Un AVC toutes les 4 minutes

Ce jeudi 29 octobre c’est la journée mondiale des accidents vasculaires cérébraux (AVC). L’occasion de mieux connaître et reconnaître ce drame.

En France, chaque année, il y a en moyenne un AVC toutes les 4 minutes. Et 30 000 personnes en meurent. Une prise en charge très rapide est le seul moyen de limiter les dégâts.

Que se passe-t-il lors d’un AVC ?

Les AVC résultent d’une interruption de la circulation sanguine vers le cerveau qui n’est alors plus alimenté en oxygène. La plupart du temps, il s’agit d’un infarctus. Un bouchon, dû à l’accumulation de graisses, bloque la circulation du sang. Plus rarement, l’AVC se produit suite à une hémorragie. Un vaisseau sanguin se rompt, entraînant un épanchement de sang dans le cerveau.

De l’extérieur, l’AVC se manifeste soudainement par un déficit neurologique brutal et variable. Sa nature et son importance dépendent de la taille et de la localisation du bouchon ou du vaisseau sanguin touché.

Quelles sont les séquelles d’un AVC ?

La victime, même si elle survit à un AVC, peut avoir des séquelles. Car si le caillot persiste, les neurones concernés meurent en quelques minutes : 1,9 millions de neurones sont détruits par minute. Les séquelles peuvent être extrêmement handicapantes. La victime peut, par exemple, perdre l’usage de la parole ou ne plus savoir marcher. 

Une grande partie des victimes d’AVC se retrouvent plus ou moins handicapées physiquement. La gravité du handicap à long terme dépend de l’importance de la lésion cérébrale. 

Quoi qu’il en soit, cela nécessite des soins de longue durée à domicile. Sans compter que même s’il est possible de récupérer après un AVC, ce n’est envisageable qu’avec une rééducation.

Comment reconnaître un AVC ?

Plus on va vite, moins il y a de séquelles. Il faut donc être très attentifs aux signes caractéristiques de l’AVC pour prévenir les secours. 

Si une personne est victime d’un AVC, elle peut avoir du mal à bouger le bras et souffrir d’un déficit visuel brutal. Vous pouvez remarquer ses difficultés à s’exprimer allant jusqu’à des troubles de la parole. Il est aussi conseillé de bien regarder le visage de la personne afin de constater ou non une asymétrie faciale avec paralysie.

L’AVC est une urgence vitale, si vous avez noté des symptômes significatifs, contactez immédiatement le 15. Le SAMU prendra en charge la personne sur place et ce même durant le confinement, alors appelez. Une fois à l’hôpital le patient subit plusieurs examens dès son arrivée pour choisir le traitement le plus adéquat. 

Peut-on prévenir l’AVC ? 

Dans 80% des cas, une hypertension artérielle est constatée chez les victimes d’AVC. Un moyen simple de savoir si on est davantage susceptible d’avoir un AVC est donc de surveiller régulièrement sa tension. 

D’autres facteurs qui augmentent le risque d’AVC sont eux tout à fait évitables. C’est le cas par exemple du tabagisme et de l’alcoolisme. 

Avoir une bonne hygiène de vie reste donc le meilleur moyen de diminuer le risque d’AVC. Cela passe par un minimum de 30 minutes d’activité physique par jour, une alimentation variée et saine et, enfin, moins de sucres, de sel et de graisses. Conserver un mode de vie sain associé à un traitement est d’ailleurs l’unique moyen d’éviter un deuxième AVC très probable. 

Retrouvez notre vidéo sur les signes de l’AVC pour savoir réagir face à un AVC. 

Reconfinement, la bonne solution ?

La France se reconfine, espérant endiguer la seconde vague de la pandémie de Covid-19. Mais quel a été l’impact du premier confinement ?

Emmanuel Macron a pris la parole mercredi 28 octobre pour annoncer un reconfinement du pays. Dans un discours très didactique et concret, le président de la République a expliqué pourquoi le confinement était la seule solution pour freiner l’accélération des contaminations. Il espère avoir des résultats aussi bons que lors du premier confinement. Justement, quels ont été les résultats des 8 semaines de confinement du printemps ?

Sans confinement, combien de morts ? 

Il est impossible de répondre à cette question de manière formelle. On ne peut pas prévoir la manière dont aurait circulé le virus sans aucune mesure pour contraindre son cheminement dans la population.

Toutefois, une étude de l’Imperial College de Londres publiée dans la revue scientifique Nature a estimé les dégâts évités grâce au confinement des pays européens. Selon les données de l’études, le confinement et les restrictions mises en place auraient permis d’éviter 3,1 millions de morts dans les pays concernés par les mesures sanitaires. 

Le taux de reproduction a-t-il chuté avec le confinement ?

Quand on parle de taux de reproduction, on parle du nombre de personnes qui peuvent être infectées par une seule et même personne ayant contracté le virus. 

Avant la mise en place du confinement, une étude de l’institut Pasteur donnait un taux de reproduction de 2,90. C’est-à-dire qu’avant le confinement du 17 mars, une personne atteinte par le Covid-19 contaminait 2 à 3 personnes. 

