Déconfinement et reprise du travail : la mise en garde de l’OIT

L’Organisation Internationale du Travail s’inquiète d’une seconde vague épidémique de Covid-19 après le déconfinement et la reprise du travail.

Le confinement dû à la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 touche à sa fin dans de nombreux pays européens, le retour au travail est donc le sujet phare du moment. Et avec lui son cortège de questions liées aux risques d’une nouvelle propagation du coronavirus. 

Le travail, c’est la santé

L’Organisation Internationale du Travail est une agence spécialisée de l’ONU basée à Genève, en Suisse. Dans un communiqué publié le 28 avril, l’OIT met en garde les entreprises contre une reprise du travail non préparée et donne quelques conseils.

“Aujourd’hui, la sécurité et la santé de l’ensemble des travailleurs sont primordiales. Alors que nous sommes confrontés à une maladie contagieuse, c’est la façon dont nous protégeons celles et ceux qui vont au travail qui doit, de manière très claire, dicter la manière dont nous assurons la sécurité des populations et la solidité de nos entreprises à mesure que la pandémie évolue.”

Guy Ryder, Directeur général de l’OIT

Hygiène et gestes barrières

Les entreprises sont donc invitées à mettre en place des mesures sanitaires pour leurs employés pour éviter un retour de l’épidémie.

Elles doivent par exemple identifier les dangers et les risques de contagion sur le lieu de travail, mais également s’assurer que la ventilation des bureaux est bonne et que la distanciation sociale est respectée.

L’OIT conseille également aux employeurs d’offrir des équipements de protection et un soutien psychologique à leurs collaborateurs.

Vous pouvez retrouver tous ces conseils sur le site de l’OIT.

Vacances d’été : l’employeur peut-il dire non ?

Avec la fin du confinement qui s’amorce, la question des congés estivaux refait surface et apporte son lot d’interrogations et de craintes. On fait le point.

Après le confinement, nombreux sont ceux qui auront besoin de vacances pour essayer d’oublier la morosité de la situation actuelle. L’été et ses vacances arrivent donc à point nommé pour laisser la crise sanitaire derrière soi. Sauf que, cette année, les règles ont changé.

Le veto de l’employeur

A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Si, d’ordinaire, un employé peut prendre deux semaines de vacances consécutives, et même jusqu’à 4 semaines sur la période juillet-août, une ordonnance du 25 mars autorise l’employeur à imposer des jours de congés. Et ce jusqu’au 31 décembre 2020.

Il est donc possible qu’une entreprise refuse à ses collaborateurs de partir en vacances en juillet-août.

L’été sera-t-il chaud ?

La période durant laquelle un employé peut poser 2 semaines de suite existe toujours, seulement elle a été prolongée de deux mois, jusqu’à fin octobre. Les vacances d’été de certains Français se vivront donc en décalé si leur entreprise estime qu’il est nécessaire de travailler tout l’été.

Le traditionnel chassé-croisé entre les juilletistes et les aoûtiens pourrait donc ne pas avoir lieu cette année.

La SNCF roule solidaire

Pendant le pic épidémique du Covid-19, la SNCF a mis ses ressources au service des malades et des soignants.

Les images, rares et surprenantes, ont fait le tour de toutes les chaînes d’informations : le 26 mars dernier, des TGV médicalisés ont transporté des passagers de l’est vers l’ouest du pays afin de désengorger des hôpitaux gravement touchés par l’épidémie.

Une première en Europe.

Olivier Véran, ministre de la Santé

D’autres voyages médicalisés ont eu lieu par la suite, transportant plus de 200 patients d’un bout à l’autre du pays.

Cette formidable action, qui a sans nul doute contribué à sauver de nombreuses vies, n’aurait pas été possible sans la participation des agents SNCF dont il faut saluer le courage et le dévouement.

Des trajets repensés

En plus de ces TGV spéciaux, les cheminots restent mobilisés pour assurer un service qui dessert efficacement les centres hospitaliers.

Ainsi, pendant le confinement, les plans de transports des trains Transilien ont été revus pour que le personnel soignant puisse se déplacer le mieux possible.

Renault et Seb industrialisent un projet de respirateur à bas coût

Renault et Seb produiront un projet de respirateur à bas coût pour les malades du Covid-19, imaginé par 250 bénévoles de la région nantaise.

C’est une nouvelle belle histoire de solidarité dans la lutte contre le Covid-19. Le collectif Makers For Life, constitué de 250 bénévoles entrepreneurs, chercheurs, ingénieurs… a conçu un respirateur dont le coût est estimé à 1000 euros, le MakAir.

Une coopération interrégionale

Si l’équipe des concepteurs est originaire de Nantes, le prototype a été fabriqué et financé par le Commissariat à L’Energie Atomique de Grenoble, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Cette dernière va désormais prendre le relais sur le plan financier.

