Comment bien porter son masque contre le coronavirus ?

Porter un masque durant une épidémie est un geste barrière très efficace… à condition de bien s’y prendre. On vous fait les consignes.

Qui n’a jamais pesté contre des passants qui portaient leur masque n’importe comment ? Sous le nez, au-dessus du menton, trop large… Les erreurs sont nombreuses, voici donc comment procéder pour bien se masquer.

Comment enfiler son masque ?

Avant de mettre un masque, qu’il soit chirurgical ou réutilisable en tissu, il faut avoir les mains propres. Car si les mains sont contaminées, le virus se déposera sur le masque et vous infectera quand vous le mettrez sur le visage. 

Pour se laver les mains au mieux, il faut utiliser de l’eau et du savon comme nous vous l’expliquons dans cette vidéo.

Une fois les mains propres, vous devez attraper le masque par les élastiques et bien les placer derrière les oreilles.

Quand les élastiques sont en place, dépliez le masque afin de bien couvrir ET le nez ET la bouche ET le menton. Si une de ces parties n’est pas protégée, le masque perd en efficacité.

Et peu importe si le masque vous donne des boutons, ne vous amusez pas à le maintenir loin de votre visage avec vos mains. 

Combien de temps porter son masque ?

Un masque perd aussi son efficacité au fil des heures à cause, notamment, de l’humidité de la bouche. En utilisation continue, il faut donc changer son masque toutes les 4 heures. Mais attention, pas n’importe comment !

Là encore, avant de le manipuler, il faut se laver les mains. Avant de retirer le masque ET après l’avoir retiré. Si vous n’appliquez pas cette double précaution, vous risquez de souiller le nouveau masque si le premier est porteur du virus.

La lutte contre le coronavirus responsable du Covid-19 passe par le respect de tous les gestes barrières, même ceux qui ont l’air le plus insignifiant.

Vous pouvez regarder notre vidéo pour apprendre à bien porter votre masque.

Covid-19, les questions les plus posées

Depuis le début de l’année, le coronavirus inquiète, perturbe, change notre vie au quotidien et les Français sont un peu perdus. Nous avons donc recensé les questions les plus fréquentes et y répondons dans cet article sur la Covid-19.

Peut-on éviter d’être infecté par le coronavirus ?

Le coronavirus Sars-Cov2 est un virus très contagieux. Comme tout virus, il est invisible à l’oeil nu. On ne peut pas l’éviter en se fiant à ses yeux ou son odorat. 

Pour éviter la contagion, respecter les gestes barrières est obligatoire ! Le port du masque est indispensable. Voici une vidéo pour savoir comment bien porter son masque. 

Durant combien de temps les personnes qui n’ont pas de symptôme sont-elles contagieuses ?

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir combien de temps une personne asymptomatique est contagieuse.

Néanmoins, le ministre de la Santé Olivier Véran préconise de rester à l’isolement pendant 7 jours à partir du résultat positif à un test. 

Comment le Coronavirus se transmet-il ?

Il y a d’abord, la projection de gouttelettes (les postillons) contaminées par une personne porteuse : en toussant, éternuant ou sans mesures de protection (distance, masque). 

La projection de gouttelettes peut aussi avoir lieu lors d’une simple discussion à moins d’un mètre de disatnce dans un milieu fermé 

Le virus se transmet également par les mains si elles ont été souillées par des gouttelettes Regardez cette vidéo pour connaître La journée d’un virus.

Quels sont les gestes barrières ? 

Les gestes barrières sont essentiels, ils sont le premier rempart contre la diffusion du virus. 

Se laver les mains régulièrement est indispensable par exemple. Bien se laver les mains aide à lutter contre la propagation du virus. Il est préférable de se laver les mains à l’eau et au savon pour éliminer les virus et les bactéries. En l’absence d’eau et de savon, vous pouvez vous laver les mains avec un gel hydroalcoolique.

Nous vous invitons à regarder cette vidéo pour savoir Comment bien se laver les mains.

Parmi les autres gestes barrières, il est évidemment recommandé de rester à au moins 1 mètre de distance des gens qui vous entourent et de toujours porter un masque.

Même si c’est très difficile, il faut bien sûr éviter de se faire la bise et ne pas enlacer ses proches.

