu est-il étendu ? 

Le couvre-feu à 20h est prolongé jusqu’au 20 janvier en France. Les départements en couvre-feu renforcé à 18h le resteront pour au moins deux semaines. Dix départements supplémentaires sont mis sous surveillance, « plutôt situés dans l’est de la France » , et des décisions seront prises « d’ici demain soir » (vendredi soir) pour y avancer le couvre-feu à déclaré le premier ministre. Il n’exclut aucune mesure supplémentaire en fonction de la progression de l’épidémie. « Je ne peux exclure que nous ayons à prendre des mesures nationales supplémentaires dans les prochains jours si nous en avons besoin. » a-t-il prévenu. 

Les lieux culturels, les salles de sports et les restaurants restent-ils fermés ? 

Le ministre a déclaré qu’aucun assouplissement n’était envisageable au vu des données épidémiques. « Toutes les activités, tous les établissements, tous les équipements qui sont aujourd’hui fermés le resteront encore jusqu’à la fin du mois« . Un nouveau point sera organisé le 20 janvier pour les acteurs de la culture ainsi que pour les professionnels de la montagne, afin d’étudier une possible réouverture début février. La décision dépendra à nouveau de l’évolution de la situation épidémique. Quant aux bars, restaurants et salles de sports, leur réouverture est reportée jusqu’à mi-février. 

Covid-19, où en sont les vaccins ?

« Le vaccin est notre principale source d’espoir pour sortir de cette épidémie.” Le gouvernement répond aux critiques et appelle à la sérénité. “Je demande que cessent les polémiques stériles qui n’apportent rien, sinon que d’inquiéter inutilement nos concitoyens déjà fatigués et à fleur de peau. » a lancé Jean Castex. Les autorités se sont fixé l’objectif de vacciner 15 millions de Français fragiles, dont 1 million d’ici fin janvier. Le premier ministre rejette l’idée d’une modification de la stratégie vaccinale. Il a simplement été décidé d’avancer la deuxième phase de la vaccination prévue pour début février à mi-janvier. “Les plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir de lundi 18 janvier » a-t-il annoncé. La campagne de vaccination a également été ouverte aux “personnes handicapées hébergées dans des établissements spécialisés”. L’espacement de 6 semaines au lieu de 3, entre les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech devrait permettre de vacciner un plus grand nombre de personnes en moins de temps. Pour simplifier la vaccination, les infirmiers et les pharmaciens sont désormais habilités à vacciner. Les autorités sanitaires veulent également une campagne vaccinale proche des Français. Ainsi, 600 centres de vaccination couvrant l’ensemble du territoire ouvriront à la fin du mois de janvier. Enfin, un système de prise de rendez-vous pour se faire vacciner va être mis en place par téléphone et via sante.fr à partir du 14 janvier.

Le cœur artificiel de Carmat décroche son feu vert !

La société Carmat pourra commercialiser ses coeurs artificiels en France et en Allemagne. 

L’entreprise Carmat a reçu mercredi 23 décembre le “marquage CE”, la certification européenne, pour son coeur artificiel “Aeson”. Il s’agit d’une première étape pour une future commercialisation.

Les premiers cœurs artificiels disponibles cette année 

Celle-ci devrait avoir lieu au deuxième trimestre de l’année 2021 en France et en Allemagne. 

La production française des prothèses va pouvoir fabriquer les premières prothèses à hauteur de dix cœurs par mois dans un premier temps. Les prothèses seront envoyées dans cinq centres hospitaliers universitaires en France, à Paris, Lille, Lyon, Toulouse et Rennes. « C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour la société, souvent accusée de faire beaucoup de promesses et d’avoir peu de résultats« , s’est félicité Stéphane Piat, Directeur général de Carmat.

Cette étape ouvrant la voie d’une commercialisation européenne est un véritable espoir. Certes, les prothèses ne permettent pas encore de remplacer le cœur humain, mais il s’agit du but de l’entreprise. Si le pari s’avère gagnant, la prothèse palliera le manque de greffons. Chaque année, seulement 5 000 greffons sont disponibles et viables dans le monde, alors qu’il en faudrait 150 000. Une grande nouvelle donc pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou en attente de greffons. 

Quelle est la particularité du projet de Carmat ?