Seb et Renault, qui a également fourni des ingénieurs au projet, se sont engagé à produire le MakAir de façon industrielle, à condition que l’appareil réussisse les examens de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Un respirateur pour tous

Si le MakAir est validé par l’ANSM, son coût 40 à 50 fois inférieur à celui d’un respirateur classique lui permettra de trouver rapidement sa place dans les hôpitaux de France qui en ont besoin, Laurent Wauquiez ayant déjà annoncé vouloir en équiper les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

40 à 50 fois moins cher qu’un respirateur classique

Mais ce prix très bas va aussi et surtout intéresser les hôpitaux de pays moins favorisés que la France qui ne peuvent dépenser 50 000 euros pour un respirateur et qui manquent de matériel médical pour soigner les malades du Covid-19.

Vous pouvez retrouver l’histoire de ce formidable projet sur le site Makair.life

Sophrologie au travail : restez zen !

La sophrologie au travail possède de nombreux bénéfices sur le bien-être des salariés et permet de meilleures performances. 

L’hyperstress au travail, un véritable fléau

Selon une étude réalisée entre 2013 et 2017 par le cabinet Stimulus, près d’un quart de salariés français sont dans un « état d’hyperstress ». 

Les causes de cet hyperstress : le manque de temps pour traiter des informations complexes et l’impossibilité de s’adapter sans cesse. Ces deux facteurs représentent à eux-seuls 88% des causes des stress.

Pratiquer la sophrologie en entreprise 

De plus en plus d’entreprises font aujourd’hui appel à des sophrologues pour la gestion du stress. Elle est accessible à tous les salariés grâce à des exercices simples, qui permettent de supprimer dans l’instant tous les symptômes du stress. Elle restaure la confiance et développe l’estime de soi. 

Chaque séance de sophrologie dure environ 1h, avec un groupe de 10 à 15 personnes et se déroule ainsi : explications sur le déroulement de la séance, exercices de respiration, la sophronisation (qui amène à un état de conscience modifiée proche du sommeil) et l’échange « vivantiel », un moment de partage volontaire sur le vécu de la séance et les ressentis. 

Une méthode également bénéfique pour l’entreprise

Avec seulement quelques séances de sophrologie, le salarié devient plus autonome dans ses missions. Cette technique s’avère ainsi efficace et bénéfique à la fois pour l’entreprise et le salarié. 

L’Annuaire du Syndicat des Sophrologues Professionnels regroupe nombreux sophrologues formés pour vous accompagner et au plus proche de votre entreprise. Une séance de sophrologie collective de 1h coûte à une entreprise environ 120 euros.

Coronavirus : Rémy Cointreau solidaire

Le groupe de boissons alcoolisées Rémy Cointreau mobilise ses ressources pour soutenir la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Le 24 mars, le groupe français Rémy Cointreau,  qui possède de nombreuses marques d’alcool à travers le monde, a annoncé ses mesures solidaires dans la lutte contre le Covid-19.

L’alcool coule à flots dans des bouteilles de gel

Partout dans le monde, de la France à La Barbade en passant par l’Ecosse, les distilleries de Rémy Cointreau fabriquent de l’alcool pour produire des boissons. Désormais, une partie de cet alcool est utilisé pour produire du gel hydroalcoolique. Soit le gel est fabriqué directement sur place et livré aux hôpitaux et médecins proches, soit l’alcool est fourni tel quel aux pharmacies qui le transforment en gel hydroalcoolique.

De l’argent et des masques

Rémy Cointreau a aussi multiplié les dons d’argent et de masques. En Chine le groupe a fait un don d’un million de yuans à la fondation Shanghai Soong Shing Ling afin qu’elle puisse acheter du matériel médical, aux Etats-Unis c’est la US Bartenders National Guild Foundation qui a reçu un don de 200 000 mille dollars pour soutenir les tenanciers des bars fermés à cause de l’épidémie.

Quant aux hôpitaux de Cognac et Saintes, ils ont bénéficié d’un don total de 8000 masques chirurgicaux et FFP2.

Le gel aussi dans les salaires

En raison des mauvais chiffres de ventes constatés depuis le début de la crise sanitaire, Rémy Cointreau a pris la décision de geler les salaires de tous ses employés… mais aussi de toute sa direction qui baissera également ses revenus variables.

Ceci dans le but de préserver les emplois du groupe et de verser les leurs salaires à tous les collaborateurs sans recourir à des aides de l’Etat.

Coronavirus : Pernod Ricard offre ses stocks d’alcool

Pour aider à fabriquer du gel hydroalcoolique, le groupe Pernod Ricard a offert 70 000 litres d’alcool à un laboratoire.

Le géant français de l’alcool, créateur de la célèbre boisson anisée, a annoncé le 18 mars qu’il allait faire don de 70 000 litres d’alcool au laboratoire Cooper.

En effet ce dernier fabrique et distribue du gel hydroalcoolique aux pharmacies dans la France entière. Le laboratoire pourra aussi livrer l’alcool directement aux pharmacies qui produisent du gel hydroalcoolique elles-mêmes.

1,8 million de bouteilles de 50mL

Ces 70 000 litres d’alcool représentent, selon Pernod Ricard, 1,8 million de bouteilles de 50mL de gel hydroalcoolique qui ne seront pas de trop pour soutenir les soignants et tous les Français dans la lutte contre le Covid-19.

