Été, attention aux noyades

Deuxième cause de mortalité chez les moins de 15 ans, les noyades accidentelles étaient en hausse ces dernières années.

Avec près de 500 morts par an, c’est un des grands combats du gouvernement, incarné par la ministre déléguée aux Sports en personne.

Roxana Maracineanu, ancienne championne de natation, connaît en effet particulièrement bien les risques de noyades accidentelles et propose des tutorats pour acclimater les enfants à la nage.

Les bons gestes pour prévenir les noyades

Pour éviter les noyades, il ne faut jamais se baigner seul. Et surtout ne jamais laisser un enfant seul dans l’eau ! Il suffit d’à peine vingt centimètres et quelques minutes pour se noyer.

Les piscines exigent une surveillance de tous les instants.

Pour connaître les attitudes à adopter pour prévenir les noyades, vous pouvez regarder notre vidéo.

Le statut de citoyen sauveteur, c’est quoi ?

Les personnes qui interviendront lors de malaises auront désormais le statut de citoyen sauveteur. Explications.

Une loi promulguée le 3 juillet 2020 et publiée au Journal officiel le 4 juillet 2020, crée un statut de citoyen sauveteur. Que dit-elle ?

Quiconque porte assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent est un citoyen sauveteur et bénéficie de la qualité de collaborateur occasionnel du service public.Le citoyen sauveteur effectue, jusqu’à l’arrivée des services de secours, les gestes de premiers secours par, le cas échéant, la mise en œuvre de compressions thoraciques, associées ou non à l’utilisation d’un défibrillateur automatisé externe

Encourager à agir

Concrètement, les citoyens sauveteurs sont donc toutes les personnes qui pratiquent des gestes de premiers secours, comme le massage cardiaque, pour maintenir une victime en vie en attendant l’arrivée des secours.

Si l’intervention du citoyen sauveteur aggrave l’état de la victime, il ne sera pas tenu pour responsable, sauf s’il commet une faute lourde ou intentionnelle.

Cette dernière spécificité a pour but d’encourager tout le monde à pratiquer les gestes de premiers secours sans avoir peur de rater.

Car sans aucune intervention dans les 4 minutes suivant l’accident, on estime que les chances de survie d’une personne en arrêt cardiaque diminuent de 10% toutes les minutes.

Essayer est donc mieux que ne rien faire, encore faut-il connaître les bons gestes.

Former dès le plus jeune âge

Pour cela, cette loi instaure une sensibilisation continue à l’arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent dès l’école primaire.

Cette sensibilisation vaut également pour les salariés qui s’apprêtent à partir à la retraite.

Côté sport, les formations d’arbitres et de juges sont elles aussi enrichies d’une sensibilisation à l’arrêt cardiaque et aux gestes qui sauvent.

50 000 morts par an

L’objectif de cette loi est de diminuer le nombre de morts par arrêt cardiaque qui s’élève chaque année à près de 50 000 morts, soit environ 130 morts par jour.

Comme l’explique notre partenaire Bon-Samaritain.org, “dans près de 70% des cas, l’arrêt cardiaque se déroule devant un témoin, or le taux de survie en France est seulement de 7% alors qu’il est de 40% à Amsterdam”.

Pour devenir un citoyen sauveteur, vous pouvez commencer par vous sensibiliser au risque cardiaque grâce à nos vidéos.

Chassé-croisé : prudence au volant

Si le pic de mortalité a tendance à être moins marqué depuis une dizaine d’années, la période juillet-août reste la plus meurtrière sur les routes.

Nous sommes fin juillet, les fameux week-ends de chassés-croisés sont de retour et ils requièrent évidemment une vigilance particulière de la part des conducteurs.

Les risques d’accidents sont en effet décuplés en cette période de l’année et la mortalité augmente, même si la situation est moins problématique qu’il y a une dizaine d’année, comme on peut le constater dans les statistiques officielles.

Découvrez nos vidéos sur la sécurité routière

Méfiez-vous de la fatigue

La fatigue est responsable d’environs 10% des accidents mortels sur les routes et un départ en grandes vacances, c’est souvent fatigant. On se lève tôt, on fait un long trajet, les occasions de relâcher sa vigilance et de somnoler sont plus nombreuses.