Le coeur artificiel de Carmat représente plus de 15 ans de recherches, dans le but de remplacer le coeur humain. Un projet d’une envergure sans précédent, cette bioprothèse est la plus aboutie au monde. Il s’agit d’un véritable espoir. 

Il existe déjà depuis un certain temps d’autres cœurs artificiels. Aux États-Unis, en 1969, le premier cœur artificiel, équipé d’un système de circulation externe, est implanté sur un patient. Mais l’organe artificiel a toujours pour principal but de faire patienter le malade en attente d’une greffe de cœur. Il existe aussi des prothèses cardiaques pour corriger la défaillance d’un ventricule cardiaque. L’ambition de Carmat est plus vaste. Leur but est d’imiter parfaitement le fonctionnement d’un cœur humain naturel, tout en évitant les complications qui pourraient survenir suite à la greffe d’un élément artificiel.  

L’entreprise ne s’en cache pas, au contraire :  “Le but, c’était d’être la première prothèse physiologique autorégulée qui fonctionne comme un cœur humain, donc qui s’adapte aux besoins du corps en temps réel et qui est pulsatile. C’est l’une des différences avec les systèmes mécaniques qui existent aujourd’hui. La prothèse Carmat fonctionne grâce à un système hydraulique qui actionne deux membranes permettant au sang de sortir et de rentrer des deux chambres et ayant pour objectif de remplacer les deux ventricules du cœur« . Le groupe travaille aussi activement sur la biocompatibilité, pour rendre le risque de rejet nul. « Il n’y a donc pas besoin de traitement antirejet, dont les effets secondaires sont extrêmement violents« , souligne M. Piat.

Pour en savoir plus sur les risques cardiaques, retrouvez nos vidéos de prévention tel que : Comment reconnaître un arrêt cardiaque ?

Covid-19 : le vaccin de Moderna arrive en Europe

L’Agence européenne du médicament autorise l’utilisation du vaccin du laboratoire Moderna contre le Covid-19.

L’autorisation du vaccin d’abord prévue le 12 janvier a été avancée de quelques jours face au mécontentement des Etats. Alors que la crise du Covid-19 est repartie à la hausse dans plusieurs pays, le vaccin Moderna offre un second souffle à la campagne de vaccination. 

Quand le vaccin de Moderna sera-t-il disponible en France ? 

Il faudra encore patienter un peu avant de recevoir les premières doses. En effet, bien que le feu vert de l’Agence européenne du Médicament soit un premier pas vers l’accès à ce nouveau vaccin, la France devra recevoir la validation de la Haute Autorité de Santé avant de pouvoir vacciner avec la solution de Moderna. La HAS pourrait se prononcer entre la fin de cette semaine et la semaine prochaine. 

Quelles différences avec le vaccin de Pfizer ? 

La technologie de ces deux vaccins est la même. Les deux vaccins utilisent l’ARN messager pour pousser notre corps à produire des anticorps efficaces sur le Covid-19. D’ailleurs les pourcentages d’efficacité des deux vaccins sont très satisfaisants et proches, respectivement 95% pour Pfizer et 94,1% pour Moderna.

La différence majeure réside dans la méthode de conversation du vaccin. Tandis que les doses Pfizer doivent être maintenues à -80°C, celles de Moderna n’ont besoin que de -20°C. Un grand écart de température qui facilite grandement la logistique entourant la conservation et le transport des vaccins. Un avantage non négligeable quand il s’agit de vacciner un maximum de personnes en très peu de temps. 

Quel recul a-t-on sur le vaccin de Moderna ? 

L’entreprise américaine a reçu tardivement son feu vert européen en comparaison aux autres pays. Tout comme pour le vaccin de Pfizer, le recul que l’on a sur le vaccin est minime. Les premières vaccinations avec le produit Moderna ont débuté le 18 décembre aux Etats-Unis et le 23 décembre au Canada. Il faudra avec le temps évaluer la durée de protection qu’offre ce dernier vaccin. 

L’inceste, ce tabou

Dans un livre à paraître le 7 janvier, Camille Kouchner accuse son beau-père Olivier Duhamel de viol sur son frère jumeau lorsqu’il était adolescent… il y a une trentaine d’années. On tente de comprendre pourquoi la libération de la parole a pris si longtemps.