On ne peut qu’applaudir cette initiative solidaire et tant pis pour les quelques bouteilles de boisson jaune sacrifiées dans l’opération, Pernod Ricard a choisi une cause plus importante que l’apéro.

Coronavirus : LVMH, du gel et des masques

Pour venir en aide au personnel soignant, le géant français du luxe LVMH fournit du gel hydroalcoolique et des masques.

Le groupe LVMH est le numéro 1 mondial du luxe, la fortune de son président Bernard Arnault, estimée à près de 100 milliards de dollars, le place sur le podium des personnalités les plus riches du monde. Il est évident que quand un homme et un groupe si puissants prennent une décision, cette dernière a un impact très important.

Un savoir-faire qui n’est plus à démontrer

C’est ce qui s’est passé le 14 mars dernier, quand LVMH a décidé de produire du gel hydroalcoolique.

Pour ce faire, le groupe n’est pas parti de zéro. LVMH possède en effet la marque Dior – qui fabrique notamment du parfum – et avec elle du personnel qualifié dans la conception de ce type de produits.

En engageant toutes les ressources de son usine d’Orléans, le groupe a pu basculer très rapidement sa production et à peine 4 jours plus tard les hôpitaux recevaient les premières bouteilles siglées LVMH (une inscription obligatoire).

Des contacts dans le monde entier

Une semaine après avoir décidé de produire du gel hydroalcoolique, le 21 mars, LVMH a annoncé dans un communiqué avoir activé son réseau pour importer l’autre produit manquant dans cette crise du coronavirus : les masques.

En se fournissant auprès d’un industriel chinois, LVMH déclare pouvoir importer 10 millions de masques par semaine pendant 4 semaines, en offrant la première livraison d’une valeur de 5 millions d’euros.

Pour les 3 semaines suivantes, le groupe de Bernard Arnault écrit qu’il “assurera ensuite la gestion, la livraison et le dédouanement de l’ensemble des livraisons.

Coronavirus : L’Oréal met au pot (de gel)

Afin de venir en aide au personnel soignant durant la pandémie de Covid-19, L’Oréal mobilise ses usines pour produire du gel hydroalcoolique.

Le gel coiffant, L’Oréal connaît bien. Le gel hydroalcoolique, en revanche, ce n’est pas dans les habitudes du géant français du cosmétique. Pourtant, pour pallier les faibles stocks français en la matière, L’Oréal chamboule ses lignes de production.

70% des usines réquisitionnées

La promesse de l’entreprise est de fabriquer 5500 tonnes de gel hydroalcooliques d’ici la fin du mois de mai, et pour cela ce sont 70% des usines du groupes qui ont été réquisitionnées dans le monde entier.

Ces gels sont distribués au personnel soignant bien sûr, mais aussi aux employés du groupe qui doivent continuer de travailler pendant la crise sanitaire.

Pas de chômage partiel

Le groupe de cosmétique s’est également engagé à ne pas avoir recours au chômage partiel et à maintenir l’intégralité du salaire de ses employés en France.

L’Oréal suspend aussi les créances de ses distributeurs en difficulté et raccourcit les délais de paiement de ses fournisseurs les plus fragiles.

Enfin, la Fondation L’Oréal fait un don d’un million d’euros à ses associations partenaires engagées dans la lutte contre la précarité. Et elle fournit des kits d’hygiène aux associations qu’elle soutient.

Coronavirus : Carrefour au croisement des luttes

Pour aider à combattre la pandémie de Covid-19, le groupe Carrefour s’est engagé sur plusieurs fronts.

En plus des mesures de protection à destination de ses salariés qui continuent de faire tourner ses magasins, Carrefour a mis en place de nombreuses actions pour soutenir tous les travailleurs en première ligne face au Covid-19.

Des dons et des paniers prioritaires

La Fondation Carrefour a ainsi débloqué 3 millions d’euros pour soutenir l’aide alimentaire et les hôpitaux.

En plus de ce soutien financier, Carrefour réserve des caisses prioritaires dans ses magasins pour les personnes à risques et les soignants.

Ces derniers ont également accès à des kits de première nécessité, comprenant des produits essentiels comme du riz, des pâtes ou de l’eau par exemple, à récupérer dans les magasins. Le personnel soignant bénéficie aussi de créneaux prioritaires et de la livraison gratuite à Paris et onze autres agglomérations sur une sélection de 4000 produits.

Autres travailleurs exposés, les routiers, qui peuvent retirer gratuitement des paniers-repas dans les hypermarchés Carrefour.

Les dirigeants baissent leur salaire

Enfin, Carrefour, qui continue son activité pendant la crise et ne sollicite pas d’aides de l’Etat, a annoncé de nouvelles mesures concernant les rémunérations de ses dirigeants le 21 avril.

Son président Alexandre Bompard diminue sa rémunération fixe de 25%, quand les membres du comité exécutif se privent eux de 10% de leurs rémunérations fixes, le tout pendant deux mois. 

Le dividende proposé au titre de l’année 2019 est, lui, divisé par deux.

L’argent ainsi économisé servira à financer un fonds de solidarité pour les salariés du groupe.