Avant de partir, préparez donc parfaitement votre trajet, dormez bien et faites des pauses toutes les 2h. N’hésitez pas à faire une sieste si vous en ressentez le besoin.

Découvrez notre vidéo sur la fatigue au volant

L’énervement est mauvais co-pilote

Avec l’accumulation de la fatigue, des bouchons et de la faim, peut survenir de l’agacement, voire de l’énervement.

Cet état diminue la vigilance du conducteur et augmente considérablement le risque d’avoir ou de provoquer un accident.

Si c’est possible, il est donc préférable de prendre la voiture en décalé, hors des périodes de très forte affluence sur les routes. Voire aussi de traverser le pays en deux étapes, avec une nuit de repos au milieu.

Lors des deux prochains week-ends, les prévisions de Bison Futé nous invitent à éviter de rouler le samedi.

Week-end du 1er août :

Départs : Rouge vendredi, noir samedi

Retours : Orange vendredi, orange samedi

Week-end du 8 août :

Départs : Noir samedi

Retours : Rouge samedi

Découvrez nos conseils vidéo pour partir en vacances en sécurité.

Urgences et confinement : on fait le bilan

La période du confinement a vu des changements notables dans les typologies de blessures reçues aux urgences.

Santé Publique France a publié mercredi 22 juillet le bilan de sa Surveillance des accidents de la vie courante pendant la période de confinement de la pandémie de COVID-19.

Et il ressort de cette enquête que, durant le confinement, les raisons d’admissions aux urgences et les causes d’accidents étaient différentes.

Moins d’urgences pour des accidents de la vie courante

Un des chiffres les plus marquants est que le nombre d’admissions aux urgences pour les accidents de la vie courante a considérablement diminué par rapport à celui constaté à la même période l’an dernier.

Ainsi, environ 50% de cas en moins ont été recensés (7 115 contre 15 881), sans distinction d’âge ou de sexe.

Ce résultat peut s’expliquer par un nombre inférieur de blessures, mais également par la peur d’attraper le COVID-19 à l’hôpital et la volonté de ne pas alourdir le travail d’un personnel soignant déjà surchargé.

Regardez nos vidéos sur les accidents de la vie courante

Du jardin aux urgences

Si les petites blessures ont entraîné moins de passages aux urgences, les admissions pour d’autres types d’accidents ont en revanche augmenté.

C’est notamment le cas des blessures graves à domicile chez les moins de 15 ans (+20% environ) et les plus de 45 ans (+5% environ).

Chez cette dernière catégorie, on constate une augmentation importante (+20%) des admissions pour accidents graves de travaux domestiques.

Beau temps oblige, c’est le jardinage en particulier qui a connu une recrudescence de blessures sévères.

Regardez nos vidéos sur le jardinage

Urgences et chutes 

Responsables d’un peu plus de 50% des accidents de la vie courante en temps normal, les chutes ont elles aussi provoqué davantage de prises en charge par les urgences.

Fléau des plus jeunes et des seniors en temps normal, c’est dans ces 2 catégories d’âges que les chutes graves ont sans surprise vu leur nombre s’accroître le plus quand les Français étaient confinés chez eux, +12% chez les 2-6 ans et +15% chez les 65-84 ans.

Regardez notre vidéo sur les chutes des enfants

Masque obligatoire dans les lieux publics clos

Olivier Véran a communiqué la liste des lieux publics clos dans lesquels le port du masque devenait obligatoire.

Face à la remontée des cas de COVID-19 un peu partout en France, le gouvernement de Jean Castex a décidé d’accélérer l’obligation de porter un masque dans les lieux publics clos, initialement prévue pour le 1er août.

Ce lundi 20 juillet au matin, le ministre de la Santé a donc publié la liste de l’ensemble des lieux dans lesquels il fallait désormais porter un masque.

Sont bien sûr concernés tous les commerces et les administrations, mais aussi les salles de cinéma et de sport.

Pour ces dernières, il est autorisé de ne pas porter le masque pendant l’effort. En revanche, il faut le porter lorsqu’on circule entre les machines et dans la salle.

Des mesures pas toujours pratiques à suivre mais nécessaires pour endiguer une éventuelle nouvelle propagation du coronavirus en France.

Le non-respect de ces consignes fait encourir une amende de 135€.