Peut-on avoir plusieurs fois le Coronavirus ?

Beaucoup d’entre nous se posent cette question, est-il possible de contracter deux fois la Covid-19 ?

La guérison et l’immunité sont deux choses différentes. Dans le cas du coronavirus responsable de la Covid-19, le corps médical n’arrive pas encore à répondre à cette question car les médecins ne connaissent pas suffisamment cette maladie.

Les données scientifiques sont cependant rassurantes, car à l’été 2020, aucun cas de seconde infection n’a encore été détecté. Des recherches sont encore en cours pour savoir combien de temps l’immunité dure. 

Covid-19, vers une deuxième vague ?

Deuxième vague, cluster, foyer de contamination, cas asymptomatique, cas contact… Ces mots nous sont désormais familiers mais on ne sait pas toujours ce qu’ils veulent dire. On fait le point.

Depuis le début de l’année, des mots qu’on n’avait pas l’habitude d’entendre font maintenant partie de notre vocabulaire quotidien. Ils sont utilisés tous les jours dans les journaux, à la télé, à la radio et pourtant certains d’entre eux restent mystérieux.

Deuxième vague ?

Sommes-nous en train de vivre une seconde vague similaire à celle qu’on a connue au printemps ? Cela dépend du critère sur lequel on se concentre. 

Si l’on regarde le nombre de cas par jour, on peut le croire. En effet, il y a en ce moment plus de nouveaux cas chaque jour que lors du pic constaté le 31 mars. Ce jour-là, les autorités sanitaires avaient recensé 7578 cas. Un chiffre très bas au regard des dernières semaines qu’on a vécues avec plusieurs journées au delà des 10 000 cas et des pics à plus de 13 000.

Ce n’est pourtant pas si simple. S’il y a effectivement plus de cas, il y a aussi bien plus de tests effectués.

Il y a eu 1 200 000 tests effectués la semaine dernière contre un peu moins de 150 000 au mieux en avril. Il est donc logique que le nombre de cas soit supérieur.

Il faut alors se pencher sur le taux de positivité des tests. Au moment du pic, il était au delà de 25%, il n’est que de 6,1% au 22 septembre selon les dernières données publiées par Santé Publique France. Même si l’on est en droit de penser que les personnes sans symptômes n’allaient que très peu se faire tester au printemps, les chiffres sont inférieurs aujourd’hui.

Autre donnée plutôt rassurante fournie par le ministre de la Santé vendredi dernier, elle concerne la circulation du virus. Au moment du pic, 1 malade contaminait 2 personnes tous les 3 jours alors qu’aujourd’hui, 1 malade contamine 2 personnes tous les 15 jours.

Concernant le nombre d’admissions à l’hôpital, on en a dénombré cette semaine 3 fois moins qu’au moment du pic d’avril. 

Quant au nombre de décès, on en déploré 407 sur les 7 derniers jours. 1438 personnes étaient mortes le 15 avril.

La mortalité beaucoup moins élevée s’explique par une meilleure connaissance de la maladie que les médecins traitent plus efficacement.

Pour l’instant, on ne peut donc pas parler de deuxième vague.

Cluster, foyer de contamination, kézako ?

Il y a actuellement 1031 clusters en cours d’investigation en France. Mais qu’entend-t-on par ce terme ? C’est un terme anglais qui veut dire “grappe” et désigne donc un groupe. En langage sanitaire, un cluster est un foyer de contamination.

Si les autorités sanitaires recensent 3 cas confirmés ou probables sur une période 7 jours dans une communauté, ou ayant participé à un rassemblement, cette communauté ou ce rassemblement est considéré comme un foyer de contamination.

Autrement dit, un déjeuner de famille à la suite duquel 3 membres seulement sont testés positifs est un cluster.

Cas contact et cas asymptomatique

Aujourd’hui le concept de cas asymptomatique doit être clair pour tout le monde, on va quand même le rappeler au cas où. Une personne asymptomatique est une personne qui a contracté le virus, qui est contagieuse mais qui ne présente aucun symptôme. Sans test, elle ne sait pas qu’elle peut transmettre la maladie.

