Sodexo, Ready To Work et le monde d’après

Sodexo tire les conclusions du coronavirus, de la crise sanitaire, du confinement et propose Ready to Work, une nouvelle façon de travailler et d’envisager le monde d’après.

Pendant les 8 semaines de confinement que la France a connues, on a beaucoup entendu parler du monde d’après. D’aucuns se sont mis à rêver d’une société transfigurée, plus juste, de modes de consommation bouleversés, d’un monde du travail plus humain et à l’écoute des désirs des travailleurs.

Il est encore un peu tôt pour juger de la réalité concrète de cette révolution sociétale espérée, mais on peut d’ores et déjà constaté des évolutions ça et là, notamment en ce qui concerne l’univers professionnel.

Et parmi ces initiatives notables, on trouve celle de Sodexo. L’entreprise de services de qualité de vie a dévoilé Ready to Work, son programme pour faire du monde d’après Covid-19, une réalité.

Ready to work pour les collaborateurs et les clients

Dans son monde d’après, Sodexo accorde une place centrale à tous ses collaborateurs. Afin de mieux les protéger contre de futures épidémies et parce que prévenir, c’est guérir, Sodexo réaménage les espaces de travail dont la société s’occupe. 

Respect des distances, désinfection régulière des locaux, recyclage de l’air… seront désormais les normes, même en période saine.

Concernant la restauration, Sodexo évolue aussi et met en place un service adapté pour ses cantines avec, notamment, marquage au sol et désinfection des mains. Pour les déjeuners des collaborateurs en télétravail, Sodexo met à la disposition de ces derniers des pass et des services de livraison.

Car oui, le télétravail testé à grande échelle depuis le 17 mars de façon contrainte, fait enfin son entrée dans le monde du travail normal et continuera de se développer chez Sodexo.

“Durabilité du travail, sécurité, agilité, parcours complet du collaborateur tels sont les maître-mots qui ont guidé notre démarche « Ready to Work » pour accompagner nos clients dans la reprise de leur activité”

Stéphane Roger, Directeur général Services aux Entreprises de Sodexo France

Ready to work pour les consommateurs et la planète

Côté consommateurs aussi Sodexo a bien intégré que les attentes ne seraient désormais plus les mêmes. Le développement durable, le respect de l’environnement et la traçabilité des produits sont aujourd’hui des problématiques essentielles quand vient l’heure de faire ses courses.

C’est pourquoi Sodexo maintient son service “Prêt à Partager” lancé pendant le confinement à Paris et Lyon.

C’est un service de livraison à domicile de “plats familiaux cuisinés par les chefs Sodexo ainsi que des paniers de fruits et de yaourts fermiers locaux et des cakes maison qu’il est possible de commander via la plateforme Uber Eats.

Ce n’est pas encore le monde d’après que les idéalistes espèrent, mais c’est déjà une prometteuse première pierre posée par Sodexo, en attendant que d’autres grands groupes posent la leur.

Après tout, Rome ne s’est pas faite en un jour non plus.

Colette Club, se loger moins cher, c’est simple

Colette, voici le nom de la nouvelle plateforme de “cohabitation intergénérationnelle” qui va peut-être bousculer le marché de l’immobilier à Paris.

C’est l’idée qui pourrait bien décider de votre installation dans la capitale. Pour lutter contre la flambée délirante des loyers et recréer du lien social, la plateforme Colette vous permet depuis cet hiver d’habiter à Paris pour un loyer raisonnable. Par quel miracle ? Tout simplement en vous logeant chez l’habitant. Mais pas n’importe comment.

On fait le point avec le fondateur de Colette sur un projet qui arrive à point nommé pour bousculer un marché immobilier devenu inaccessible pour beaucoup.

Plus qu’un club

L’idée de Colette germe en deux temps dans la tête de Matthieu Vaxelaire, un entrepreneur de 34 ans.

Tout commence après avoir passé du temps avec ses grands-parents. Il se rend compte que les “aînés” peuvent se sentir seuls dans de grands appartements une fois leurs enfants partis s’installer ailleurs.

Le déclic a lieu peu après : “C’est en discutant de ce constat avec un ami qu’il m’a dit que sa mère logeait des étudiants dans les chambres de ses enfants depuis plusieurs années déjà, et qu’elle adorait ça. Ç’a fait tilt dans ma tête !

Il décide donc de fonder une plateforme de cohabitation intergénérationnelle avec 3 compères  : Alexandre Josset, David Jeusette et Benjamin Guedj. Cette plateforme c’est Colette, un prénom qu’on associe à juste titre à des personnes plutôt âgées puisqu’il a connu son âge d’or entre 1930 et 1950.