Grâce aux mesures drastiques encadrant le confinement, ce taux de reproduction a diminué de 77%, atteignant 0,67. Un malade infectait alors moins d’une personne. Cette baisse impressionnante a réellement limité la circulation du virus. 

Les contaminations ont-elles baissé avec le confinement ?

L’étude de l’Institut Pasteur sur les effets du confinement a été publié peu de temps avant la fin de ce dernier. Ainsi, l’Institut estimait que le 11 mai, fin du confinement, les infections journalières seraient comprises entre 2600 et 6300 cas. Avant le confinement, la France comptait entre 150 000 et 390 000 infections journalières. Il y a donc bien eu une baisse de cas spectaculaire.

Hospitalisations et réanimations ont-elles diminué avec le confinement ?

Toujours selon les chiffres de l’Institut Pasteur, les hospitalisations sont passées de 3 600 par jour en mars à 357 en mai, soit une diminution de 90%. Quant aux admissions en soins intensifs, elles ont dégringolé. En mars, 700 personnes en moyenne étaient placées en réanimation. Début mai, 66 personnes étaient admises chaque jour. 

Pourquoi le confinement n’a-t-il pas suffi à endiguer durablement l’épidémie ?

Les experts de l’Institut Pasteur expliquaient, dans leur rapport de début mai 2020, qu’au vu du faible niveau d’immunité, des mesures de contrôle efficaces devaient être maintenues après le déconfinement. Seulement 4,4 % de la population avait été infectée, ce qui n’était pas suffisant pour éviter une deuxième vague si les mesures n’étaient pas respectées. 

Or, tous les Français ont pu constater un relâchement des gestes barrières pendant l’été. Et tout comme l’introduction des mesures de restriction a eu un impact sur le taux de reproduction du virus, la fin des mesures restrictives a aussi impacté ce taux. 

Les trois causes principales de l’augmentation du taux de reproduction seraient la réouverture des écoles, l’autorisation d’événements publics et certains rassemblements de plus de dix personnes. 

Combien de temps pour connaître les effets du confinement ? 

Hier soir, Emmanuel Macron a expliqué qu’un point sur la situation serait fait après deux semaines de confinement. Cette échéance n’est pas un hasard. Pour connaître les premières données épidémiques significatives après l’instauration d’une restriction, il faut attendre une à trois semaines. 

C’est seulement après ce délai que des projections et des prévisions relativement fiables sur les deux à trois semaines suivantes peuvent être réalisées. 

Les Français meurent-ils plus de la Covid-19 que d’autres maladies ? 

Faire ce comparatif est potentiellement dangereux car, statistiquement, les gens ne meurent pas plus de la Covid-19. 

En France, en moyenne 157 400 personnes meurent d’un cancer quel qu’il soit et 50 000 personnes d’un arrêt cardiaque. Pour la Covid, depuis février, la France déplore 35 785 décès, ce qui représente 145 morts par jour du 26 février 2020 à aujourd’hui. 

En revanche, certaines morts dues à la Covid-19 sont évitables grâce à l’application stricte des mesures sanitaires. Il est donc essentiel de ne pas minimiser la dangerosité du virus en respectant les règles sans pour autant le surestimer. Car le virus a pu provoquer des morts indirectes. 

Pendant le confinement, beaucoup d’opérations ont dû être décalées, le suivi médical de pathologie chronique n’était pas toujours optimal, des maladies n’ont pas pu être diagnostiquées à temps et certains ont évité de se rendre chez le médecin par peur du coronavirus. Ainsi, selon l’Inserm, le nombre d’arrêts cardiaques a doublé en région parisienne durant le confinement.

Le confinement a-t-il aidé contre d’autres épidémies ?

Ce printemps, les praticiens français ont constaté une baisse drastique des grippes, rhinites et gastro-entérites. Il y a eu quatre fois moins de consultations par rapport à l’an dernier. 

Tout porte à croire que les gestes barrières sont aussi efficaces face aux maux saisonniers.

La revue Nature montre l’efficacité des mesures sanitaires pour la grippe. Sa saison n’a duré que six semaines dans l’hémisphère nord. Une baisse conséquente et plus encourageante encore quand la grippe de janvier dernier risquait d’être la plus sévère depuis plusieurs dizaines d’années. 

Le confinement, quelles conséquences psychologiques ?

Pendant le confinement, les Français ont pris en moyenne 2,5 kilos. La sédentarité et le surpoids entraînent à long terme des risques pour la santé comme des problèmes cardiovasculaires. Mais les effets ne se font ressentir qu’après une période vraiment longue. En revanche, l’état psychologique d’une personne confinée peut se dégrader très rapidement. Au déconfinement les cabinets de psychologie et de psychiatrie ont vu un afflux de nouveaux patients. Suite au confinement, il y a eu une augmentation des dépressions d’à peu près 30%.

Pour préparer votre retour chez vous, retrouvez notre vidéo sur : Comment avoir l’esprit tranquille en confinement ?

Crise sanitaire et dépression, mauvais cocktail

Pandémie, confinement et maintenant couvre-feu, cette succession d’événements exceptionnels plonge certains dans la dépression. 

En cette journée européenne de la dépression, c’est le moment d’oser parler de cette maladie. Elle touche 20% des Français au moins une fois dans leur vie. Avec le climat anxiogène, psychiatres et spécialistes de la santé mentale craignent une recrudescence de cette pathologie.