Le cas contact, quant à lui, répond à une définition très précise donnée par Santé Publique France :

En l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact : hygiaphone ou autre séparation physique (vitre) ; masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas ou le contact ; masque grand public fabriqué selon la norme AFNOR ou équivalent porté par le cas et le contact,

Contact à risque : toute personne

– Ayant partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;

– Ayant eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;

– Ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;

Ayant partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel …) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement ;

– Etant élève ou enseignant de la même classe scolaire (maternelle, primaire, secondaire, groupe de travaux dirigés à l’université).

Comment bien se laver les mains avec l’Apple Watch ?

La dernière version de watchOS 7 est disponible pour faire marcher les montres connectées d’Apple, et elle va nous aider à être plus propres.

Depuis hier, la 7e version du système d’exploitation de l’Apple Watch, la montre connectée d’Apple, est enfin disponible dans sa version finale. Et parmi les nouveautés, on trouve la fonction Lavage des Mains.

Se laver les mains, c’est bien

On pourrait se dire qu’on sait déjà se laver les mains et qu’on n’a pas besoin d’assistance pour cela, alors à quoi sert cette fonction ? 

Eh bien déjà comme nous vous l’expliquons dans notre vidéo, pour bien se laver les mains et éliminer tous les germes qui s’y trouvent, il faut en frotter toutes les parties méthodiquement avec du savon pendant 20 à 30 secondes. Or, quand on connaît les habitudes des Français en matière d’hygiène, on comprend qu’il n’est pas inutile de rappeler quelques règles de base.

Bien se laver les mains, c’est mieux

C’est donc le rôle de cette fonction qui, grâce aux différents capteurs et au micro intégrés à la montre, analyse le mouvement des mains et définit quand vous avez fini votre besogne.

Pour en arriver à ce résultat, les ingénieurs de la firme de Cupertino ont procédé au deep learning

Concrètement, quand la montre reconnaît le mouvement des mains typique du frottement et entend le bruit de l’eau qui coule, elle lance un chronomètre de 20 secondes pour vous forcer à respecter la durée recommandée par l’OMS.

Pour en arriver à ce résultat, les ingénieurs de la firme de Cupertino ont procédé au deep learning, ou apprentissage profond, qui consiste à faire travailler une intelligence artificielle sur une énorme quantité de mouvements des mains pour lui permettre, à terme, de reconnaître toute seule lesquels sont ceux qu’on fait quand on se lave les mains avec de l’eau et du savon.

Cette nouvelle fonctionnalité va-t-elle contribuer, même à une petite échelle, à la lutte contre les épidémies et plus particulièrement la pandémie de Covid-19 ? On croise les doigts. Et on les frotte bien avec de l’eau et du savon.

Covid-19 – la situation au 17 septembre

Olivier Véran s’est exprimé ce jeudi 17 septembre pour faire le point sur la situation sanitaire du pays.

Alors que certains départements ont durci les mesures dans la lutte contre le Covid-19 cette semaine à la suite du discours du Premier ministre vendredi 11 septembre, le ministre de la Santé a fait le point sur la situation sanitaire et l’état de l’épidémie en France et expliqué la stratégie gouvernementale basée sur 4 piliers.

Celle-ci est basée sur “une connaissance fine du virus qui permet de mieux cibler les interventions.”

Le respect des gestes barrières

Depuis plusieurs semaines, on note une accélération de la circulation du virus. Le taux d’incidence est en hausse avec 83 cas pour 100 000 contre 25 pour 100 000 fin août.

Le taux de reproduction est supérieur à 1 au niveau national. Au pic, il était aux environs de 3. Un taux de reproduction supérieur à 1 signifie que l’épidémie gagne du terrain. Olivier Véran invite à continuer de respecter les gestes barrières pour revenir en dessous de 1.

Le taux de positivité des tests est également en augmentation. Au début de l’été, 1 cas sur 100 était% positif, ce chiffre s’élève aujourd’hui à 5 cas sur 100. Il existe toutefois des différences par rapport au pic épidémique du printemps. Au moment du pic, 1 malade contaminait 2 personnes tous les 3 jours. Aujourd’hui, 1 malade contamine 2 personnes tous les 15 jours.

Tester, alerter, protéger

Le gouvernement a lancé des dépistages massifs mais fait face à difficultés organisationnelles. Chaque français peut ainsi bénéficier d’un test gratuitement et sans ordonnance afin d’identifier un maximum de porteurs du virus. Ce dépistage massif a été couplé à une augmentation des capacités de prélèvements et d’analyses et ont conduit à pouvoir mener 1 200 000 tests dans la semaine.