Dans “La Familia Grande”, Camille Kouchner révèle notamment le drame de son frère jumeau victime d’agressions sexuelles incestueuses par son beau-père Olivier Duhamel lorsqu’il était âgé de 13-14 ans. Une situation dont il lui avait fait part à l’époque, lui demandant alors de garder le silence. Quand le tabou avait enfin été brisé à la fin des années 2000, une vingtaine d’années après les faits, la famille avait décidé de garder le silence, protégeant ainsi sa réputation. Une attitude qu’on constate très souvent dans ce genre de cas. 

Pour vivre incestueux, vivons cachés

L’inceste est régulièrement tenu caché. Le cadre intrafamilial tient les victimes et les témoins au silence. Résultat ? Une omerta malsaine qui dissimule l’ampleur de l’inceste en France et empêche d’agir à la mesure du drame.

Selon un sondage Ipsos de novembre 2020, près d’un Français sur 10 a été victime de viols ou d’agressions sexuelles dans l’enfance. Pour 80% d’entre eux, les agressions étaient de nature incestueuse. Selon ce sondage pour “Face à l’inceste”, ces pourcentages représentent 6,7 millions de Français victimes d’inceste. 

Ces hommes et ces femmes victimes restent parfois des années dans le silence. Les agressions se reproduisent d’ailleurs à plusieurs reprises à cause de ce silence qui protège le coupable. Par honte ou culpabilité, les victimes s’enferment et peuvent développer de graves troubles psychologiques. 

Des blessures et des conséquences à vie 

Selon une étude ACE Adverse Childhood Experiences de 2014, les enfants victimes d’inceste ont deux fois plus de risque de fumer. Ces personnes sont surtout 15 fois plus touchées par le suicide. De manière générale, il y a chez les victimes d’inceste plus d’obésité, de dépression, de consommation de drogues et d’alcool, de MST ou encore de comportements à risque que dans les autres franges de la société.

Un des psychiatres de l’Association face à l’inceste, Gérard Lopez, explique que « quand vous avez une fragilité et que vous avez subi des traumatismes répétés (qui durent souvent des années), vous déclenchez des maladies ». Plus le nombre de traumatismes augmente, plus le risque pour la santé est important. Les victimes ont ainsi trois fois plus de risques d’avoir un cancer ou une maladie cardiovasculaire. 

Les conséquences sur le plan du développement et de la psychologie de la personne sont les plus désastreuses. En fonction de l’âge, du membre de la famille auteur de l’agression et surtout des actes sexuels subis et non consentis, les conséquences varient. Les personnes souffrent fréquemment de troubles du développement psychologique, de psychotraumatismes et de troubles de la sexualité. Leur vie est impactée par la souffrance psychologique dans laquelle se retrouvent souvent les victimes. La douleur peut engendrer des dépressions ainsi que des idées suicidaires et des troubles anxieux. 

Surpasser l’inceste demande du travail, de la patience et un accompagnement solide et pertinent. 

Nommer l’inceste pour le surmonter

Se remettre après ce terrible traumatisme requiert très souvent des soins. Pour Hélène Romano, psychologue et membre du comité scientifique de Face à l’inceste, la première étape de la reconstruction est la reconnaissance de l’acte : accepter d’avoir été victime d’inceste. Cette étape très difficile qui peut survenir des années après l’agression est un passage obligé pour pouvoir passer les autres étapes de la reconstruction. Elle permet de déculpabiliser. 

L’inceste fragilise les victimes et leurs rapports à la famille : adolescence, mariage, grossesse … Certaines victimes de leurs parents peuvent développer une peur de l’enfant, ne voulant pas en avoir par peur de ne pas les protéger. D’autres victimes ont des difficultés à établir des relations amicales et amoureuses stables et épanouissantes. En somme, ce sont tous les aspects de la vie qui peuvent se retrouver affectés. 