La dépression, un état psychique

Ce terme n’est pas à employer à la légère, il s’agit en effet d’une maladie. La dépression n’est pas un simple coup de blues, un état passager. La personne dépressive ressent effectivement une souffrance réelle psychologique et physique. Il y a plusieurs échelons de gravité et différentes formes de dépressions. Il est important de se faire diagnostiquer pour établir le parcours thérapeutique le plus adapté au malade. 

Les indicateurs de la dépression sont multiples. Certains très communs sont propres à tout un chacun. La durée des symptômes est le meilleur moyen de différencier la dépression de la déprime passagère. 

Au niveau psychique, la dépression entraîne une apathie et une dévalorisation de soi. Concrètement, la personne ressent une tristesse intense et constante dont elle n’arrive pas toujours à identifier l’origine. L’esprit de la personne est parasité par des pensées négatives voire morbides, dont il est difficile de se défaire. Certains dépressifs éprouvent des difficultés à se concentrer et constatent une baisse de l’attention. 

La dépression, un état physique aussi

La maladie s’exprime aussi physiquement. Ce pan moins connu n’est pourtant pas négligeable pour la détecter. La dépression peut être à l’origine d’une sensation de fatigue permanente. Elle perturbe notamment la qualité de sommeil, entre insomnies, hypersomnies et  réveils intempestifs. Le dépressif peut également souffrir d’une perte de l’appétit et d’une baisse de la libido. En outre, la maladie peut causer des douleurs diverses, comme des maux de tête, des courbatures ou des troubles digestifs.

La dépression, stop aux idées reçues

Enfin, cette maladie n’épargne personne et ne dépend pas de critères objectifs de réussite ou d’échec. Oui, il est possible d’être dépressif alors que tout semble aller bien de l’extérieur. Il n’y a pas une manière de vivre la dépression, chaque malade à une expérience de la maladie qui lui est propre. Ainsi, les causes de ce trouble mental sont multiples et personnelles. D’autant plus que les spécialistes ne peuvent toujours pas définir des causes originelles formelles et précises. Toutefois, l’hérédité, le stress et la survenue d’événements traumatiques prédisposent très souvent les personnes à la dépression. 

La dépression aujourd’hui se soigne, que ce soit par psychothérapie, prise d’antidépresseurs et anxiolytiques ou d’autres méthodes. Alors, il est d’autant plus important de poser un diagnostic que selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la dépression sera, en 2030, la 1ère cause d’invalidité.

Avec la crise sanitaire la situation ne risque pas de s’arranger. Depuis la fin du confinement et le couvre-feu, la dépression se répand et touche de nouvelles personnes. 

La crise sanitaire entraîne-elle une crise psychiatrique ? 

Dès le confinement les personnels soignants en psychiatrie alertaient sur les conséquences de la Covid pour leur patientèle. Après le déconfinement, ils exigent de nouveaux moyens pour répondre à l’augmentation des consultations pour anxiété et dépression. La psychiatre et directrice de la fondation FondaMental, Marion Leboyer, témoigne de ce nouvel afflux sur FranceInfo

“Les conséquences psychiatriques du confinement et de la pandémie sont devant nous et on constate actuellement que chez des personnes qui n’ont jamais été malades auparavant, il y a une augmentation des dépressions, des pathologies anxieuses qui sont vraisemblablement consécutives aux situations difficiles qui ont été vécues pendant le confinement. […] Cela a déjà été décrit lors des grandes pandémies du début des années 2000, lors du Sras par exemple. Il y a eu une augmentation à peu près de 30% des dépressions. Il faut penser chez ces personnes à dépister, à diagnostiquer une dépression”

Le confinement a un impact avéré sur le moral des Français et certains ne peuvent pas faire face seul. La pandémie accroît le risque d’être atteint par la dépression ou d’autres troubles mentaux. Ainsi, dans une enquête de l’OMS publié début octobre, l’organisation signalait que 89 % des pays avaient intégré le soutien psychosocial dans leurs plans nationaux de riposte à la COVID-19. Or, seulement 17 % disposent d’un financement supplémentaire suffisant pour couvrir ces activités. La même enquête révèle les importantes difficultés que rencontrent les services psychologiques et psychiatrique de 130 pays de l’OMS. Les risques sont réels et les moyens minimes. Bien que fini, le confinement entâche toujours la santé mentale des personnes et le couvre-feu n’est pas moins traumatisant. 

La fin de la vie nocturne enferme les citoyens dans une routine métro, boulot, dodo. Il est difficile de se créer une soupape de décompression, d’entretenir les liens amicaux, amoureux et sexuels, qui sont indispensables pour l’équilibre mental de la majorité des personnes. L’isolement subi peut être néfaste par le stress engendré. L’anxiété, la difficulté à se rencontrer,  le manque d’anticipation de visibilité sur l’avenir proche comme lointain peuvent plonger les personnes dans un état de précarité mentale. La deuxième vague est d’ores et déjà là et la vague de dépression s’approche aussi avant les fêtes. 

Pour vous aider à comprendre la dépression, retrouvez nos vidéos sur le sujet.