Pour améliorer l’efficacité de cette politique, des plages horaires sont réservées aux personnes prioritaires. De plus,des centres de prélèvements seront déployés à partir de lundi prochain pour les personnes prioritaires, de 8h à 14h, et permettront d’effectuer 500 tests par jour dans chaque centre. Le ministre de la Santé a appelé à ne pas se faire tester trop souvent, mais uniquement en cas de doutes, de symptômes, ou cas contact avéré.

Deux nouveaux tests arriveront prochainement.

Les tests antigéniques se font toujours à l’aide d’un écouvillon dans la voie nasopharyngée, mais leur analyse sera directe et on le résultat sera obtenu en moins de 30 minutes. Ces tests pourraient devenir un complément utile dans les stratégies de dépistage. 5 millions de tests antigéniques ont été commandés, leur arrivée est prévue d’ici début octobre

Concernant les tests salivaires, ils consistent en un prélèvement de salive, puis l’échantillon est envoyé au laboratoire. Des études de faisabilité ont été lancées cet été, le gouvernement  attend l’avis de la Haute Autorité de Santé pour déterminer qui pourra en bénéficier et comment.

Différencier, adapter à chaque territoire

Des inquiétudes remontent de certains territoires qui connaissent parfois 200 cas pour 100 000 habitant, alors que le seuil d’alerte est de 50 cas pour 100 000 habitants. 53 départements sont au-dessus de seuil.  Les grandes métropoles les plus touchées sont Marseille (6 fois le seuil), la Guadeloupe (5 fois le seuil), Bordeaux et Lyon (4 fois le seuil) et Paris (3 fois le seuil). 

Le nombre de malades Covid en réanimation est en augmentation. C’est pourquoi dans certains territoires de nouvelles mesures doivent être prises pour endiguer l’épidémie. 

“Aujourd’hui, on cherche à écraser autant de courbes qu’il y a de foyers épidémiques dans les territoires.”

Olivier Véran, ministre de la Santé

A Lyon et Nice, les préfets doivent les proposer au gouvernement d’ici samedi. La semaine prochaine, si la situation à Marseille et Guadeloupe ne s’améliore pas, des restrictions plus importantes comme la fermeture des bars et l’interdiction des rassemblements pourraient s’imposer.

Du côté de Lille, Toulouse, Rennes, Dijon, Paris qui se situent entre 3 et 4 fois le seuil d’alerte, les seuils critiques ne sont pas encore atteints mais des mesures plus dures pourraient être prises la semaine prochaine.

Protection des personnes âgées et des plus vulnérables

Cet été, la circulation du virus s’est faite essentiellement chez les jeunes mais, depuis plusieurs semaines, la circulation augmente chez les plus de 65 ans qui sont plus vulnérables.

On connaît heureusement mieux le virus. Il existe de meilleures conditions d’hospitalisation,  qui conduisent donc à moins de réanimations et d’assistances respiratoires. De plus, un traitement permet de réduire les formes graves de la maladie.

Néanmoins, le ministre de la Santé a tenu à adresser un message aux personnes les plus fragiles et les invite à continuer de se protéger et voir moins de monde. Il a également rappelé que les rassemblements familiaux étaient des situations à risque.

Concernant les enfants, les jeunes très peu susceptibles de développer une forme grave de la maladie. Il existe peu de risque de contamination entre enfants à la crèche, la maternelle et en primaire. Si un enfant est malade, il doit donc être isolé chez lui, les autres pouvant continuer d’aller à l’école.

En revanche, pour éviter les contaminations entre enfants et adultes, le port du masque devient obligatoire pour les professionnels de crèche.

Covid-19 – Les nouvelles mesures attendront

Jean Castex devait annoncer de nouvelles mesures pour endiguer l’épidémie de Covid-19, qui repart à la hausse depuis la rentrée. On attendra lundi…

Le Conseil de défense s’est réuni ce vendredi 11 septembre pour définir les nouvelles mesures mises en place afin de ralentir la progression du Covid-19.