Les thérapies peuvent permettre aux victimes de retrouver un équilibre et leur santé mentale. Le chemin vers la libération est long et douloureux pour beaucoup. Le tabou qui entoure l’inceste n’aide en rien les victimes qui ont encore plus de difficultés à s’exprimer. Parfois même leur statut de victime n’est pas connu ou reconnu par leurs proches. Ce qui handicape davantage encore les victimes. Elles peuvent si elles le souhaitent trouver un soutient auprès d’associations comme Face à l’inceste. La fondatrice de cette association, Isabelle Aubry, explique l’objectif de l’association par ces mots, “pour lutter contre un tabou, il faut commencer par le nommer. C’est pourquoi, ensemble, nous faisons Face à l’inceste.”

Les mécanismes à l’œuvre lors d’un inceste sont très similaires à ceux qu’éprouvent les victimes de viol. Pour mieux les comprendre, vous pouvez regarder le témoignage de Iana, qui nous avait confié comment elle s’était reconstruite après avoir subi un viol dans son adolescence. 

Véran passe la seconde

Le ministre de la Santé s’est exprimé sur RTL pour annoncer de nouvelles mesures et rappeler la gravité de la situation.

Depuis le lancement de la campagne de vaccination, le gouvernement est soumis aux critiques. Pas assez rapide, pas assez massive… Pour redresser le tir, l’exécutif tente d’accélérer les vaccinations quitte à déroger au calendrier fixé en décembre par la Haute Autorité de Santé. Olivier Véran a donc de nouveau pris la parole ce matin pour rassurer sur la stratégie vaccinale et annoncer son intensification.

“Amplifier, accélérer et simplifier notre stratégie vaccinale”

Le ministre de la santé interrogé ce matin a assuré que le nombre de vaccinés français rejoindrait rapidement celui de nos voisins européens. Le « rythme de croisière » va « rejoindre celui de nos voisins dans les prochains jours » a-t-il confirmé au micro de RTL. 

Pour arriver au niveau des autres pays en termes de vaccination, la France va donc “désormais amplifier, accélérer et simplifier notre stratégie vaccinale.”

Pour ce faire, les autorités sanitaires n’hésitent pas à déroger à leur calendrier en étapes. La vaccination des personnes âgées de 75 ans et plus qui ne sont pas hébergées en Ehpad débutera avant la fin du mois de janvier, au lieu de début février. Le ministre a en outre autorisé l’accès aux vaccins pour les aide-soignants et pompiers de plus de 50 ans. Pour défendre cette limite d’âge jugée absurde dans certaines professions, à l’instar des pompiers principalement âgés de 50 ans. Le ministre a réexpliqué l’objectif du gouvernement. « Nous savons que le vaccin Pfizer protège des formes graves du coronavirus (…) Les gens qui sont en réanimation massivement sont âgés de 60 ans et plus (…) Nous priorisons les personnes les plus fragiles ». Le but affiché reste de libérer un maximum de lits de réanimation. 

Êtes-vous volontaire pour la vaccination ? 

Si vous désirez vous faire vacciner, vous pourrez vous signaler sur une plateforme. Elle devrait être présentée dans les prochains jours. « Jeudi, nous présenterons une inscription possible par internet pour que les Français qui souhaitent se faire vacciner le fassent savoir ». En s’inscrivant, les participants devraient ensuite pouvoir prendre rendez-vous pour recevoir le vaccin au moment où ils seront éligibles. L’ancien neurologue n’a pas souhaité en dire plus. La présentation sera faite jeudi au moment de la conférence de presse de Jean Castex. 

Un vaccin plus rapide et plus accessible

Pour pallier le retard, qui n’en est pas un pour le gouvernement, le ministre a tout de même déclaré que la consultation vaccinale serait simplifiée. Cette pré-visite pour le vaccin durant laquelle les médecins recueillent votre consentement à vous faire vacciner sera potentiellement moins longue. 

D’ailleurs, l’autorisation de réaliser le geste vaccinal pourrait être étendue à d’autres professionnels de santé. En effet, les infirmiers et infirmières et, à terme, d’autres professions sous la supervision d’un médecin, pourront vacciner le grand public. Selon les autorités scientifiques, ne pas être vacciné par un médecin ne poserait plus de problème. 

Quelques centaines de centres de vaccination vont également ouvrir pour accélérer la cadence. 

Enfin, le ministre a tenu a rappelé aux régions qu’elles ne pouvaient pas commander de doses de vaccins. Les commandes se font à l’échelle européenne sous l’autorité de la Commission européenne, « car quand on commande tous ensemble, on est plus fort. ».