Le point sur les annonces du gouvernement

« La situation est grave. Elle est grave en Europe, elle est grave en France » a déclaré le Premier ministre, Jean Castex. 

Jeudi 22 octobre, les autorités ont enregistré 41 622 nouvelles contaminations à la Covid-19 au cours des dernières 24 heures, un record. Ces données ont été communiquées peu après les annonces du gouvernement. Extension du couvre-feu, préservation de la culture, et TousAntiCovid étaient au programme de la conférence. 

46 millions de Français sous couvre-feu et “Le dispositif sera réévalué et éventuellement durci”

7 Français sur 10, les deux tiers de la population nationale, vivront aux heures du couvre-feu dès vendredi minuit. A cette date, tous les commerces, les salles de cinéma, en bref tous les lieux accueillant du public devront fermer leur porte. Comme pour l’Ile-de-France et les huit métropoles françaises pionnières du couvre-feu, les habitants de 38 nouveaux départements et de la Polynésie, devront être rentrés avant 21h et jusqu’à 6h du matin. 

Les départements concernés sont : Ain, Alpes-Maritimes, Ardèche, Ardennes, Ariège, Aube, Aveyron, Bas-Rhin, Calvados, Corse-du-Sud, Côte-d’Or, Drôme, Gard, Hautes-Alpes, Haute-Corse, Haute-Loire, Hautes-Pyrénées, Haute-Savoie, Haute-Vienne, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Jura, Loiret, Lozère, Maine-et-Loire, Marne, Meurthe-et-Moselle, Oise, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales, Saône-et-Loire, Savoie, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var et Vaucluse.

Les couvre-feux d’ores et déjà en place depuis la semaine dernière sont globalement bien respectés. Selon Jean Castex, la police a effectué plus de 32 300 contrôles jusqu’à présent pour seulement 4777 verbalisations pour non-respect du couvre-feu. Malgré les efforts, la progression du virus ne semble pas ralentir. Le ministre de la Santé Olivier Véran espère « un frémissement » d’une baisse du taux d’incidence en début de semaine prochaine. Pour le moment, « On ne peut pas voir encore les effets du couvre-feu», a déclaré Jean Castex. « Nous le verrons la semaine prochaine. » Il a affirmé qu’en fonction des résultats, le dispositif serait réévalué « pour éventuellement le durcir ».

Enfin, des annonces claires pour la Culture 

Tout le secteur attendait les réponses et osait espérer un billet dérogatoire pour les séances de cinéma et les spectacles. Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, a pris la parole hier lors de la conférence. Les professionnels de la culture seront aidés mais il n’y aura pas de billets servant de dérogation comme le souhaitait la ministre. 

Les aides débloquées par l’Etat s’élèvent à 115 millions d’euros, pour éviter que le secteur ne “s’effondre”. 

Le monde de la culture profitera également des exonérations de charges et des fonds de solidarité, a indiqué Roselyne Bachelot. Exemple de l’envergure des aides, « Le fonds d’urgence aux artistes et techniciens du spectacle va être doublé pour atteindre 10 millions d’euros ».

De plus, La ministre souhaite prolonger l’exonération de la taxe sur les spectacles jusqu’au premier semestre 2021. Le cinéma, dont les séances de 20h et 22h représentent 50 % du chiffre d’affaires, bénéficiera de 30 millions d’euros d’aides. Parmi ces aides,  l’Etat s’engage à prendre en charge un complément de prix sur chaque billet, reversé ensuite aux distributeurs. 

StopCovid fait peau neuve !

L’application se nomme désormais Tous Anti-Covid. La précédente application “n’est pas un échec, mais n’a pas marché” selon Emmanuel Macron. La deuxième version a donc été lancé hier suite aux nouvelles annonces. L’application est téléchargeable depuis hier, sur l’App Store et Android. 

L’objectif est très clairement d’obtenir un très grand nombre de téléchargements actifs. Cédric O a insisté sur cette nécessité. Atteindre dix voire quinze millions d’utilisateurs, comme chez nos voisins allemands et britanniques, rendrait cet outil « extrêmement utile ». 

Pour le secrétaire d’Etat à la Transition numérique « TousAntiCovid, c’est un geste barrière supplémentaire.” 

La nouvelle application « conserve sa fonction de suivi des contacts (…) Elle intègre désormais des éléments d’informations quotidiennes. Elle diffusera également des éléments d’actualité et intègre un lien vers la carte des laboratoires » a détaillé Cédric O. La nouveauté ? Justement l’ajout de ces contenus informatifs sur la pandémie directement accessibles depuis l’application. 

Le secrétaire d’Etat affirme également que TousAntiCovid « sera enrichie toutes les deux semaines par de nouvelles fonctionnalités. » Les fonctionnalités les plus attendues étaient une possibilité de générer une attestation de sortie et d’avoir « une alternative aux cahiers de rappels » des restaurants, le tout directement depuis l’application. Elles devraient bien être ajoutées, d’ici peu de temps.

Pour tout comprendre sur le couvre-feu, lisez notre article le couvre-feu décrypté !

Congés maladies des libéraux, la fin de l’injustice ?

L’Assemblée nationale examine un projet de loi visant à mettre en place un congé maladie uniformisé pour les professions libérales. 