Alors que l’on attendait ces mesures, le Premier ministre a repoussé leur annonce à lundi, après avoir rappelé les notions élémentaires de la lutte contre le Covid-19.

Rappel des mesures basiques

Jean Castex a commencé par rappeler que le respect des règles d’hygiène et des gestes barrières était la base du ralentissement de l’épidémie.

Il a ensuite annoncé la mise en service d’un système de dépistage prioritaire pour les personnes les plus à risques. 

Comme avait commencé le dire le ministre de la Santé Olivier Véran cette semaine, la période d’isolement des cas positifs passe de 14 à 7 jours.

C’est alors que le Premier ministre a surpris tout le monde en décalant l’annonce des mesures au lundi 14 septembre. Et Contrairement à ce qu’on avait connu jusqu’à présent, elles risquent de ne pas être uniformes sur l’ensemble du territoire français, mais propres à chaque région selon leur situation sanitaire.

Le Covid-19 reconnu maladie professionnelle

Plus tôt dans la journée, Olivier Véran avait toutefois annoncé que le Covid-19 serait désormais reconnu comme maladie professionnelle à 100%… pour certaines catégories de malades. Sont concernés les soignants et les aides aux personnes vulnérables, que ce soit en hôpital, en Ehpad ou à domicile, qui ont dû être placés sous assistance respiratoire.

Pour ses catégories, les frais médicaux seront donc désormais entièrement pris en charge.

Quant aux soignants qui n’ont pas reçu d’assistance respiratoire et tous les malades ayant dû recevoir une assistance respiratoire, ils devront faire reconnaître leur cas devant un comité d’experts indépendants.

Enfin, les malades n’ayant pas eu besoin d’assistance respiratoire devront se présenter à un médecin de la caisse d’assurance maladie pour évaluer la gravité de leur cas.

 En attendant lundi, révisez bien les gestes barrières avec nos vidéos sur le Covid-19.

Vaccin Covid-19 : AstraZeneca fait une pause dans ses essais

Le laboratoire britannique AstraZeneca a annoncé hier mardi 8 septembre mettre en pause les essais pour son vaccin contre le Covid-19 après qu’un volontaire a mal réagi.

Dans la course au vaccin contre le Covid-19, les britanniques d’AstraZeneca avaient entamé la Phase 3, la dernière phase de tests avant la production. Les essais ont été temporairement arrêtés hier soir suite à des effets secondaires constatés sur un patient britannique comme l’a rapporté le site StatNews.

Cette pause servira à déterminer la cause de ces effets secondaires. A l’heure actuelle, on ignore encore si la réaction observée chez le volontaire britannique est due à la phase 2 ou la phase 3 du test.

AstraZeneca a déjà reçu une commande de 400 millions de doses de vaccins de la part de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie et des Pays-Bas. Le laboratoire fait aussi partie des trois en contrat avec le gouvernement des Etats-Unis, avec les Américains Moderna Therapeutics et Pfizer, pour la livraison d’un vaccin.

Une pause pour tous les essais

Cet arrêt à durée indéterminé dans le protocole de l’université d’Oxford provoque également une suspension chez les autres laboratoires qui effectuent leurs propres essais. Ils doivent en effet rechercher s’il n’existe pas de réaction similaire chez leurs patients.

Cela n’inquiète manifestement pas Donald Trump qui reste malgré tout persuadé que les Etats-Unis auront un vaccin d’ici quelques semaines, comme le rapporte Newsweek. Il faut dire que la sortie rapide d’un vaccin servirait sa campagne dans le cadre de l’élection présidentielle américaine qui aura lieu le 3 novembre 2020.

Le ton est différent chez tous les laboratoires impliqués dans cette recherche, ces derniers ne voulant pas précipiter leur protocole malgré l’urgence de la situation et le jackpot que toucherait le premier à sortir un vaccin.

Et en attendant qu’un vaccin arrive, respectez les gestes barrières car le virus circule facilement.

Covid-19 : Adieu quatorzaine, bonjour septaine?

En accord avec le Conseil scientifique, Olivier Véran a annoncé que la durée d’isolement des personnes positives au Covid-19 pourrait passer de 14 à 7 jours.

On connaissait la quarantaine, période d’isolement de 40 jours des personnes potentiellement porteuse d’une maladie contagieuse. Du moins à l’origine.