Matthieu Vaxelaire, CEO Colette Club
“A l’automne 2019, nous avons beaucoup réfléchi à la vision : quelle valeur voulions-nous offrir à nos futurs membres ? Quels problèmes souhaitions-nous résoudre, et comment ?”

La vision qu’ils adoptent comporte de multiples facettes : faciliter la mise en relation des jeunes et des aînés en instaurant un climat de confiance entre les colocataires, restaurer la solidarité intergénérationnelle, permettre à des jeunes de se loger décemment pour un loyer modeste et améliorer le quotidien des personnes âgées grâce au complément de revenus.

Qu’attendez-vous pour aller au Club ?

Pour être membre de Colette, vous devez d’abord être parrainé par un membre. Puis votre profil doit être validé. Ainsi, Colette s’assure des motivations de chacun et peut créer des paires de colocataires idéales.

Les équipes de Colette visitent également tous les logements afin de vérifier qu’ils correspondent bien à leur charte.

L’hôte et l’habitant prennent ensuite contact par téléphone avant qu’une rencontre soit finalement organisée et le contrat signé. La durée de la location se décide entre les colocataires.

Colette s’occupe de toute la partie administrative en se basant sur l’article 117 de la loi ELAN, adoptée en novembre 2018 et qui définit la cohabitation intergénérationnelle solidaire :

“La cohabitation intergénérationnelle solidaire permet à des personnes de soixante ans et plus de louer ou de sous-louer à des personnes de moins de trente ans une partie du logement dont elles sont propriétaires ou locataires”

Point important à signaler : le logement doit être la résidence principal de la personne qui met une chambre à disposition.

Colette face au Coronavirus

Lancée en février à Paris, Colette est très vite confrontée au Covid-19 et au confinement. Une situation qui peut mettre le club en danger, mais à laquelle les équipes font face en modifiant leur fonctionnement : “La mise en relation entre hôtes et cohabitants est toujours possible en ligne mais l’installation des étudiants chez les hôtes est interrompue et le restera jusqu’à ce que la situation sanitaire permette la reprise. Nous avons également adapté nos process en interne : la rencontre et la qualification des étudiants et hôtes se fait par téléphone jusqu’à ce que la situation permette de reprendre les rencontres à domicile.

Paradoxalement, la crise sanitaire risque même de servir les intérêts de Colette. En effet, la crise économique mettant à mal la santé financière de nombreux Français, se loger à prix décent va devenir une question primordiale pour les étudiants et les jeunes travailleurs. Et les aînés auront davantage besoin des compléments de revenus pour venir en aide à leurs propres enfants.

Espérons pour Matthieu Vaxelaire et son équipe que leur vision se concrétise, que le Colette Club secoue le marché de l’immobilier et redynamise les relations intergénérationnelles. À Paris d’abord, en province et à l’international ensuite.

Si Colette Club vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur leur site colette.club

Confinement : les Français pas dans leur assiette ?

57% des Français déclarent avoir grossi pendant le confinement. C’est le chiffre phare d’un sondage qui en dit beaucoup sur notre société et ses maux.

2,5 kilos. C’est en moyenne le poids pris par les Français durant le confinement, d’après un sondage IFOP pour Darwin Nutrition réalisé auprès de 3045 personnes. Et si 57% des interrogés ont grossi, 29% n’ont pas bougé et 14% ont même maigri.

Ces chiffres brut n’ont pas grand intérêt, grossir ou maigrir un peu étant anecdotique en soi, ils révèlent néanmoins les inégalités sociales du pays quand on les décortique. 

Mais le confinement a aussi permis aux Français de réfléchir à la qualité de leur alimentation et à ses conséquences.

Les plus pauvres desserrent la ceinture

C’est une inégalité exacerbée par la période difficile que chacun vit : le sondage montre que les personnes les plus pauvres, au chômage ou peu diplômées sont celles qui ont pris le plus de poids. Car elles sont davantage sujettes au stress engendré par la crise économique et un confinement plus inconfortable. Ce stress pouvant mener à des dépressions et des troubles alimentaires.

De plus, les populations peu éduquées et dans une tension économique permanente ont moins le loisir de se consacrer à la recherche d’une alimentation saine, variée et équilibrée. Et les produits les moins chers qu’on trouve dans les supermarchés sont souvent les moins bons pour l’organisme. Pendant le confinement, tout le monde n’a pas pu faire son pain ou ses boulettes maison. Bien manger ça s’apprend, encore faut-il avoir du temps à consacrer aux leçons.