Dans les prochains jour le Parlement se prononcera sur cette éventualité. L’instauration de congés maladies pour les libéraux concernerait 1 million de français. 

Quelle est la situation des libéraux en cas de maladie ? 

Qu’ils soient dentistes, médecins, vétérinaires, infirmiers, notaires, auto-entrepreneurs, ils n’ont pas le droit à des indemnités journalières s’ils sont placés en arrêt maladie. 

En réalité, les indemnités ne peuvent être versées qu’après une carence de 90 jours. En clair, un professionnel libéral doit attendre son 91ème jour d’arrêt avant de toucher une compensation financière. A titre de comparaison, un salarié du privé accède à ses indemnités après un délai de carence de 3 jours. Pour couvrir ce délai, les professionnels recourent donc à des contrats de prévoyance individuels. 

La situation de ces particuliers a été mis en exergue lors du confinement. L’État a exceptionnellement indemnisé les libéraux qui ont contracté la Covid-19 et ont dû s’arrêter de travailler. Le projet de loi répond donc à ce besoin, en créant un nouveau régime avec un financement spécifique. 

Quelle indemnité journalière pour les libéraux ?

Pour mettre en place cette indemnisation, les cotisations des libéraux devraient augmenter. Le texte prévoit un supplément de cotisation qui fera l’objet d’un plafond, fixé par décret.

Toutefois, le système resterait avantageux selon Michel Picon, président de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL). « Ces cotisations sont mutualisées sur plus d’un million de professionnels libéraux, ce qui permet d’avoir une cotisation plus faible », indique-t-il. Aussi, le taux devrait copier celui des artisans (soit 0,85 % du revenu fiscal) selon des déclarations de Michel Picon, relayées par Le Parisien. Quant à l’indemnité journalière, toujours selon le président de l’UNAPL, elle se situerait entre 50 et 60 euros, après une carence de 3 ou 7 jours. 

Dans le cadre de la crise sanitaire, la mesure est jugée comme nécessaire. En effet, des libéraux de santé contaminés continuent d’exercer pour éviter une perte financière. Le chirurgien-dentiste Alain Dary, témoigne de la nécessité de la mesure pour FranceInfo. « Si je tombe malade aujourd’hui, je n’ai absolument rien qui va m’aider à pouvoir payer toutes les charges de mon cabinet, sans parler des personnels. Ce projet de loi nous rendrait justice »

Le Parlement rendra-t-il “justice” aux libéraux ? Les députés se prononceront au plus tard ce mardi 27 octobre. 

Bégaiement, on casse les idées reçues

Aujourd’hui, jeudi 22 octobre, c’est la journée internationale de sensibilisation au bégaiement. On estime qu’au moins 1% de la population mondiale en souffre. 

Le bégaiement reste très méconnu et désarçonne souvent les interlocuteurs. Pour beaucoup, les mauvaises réactions face à un bègue viennent simplement d’idées reçues.

Le bégaiement est-il une maladie ? 

Le bégaiement n’est pas une maladie. Il s’agit d’un trouble moteur, plus précisément de la parole. Le rythme de la parole est affecté soit par des répétitions de syllabes, de mots entiers, des blocages, et/ou des allongements des sons. 

Pour les cas les plus sévères de bégaiement, il est considéré comme un handicap. Mais la majorité des bègues ne vivent pas leur dysfonctionnement de manière invalidante. 

Les bègues sont-ils bêtes ? 

Non non et non. Ce trouble n’a aucun rapport avec l’intelligence. En effet, la pensée d’un bègue est claire, d’ailleurs seul il n’y a pas de bégaiement. 

En réalité, le problème vient d’un manque de fluidité dans le cheminement de la parole. Lorsque que l’on veut s’exprimer à l’oral, notre cerveau envoie des signaux aux muscles de la parole. Ce processus implique les poumons, le larynx, la langue et les lèvres. Chez une personne sans trouble, le message du cerveau se transmet sans interférence. Chez une personne bègue, il y a une difficulté à harmoniser tous ces éléments. 

Pour entériner définitivement cette idée reçue, il suffit de regarder les bègues célèbres parmi lesquels Einstein, Molière ou encore Darwin. 

Une fois bègue, le reste-t-on pour toujours ? 

Non, on peut être bègue et réussir à faire disparaître ce trouble. Comme le bégaiement n’est pas une maladie, on ne parle pas de guérison. Mais ses effets peuvent diminuer et même disparaître, que ce soit spontanément ou grâce à un suivi orthophonique. 

Il est vrai que le bégaiement peut disparaître de lui-même quand il apparaît à l’enfance, cela concerne 3 enfants sur 4. Néanmoins, la prise en charge précoce reste primordiale. Tout d’abord, les professionnels ne savent pas prévoir la disparition spontanée. Ensuite, pour le bégaiement persistant, dans 80% des cas les enfants suivis jeunes ne sont plus bègues à l’âge adulte. 

Le bégaiement apparaît-il durant l’enfance ? 