Avec la crise sanitaire provoquée par le Covid-19, la période d’isolement a été fixée à 14 jours et le terme quatorzaine fait désormais partie du quotidien des Français. On le retrouvera certainement dans un classement des mots qui ont marqué l’année 2020 avec coronavirus et masque.

Il pourrait pourtant disparaître avant ces derniers.

Le Conseil scientifique vote pour la septaine

En effet, mardi 8 septembre 2020, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré sur France Inter que la période d’isolement pourrait rapidement passer à 7 jours.

Cette décision devrait être entérinée vendredi 11 septembre lors du Conseil de défense.

La septaine est-elle vraiment sûre ?

C’est la principale question que l’on se pose. Ne faudrait-il pas rester sur une quatorzaine par principe de précaution ? Olivier Véran s’en explique :

“On est davantage contagieux dans les 5 premiers jours, ou qui suivent les symptômes, ou qui suivent la positivité d’un test. […] Le principe de réalité fait qu’on constate qu’un grand nombre de Français ne respectent pas la quatorzaine.”

Olivier Véran, ministre de la Santé

La décision du Conseil scientifique est donc purement pragmatique et résulte des données relevées depuis le début de la crise.

Le ministre de la Santé en a également profité pour balayer toute motivation économique dans cette mesure.

Retrouvez notre vidéo Coronavirus – Comment éviter la transmission ? sur BornSafety.com.

Covid-19 : déjà une vingtaine d’écoles fermées

C’était la grande question de la rentrée : beaucoup d’écoles allaient-elles devoir fermer à cause d’un renouveau de cas de Covid-19 ? Pas encore, mais ça démarre.

22. C’est le nombre d’écoles qui ont fermé à cause de cas de Covid-19 au vendredi 4 septembre 2020, soit 3 jours après la rentrée des classes. C’est ce qu’a annoncé sur Europe 1 le ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports Jean-Michel Blanquer.

Dans le détail, 12 écoles ont fermé en métropole, auxquelles on ajoute 10 écoles à la Réunion.

En plus de ces écoles fermées, les élèves d’une centaine de classes doivent également rester chez eux à cause de cas positifs.

Jean-Michel Blanquer estime que ces chiffres sont bas comparativement aux 60 000 écoles que compte le pays.

Pour rappel, le gouvernement a édité une FAQ détaillant son protocole lors de cas de Covid dans les établissements scolaires.

Covid à l’école, quel protocole lors d’un cas positif ?

Que se passe-t-il lorsqu’un élève ou un membre du personnel est détecté positif dans une école ? Le gouvernement a tout prévu.

Le gouvernement avait publié une FAQ (téléchargeable sur ce lien) pour anticiper les différents scénarios en cas de Covid-19 dans un établissement scolaire. La rentrée des classes a déjà permis d’éprouver l’un d’entre eux. 

Un cas confirmé positif dans une école

Comme le révèle Le Progrès, une école de Saint-Priest dans le Rhône a connu un cas positif confirmé. Comment est-ce possible d’avoir un cas aussi tôt ? Eh bien c’est parce qu’un élève avait passé un test préventif avant la rentrée et ses parents ont eu le résultat mardi après-midi, quand l’enfant était déjà en classe.

Résultat : tous les élèves de l’école ont été renvoyés chez eux, l’école est désinfectée minutieusement et rouvrira jeudi… Sauf pour les camarades de classe de l’élève positif qui devront rester en quatorzaine chez eux.

Selon le protocole officiel, l’Agence Régionale de Santé doit désormais définir “la stratégie de dépistage adaptée.”

Et quand un cas est suspecté d’être positif ?

La FAQ du gouvernement prévoit évidemment ce scénario qui risque de se produire régulièrement. De quoi parle-t-on exactement ? Si une personne présente des symptômes, elle est immédiatement placée en isolement en attendant de rentrer chez elle. Le chef d’établissement contacte alors les autorités sanitaires pour mettre en place un éventuel dépistage et s’assure alors que les mesures barrières sont bien respectées dans le reste de l’école. Dans l’attente d’un avis médical, les activités de l’école continuent.

La personne suspecte doit rester chez elle tant qu’un médecin n’a pas livré un avis favorable à un retour dans l’établissement scolaire.