Mieux manger pour soi et la planète

Pour ceux qui l’ont eu, le confinement a été bénéfique : 42% des Français ont en effet passé plus de temps à cuisiner. Et ces minutes supplémentaires à préparer tous les repas de la journée leur ont permis de repenser leur rapport à la nourriture. On dénombre ainsi chez environ un tiers des sondés un regain d’intérêt pour l’origine des aliments, l’équilibre de leur assiette et l’impact de leur panier sur l’environnement.

Dans le même élan, le fait maison et le bio gagnent du terrain chez un cinquième des Français. 

Le rôle des médias et de la société

Parmi les responsables du réveil du goût pour la bonne cuisine chez une partie de la population, on trouve les médias.

Nous avons brièvement évoqué plus haut la frénésie pour le pain fabriqué chez soi. Cette “pain mania” est en grande partie due aux réseaux sociaux et leur capacité à créer des modes en moins de temps qu’il n’en faut pour cuire une baguette.

Ainsi a-t-il suffi que quelques personnes postent des photos d’un pain pétri avec les mêmes mains que celles qui avaient composer le message pour que l’idée se répande et que la boule de pain de campagne devienne un meme.

Le temps qui s’est libéré pour cuisiner est aussi celui passé à regarder des programmes télé de cuisine. Le succès de l’émission de Cyril Lignac, mise en place aux premiers jours du confinement, confirme que si on leur laisse le temps, les Français peuvent passer une heure tous les soirs à préparer un dîner.

Ces deux exemples ont pour point commun de créer un moment de partage autour de l’expérience culinaire.

Trouver une nouvelle recette pour le “monde d’après”

Ce sondage IFOP pour Darwin Nutrition publié le 6 mai, soit pour la Journée Internationale sans régime (hasard ou grande connaissance du calendrier des journées internationales ?), interroge sur la place de l’alimentation dans notre société.

Depuis plusieurs décennies, les autorités alertent sur la malbouffe, les aliments ultra-transformés, l’augmentation de l’obésité et les maladies qui vont avec, sans que la tendance ne s’inverse. Il faudrait tirer les leçons de ce confinement et remettre le bien-manger au coeur de notre journée dans ce monde d’après dont on parle tant et qui reste bien flou.

En adaptant, pourquoi pas, les horaires de travail pour instaurer des cours de cuisine par groupes dans les entreprises ? En proposant des ateliers de cuisine à l’école avec toutes les précautions de sécurité possible ?

C’est une question de bien-être de la population et de santé publique, deux indicateurs de la vigueur d’un pays qui ont été mis à mal durant le confinement et qu’il est vital de redresser.

Coronavirus : les marques appréciées des Français

Boulanger, Carrefour, Monoprix/Franprix… Voici le Top 3 des enseignes qui ont marqué positivement les Français durant le confinement dû au coronavirus.

Pendant la crise économique provoquée par le Covid-19, de nombreuses marques se sont illustré en développant des actions de solidarité afin de soulager le quotidien des personnes les plus en difficulté. Toutes ces belles initiatives ont donné une idée à l’institut Kantar et Frank Rosenthal, expert en marketing du commerce.

La solidarité, ça marque ?

Comme on l’apprend sur lsa.fr, l’institut Kantar a réalisé un sondage auprès des Français pour déterminer quelles étaient les initiatives solidaires menées par de grandes enseignes françaises qui avaient le plus marqué les Français, parmi six présélectionnées : Boulanger, Carrefour, Decathlon, Fnac, Leroy-Merlin, Monoprix/Franprix.

Chaque marque ayant choisi de se montrer solidaire d’une façon différente, il n’était donc pas ici question de mesurer la générosité d’une enseigne, impossible à établir en l’état.

La communication plébiscitée

Et c’est Boulanger qui est arrivé en tête de ce vote avec ses 10 000 tablettes offertes aux EHPAD et aux hôpitaux pour permettre aux habitants et patients de converser par visioconférence avec leurs proches.

Carrefour est arrivé en seconde position grâce à la mise à disposition de paniers contenant des produits essentiels dans ses supermarchés. 

Quant à la troisième place du podium, c’est Monoprix/Franprix qui la décroche avec la création d’un numéro qui permet aux personnes âgées de se faire livrer leurs courses plus facilement.

On le voit donc, les Français sont sensibles au maintien du lien et de la communication, notamment entre les générations. De quoi orienter les stratégies des grands groupes dans ce fameux “monde d’après” ?