Oui, ce défaut d’élocution apparaît principalement entre 2 et 6 ans. Les causes restent incertaines. La piste de l’hérédité semble être attestée par une étude américaine de l’Institut national américain de la surdité et des autres troubles de la communication (NIDCD), qui démontre qu’un parent bègue a trois fois plus de chance de donner naissance à un enfant atteint du même trouble. Les causes neurologiques et multifactorielles (psychologique, environnement familial) ne sont pas exclues. D’ailleurs, l’OMS classe le bégaiement dans les «désordres émotionnels ou comportementaux»

Enfin, trois fois sur quatre, le bègue est un petit garçon ou un homme. Car oui, le bégaiement peut aussi être diagnostiqué à l’âge adulte. Plus rare, ce diagnostic se pose généralement à la suite d’un traumatisme cérébral, d’un choc émotionnel, d’un stress et/ou une anxiété.

Mourir dignement est-il permis en France ?

Alain Cocq a voulu alerter sur la fin de vie en diffusant en direct son “suicide” sur les réseaux sociaux. Mais, ils ont empêché sa diffusion. Depuis, il a arrêté sa grève de la faim et repris son traitement, la douleur étant trop grande. 

Cet homme de 57 ans, souffre d’une maladie incurable dégénérative. Il avait entamé une grève de la faim et de ses traitements le 4 septembre dernier. Il a depuis mis fin à cette grève avant de la reprendre et de la stopper à nouveau, la faute aux douleurs trop intenses. Celui qui disait vouloir mourir dans son pays, souhaite peut-être se rendre en Suisse. 

Que dit vraiment la loi française sur la fin de vie ? 

En France, l’euthanasie médicale est à proprement parler illégale. Le débat agite le pays depuis de nombreuses années, à l’image de l’affaire Vincent Lambert. Le cas de cet infirmier de 42 ans, décédé le 11 juillet 2019 après 11 ans en état végétatif, a entraîné un assouplissement de la loi qui n’est pas allé jusqu’à l’autorisation de l’euthanasie. En 2015, un an avant la nouvelle loi, 86% des Français espéraient pourtant que l’euthanasie soit dans la nouvelle proposition de loi. 

En effet, la loi Claeys-Leonetti, du 3 février 2016, interdit l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire « l’obstination déraisonnable » et « la prolongation artificielle de la vie ». Elle permet donc d’interrompre les traitements du patient et d’accompagner cet arrêt avec une sédation profonde pour éviter la douleur. Toutefois, les recommandations de la Haute Autorité de Santé pour l’appliquer sont très strictes. La sédation est prescrite si le décès doit survenir à court terme ou si les douleurs ne peuvent être soulagées par aucun moyen. Dans le cas d’Alain Cocq, son pronostic vital n’est pas engagé bien que ses souffrances ne peuvent être soulagées. Malgré sa lucidité et sa volonté formelle, les médecins ne peuvent légalement pas procéder à l’injection médicamenteuse qui accompagnerait son départ. 

Quels recours face à l’illégalité de l’euthanasie ? 

Bien souvent, le seul moyen de faire respecter sa volonté est de se rendre à l’étranger. 

En Suisse, aux Pays-Bas, en Belgique et au Luxembourg, la mort choisie est un droit. Il est réglementé par des conditions claires. En Belgique, l’euthanasie est autorisée si “le patient est majeur ou mineur émancipé, capable et conscient au moment de sa demande, si la demande est formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée, si elle ne résulte pas d’une pression extérieure et si le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou psychique constante et insupportable ».

L’autre porte de sortie pour les malades est de jouer sur le flou juridique français. Ils doivent trouver le médecin qui leur faut. Le Dr Véronique Fournier est l’ancienne présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV). Elle avoue qu’il existe une véritable inégalité face à la fin de vie en France. Dans une interview sur Europe 1, elle explique : « Je connais des médecins, qui auraient dit à Alain Cocq : « Je suis prêt à vous accompagner, à être chez vous et mettre en place la sédation profonde et continue jusqu’au décès, de façon à ce que vous ne souffriez pas. »». Tandis que d’autres médecins, conclut-elle, « disent : « Si le patient ne va pas mourir dans les quarante-huit heures, je ne fais pas cette sédation. »» 

Alain Cocq, une méthode à suivre ?

L’autre recours pourrait être la stratégie adoptée par Alain Cocq et son avocat François Lambert, le neveu de Vincent Lambert. Suite à sa première grève de la faim, l’homme de 57 ans a été hospitalisé. Il a expliqué en visioconférence à l’assemblée générale de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), que le SAMU n’avait pas compris sa demande. « Il y a eu un quiproquo, car eux ont compris qu’il fallait reprendre l’hydratation et l’alimentation ». Il a alors rédigé, avec l’aide de son avocat, ses directives anticipées pour que sa volonté soit respectée. 

« Je mets cette fois-ci par écrit que ma volonté est libre et éclairée… Je dis donc clairement et solennellement : si je demande de l’aide à tel ou tel moment au monde médical, cela ne voudra aucunement dire que je veux vivre. Cela voudra dire que je ne peux plus tenir face à la souffrance et que je veux bénéficier d’une sédation profonde et continue. »

Sa deuxième grève de la faim, entamée le 12 octobre, a pris fin ce lundi suite à une nouvelle hospitalisation. Le quinquagénaire va-t-il tenter une troisième grève ou préférera-t-il se rendre en Suisse ? Si une sédation profonde lui est octroyé en France, la loi devra-t-elle évoluer ? Affaire à suivre. 

