Comment bien choisir le cartable de son enfant ?

C’est la rentrée, les enfants retournent à l’école et, comme chaque année, se pose la question du choix du cartable. Quel poids ? Roulettes ou pas roulettes ? On vous répond.

Quand débute septembre, la même hantise frappe tous les parents : “Quel est le meilleur cartable pour que mon enfant ne s’abîme pas le dos ?”. En effet, entre tous les modèles, les marques et les légendes urbaines, il n’est pas simple de s’y retrouver.

Cartable à roulettes ou pas ?

Depuis une trentaine d’années, face au poids très important des affaires que les enfants doivent porter, les cartables à roulettes apparaissent comme une alternative miraculeuse aux cartables traditionnels. Sauf que ce n’est pas si simple que ça.

Si le cartable à roulettes soulage bien le dos lorsqu’il n’est pas trop lourd, il pose d’autres problèmes dès qu’il est un peu chargé. L’enfant, en le traînant d’un bras derrière lui, crée une torsion au niveau de son dos qui est mauvaise à terme. Le problème s’aggrave encore quand il faut monter un escalier.

Il est donc préférable de choisir un cartable à bretelles larges et rembourrées, afin que son poids soit mieux réparti et n’appuie pas trop fortement sur les épaules.

Comment porter son cartable ?

Premier réflexe à avoir, apprendre à son enfant comment prendre son cartable pour le mettre sur le dos.

Comme pour toute charge lourde, il doit le soulever en pliant les genoux tout en gardant le dos bien droit. Ainsi, ce dernier n’est presque pas sollicité et l’enfant ne risque pas de se blesser en répétant le geste plusieurs fois par jour.Une fois sur le dos, il faut impérativement éviter de porter le cartable bas car cela tire l’enfant en arrière et fatigue son dos.

Toujours dans l’optique d’éviter d’être tiré en arrière, passons maintenant au rangement des affaires dans le cartable. La règle d’or est simple : placer les livres les plus lourds le plus proche du dos.

Concernant le poids du cartable, il ne doit pas dépasser 10% du poids de l’enfant.

Enfin, roulettes ou pas roulettes, le cartable doit avoir des bandes réfléchissantes pour que l’enfant puisse être vu dans la rue.

Vous pouvez retrouver ces conseils dans notre vidéo Comment bien choisir le cartable de son enfant ? sur BornSafety.com.

Interview : Véronique Ghadi – Haute Autorité de Santé

Nous avons interrogé Véronique Ghadi, directrice de la qualité de l’accompagnement social et médico-social à la Haute Autorité de Santé, afin qu’elle nous éclaire sur les missions de la HAS et sur l’importance de son travail lors d’une crise comme celle du Covid.

Tous les travaux de la Haute Autorité de Santé, qui s’adressent aux professionnels et aux particuliers, sont disponibles sur son site.

Véronique Ghadi – directrice de la qualité de l’accompagnement social et médico-social à la Haute Autorité de Santé

Quel est le rôle de la Haute Autorité de Santé ?

C’est une mission très générale autour de l’amélioration de la qualité, de la sécurité, des soins et de l’accompagnement social et médico-social. Concernant ma direction, nous sommes plus sur le champ social et médico-social, à savoir comment accompagner au mieux un certain nombre de publics qui sont considérés comme vulnérables : les personnes âgées; les personnes en situation de handicap, que ce soit des adultes ou des enfants; les gens en grand précarité sociale, notamment ceux qui sont sans hébergement fixe; le champ des addictions et puis, enfin, les enfants protégés.

Quels outils mettez-vous à la disposition des professionnels de santé ?

Dans notre champ, notre mission se décline en deux démarches. Une démarche de production de recommandations de bonnes pratiques professionnelles et organisationnelles. Ces recommandations portent sur des sujets précis, elles sont produites par des groupes de travail qui sont constitués de professionnels, de personnes accompagnées et de chercheurs. Ce groupe de travail s’appuie sur une analyse de la recherche scientifique faite sur le sujet donné, sur sa propre expertise et sa propre expérience et, à partir de là, produit des recommandations qui s’adressent aux professionnels, mais également aux aidants, aux personnes elles-mêmes concernées pour faire en sorte que leur parcours de vie soit le mieux accompagné, le plus fluide, et réponde surtout à leurs besoins et à leurs attentes. C’est un premier volet.

On a le deuxième volet, on est responsable de la définition d’un dispositif d’évaluation de la qualité dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux.

Quels changements la crise du Covid a-t-elle provoqués ?

La crise du Covid est venue bouleverser très fortement les pratiques, les organisations et notamment dans le champ médico-social et social. Dans ces secteurs-là, l’enjeu est d’arriver à faire en sorte que les accompagnements se trouvent à l’intersection de la protection de ces populations qu’on considère comme vulnérables et, surtout, de leur autonomie. C’est-à-dire qu’il y a un véritable objectif dans le champs social et médico-social d’accompagnement à cette autonomie. On considère que c’est vraiment la mission principale. ça veut dire recueillir leurs besoins, leurs attentes, essayer d’y répondre. Leur permettre de faire des choix, respecter ces choix.

Au moment de l’arrivée du Covid, il y a eu une déferlante autour d’une préoccupation liée à la protection sanitaire et un certain nombre de décisions ont été prises qui sont allées très fortement en faveur de la protection de la santé, de la protection sanitaire de ces populations et qui, du coup, ont un peu mis de côté, au moins pendant un temps, cette question de l’autonomie, du respect des choix, la liberté d’aller et venir, etc…

Et la question a été : “Comment, tout en respectant ce besoin de distance, on peut réfléchir pour maintenir ce lien social entre les personnes et l’extérieur ? »

Et puis on a eu la même réflexion au niveau de la fin de vie.

Que préconisez-vous pour prévenir les risques psychosociaux chez le personnel aidant ?

Dans nos recommandations, on s’intéresse également au contexte de travail, aux conditions de travail, à la qualité de vie au travail.

Partant du principe que pour qu’un professionnel soit en capacité d’accompagner ou soigner au mieux une personne, a fortiori si c’est une personne vulnérable, il faut que lui même soit dans un contexte, dans des conditions de travail qui soient correctes. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles a été produite également, pour l’ensemble des personnels du champ sanitaire médico-social et social dans le cadre du Covid, ce qu’on appelle les “réponses rapides” visant à prévenir, détecter et prendre en charge la souffrance des professionnels qui ont été confrontés à des charges de travail très lourdes, des situations de souffrance très lourdes : la mort, la peur de la mort, la maladie, la peur pour soi, la peur pour les autres…

Des travaux ont été menés spécifiquement, incitant les responsables de structures à être très attentifs sur ces questions et à repérer très tôt des signes de burnout, des signes d’épuisement professionnel et, du coup, à mettre en place des accompagnements de ces professionnels, mais aussi à réfléchir sur l’organisation du travail pour éviter que ça se produise pour d’autres.

Vous pouvez retrouver sur BornSafety.com notre vidéo Comment prévenir le burnout du personnel soignant ?