L’ostéoporose, déjà un problème de santé publique ?

Aujourd’hui, mardi 20 octobre, c’est la journée mondiale de l’ostéoporose. Cette maladie de “l’os poreux” est très fréquente. Pourtant, il faut souvent attendre la fracture pour la diagnostiquer. 

En France, l’ostéoporose concerne 39% des femmes entre 65 et 80 ans et 70% de celles de 80 ans et plus, selon l’assurance maladie. Pour les hommes, entre 13% et 15% des plus de 65 ans en sont atteints. La fragilité des os concerne donc une grande partie de la population. 

Qu’est-ce que l’ostéoporose ? 

À ne pas confondre avec l’arthrose, l’ostéoporose se situe uniquement au niveau des os. L’os est plus fragile, moins résistant et le risque de fracture est par conséquent plus élevé (fractures du col du fémur, du poignet, des vertèbres). La densité osseuse, attaquée par l’ostéoporose, diminue plus vite. Quant à la micro-architecture de l’os, elle est modifiée, augmentant à nouveau sa fragilité.

La maladie est encore trop souvent diagnostiquée à la suite d’une fracture consécutive d’un traumatisme faible. Néanmoins, d’autres signes avant-coureurs peuvent alerter le patient ou le médecin. Une perte de taille osseuse de quelques centimètres, une scoliose ou cyphose, des douleurs vertébrales violentes, des difficultés à effectuer certains gestes de la vie quotidienne… sont autant de symptômes. Il faut y être attentif afin de prévenir et diagnostiquer la maladie le plus tôt possible. 

L’OMS a d’ailleurs changé sa définition, l’ostéoporose ne définit plus par une fracture, mais par une faible densité minérale osseuse (DMO). Cette densité se calcule grâce à un simple examen au rayon X. Le dépistage est d’autant plus important que de simples règles d’hygiène de vie peuvent faire la différence.

Comment prévenir avant la fracture ?

Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’ostéoporose devient un véritable problème de santé publique. Le dépistage et la prévention sont donc primordiaux pour lutter contre cette maladie qui touche près de 250 millions de personnes dans le monde. 

Au quotidien, la prévention de la maladie passe grandement par l’assiette. Passé 50 ans, la consommation de calcium est essentielle pour conserver son capital osseux. Pour les intolérants aux produits laitiers, le calcium se trouve aussi dans certains légumes, fruits secs et eaux minérales. Dans votre assiette, vous devriez également avoir un apport en protéines à raison d’un gramme par kilo. Par exemple, si vous pesez 60 kilos, il est nécessaire de consommer 60g de protéines par jour. Pour en finir avec votre menu, on recommande aussi la consommation d’œufs ou de poissons gras pour leur apport en vitamine D. Une simple exposition au soleil de 15 minutes permet aussi de faire le plein de cette vitamine.

Enfin, le sport est l’allié de la prévention de l’ostéoporose. Le sport limite la perte osseuse et musculaire, la fracture a donc moins de chance de survenir. Mais attention tout de même, la pratique sportive doit s’adapter à l’avancement de la maladie, votre état de santé général et votre âge. Consulter un médecin avant de se lancer dans un sport peut être utile pour orienter votre choix. 

Covid-19 : Le dépistage se simplifie

Les tests antigéniques seront aussi disponibles pour un dépistage individuel, et remboursés pour les personnes présentants des symptômes. 

Un arrêté du samedi 17 octobre publié au Journal Officiel, autorise l’utilisation de tests antigéniques pour un dépistage individuel. Ces tests plus rapides que les test RT-PCR, étaient une des promesses d’Emmanuel Macron pour « réduire drastiquement les délais ». 

Des tests plus rapides

Le ministre de la Santé Olivier Véran, au lendemain de l’interview du chef de l’Etat annonçant le couvre-feu, a annoncé espérer que “d’ici à quelques semaines une personne qui aurait de la fièvre avec des signes respiratoires puisse être testée directement chez son médecin » avec les tests antigéniques. D’abord destiné à des opérations collectives de dépistage, le déploiement de ces tests rapides est désormais ouvert à un public plus large. Selon l’arrêté de samedi, ils peuvent désormais être réalisés pour un “dépistage individuel” par les médecins, pharmaciens ou infirmiers. 

Néanmoins, des conditions sont à remplir. Le test inclut certes les personnes « asymptomatiques, hors personnes contact ou personnes détectées au sein d’un cluster » et celles « symptomatiques« . Mais ces derniers ne peuvent réaliser un test antigénique que si un test RT-PCR ne peut être obtenu avant 48 heures et seulement si le test antigénique se déroule moins de quatre jours après les premiers symptômes. En outre, en cas de symptômes, il faut être âgé de moins de 65 ans et ne pas présenter de risque de développer une forme grave de Covid-19 pour accéder à ces nouveaux tests. Ces derniers peuvent être remboursés par la Sécurité Sociale sous condition et uniquement pour des personnes présentant des symptômes.

Evidemment, les opérations de dépistage massif ne sont pas pour autant annulées. Au contraire, Jean-Baptiste Djebarri, le ministre des Transports, a annoncé la réalisation de tests antigéniques dans les aéroports français « d’ici la fin octobre ». D’après le ministre, les tests devraient être utilisés « notamment au départ vers des destinations comme les États-Unis ou l’Italie, et à l’arrivée sur des pays rouges, de façon à ce qu’on n’ait plus des personnes qui rentrent de pays rouges dans le territoire français sans être testées ». 

Quelle différence entre les tests ?

La couverture médiatique laisse penser qu’il n’existe que deux tests. En réalité, quatre tests sont autorisés pour dépister le coronavirus : Le test RT-PCR est le plus connu, le test antigénique, le test salivaire et le test sérologique. Mais les deux qui sont le plus fréquemment utilisés sont le test PCR et l’antigénique. 

Le PCR est réalisé grâce à un écouvillon, un “gros coton-tige”, enfoncé loin dans le nez. Ce test est très fiable, car il détecte le matériel génétique du virus. Mais les écouvillons doivent être analysés en laboratoires, avec des machines rares et coûteuses. Un temps d’attente relativement long est nécessaire, d’où les retards dans la délivrance des résultats. En revanche, le test est remboursé pour tout le monde, avec ou sans symptôme. 

Quant au test antigénique, son principal atout est sa rapidité. Réalisables à la pharmacie ou chez un médecin, ces tests donnent leur résultat en 10 à 30 minutes. Tout comme le PCR, le prélèvement pour ce nouveau test se fait dans le nez, grâce à un écouvillon. Pourquoi alors sont-ils plus rapides ? A l’inverse du test PCR, il n’y a pas besoin d’analyses en laboratoire. Le test antigénique détecte les protéines de structure du virus, pas son ARN qui est son matériel génétique. Comme pour un test de grossesse, le résultat s’affiche grâce à une réaction chimique sur une bandelette, interprété par un système de barres : 1 barre c’est négatif, 2 c’est positif. Le résultat positif à ce test est fiable.

Mais La Haute Autorité de santé (HAS) a souligné qu’en cas de test négatif, il y avait une petite probabilité de passer à côté d’une infection. Cela porte davantage à conséquence pour les patients à risque de développer une forme grave de la maladie pour qui le test PCR reste le meilleur dépistage.

Pour savoir comment réagir en cas de doute, retrouvez notre vidéo : Coronavirus, que faire si j’ai un doute ?

Le sport contre le cancer du sein

La campagne d’Octobre Rose contre le cancer du sein est toujours d’actualité. Ce cancer, le plus fréquent chez la femme, est responsable de près de 12 000 décès par an.

On estime qu’une femme sur 8 sera touchée par un cancer du sein. On connaît d’ores et déjà les bénéfices du sport dans la prévention de ce cancer. Mais il s’avère qu’une activité physique régulière pendant et après la prise en charge de ce dernier peut aussi sauver des vies. 

Comment le sport agit dans la prévention du cancer ? 

Le mouvement, c’est la vie. Cette affirmation est plus vraie encore quand on parle de cancer du sein. De nombreuses études ont été menées et convergent vers le même constat : le sport réduit drastiquement le risque de contracter un cancer du sein. Par exemple, une étude américaine citée par TopSanté a prouvé qu’une activité sportive hebdomadaire modérée de 2h30 ou intensive d’1h15 réduisait de 40 % le risque de décéder d’un cancer du sein. Le sport évite la prise de poids, diminue le stress, renforce la réponse immunitaire. 

Le sport est-il interdit aux cancéreux ?

Non, et même loin de là. Le sport s’avère être très bénéfique dans la lutte contre le cancer du sein. Pendant et après le traitement, le sport apporte de nombreux bienfaits au corps.

Caroline Cuvier, oncologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, est une des pionnières dans l’instauration de l’activité physique dans le parcours de soin de ces patientes atteintes du cancer du sein. Elle témoigne dans Télématin : le sport est efficace sur deux aspects. Elle a pu constater une amélioration de la qualité de vie de ses patientes, moins anxieuses et sujettes au mal-être. Ensuite, le traitement en lui-même, qu’il s’agisse d’une chimiothérapie ou d’une hormonothérapie, est mieux toléré. Qui plus est, elle estime qu’environ 150 minutes d’activité physique par semaine diminuent de 30 % les risques de récidives.

L’activité de la patiente agit concrètement sur le corps. En effet, l’insuline, qui régule le sucre dans le sang, alimente les cellules tumorales tout comme l’œstrogène une hormone féminine. Or, le sport permet de diminuer le taux d’insuline dans le sang. Après une séance, le taux d’œstrogène chute en continu pendant 24 à 48h. Ces deux actions permettent donc de couper l’alimentation des cellules cancéreuses et freiner leur croissance. En plus de cela, l’exercice physique régulier diminue les inflammations et augmente la réponse immunitaire. Les patientes du docteur Cuvier ont par exemple un terrain de tennis à l’hôpital Saint-Louis pour les aider dans leurs thérapies.

Toutefois, les effets positifs du sport sont soumis à quelques conditions. Il est important de s’astreindre à un rythme d’au moins 3 séances par semaine, avec un effort d’intensité modérée à soutenue (un peu de sueur, de l’essoufflement) et le tout pendant un minimum de 6 mois. 

Vous souhaitez en apprendre plus sur le cancer du sein, retrouvez notre vidéo : Comment dépister le cancer du sein ?